Charlotte Brouillard, ma journée de journaliste indépendante

25 février, 2013 25 février, 2013   25 février, 2013 0 commentaire

Ma journée type

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Et c’est tant mieux ! A la fois rédactrice indépendante et journaliste, salariée et pigiste, j’alterne les façons de travailler et d’organiser les journées. Tantôt écriture dans un café ou, privilège du travail indépendant, au fond du lit, tantôt recherches, collecte d’informations, lecture, tantôt en goguette : ballade, visites, expo… il faut bien trouver l’inspiration….
Le lundi au soleil est une chance que j’ai. Tous les lundis. Enfin quand il fait beau.
Et puis il y a la vie au bureau, les collègues fantastiques, les heures de discussions animées autour de la machine à café, la cantine… Et les missions à accomplir : programmation de la page d’accueil, sélection de thématiques et d’articles, intégration de contenus, écriture, réécriture, recherche d’informations, de visuels. Quelques mails, un peu de retouche photo, parfois une newsletter, l’animation Facebook quotidienne, des projets à plus ou moins long terme, leur suivi et, ma passion, les réunions.

Comment le rôle de journaliste a-t-il évolué ces dernières années ?

Difficile à dire pour quelqu’un qui ne pratique le milieu que depuis 3 ans, sur Internet qui plus est. Je suppose que l’émergence des nouveaux moyens de communication, la vitesse de transmission et  la prégnance de l’information tendent à diriger le métier vers encore plus de réactivité. Si chacun est aujourd’hui libre de partager son point de vue et ses opinions avec le plus grand nombre, à travers les blogs notamment, mais aussi les tribunes ou même les commentaires, la mission du journaliste de sélection et de vérification de l’information et des sources n’en est que renforcée. Plus qu’un rapporteur, le journaliste est un prescripteur. Il propose, oriente, ouvre des portes et des pistes de réflexion.
Outre ces prérogatives, le web journaliste est soumis à des contraintes techniques qui déterminent ses formats d’écriture. Ecrire web c’est être lu sur un écran mais c’est aussi avoir pour principal lecteur un certain moteur de recherche…mieux vaut maîtriser un peu son langage avant de s’y aventurer. Notions de référencement naturel, orthographe et syntaxe irréprochable (loin de moi l’idée d’insinuer que les journalistes print ne possèdent pas ces qualités !) sont indispensables ; rares sont les rédactions Internet dotées d’un secrétaire de rédaction.

Comment envisagez-vous ce métier dans les années à venir ?

Parallèlement au flux continu de données, de nouveaux supports font leur apparition et les grands reportages ont le vent en poupe. Trimestriels, bi-annuels, éditions spéciales, les magazines s’apparentent de plus en plus à des livres, voire des beaux livres.
L’article, le reportage photo et les caricatures ont de nouveaux compagnons de feuillets : les dessins multiplient les bulles, les données s’expriment, les informations s’animent. Son, image, vidéo, bande dessinée, animation… tous les moyens de transmission sont bons.
J’imagine assez le journaliste du futur comme un homme-orchestre de l’information, sens du rythme, oreille musicale et instruments accordés inclus !

Quel est le rôle des médias 2.0, réseaux sociaux… dans votre métier ?

S’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer… enfin du moins pour que j’aie un travail !

Charlotte Brouillard, journaliste indépendante

 

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