Communication corporate et financère

28 mars, 2014 28 mars, 2014   28 mars, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Nicolas Castex, directeur de l’Agence Citigate Dewe Rogerson.

Présentez nous votre agence ?

Citigate Dewe Rogerson est une agence de communication corporate et financière. Nous sommes la filiale d’un groupe avec un fort rayonnement à Londres et bénéficions d’un large réseau international.

Lorsque j’ai co-fondé le bureau de Paris en 2004, j’ai voulu monter une structure, avec l’agilité des indépendants et la force d’un réseau/groupe, qui puisse répondre aux besoins des entreprises, sur tous les fronts.

Aujourd’hui, l’agence qui compte une vingtaine de consultants, accompagne les dirigeants et sociétés dans toutes leurs problématiques de communication. Nos champs d’intervention s’étendent de la communication corporate à la communication financière, en passant par la gestion de crises. Nous sommes particulièrement actifs dans les opérations financières, comme les introductions en bourse, les fusions et acquisitions, les restructurations, etc…

Quelles sont les spécificités de Citigate Dewe Rogerson ?

Citigate est l’une des rares agences parisiennes à être tout à la fois financière et corporate, et nous sommes très attachés à notre ADN international, qui s’exprime/se reflète tant par la diversité de l’origine de nos collaborateurs que de nos clients.

Nos clients nous choisissent également pour notre approche transversale et notre créativité, qui comptent parmi nos deux plus grands atouts. Nous les accompagnons dans la gestion de leur réputation, de leur marque, et les aidons à se positionner dans leur univers d’influence.

Si nous couvrons tous les secteurs, comme l’énergie, immobilier, les telecoms, etc. Nous avons développé une expertise historique dans l’industrie financière, auprès des banques, des fonds d’investissement, des gérants d’actifs, et de leurs cabinets de conseil.

Quel a été votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière dans la politique. L’époque était à la transparence et à la moralisation de la politique (loi Rocard), un sujet qui a passionné l’Assemblée comme les journalistes ! J’ai ensuite rejoint le monde des agences de communication et donc des grandes multinationales, d’abord chez i&e, puis chez GCI Moreau Lascombe et Publicis Consultants. Je me souviens notamment mon client de l’époque Boeing, pour lequel nous avions conçu et déployé le premier dispositif européen de communication pour lui permettre d’approfondir son empreinte commerciale dans ce qu’on considérait comme la ‘vieille Europe’, et à l’heure où Airbus n’était pas encore ce qu’il est aujourd’hui.

J’ai ensuite complètement intégré cette démarche globale dans ma pratique de la communication, notamment sur des dossiers tels que l’OPA de Péchiney par Alcan qui mêlaient des enjeux économiques, financiers, politiques et sociaux. J’ai également travaillé sur le rachat d’Aventis par Sanofi, un grand sujet de santé publique, dont les frontières dépassaient largement les aspects financiers et stratégiques.

Cette approche est désormais au cœur de la philosophie de Citigate, et celle que je développe depuis maintenant 10 ans à Paris.

Quelle est la place des médias en ligne et du web 2.0 dans vos stratégies de communication ?

Nous avons pu constater une évolution des pratiques ces quelques dernières années, notamment en matière de communication de crise. Une crise démarre bien souvent sur les réseaux sociaux, et si l’entreprise concernée n’a déjà pas en place une bonne stratégie d’e-réputation, il est souvent difficile de contrer l’attaque efficacement et d’éviter tout/les dégâts. Nous recommandons souvent à nos clients une veille web et une cartographie des parties-prenantes en début de mission, pour évaluer les problématiques éventuelles/sujets sensibles. Par la suite, la réactivité et la vigilance continue de nos équipes nous permettent d’appréhender les sujets à risque et de s’y préparer en amont.

Si il ne fallait choisir qu’un média social pour communiquer ce serait lequel? et pourquoi ?

Aujourd’hui Twitter est devenu un média à part, qui ne peut être contourné. Chaque entreprise se doit de réfléchir à sa présence sur Twitter et à la manière de communiquer auprès de ses cibles privilégiées. Cela permet non-seulement d’être plus visible, de toucher une audience plus large et de fédérer une communauté autour d’une marque, mais cela donne également la possibilité de communiquer sur un ton plus personnel et d’humaniser l’entreprise. Aux Etats-Unis, les entreprises investissent en masse les réseaux sociaux avec des stratégies de communication dédiées, et en France cela commence à voir le jour.

Les pratiques de communication ont évolué ces dernières années. Qu’est-ce qui a le plus changé pour vous dans votre secteur ?

Aujourd’hui la temporalité a changé, mais plus que la rapidité, l’évolution et l’élargissement du champs médiatique et des pratiques des nouveaux medias, rendent paradoxalement plus difficile de faire émerger une marque. Il faut savoir innover sans cesse, et se démarquer.

C’est particulièrement challenging et aussi très excitant !

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Alexia Guelte-Morot

 

 

 

 

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