Valérie Cazin, co-fondatrice de la Galerie Binôme, photographie contemporaine, Paris

5 juillet, 2011 5 juillet, 2011   5 juillet, 2011 0 commentaire

Valérie Cazin, co-fondatrice de la Galerie Binôme, photographie contemporaine, Paris

 

 

 

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans une stratégie de communication ?

La GALERIE BINOME, dédiée à la photographie contemporaine, est une jeune galerie, installée dans le Marais depuis octobre 2010. La reconnaissance de l’identité des lieux et de notre programmation constitue donc une priorité. Notre adresse, quoique stratégique à deux pas de la Maison Européenne de la photographie et dans un quartier en devenir dans ce domaine (depuis l’ouverture de la galerie, deux autres galeries photos ont aussi ouverts leurs portes à proximité), mérite également d’être diffusée car le lieu se trouve juste en retrait des grands axes de circulation.

Suivant cet objectif, la galerie a choisi de miser sur les retours presses davantage que sur la publicité directe. Sur le long terme, cela nous paraît plus constructif en permettant d’asseoir parallèlement une plus grande notoriété.

En effet, vis-à-vis des institutions, des professionnels comme des clients, c’est important. A tous les niveaux, on me pose souvent la question de la réaction de la presse. Apparaître dans la presse donne donc du crédit voire même constitue une caution. Et il semble que plus vous avez d’articles, plus la presse s’intéresse à vous. Le plus difficile est d’amorcer le système et d’obtenir les premières parutions.

Quelle est la spécificité des relations presse au sein de votre activité ?

Notre activité consiste avant tout à défendre une sélection restreinte et éminemment subjective d’artistes, en phase avec notre sensibilité. Nos relations presse doivent intégrer cette spécificité et, de ce fait, privilégient la qualité sur la quantité.

D’une part, les dossiers de presse sont réalisés en interne pour refléter la personnalité de la galerie. Au départ, avec l’aide précieuse d’un ami spécialisé dans la communication et les relations presse, nous avons défini les termes de notre identité, notre façon de communiquer. Les premiers retours ont montré que les gens étaient très attentifs aux écrits et notre forte implication à ce niveau est dès lors apparue comme un atout. Après seulement quelques mois d’installation, il nous semble donc prématuré de déléguer en externe cette partie rédactionnelle.

D’autre part, il s’avère qu’au rythme d’une exposition tous les mois, les besoins en relations presse sont chroniques et que nous ne pouvions pas tout mener de front. Le travail développé avec notre attachée de presse, récemment intégrée à la galerie, s’inscrit aussi dans la durée, privilégiant les relations de confiance et de fond avec les journalistes. Son action permet de toucher à la fois un public large et ciblé en fonction des thématiques développées.

Culture RP développe un programme visant à valoriser la dimension stratégique des relations presse, qu’en pensez-vous ?

Etant donné l’évolution constante des outils et modes de communication, c’est une offre intéressante, afin de rester à la page sans perdre de temps à rechercher l’information. Les RP ne sont pas notre métier mais sont pourtant essentielles, l’accès rapide et gratuit à une expertise dans ce domaine est donc une chance. Cela peut aussi rééquilibrer et enrichir les rapports avec les conseils externes en RP afin de décider en meilleure connaissance de cause.

Peut-on parler de « Culture RP » au sein de votre galerie ?

Ce qui est certain, à ce stade de la création et du développement de la galerie, est que la communication et les RP constituent une préoccupation permanente. A terme, j’aimerai néanmoins que le fonctionnement de la galerie gagne en autonomie, signe d’une notoriété acquise.

Lors d’un lancement d’une exposition, pensez-vous qu’une campagne de relations presse puisse influencer le nombre de visiteurs ?

A Paris, l’offre d’expositions, la concurrence des musées et grands événements sont considérables. Sortir d’emblée du lot dans la presse généraliste et grand public est donc difficile. La dernière exposition a notamment fait l’objet d’une belle chronique dans les pages cultures du Journal 20 minutes. Je n’ai pas constaté de mouvement significatif. Pour une jeune galerie, je pense que les effets positifs se font sentir ailleurs : la circulation de votre nom et de celui des artistes que vous défendez. Les gens absorbent tellement d’informations par jour que c’est la récurrence qui compte.  Au bout d’un certain temps, à force de vous voir régulièrement sélectionnés par la presse, ils finissent par vous repérer. D’où l’importance de cibler les publics que l’on souhaite toucher et de creuser des niches dans les médias qui les concernent. La presse web ainsi que les blogs sont des médias privilégiés car, dans le domaine culturel, le public s’informe énormément sur Internet.

Valorisez-vous vos actions de relations presse auprès de vos clients ?

Pour une jeune structure comme la galerie binôme, la mise en avant des retombées presse permet certainement de fortifier notre image. Il y a ainsi une rubrique revue de presse sur le site web et un press-book consultable à la galerie. La parution de chroniques dans la presse de qualité est rassurante pour la clientèle : si les journalistes nous font confiance, ils le peuvent aussi.

 

 

 

Marc Michiels :

– Chargé de la ligne éditoriale, Interviews : Culture RP
– Community Manager : @Culturerp  @Argusdelapresse
Artiste, Écrivain et Critique Littéraire : @lemotlachose @LaCauselit

 

 

 

 

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