Interview de Raphaëlle Couloigner, Consultante RP au sein de l’agence Wellcom

4 décembre, 2012 4 décembre, 2012   4 décembre, 2012 0 commentaire

Culture RP a rencontré Raphaëlle Couloigner, Consultante RP chez Wellcom

 

 

Sous quelle(s) forme(s) réalisez-vous les reportings de vos actions RP auprès de vos clients ?

 

La vocation des reportings est de dresser le bilan qualitatif et quantitatif d’une campagne de communication. Nous réalisons donc un document complet mesurant les résultats suite à une action, que nous complétons avec une analyse fine.

Nous rencontrons ensuite les clients pour leur présenter et décider des prochaines actions. Ces reportings donnent une vision globale, qui nous permettent ensuite de conseiller le client et d’ajuster le curseur en fonction des enseignements tirés (facteurs de succès, axes d’amélioration, retours des journalistes…).

 

Si vous faites appel à une société de veille médias, quelles sont vos attentes en termes de bilan de médiatisation ?

Nous déléguons la veille média à un prestataire extérieur, pour identifier les retombées dans les supports de typologies différentes. En effet, nous souhaitons que le compte-rendu soit le plus exhaustif possible sur la quantité de retombées presse qui ont été générées. Au-delà des résultats quantitatifs, nous apportons ensuite notre vision stratégique pour la dimension qualitative des bilans de médiatisation, que nous préférons d’ailleurs appeler « points de médiatisation ».

Quant à vos clients, quelles sont leurs attentes en termes de points de médiatisation ?

Le point de médiatisation est un outil précieux pour le service de communication. Il permet de se situer par rapport aux actions RP mises en place, d’analyser la perception des médias, d’identifier les porte-parole les plus sollicités, les actualités ayant le plus de répercussions dans la presse… Le bilan est un indicateur qui permet d’ajuster le plan de communication d’une année à l’autre et de fixer des nouveaux objectifs. Ce document est également utilisé en interne au sein de l’entreprise pour rendre visibles et valoriser les actions RP menées. Ainsi, la direction et les collaborateurs peuvent en prendre connaissance et apprécier le travail fourni.
D’une manière générale, les clients attendent de la précision dans les données, assortie d’une analyse pointue. L’objectif est de démontrer que les actions réalisées ont répondu à leurs divers enjeux de communication. De plus, ils ont besoin de pouvoir mesurer la notoriété de leur entreprise et d’avoir accès aux retombées médiatiques les concernant, d’où la réalisation complémentaire de revues de presse.

 

Vos clients sont-ils généralement en demande de l’intégration des nouveaux médias dans leurs points de médiatisation ? Ou devez-vous les sensibiliser sur ce sujet ?

Avec les évolutions que connaissent les métiers des relations publics, la prise en compte des nouveaux médias est indispensable. Chaque collaborateur intègre les pratiques RP 2.0 en relayant par exemple les actualités sur les réseaux sociaux, en contactant les blogs influents… Ces nouveaux médias contribuent en effet à la bonne visibilité du client, et permettent de toucher des publics par des canaux différents.
Il est ensuite important de valoriser ces actions auprès des clients, sachant qu’ils n’ont pas tous la même maturité à l’égard de ces nouveaux médias. A nous ensuite de les accompagner dans les choix des outils, et dans leur utilisation optimale.

 

Pour résumer, pouvez-vous citer 3 éléments qui seraient la clé d’un bon point de médiatisation ?

  • La précision des informations, car il ne doit pas y avoir de doute dans l’interprétation des données.
  • La clarté dans la présentation des chiffres, des résultats, des grands enseignements… Lorsque le document circule dans l’entreprise, il est consulté par des personnes qui ne sont pas au fait de toutes les actions déployées. D’où la nécessité d’apporter un compte-rendu compréhensible par le plus grand nombre. Par ailleurs, les lecteurs n’étant pas toujours forcément familiarisés au langage de la communication, les termes liés au « jargon du communicant » sont à éviter. Le point important est donc que les éléments-clés se dégagent d’un simple coup d’œil.
  • L’adaptabilité. D’un client à un autre, le type de reporting est ajusté pour correspondre au mieux à ses attentes.

 

 

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