Les 10 Tendances Webdesign de 2014

25 février, 2014 25 février, 2014   25 février, 2014 0 commentaire

INfluencia publie les résultats d’un rapport interne de l’agence Vanksen sur les 10 tendances du web design en 2014.

 

 


En attendant l’impact sociologique de l’avènement programmé de l’« Internet Of Things », la société connectée rend déjà le consommateur plus exigeant, plus pressé, moins patient. Les besoins comportementaux des individus face à la Toile sont modifiés et foncièrement le webdesign doit s’adapter. La prise de pouvoir de la mobilité tend à une mutation des codes et des règles tacites de la conception des plates-formes digitales. Cette année sera celle de la consolidation de son règne, qui logiquement induit des conséquences collatérales sur les méthodes de production et de pensée des sites Internet.

Quelles sont donc les dix tendances de 2014 pour le webdesign?

L’agence Vanksen éclaire nos lanternes dans ce rapport réalisé en interne et intitulé : Les 10 Tendances Webdesign de 2014

 


Premier constat, ou plutôt confirmation : la mobilité change tout. A l’échelle mondiale, il y a désormais plus de mobinautes que d’internautes. Le nombre de téléphones mobiles est passé à 7 milliards dont 48 millions en France. Chiffre encore plus évocateur : 72% de nos compatriotes ont navigué sur le Web via leur mobile en 2013, contre 55% en 2012 et 41% en 2011. La croissance des tablettes – possédées par 14% des Français, est elle quatre fois plus forte que celle des smartphones à leur lancement. Le roi ordinateur se meurt, vive le roi mobile !

Moins de textes, plus d’images attractives

Cette passation de pouvoir entraine la nécessité de s’adapter aux différentes résolutions et tailles d’écrans, que ce soit pour le contenu, la navigation et le design. Il faut repenser le websedign. En 2014, le développement considérable du processus de création « mobile first » – qui consiste à penser avant tout son site sur mobile, illustre parfaitement la nouvelle donne : le design est reponsive, le contenu plus visuel et la navigation repensée pour le tactile. « L’avènement des supports mobiles révolutionne le webdesign car il transforme complètement les comportements des individus. Devenus plus multi-canaux, ils ont besoin d’un contenu qui soit cohérent sur tous les supports. Les sites doivent donc s’adapter aux supports mobile, de plus petite taille, plus contraignants en terme de webdesign, de développement également, notamment la multiplicité des versions », commente Solange Derrey, chargée des études digitales et auteure de l’étude avec l’équipe Création de Vanksen.

Ces changements dans les besoins et les attentes du consommateur possèdent leurs ramifications : primo les sites monopages vont gagner en démocratisation et seront même les stars de 2014, avec l’avènement déjà entamé du scroll ; secundo l’importance croissante de la mise en scène du discours pour qu’il soit plus digeste et attractif : moins de texte, plus d’images, de pictogrammes, d’illustrations, de vidéos, de datavisualisation. Fini le blabla, il faut aujourd’hui le dire en le montrant et de manière attractive.

Le contenu doit se digérer plus rapidement

Dans la continuité logique du visuel qui remplace le texte, l’image pleine de sens et attractive se place au cœur du webdesign. Cette année verra plus de sites conçus avec une image en background et l’influence de Pinterest et Instagram dans le développement de l’image comme nouveau moyen de communiquer sera encore accrue. La 3D sera également à l’honneur pour mettre en avant produits et univers de marque. Autre tendance qui relève, elle, plus du gros œuvre, la vidéo comme valeur ajoutée : elle parle mieux qu’un texte ou une image. Selon Cisco, elle représenterait 90% du trafic Web en 2017 alors que d’après Social Media Examiner, 76% des annonceurs prévoient d’augmenter leur production de vidéo dans le même laps de temps. L’audit est clair, les internautes sont plus enclins à partager sur les réseaux sociaux une vidéo d’explication produit plutôt qu’un texte. La vidéo en pleine page anime et dynamise, elle remplace des textes explicatifs qui mettent plus de temps à être lus.

Alors que les formes géométriques seront également de plus en plus utilisées, et c’est une autre tendance incontournable, le « skeuomorphisme », qui est un élément de design qui ne sert pas au fonctionnement de l’objet, popularisé par Apple semble déjà loin selon l’étude de Vanksen. Bienvenue au flat design, son design du site mis à plat, sans fioritures ni dégradé, sans textures ni ombres portées ! Avec ses couleurs en aplats et ses icônes simplissimes, le flat design à la Windows 8 – premier système d’exploitation à l’utiliser, va monter en puissance. La tendance générale est-elle donc à l’épurement et la simplicité, alors que les supports technologiques sont de plus en plus développés ? « Les designers vous diront que le skeuomorphisme permettait d’éduquer les internautes en reproduisant les icones des logiciels comme les objets auxquels ils sont apparentés dans le monde physique. Aujourd’hui les individus sont plus digitalisés, ils ont acquis une certaine aisance avec les supports technologiques. Leurs nouvelles habitudes de consommation en mobilité font qu’ils souhaitent du contenu qui se digère rapidement, d’où cette tendance à épurer de plus en plus le webdesign et le contenu web », répond Solange Derrey.

Rester constamment à l’écoute de l’environnement technologique

Dans ce cadre, et alors que la navigation synchronisée installe l’expérience multi-devices dans le quotidien du consommateur, la typographie représente « plus que des lettres », comme le résume Vanksen. Les lettres seront justement de plus en plus personnalisées, réalisées sur-mesure. Elles doivent se suffire à elles-mêmes pour véhiculer un univers et des significations. Les fonts de toutes sortes deviennent compatibles avec les navigateurs, envoyant sur le banc de touche le web fonts de base.

Dernière tendance mise en exergue, la confirmation du parallax scrolling comme outil de dynamisation. La méthode a fait son entrée en force il y a deux ans et va certainement continuer sur sa lancée en 2014. En quoi cela consiste t-il ? Les images en arrière plan bougent plus doucement que celles en premier plan, créant un effet de profondeur et d’immersion induisant une dimension événementielle. L’intérêt est alors d’immerger l’internaute dans une expérience engageante. « L’enseignement principal de cette étude est que la mobilité a une influence globale sur le webdesign. Il y a beaucoup plus d’enjeux qu’avant pour optimiser l’expérience utilisateur sur tous les supports technologiques, qui d’ailleurs se développent à toute vitesse. Il faut donc constamment rester à l’écoute de l’environnement technologique et des tendances créatives pour répondre aux besoins des internautes en terme de contenu, de navigation, d’adaptabilité et d’esthétisme », conclut Solange Derrey.

 

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

 

 


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