Profession chef d’orchestre !

6 février, 2012 6 février, 2012   6 février, 2012 0 commentaire

Anne Schapiro-Niel, Directrice des Relations Extérieures des éditions Marabout et Présidente d’Information Presse et Communication

 

 

 

Nous assistons aujourd’hui à la mutation de notre métier de Communicant. Nous n’avons jamais eu autant d’outils à notre disposition et le choix des cibles n’est pas toujours facile. Faut-il orienter la communication vers le print, les tv, les radios, les sites internet, les blogs, développer des applis pour i-phone et tablettes ? Le tout mon général ! En effet aucune technologie, aucun média, ne doit être écarté de notre champ d’action et pourtant, attachée de presse ne signifie pas forcément “spécialiste de la communication digitale”. Si certaines entreprises n’entendent pas déléguer à des structures externes le soin de communiquer sur ces nouvelles cibles, des agences font le pari de créer une structure interne digitale. Il n’y a pas un modèle unique, seules des sensibilités différentes et des organisations spécifiques en fonction du secteur d’activité.

Le communicant est donc ce Chef d’orchestre qui doit créer un ensemble cohérent et harmonieux pour obtenir une image médiatique de qualité. Et cela passe nécessairement par la créativité, par l’envie de chercher de nouveaux modèles, d’inventer, de partager des cultures d’entreprise et d’avancer unis vers nos différents interlocuteurs.

En communiquant nous sommes en permanence dans l’adaptation inventive de nos dispositifs de lancement en sachant qu’aucun média n’a le pouvoir d’occulter les autres.

Un lancement TV sera prometteur mais les relais Presse seront indispensables. Des entretiens radiophoniques seront encore plus forts s’ils s’appuient sur des informations transmises sur les blogs, sur les sites, sur les réseaux sociaux. Le fameux buzz que nous recherchons tous c’est cette vague médiatique qui enfle, cette symphonie de recensions, d’articles, d’interviews, de chroniques, de posts… qui rassurent le client et l’entreprise et démontrent que nos métiers de communicants sont efficaces et augmentent la valeur d’une marque ou d’une entreprise.

Car c’est la force et le talent des communicants d’aujourd’hui de savoir utiliser tous ces outils à bon escient.

Les organisations diffèrent mais l’intérêt reste le même. Plus personne aujourd’hui ne peut douter de la performance de cette communication digitale mais ce qu’il faut c’est continuer de s’appuyer sur les médias traditionnels, les journalistes, car sans eux nous n’existerons plus demain. Il n’y a pas un média plus fort, plus attractif, plus puissant, plus recherché. Dans le cadre d’une campagne RP chaque média a sa raison d’être et doit être choisi en fonction d’une stratégie de communication. Nous sommes là bien loin de la notion de RP low cost, qui se basent sur des envois massifs, automatisés et sans discernement.

Les cibles ce sont nous qui les déterminons en accord avec les clients ou l’entreprise et c’est encore à nous d’orienter les discours des dirigeants pour faire cesser « ce phénomène de mode » qui laisserait croire que notre seul salut réside dans cette communication digitale. Quand la télévision est née, certains ont écrit que « le livre était mort ». Puis les gens ont commencé à regarder la télévision et ont continué à lire. Aujourd’hui le schéma est le même : on peut surfer sur le net, avoir son profil sur facebook, lire sur sa tablette, rechercher ses applications sur l’iphone, lire son éditorialiste préféré, se précipiter sur son émission fétiche à la télévision, ne pas rater son chroniqueur à la radio, ne pas oublier de prendre son gratuit dans le métro…

Elle est pas belle la vie ? La vie médiatique en 2012 !

 

 

 

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