une communication au poing

2 juillet, 2013 2 juillet, 2013   2 juillet, 2013 0 commentaire

Interview d’Alexis Lemonnier, community-manager auto-didacte et créateur de l’agence Boxsons

 

 

Se jeter sans filet dans le monde de la com’, c’est le pari qu’a fait notre professionnel du jour : Alexis Lemonnier, créateur de Boxsons et community manager pour Paris Select Guide et prochainement pour BBNove.

Culture RP tire le portrait de ce trentenaire hyperactif.

Depuis qu’il a changé de voie pour passer de la veille médias chez l’Argus de la Presse,  à l’auto-entrepreunariat avec la création de son agence de communication « multicanal » en 2012, Alexis Lemonnier est bien dans ses baskets… qui lui sont indispensables pour courir à droite, à gauche ! Oui, car il fonctionne comme ça, Alexis : pour se faire un nom dans le milieu, il faut se montrer, serrer des mains, comprendre, apprendre, questionner, convaincre.

Sorti du Studio de l’école de France un diplôme de journalisme en poche, il gère la carrière de son chanteur de frère, Quentin, puis entre à l’Argus de la Presse en 2008 en tant que chargé de veille médias. Poste qu’il occupera jusqu’à l’été 2012, lorsqu’il décide de se consacrer pleinement à sa passion pour la communication culturelle, qu’il concrétisera avec la création de l’agence Boxsons à l’automne de la même année.

Cette agence étant à l’image de son créateur : anti-conformiste, audacieuse et ambitieuse, laissons-lui le soin de la présenter  comme il se doit:

 

AL: «Comme son nom l’indique, Boxsons, est une boîte un peu fourre-tout où l’on trouve de quoi faire sa com’ de A à Z :  un beau bordel organisé, en somme, qui décèle le point fort de son client et le décline sous toutes ses formes. Proposer une palette de supports de communication est notre valeur ajoutée. Nos clients peuvent donc se retrouver dans n’importe qu’elle offre, et découvrir d’autres idées auxquelles ils n’auraient pas songé, à la base. Nous sommes une jeune agence, nous nous devons donc d’être exhaustifs dans notre gamme de services.»

“Bordel organisé”, vous avez donc tout de même une stratégie ?

Nous fonctionnons beaucoup par réseau. Mon expérience de community-manager m’assure un carnet d’adresses plutôt bien fourni, le reste se fait par connaissances, beaucoup de rencontres, beaucoup de salons, de conférences, etc. Le facteur humain joue pour beaucoup dans la stratégie de développement de Boxsons, car c’est, à mon sens, l’élément essentiel pour pérenniser toute relation professionnelle dans la confiance et la sérénité. »

 

Avez-vous un client type ?

Au départ, nous nous sommes spécialisés dans la culture, et plus particulièrement la musique. Ainsi, nous faisons beaucoup de communication visuelle et sonore pour des artistes, en plus de leurs communiqués et dossiers de presse. Nous avons donc beaucoup misé sur le matériel haut de gamme dans la prise de vidéo et de son. C’est un peu ce qui fait notre richesse et notre crédibilité face aux artistes.

Aujourd’hui, cette crédibilité a payé et nous sommes de plus en plus sollicités par des professionnels de tout bord qui désirent dynamiser leur image. Notre matériel de pointe nous permet, notamment, de travailler sur l’identité sonore, paramètre indispensable pour certains clients, mais qui ne leur paraît pas forcément évident en premier lieu.

Des ambitions pour la boite, des projets perso ?

Pour ce qui est de Boxsons, nous avons refondu le site afin qu’il soit plus lisible par nos clients et prospects. Nous avons refait l’arborescence et retravaillé le contenu pour aller directement à l’essentiel. Nous nous adressons à des professionnels pressés et exigeants, nous nous devons donc de suivre le rythme.

Même si notre sensibilité de base tend vers le domaine de la culture, notre curiosité nous oriente vers un public toujours plus large. Nous avons également mis en avant notre offre d’identité sonore, que nous souhaitons développer.

Au niveau perso, je souhaite m’investir d’avantage dans mes missions de community manager pour Paris Select Guide et BBNove. Le premier édite des guides luxe dans les hôtels et palaces pour le public intéressé par le côté fastueux de la « Ville lumières ». Le second est un site crée par une ingénieure et jeune maman, qui propose des articles de puériculture triés sur le volet. Etant moi-même jeune papa, ce sujet me touche et m’intéresse tout particulièrement.

Votre œil de professionnel sur un sujet d’actualité :  Stromae, Daft Punk… Le good-buzz musical, ultime moyen de faire parler de soi (et accessoirement, de vendre sa musique) ?

Par expérience, je peux avancer que les artistes ont par essence, avant tout besoin d’amour et de reconnaissance. Je pense que c’est là que réside la raison d’être d’un buzz, qu’il soit bon ou mauvais. S’agissant d’artistes de renom comme ceux évoqués, je ne pense pas qu’ils aient besoin d’en user pour vendre ou étoffer leur notoriété. Par contre, il est vrai que le public détient, de par son statut d’internaute, un véritable pouvoir de vie ou de mort médiatique sur les artistes. Il n’est donc pas étonnant que ces derniers surfent sur ce phénomène de buzz et/ou se l’approprient pour ancrer leur image dans l’actualité.

 

Entretien mené par Myriam Pénichon, pour Culture RP

 

 

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