« Ne croyez pas au PR Noël » !

23 janvier, 2012 23 janvier, 2012   23 janvier, 2012 1 commentaire

Marie-Pierre Medouga-Ndjikessi, Vice-Présidente du Synap et Virginie Debuisson, Directrice de l’agence Valeur D’image (Grenoble) , membre du Synap


Parce qu’un e-mailing ne reflète pas une stratégie,

Parce que communication ne rime pas avec diffusion…massive et désordonnée,

Parce qu’un échange productif entre le client et les médias impose de la régularité, de la transparence, de la pertinence,

Trois raisons essentielles, que les agences Low-cost qui n’ont de relations-presse que la dénomination, ignorent à n’en pas douter !

Le résultat ? Notre métier, son cœur, sa raison d’être et sa déontologie sont mis à mal. Le savoir-faire  authentique des attachés de presse et professionnels des relations publiques, déjà méconnu, est également discrédité.

Avec l’avènement du numérique, un clic, et des centaines, des milliers de boîtes mails se retrouvent inondées de propositions de diffusions de communiqués, assorties dans les meilleurs cas d’une vague aide à la rédaction. Le contexte de crise pousse nombre de structures à faire des choix en matière de communication externe, quand de l’autre côté, le grand public ne se satisfait plus de publicité. Il veut de la transparence, du dialogue. En bref, un contenu. Face à ce constat, l’on pourrait raisonnablement se dire que les relations presse sont une excellente option pour toutes les marques, enseignes et institutions qui souhaitent communiquer.

Plus compétitives,  propagatrices du message à transmettre, vecteurs de confiance, elles  sont aujourd’hui incontournables.

Les agences low-cost n’ont pas envisagé les choses sous cet angle. Elles raisonnent au volume, à grand coups d’offres à prix cassés qui ne sont en réalité que des coquilles vides. Vides, car le sens de notre métier, c’est d’apporter notre connaissance des médias, de l’actualité, à notre client tout en lui prodiguant un conseil avisé, en l’aidant à définir une véritable stratégie pour augmenter sa visibilité, en sélectionnant les bons journalistes, auxquels nous adressons le bon contenu.

Notre métier, c’est celui de la passerelle entre le client et les médias, du dialogue, basé sur la confiance,  de la régularité des actions. Il y a une notion de qualité, de valeur ajoutée, qui brille par son absence dans les mails adressés en masse pour vendre de l’espace sur des bases de diffusion lambda.

Cela nuit à notre profession, à nos clients, aux journalistes, puisqu’ils reçoivent grâce à ces offres quantités de communiqués mal ficelés qui ne les concernent pas. Chacun d’entre nous connaît les conséquences de cette avalanche quotidienne dans les rédactions. Généralement, l’effet boomerang est rapide, puisque la structure communicante est généralement black-listée. On n’a jamais deux fois l’occasion de faire une première bonne impression !

Il ne faut pas croire que choisir une offre de low coster soit une bonne option. Il faut miser sur l’accompagnement, la qualité de la relation, l’expérience, miser sur des professionnels qui sauront persuader le bon journaliste de l’intérêt de ce qu’ils communiquent. Le retour sur investissement sera assuré, bien mieux qu’en jetant une partie de son budget par une fenêtre du web.

Le Père-Noël n’existe pas, le PR Noël non plus. Mais les véritables professionnels des relations presse, passionnés par leur métier, oui. La preuve, nous venons de livrer un véritable conseil.

 

 

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    • - 23 janvier, 2012 à 1:20
    • Celine13
    • Il y a tellement de métiers touchés par le phénomène low cost, les imprimeurs en font également les frais avec les "imprimeries online" à bas coûts. Dans notre cas l'argumentaire à tenir face à un client hésitant est exactement celui qui est énoncé dans cet article. Je crois que les entreprises qui se tournent vers les RP low cost sont simplement mal informées sur le travail d'une agence RP ou d'une attachée de presse. Pour eux, les RP se résument souvent à : "diffuser un message en grande quantité dans la presse"

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