Armania : l’agence vivante !

26 mars, 2013 26 mars, 2013   26 mars, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Grégoire Vitry, PDG de l’agence Armania, agence conseil en communication.

L’agence existe depuis plus de 14 ans ; que signifie pour vous une agence en mouvement ?

Venu du monde de l’édition, j’ai créé cette agence en 2000 en m’appuyant sur ce savoir-faire et cette expérience acquis dans une vie professionnelle antérieure. Armania s’est par la suite ancrée, avec ses clients, dans toutes les dimensions de l’univers publicitaire y compris la radio et la télévision, a développé du conseil stratégique amont, plus particulièrement autour de la marque et de sa gestion. L’agence est ainsi devenue globale 360. Puis ce fut le virage internet. Nous avons été des précurseurs en prenant la mesure de l’impact du web et en imaginant comment les entreprises allaient se servir des réseaux sociaux et les intégrer à leur communication globale. Notre offre s’est élargie.

Depuis le début, vos interviews « les minutes TV » sont axées, « regard des marques sur les médias sociaux ». Quelle est votre stratégie média aujourd’hui par rapport à ce format ?

Pour nous, les médias sociaux sont un outil à triple fonction :
– servir la notoriété de la marque,
– créer de la préférence pour la marque,
– développer le business de l’entreprise ce qui est l’objectif le plus complexe.

Est-il besoin de préciser que c’est un outil en pleine expansion qui touche, tous réseaux sociaux confondus :
96% des moins de 25 ans
73% des 35-49 ans
53% des 50-64 ans

Facebook réunit 25 millions de comptes en France. Twitter est en pleine expansion ; tout comme Pinterest et Google +.

Les finalités diffèrent en fonction de chaque réseau :

Facebook se nourrit d’échanges entre famille et amis, Twitter est davantage le vecteur de l’information, des opinions, du suivi de personnalités publiques ou exposées. Youtube permet avant tout de véhiculer de l’image, alors que Pinterest comme TumblR deviennent de vrais lieux d’échanges d’images.

Grands mass medias relationnels, les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour les marques et sont intégrés à la communication globale des entreprises.
Oasis en est un des meilleurs exemples avec plus de 2 millions de fans qu’elle peut toucher tout au long de l’année pour bénéficier de leur retour à son plus grand profit.

Les grands marques américaines comme Mac Donald, Starbucks, Nike, investissent désormais 10% de leur budget com sur les réseaux sociaux.

Depuis peu, vous organisez des Webinars ; quels bénéfices en tirez-vous?
Quelle est selon vous l’importance des relations publiques dans l’univers croissant du web 2.0 ?

Cela nous donne l’opportunité de faire intervenir dans ces web conférences des observateurs opérationnels qui parlent prioritairement aux opérationnels ainsi qu’aux bloggeurs et aux journalistes ; nous avons donc un retour de leur réalité de terrain.
Les participants posent leurs questions en direct ; c’est donc très intéressant de synthétiser les problématiques et les solutions dans un même temps.
Enfin, c’est un outil de fidélisation de nos clients car ces webinars sont mensuels, et de conquête de prospects.

Plus d’information sur : http://bit.ly/10zZkR3

Quels sont vos conseils par rapport à la gestion de crise et aux bad buzz ?

Le travail avec les bloggeurs et influenceurs s’apparente au travail des relations presse mais avec une façon différente d’interagir. Il s’agit d’abord de repérer le bloggeur, de relayer son information, de l’inviter parfois à intervenir sur son sujet. Il renforce sa visibilité et assoit sa notoriété.

La gestion du bad buzz se fait de notre point de vue en trois étapes :

–    faire de la veille,
–    mettre en place des process, écrire une charte de bonne conduite, des règles d’utilisation
–    faire du coaching relationnel pour gérer la crise.

Au sein de l’agence et avec l’entité Lact.fr – Cabinet systémique d’intervention et de régulation de troubles relationnels – qui fait partie de notre groupe, on considère que la marque interagit avec l’individu. On ne peut donc pas tout régler d’avance. Dans tous les cas, la bonne façon de vaincre c’est de traverser la crise et non de l’éviter, de répondre en fonction du problème et de ne pas chercher à tout vouloir anticiper.
Les réponses vont être fonction du type d’émotion : déception, colère, peur, plaisir.
Un avis ou un doute exprimé par une personne trouve ou pas un écho sur le réseau. Mais toute critique ne nécessite pas forcément une réponse. Il faut savoir faire une régulation stratégique systémique pour être le plus efficace possible face au problème.

Plus d’informations sur : http://bit.ly/13QR5UU

Que pensez-vous la vision de la mort du web par David Gelernter, que tout va devenir flux ou streaming ?

Large ou petite, la principale fonction d’un ordinateur sera de se connecter au flux cybernétique continu, c’est vrai. A l’agence, nous créons des sites internet  accessibles aussi simplement sur tablettes, PC et sur Smartphones, et demain sur la télévision. De sorte que ce qui va primer dans un contexte de presse, c’est la qualité du contenu éditorial que l’on retrouvera sur tous les supports.

 

 

 

Marc Michiels :

– Chargé de la ligne éditoriale, Interviews : Culture RP
– Community Manager : @Culturerp  @Argusdelapresse
Artiste, Écrivain et Critique Littéraire : @lemotlachose @LaCauselit

 

 

 

 

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