Face aux médias, les femmes ne sont pas des hommes comme les autres

21 octobre, 2011 21 octobre, 2011   21 octobre, 2011 3 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etude & Conseil

 

 

 

Alors que biologistes, sociologues et pédagogues s’écharpent autour de la « théorie du genre », le Women’s Forum 2011 apporte sa contribution au débat au travers d’une étude Deloitte qui fait le point sur les différences de comportements face aux médias selon le sexe biologique d’appartenance.

Cette étude, réalisée fin 2010 dans 6 pays (Brésil, Etats-Unis, Canada, France, Allemagne et Japon) auprès de plus de 14.000 personnes, apporte quelques intéressants éclairages aux professionnels des médias et de la communication qui souhaitent s’adresser aux femmes.

Son premier enseignement est que, pour toucher efficacement les femmes, il faut privilégier les stratégies plurimédias. En effet, 62% des Françaises (contre seulement 46% des hommes) sont des adeptes du « multi-tasking » : elles regardent la télévision (média préféré des femmes à l’exception des Brésiliennes) tout en surfant sur Internet (leur 2ème média préféré), envoient des SMS tout en écoutant la radio et commentent largement sur les réseaux sociaux ce qu’elles découvrent sur les autres médias.

L’étude Deloitte nous apprend par ailleurs que la « communication écrite digitale » est une pratique plus féminine que masculine (73% Vs 68%). Les femmes utilisent plus souvent les différents terminaux pour écrire (10 points de différence avec les hommes pour l’envoi de courriels personnels quotidiens), alors que les hommes privilégient les différentes fonctions liées au divertissement, telles que les jeux ou le visionnage de vidéos.

Enfin, cette étude nous confirme que les médias imprimés préférés des femmes sont toujours les magazines, auxquels elles reconnaissent par ailleurs un fort pouvoir d’influence sur leurs achats (65%, contre 72% pour le N°1 Internet).

La bonne nouvelle est que les usages que font les femmes du numérique ne se traduisent absolument pas par une rupture avec l’écrit, qu’il soit sur papier ou sur écran, mais aussi lu ou produit par elles.

Mais les producteurs de médias doivent très sérieusement prendre en compte la menace que représente pour eux l’utilisation croissante de plusieurs supports en simultané. Il va falloir, plus que jamais, attirer par la forme et les premiers niveaux de lecture, éviter le zapping par la qualité des contenus et construire des marques susceptibles de transformer des différences en préférences.

Bon travail, et à vendredi prochain pour une nouvelle « Matière à réflexion ».

 

Bernard Petitjean (bpetitjean@seprem.fr)
et Corinne da Costa (cdacosta@seprem.fr)

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