13 vœux pour 2013

11 janvier, 2013 11 janvier, 2013   11 janvier, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

 

 

 

Que faudrait-il pour que le meilleur de 2012 soit le pire de 2013 ? Rêvons un peu …

1)   Accepter qu’il n’y ait pas de « modèle pour tous ». La mode du tout payant succède à celle du tout gratuit alors que tout démontre que chaque média doit trouver son propre modèle.

2)   Des « marques média » toujours plus diversifiées. L’expertise sectorielle, la capacité à produire des contenus experts et l’existence de données qualifiées sont des atouts qui restent insuffisamment exploités.

3)   De la communication d’entreprise recentrée sur l’entreprise. Il est bien sûr nécessaire pour les entreprises de parler de leur politique de développement durable et de leurs engagements sociétaux, mais, en période de crise, collaborateurs et clients attendent qu’elles leur parlent d’abord métiers, marchés, stratégies et produits.

4)   Des ouvertures de points de vente au numéro. La baisse des ventes au N° constatée par les éditeurs est 2 fois plus importante que la baisse du CA presse des points de vente. 50% de la perte n’est donc pas due à la désaffection des lecteurs mais à l’impossibilité de trouver facilement journaux et magazines.

5)   Des RP qui ne remplacent pas la pub. La crédibilité éditoriale des magazines ne doit pas conduire les annonceurs à tout jouer sur les relations presse. Pub et RP sont complémentaires et les éditeurs ont besoin des recettes publicitaires pour produire des contenus de qualité.

6)   Des évaluations des audiences qui soient aussi qualitatives. Un internaute ou un lecteur de gratuit n’a pas la même « valeur » qu’un acheteur de presse. Il faut réhabiliter les notions de « contexte d’information » et de « contrat de lecture ».

7)   Ne pas renoncer aux produits physiques. La valeur reste largement associée à l’imprimé de qualité qui, bien traité, propose une « expérience consommateur » sans équivalent.

8)   Utiliser Internet d’abord pour ses points forts. Bien sûr, Internet peut intégrer l’écrit, le son et l’audiovisuel, mais ses vraies différences sont les moteurs de recherche et l’interactivité.

9)   Ne plus attendre pour exister sur les supports numériques. La question n’est plus de savoir s’il faut être sur les Smartphones et les tablettes, mais de savoir comment y être.

10)  Des présences enfin raisonnées sur les réseaux sociaux. Arrêter de penser que l’on doit « y être », sans s’être demandé qui l’on est et à qui parler de quoi.

11)  Regarder ailleurs pour changer vraiment. Ce n’est pas chez le concurrent direct que sont les innovations qui changent tout, mais dans d’autres secteurs, d’autres métiers et d’autres pays.

12)  En finir avec les querelles de gaulois. Même face aux géants tels que Google ou Apple, les petits que sont les médias traditionnels peuvent marquer des points s’ils agissent ensemble. Jamais les organisations professionnelles n’auront été aussi importantes.

13)  Investir dans la recherche de sens. Sauver le court terme est nécessaire mais bien insuffisant. Les études et les conseils d’experts ne sont un luxe pour personne.

 

 

Bernard Petitjean (bpetitjean@seprem.fr)
et Corinne da Costa (cdacosta@seprem.fr)

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