Relations presse 2.0: et si on revenait aux fondamentaux ?

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Greg Manset - Rédacteur en chef de Categorynet. Relations presse 2.0: et si on revenait aux fondamentaux ? Web 2.0: ce mot est sur toutes les bouches... et à toutes les sauces. Quand ce n'est pas une agence de relations presse qui ouvre son département nouveaux médias, c'est une attachée de presse qui envoie ses communiqués de presse sur Facebook. En toute logique, on devrait se réjouir d'un tel engouement du marché des relations publiques pour ce fameux sésame 2.0. Mais derrière toute cette agitation pointe un constat somme toute très contrasté.

Greg Manset – Rédacteur en chef de Categorynet

Relations presse 2.0: et si on revenait aux fondamentaux ?

Web 2.0: ce mot est sur toutes les bouches… et à toutes les sauces. Quand ce n’est pas une agence de relations presse qui ouvre son département nouveaux médias, c’est une attachée de presse qui envoie ses communiqués de presse sur Facebook. En toute logique, on devrait se réjouir d’un tel engouement du marché des relations publiques pour ce fameux sésame 2.0. Mais derrière toute cette agitation pointe un constat somme toute très contrasté.

Editeur de Categorynet.com, un portail destiné aux professionnels de la presse et des relations presse, je visite fréquemment les sites des bureaux de relations presse avec lesquelles je suis en contact. J’y recherche des informations sur l’agence, son développement, ses clients, etc. Première surprise: nombre d’agences de relations presse n’ont pas d’existence virtuelle. Pas de site web, pas même une simple vitrine avec des coordonnées téléphoniques. Passé le club des résistants, vient la masse des sites qui n’ont plus bougé depuis des années. Les animations flash et autres illustrations graphiques ont beau être merveilleuses, le site n’a pas été mis à jour – s’il l’a jamais été – depuis des lustres et on se demande parfois même si l’agence est toujours en activité. Enfin, arrive la troisième catégorie : une poignée d’agences conseil qui se revendiquent à la pointe de la technologie. Et là nous en avons pour notre argent : du wiki, du blog, du réseau social… Mais au final sur ces centaines de sites parcourus régulièrement, très peu répondent aux attentes d’un journaliste : que l’information recherchée soit disponible (communiqués, dossiers de presse, …) ou que figure à défaut une personne de contact et un numéro de téléphone.

En parallèle aux sites web, il y a l’avalanche quotidienne des communiqués de presse par e-mail. Je vous passe le débat sur les formats de ces derniers (photo, word, pdf): chacun a ses préférences et ses règles. Mais sur la centaine de communiqués que mes confrères et moi-même recevons chaque jour, combien nous sont réellement destinés ? Combien sont en adéquation avec le support et la rubrique que nous traitons ?

Loin de moi l’idée de donner des leçons à travers ce billet mais, au vu de l’excitation ambiante pour le web 2.0 (certains chargés de com’ me parlent même du web 3.0), je m’inquiète parfois de l’usage réservé aux outils de base les plus élémentaires de la profession : l’e-mail et le carnet d’adresses, pour ne citer que ceux là.

Face à ces interrogations, beaucoup d’agences répondent qu’elles n’ont pas les budgets nécessaires. Pourtant la gestion en bonne intelligence d’une banque de données, d’un listing d’e-mailing ou d’un flux RSS, ne représente que peu de dépenses, uniquement du temps et une maîtrise des instruments de travail ad hoc. Et si, avant d’emboîter le pas du 2.0, attachés de presse et journalistes, syndicats et associations se mettaient simplement autour d’une table pour définir les bonnes pratiques « technologiques »? Identifier les outils-clés mais aussi s’accorder sur un bon usage et des règles de fonctionnement. Combien d’agences expédient leurs  e-mailings à plusieurs centaines de contacts presse en passant outre les règles imposées par la CNIL ? Des envois de communiqués de presse dont il est parfois impossible de se désabonner et dont l’expéditeur s’avère souvent être un prestataire externe. A l’instar des acteurs de la veille de presse, qui ont harmonisé leurs pratiques, réglementé leurs usages, les agences de relations presse ne devraient-elles pas elles aussi harmoniser leur communication électronique pour faciliter la communication et la relation avec les journalistes ?

Quel que soit le chiffre qui suive le mot web, on en revient toujours au même constat. Au fil des innovations informatiques, journalistes et RP ont encore parfois du mal à se comprendre à cerner leurs attentes respectives. Et si on en revenait au « rencontrons-nous » 1.0 ?

Propos recueillis par Alexia Guelte Morot, Responsable Communication Externe de l’Argus de la presse.

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