Le papier fait son intéressant

16 novembre, 2012 16 novembre, 2012   16 novembre, 2012 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

 

 

 

Fort de sa dimension polysensuelle, des valeurs associées à l’écrit imprimé et de la tendance à la rematérialisation qui pousse les marques à chercher à exister ailleurs que dans des univers virtuels, le papier se sent pousser des ailes.  Panorama d’innovations qui sont autant de « matières à réflexion ».


Chez Bayard, les magazines de la gamme « Today in English », traditionnellement livrés avec des cassettes, puis des CD, insèrent désormais dans leurs pages des flashcodes permettant d’accéder à des contenus audio permettant d’acquérir une prononciation « so british ».

Toujours en France, « Enjeux-Les Echos » a inséré sur une double page un écran de 2,4 pouces et 3 mm d’épaisseur assorti de mini haut-parleurs permettant de visionner des vidéos publicitaires de Citroën.

En Allemagne, le magazine « Novum » est parvenu à bluffer ses lecteurs designers et graphistes, pourtant au fait de toutes les innovations, en leur proposant une couverture modulable composée de 1.000 triangles flexibles reliés entre eux.

En Autriche, le dernier rapport annuel de l’association Austria Solar a été imprimé avec une encre qui ne permet pas de lire les textes à la lumière artificielle, les caractères n’apparaissant qu’à la lumière du soleil dont elle promeut l’énergie.

A Dubaï, Land Rover offre à ses acheteurs de 4 X 4 un guide de survie dans le désert qui peut être mangé après utilisation. Selon l’agence à l’origine du concept, l’encre et le papier comestibles auraient autant de valeur nutritive qu’un cheeseburger !

Aux USA, le rappeur Snoop Dogg a publié au printemps dernier un « livre à fumer », imprimé sur du papier à rouler, dont la couverture est en chanvre et le dos un grattoir d’allumettes.

Sous le titre « Probably the best ad in the world », Carlsberg publie dans différents pays une annonce expliquant comment transformer une simple feuille de papier en décapsuleur.

L’édition espagnole de « Enquire » a réalisé une couverture en « odorama » afin de transporter ses lecteurs dans les cuisines de El Bulli, le célèbre restaurant de Ferran Adria.

En Hongrie, « Magazine » a publié un numéro en forme de sac à main en papier glacé que les lectrices déplient pour le lire après l’avoir utilisé pour transporter leurs petites affaires.

L’édition brésilienne de « Play Boy » proposait récemment aux lecteurs de brancher leurs écouteurs sur la tranche du magazine pour écouter les confidences de la playmate.

Sur toute la planète, l’encyclopédie Universalis abandonne ses éditions imprimées après avoir réussi son passage au numérique, et en profite pour faire des adieux lucratifs grâce au papier, en publiant une ultime édition collector tirée à 999 exemplaires numérotés, vendue près de 1.500 euros.

Bernard Petitjean (bpetitjean@seprem.fr)
et Corinne da Costa (cdacosta@seprem.fr)

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