Rétrospective des moments forts de 2013 : ces 5 buzz qu’il ne fallait pas rater

2 janvier, 2014 2 janvier, 2014   2 janvier, 2014 0 commentaire

Par Florian SILNICKI, Expert en stratégies d’informations, gestion de la réputation et de crises digitales.


L’année 2013 a aussi été marquée par des buzz positifs profitables pour les marques qui auront su exploiter les codes des réseaux sociaux pour communiquer habilement. C’est l’occasion de rappeler que créer le buzz ne se décrète pas. S’il est incontestable qu’il peut ruiner une réputation, le buzz peut aussi constituer une véritable opportunité de visibilité digitale en suscitant une diffusion virale considérable permettant de réduire le budget d’achat d’espace publicitaire traditionnel. L’audience de ces buzz considérés comme réussis par les internautes va permettre à la marque de se construire une bonne réputation, de la renforcer ou de fidéliser une communauté.

1. La fin des blagues Carambar : un canular du fabricant pour faire du buzz

Stratégie osée qui aurait pourtant pu s’avérer extrêmement couteuse à l’heure de la défiance généralisée des consommateurs envers les marques et qui nous rappelle une nouvelle fois l’importance de la prise en compte de l’histoire des marques dans la construction de la crédibilité des « coups » de com’.

C’est finalement sur son site internet corporate que la marque Carambar a annoncé qu’elle continuait à publier des blagues sur les papiers de ses célèbres confiseries.

Une farce bien orchestrée qui a fait naitre un buzz réussi mais qui a avant tout permis aux consommateurs de s’engager sur les réseaux sociaux de la marque pour rappeler son attachement au produit notamment à travers des pétitions appelant au maintien des blagues.

2. Serge le lama : l’image d’un kidnapping qui aura marqué l’année digitale

Ce buzz est né de l’épique sortie dans le tramway de Bordeaux d’un lama. Serge le lama a vite attiré l’attention des internautes et des marques en veille. L’histoire de ce Lama a suscité plusieurs dizaines de milliers de tweets et de posts sur Facebook.

Les premières photos de l’animal de cirque kidnappé par cinq jeunes alcoolisés en quête de sensations nocturnes, pour une promenade bordelaise ont massivement été relayées et détournées par les community managers toujours à l’affut de l’opportunité « trend » du moment pour faire parler d’eux.

Un site de location proposera même l’animal à un demi-millier d’euros la journée dans la région d’Angers.

3.  Les drôles de drones d’Amazon pour livrer ses colis détournés

C’est le buzz qui aura fait le plus de bruit médiatique.

Des colis livrés en une demi-heure sur le pas de votre porte par un petit drone. C’est la promesse formulée par Amazon.

La vidéo de démonstration postée sur le site Internet de l’entreprise montrant de petits drones transportant dans les airs des colis, depuis les entrepôts jusqu’aux clients ayant passé commande 30 minutes auparavant sur le site internet de la marque aura massivement été publiée par les internautes et relayée par les médias traditionnels.

Jaloux de ce joli buzz digital qui fait rêver chaque consommateur caché en l’internaute, le patron de Vente-privée.com, Jacques-Antoine Granjon, ironisera sur le coup de communication d’Amazon en annonçant la future livraison de colis par drones dans une vidéo.

L’annonce de ce service sera également l’objet d’un détournement par la marque Groupon, un autre pure player, qui se moquera du projet d’Amazon dans un petit film diffusé sur le site d’achats groupés tentant un « LOL » avec un projet révolutionnaire : la livraison de colis à domicile par… catapulte.

4. La campagne publique sur les troubles de l’élection à Dijon

« Troubles de l’élection ? Ça se soigne… ». Voilà la formule du message de la campagne décalée mais réussie à Dijon. C’est tout ce que n’aura pas réussi la Caisse d’épargne avec sa publication de mauvais goût.

Pour inciter ses administrés à s’inscrire sur les listes électorales, la Ville de Dijon a tenté l’humour, l’un des ingrédients les plus efficaces pour que les internautes s’engagent (le partagent) sur le contenu d’une marque.

La recette de l’affiche est simple : une formule, une consigne « pour voter en 2014, je m’inscris en 2013 » et un logo d’une main au pouce bien tendu, pour la ressemblance spontanée avec un spot de promotion de médicaments contre l’impuissance.

5. Le WIN de l’année : un community manager drôlement efficace à la FNAC

Début septembre, un troll interpelle l’enseigne sur Twitter, pour résoudre un prétendu problème technique.

Celui-ci voulait savoir comment faire entrer un « blu-raie » dans son lecteur. Car oui, schéma à l’appui, le twittonaute indique en fait qu’il ne parvient pas à insérer dans ce lecteur une raie bleue.

A cette question piège posée à la marque, le community manager de la Fnac rentrant dans son jeu propose une réponse à la hauteur de la question en publiant un message simple « ci-joint notre mode d’emploi ! Bon domac » tout en relayant un dessin baptisé « Comment utiliser un Blu-Rai » reprenant alors la faute d’orthographe du tweet initial comme autant d’ironie prenant à son propre jeu le troll.

La réponse unanimement saluée par les internautes a été érigée en un modèle de community management pour les CM de la France digitale. Court, drôle, percutant et en cohérence avec la marque, ce contenu réunit tous les ingrédients de la sauce buzz.  Savoir « buzzer » sur les réseaux sociaux n’est évidemment pas simple et ne s’anticipe quasiment pas mais c’est possible en maniant l’humour pour susciter le partage. C’est ce que ce récit vient nous rappeler. Et c’est bon.

 

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