Le papier est mort, vive le papier !

7 janvier, 2014 7 janvier, 2014   7 janvier, 2014 0 commentaire

Rendre accessible les documents écrits aux internautes, c’est la mission que s’est fixée YouScribe, jeune start-up parisienne pleine de promesses.

Quels types de documents ? Pour qui ? Pour quoi ? Comment ? Alexia Lefeuvre, Responsable Communication et Partenariats au sein de l’équipe, dévoile à Culture RP les petits secrets de fonctionnement de ce site hors du commun.

 

Racontez-nous votre arrivée chez YouScribe

J’ai découvert YouScribe en 2012 lors de ma deuxième année de Master  Management de la Communication au CELSA alors que je recherchais de la documentation pour mon mémoire.  J’ai tout de suite trouvé le concept génial ! En effet, c’est une mine d’or pour les étudiants à la recherche de sources et de références bibliographiques.
A la fin de mon apprentissage, au moment de chercher du travail, c’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers cette société.

Quels moments vous ont le plus marqué depuis votre arrivée ?

Je suis entrée chez YouScribe en mars 2013 et l’une de mes premières actions a été de faire parler de nous lors du Salon du Livre de Paris à la fin du mois. Pour la petite anecdote, nous n’avions pas réservé de stand, vu les délais. J’ai donc eu l’idée de faire la promo du site en arpentant le salon vêtue d’une jupe faite de flyers … ce fut très formateur, et assez mémorable !

La stratégie de communication mise en place est, à elle seule, un moment fort, car je suis la première à ce poste depuis la création de la société en 2010. J’ai donc dû tout monter moi-même, ce qui signifie de grandes responsabilités mais surtout un réel défi qui me pousse à être toujours plus créative!

Et votre stratégie de communication, justement, sur quoi repose-t-elle principalement ?

Partant de mon expérience personnelle, j’ai choisi d’axer notre communication autour de l’aspect éducatif que peut représenter YouScribe. J’aime l’idée d’en faire une sorte d’ « bibliothèque universelle du savoir ». Nous hébergeons du contenu qui peut être très utile autant pour le corps enseignant que pour les élèves du primaire au supérieur. Ce public est très demandeur de documentation, n’en n’est pas avare non plus, et est très curieux et actif sur le Net.  Il m’a donc semblé évident que l’on s’adresse à lui pour faire accroître notre notoriété. Pour cela, nous nous appuyons beaucoup sur les réseaux sociaux. Le rôle de la community manager avec laquelle je travaille est donc  primordial.

Quels sont les documents les plus consultés actuellement et de manière générale ?

En ce moment, les écrits politiques sont très consultés. Comme les comptes de campagne des partis, par exemple, et notamment les communiqués des candidats à la Mairie de Paris, à l’approche des municipales de 2014…
Plus généralement, les documents professionnels, de type modèles de CV ou de lettre de motivation, fonctionnent aussi très bien.

Dans un tout autre registre, on s’est aperçu que les publications provenant de la K-pop (groupes de musique pop coréens) tels que les traductions de chansons, notamment, étaient très largement consultés via notre plateforme. Je pense notamment aux publications de French Invasion, fan du groupe coréen Infinite, qui diffuse les traductions de leurs titres.

Nous traversons autant de tendances que d’univers différents.

Comment voyez-vous l’avenir ? Quels sont les projets que vous aimeriez développer ?

Outre mon désir de faire de YouScribe une référence en matière de base de données de documents numériques écrits, j’aimerais renforcer notre axe culturel en développant notre collaboration avec des artistes et des éditeurs de presse. La question du droit d’auteur étant au centre de nos préoccupations, nous souhaitons, par là même répondre au mieux à la législation sur le sujet.

Enfin, l’un des projets phare de YouScribe est l’ouverture à l’Europe. Nous brassons énormément de documents étrangers, notamment en anglais et en espagnol. L’idéal serait donc de pouvoir créer des ponts entre nos utilisateurs français et internationaux.

« Mon avis sur… » La loi du 3 octobre 2013 sur le non-cumul des offres dans le secteur de la vente de livres en ligne.

Bonne ou mauvaise idée pour aider les libraires, selon vous ?

Etablir une loi à ce sujet est selon moi, une bonne idée de prime abord, car cela permet de limiter le pouvoir des sites de vente en ligne au détriment des librairies de quartier. Cependant, il me paraît également nécessaire que ces derniers prennent conscience de leur rôle dans l’évolution qui est en marche et participent à la construction de l’avenir de l’édition papier et numérique.

La problématique est donc double : d’une part, il faut délimiter le pouvoir des sites de vente en ligne de produits culturels. D’autre part, les libraires doivent accepter le fait qu’Internet est un outil de vente incontournable de nos jours. Il est, à mon sens, possible d’imaginer un compromis sur cette base, à condition que chaque partie comprenne les enjeux de l’autre.

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Myriam Pénichon

 

 

 

 

 

Articles en relation :

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à laisser une réponse.

Laisser un commentaire