Ma journée d’attachée de presse dépend de deux facteurs…

2 juillet, 2010 2 juillet, 2010   2 juillet, 2010 0 commentaire

Jennifer Potts – Consultante de l’Agence Cap&Cime

Ma journée type dépend de deux facteurs : soit je suis à l’agence dans nos locaux rue Royale à Paris entourée de ma fine équipe à écumer la presse, écrire un dossier ou appeler journalistes, bloggeurs, pigistes…. soit je suis en vadrouille pour un événement presse.

Les jours de déplacement, mon agenda est chronométré à la seconde autour d’un événement presse organisé quelques semaines en amont. Chaque minute compte sachant que je cherche à combiner un maximum de rendez-vous le jour même afin d’éviter une absence prolongée. Ma destination phare : Bordeaux – plusieurs de mes clients ont des liens plus ou moins étroits avec la capitale mondiale du vin ! Je n’ai malheureusement pas encore de clients aux Maldives (à bon entendeurJ)… même si les rives de la Garonne  n’ont rien à envier aux plages de sable fin.

Ce jour-là, déjeuner de presse pour présenter une opération viticole phare qui se déroule chaque année à Bordeaux. Le principe ? Des vignerons font déguster leurs vins durant deux jours dans les restaurants et bars à vins de la ville… A ce stade, la quasi-totalité du travail est fait : invitation envoyée il y a plus d’un mois, relances personnalisées en amont et préparation des éléments à remettre aux journalistes…. Mais tout peut changer d’un moment à l’autre ! Nous dépendons de l’actualité : une personnalité politique présente le jour J, un fait divers particulièrement marquant, une tempête dans la nuit, et tout peut basculer ! Sans compter les annulations de dernière minute, les journalistes qui viennent accompagnés, ceux qui viennent sans avoir confirmé…. Le nombre de journalistes peut varier du simple au double !

Accueil  des journalistes donc… rajout/annulation de couverts, rappel des tenants et des aboutissants de l’événement, remise d’une clé USB avec tous les éléments nécessaires au traitement de l’info. Ouf. Première mission réussie !

Bref passage à l’hôtel pour me rafraîchir et retour pour une réunion avec le client : rencontre avec le Bureau, analyse des retombées média, actualités en cours et bien souvent, rappel des enjeux du métier d’attachée de presse. Encore aujourd’hui, c’est parfois tellement difficile de définir notre rôle et de valoriser notre travail ! Expliquer qu’un même journaliste reçoit des centaines de communiqués par jour, qu’il est invité à des déjeuners par dizaines, qu’il reçoit des échantillons par milliers et que pour émerger au sein de ce doux mélange, il faut déployer des trésors d’ingéniosité. Car le travail d’attachée de presse, c’est aussi cela : trouver des nouvelles occasions de prise de parole, de nouvelles thématiques qui pourront encore surprendre et interpeller les journalistes. Bien sûr le relationnel compte : toujours plus facile d’appeler un journaliste avec lequel on a réussi à bâtir quelque chose, mais ce n’est pas tout ! L’époque de l’attachée de presse blonde à forte poitrine qui écume les soirées people est révolu, mais la réputation est tenace, c’est aussi pour cela qu’il faut se battre !

En cas de période intense – celle des Primeurs notamment – il n’est pas rare qu’un deuxième événement ait lieu le soir même… même attente, même angoisse, avec un atout de poids : au fil des années, j’ai pu tisser des liens étroits avec les journalistes que je retrouve avec bonheur d’une année sur l’autre.

Je m’endors quand même en pensant à mes prochaines vacances car OUi je suis comme tout le monde…

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