Table ronde Créativité RP

26 juillet, 2011 26 juillet, 2011   26 juillet, 2011 0 commentaire

En avoir ou pas…

 

Si vous avez bien suivi les précédents billets, vous voyez déjà de quoi je parle. Mais avant tout, je souhaite la bienvenue à tous les nouveaux lecteurs curieux, et à ceux qui nous rejoignent déjà pour quelques instants de  plaisir travail (ou inversement) chaque mardi.

Petit rappel : pour réussir leurs opérations RP décalées, nos intervenants ont évoqué le fait d’oser, de prendre parfois des risques (non, ça n’est pas à cette partie-là que se réfère le titre de ce billet, non !) et la question du budget nécessaire pour se lancer. Il faut donc, pour ceux que l’aventure tenterait bien, évaluer, mesurer l’investissement de départ avant de se lancer. Autrement dit, se poser cette question essentielle : « Combien je mise ? », souvent assortie de son pendant -rarement subsidiaire – « Combien ça rapporte ? ». On en a déjà parlé (« valoriser les actions RP »);  on y reviendra.

En réalité, il n’y a pas de schéma tout tracé, de voie royale pour miser sur des opérations de RP originales, visibles, pertinentes, pas chères et qui rapportent gros (…Vous en doutiez ?) Une quantité de formules sont possibles : de l’opé extravagante, spectaculaire, et coûteuse, à l’autre, presque gratuite et néanmoins réussie elle aussi. Évidemment, il y aura des différences de résultat dans tous les cas. Mais pour savoir, il faut tenter. Quoiqu’il en soit, les grands moyens ne garantissent pas davantage le succès que les opérations modestes. Un exemple ? La petite bouteille de vache à boire, devenue célèbre parce que simplement posée sur la table devant Bill Gates lors du salon des entrepreneurs en 2007 ! Un coup de maître, pour des trublions qui avant tout, ont su flairer au bon moment, la bonne occasion. Il fallait oser : il y avait tout à gagner ! Dans un autre registre : la voix d’Homer Simpson dans les gares, avec des prises de parole inattendues pour remplacer la célèbre hôtesse de gare à la voix si aérienne (si, si même à la SNCF !). Eh bien la voix française d’Homer a su séduire les passagers parfois moroses qui débarquaient des trains. C’était insolite, c’était réussi, et c’était à moindre frais. Après ça, qui dit petit budget -pour ne pas y aller- dit aussi gros alibi… C’est plus véritablement un choix. À assumer, c’est mieux.

Alors nous sommes d’accord, tous les secteurs ne s’y retrouvent pas. Le luxe par exemple. Pas d’insolite, pas de disruptif, pas de décalé. Thierry Reboul nous a rappelé qu’en d’autres temps la tentation du porno chic n’a rien apporté au secteur. Pas très décalé en réalité… Très « déjà-vu » au contraire. Son expérience à lui nous a bien amusés, et a malicieusement imagé le sujet. Imaginez un peu : une marque très, très haut de gamme d’aliments pour chiens (si, ça existe !) qui projette une opération sensationnelle en jouant sur le sens olfactif hyper développé de nos amis canins. Imaginez encore : les éléments d’une illustre marque de mobilier urbain littéralement assaillis par des groupes de chiens traînant leurs grand-mères, pour aller profiter de l’événement !… Vous ne l’avez pas vu n’est-ce pas ?… Non. Là, la marque n’a pas suivi. Trop décalé pour le luxe.

Alors, avec ou sans le sou, la question n’est pas tant là, voyez-vous. Et finalement, quelle fortune faut-il le plus ? Celle du hasard ou de la bourse ?…

Contre mauvaise fortune bon cœur dit le dicton,

Gardez le sourire et partagez-le dans vos opérations !

PS : Pour lire la fin de ce premier « feuilleton » sur la créativité dans les RP, je vous donne rendez-vous mardi 6 septembre. Entre temps dans un hamac ou sur la plage, si vous n’avez pas encore pu lire les précédents épisodes, venez voir ici les quelques points évoqués lors de notre table ronde, ici le changement permis par la créativité, et ici pour la question du budget.

 

À bientôt !

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