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Annie Gamet: 40 ans de profession !

28 avril, 2014 28 avril, 2014   28 avril, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Annie GAMET, attachée de presse et dirigeante de sa société qui porte son nom.

Quel a été votre parcours? Depuis quand travaillez-vous dans les RP?

Cela fait 40 ans au début de l’année que j’exerce les RP. Aussi, j’ai décidé d’arrêter ma carrière professionnelle. Après des études scientifiques, je me suis dirigée vers les RP.

Diplômée de l’ICART (section artistique de l’EFAP), j’ai commencé ma carrière d’attachée de presse dans l’un des services de presse de l’OREAL, et puis dans une agence de RP.

Ensuite, j’ai exercé mon métier en freelance pendant une trentaine d’années, avec des budgets dans le domaine de l’équipement de la maison et de l’industrie.

Parallèlement à cette activité, depuis les années 80, je fais partie du bureau du SYNAP, Syndicat National des Attachés de presse professionnels et des conseillers en relations publiques, au sein duquel j’ai exercé différentes fonctions.

Le SYNAP a de multiples activités d’intérêt général sur des sujets très variés, tant sur le plan éthique que sur le plan juridique. Pouvez-vous nous en rappeler les grandes orientations?

Créé en 1960, le SYNAP regroupe près de 250 membres, attachés de presse et conseillers en relations publiques, indépendants ou salariés, soucieux du respect des usages et des règles de la profession, définis par le Code Professionnel Français des Relations Publiques, les Codes d’Ethique et de Déontologie adoptés par les associations internationales de relations publiques et par l’arrêté ministériel du 23 octobre 1964.

Les missions du SYNAP s’étendent aussi bien au plan national que régional. Sa vocation est de représenter et défendre ses adhérents dans l’exercice de leur métier, notamment en leur faisant bénéficier d’une expertise fournie pas des spécialistes, travaillant en partenariat avec le syndicat, dans les domaines suivants : expert juridique, financier, fiscaliste, expert dans le domaine de l’assurance et expert auprès des tribunaux.

Cet organisme œuvre pour la reconnaissance du métier d’attaché de presse et de conseil en relations publiques auprès des pouvoirs publics et de leurs partenaires, journalistes et chefs d’entreprise utilisant leurs services. Le SYNAP fait aussi la promotion de ces métiers auprès des instances officielles, des écoles et universités, et du public.
Son site Internet www.synap.org est une interface avec le grand public pour informer sur l’évolution de la profession, le partage d’expériences et l’actualisation des connaissances.

Les RP ont beaucoup évolué ces dernières années. Comment avez-vous adapté votre travail?

J’ai eu la chance et l’opportunité de terminer ma carrière avec des budgets dans le domaine de l’équipement de la maison, qui ont une réelle valeur ajoutée (parmi lesquels les teintures pour tissus DYLON et l’électroménager SMEG) et les journalistes étaient très intéressés par leur actualité. Pour mon cœur de cible, conformément à la demande des journalistes du secteur, j’ai continué à envoyer à la presse des dossiers et des communiqués, en version « papier ».
En parallèle, pour informer une cible élargie de journalistes, j’ai diffusé par courriel une version résumée des dossiers.

Que pensez-vous de la notion d’attachée de presse 2.0?

C’est une notion qui me semble ne pas recouvrir uniquement des actions de relations presse : de par nature les réseaux sociaux sont à mon sens des outils qui ne se limitent pas aux seuls médias et journalistes. Les attachés de presse doivent reconsidérer dans ce cadre, leur mission et leur prestation, sachant que l’on ne peut pas ignorer cet état de fait. Nous sommes à une époque charnière, c’est à chacun de voir si il s’en charge ou pas et dans quelles conditions.

Etes-vous nostalgique des RP d’avant?

Non, mais je regrette les contacts avec les journalistes sur les salons professionnels (il y en a de moins en moins en France aujourd’hui) et les rendez-vous informels avec la presse moins fréquents car les journalistes ont souvent un emploi du temps surchargé.

Pensez-vous que les médias en ligne et le web 2.0 ont détérioré les relations avec les journalistes?

Non, dans mon cas, je ne le pense pas, car mes relations avec les journalistes aussi bien de la presse grand public que professionnelle ont toujours été excellentes.

Que conseillerez-vous à une attachée de presse qui commence dans cette profession?

Démarrer une activité à son compte à la fin de ses études me parait difficile aujourd’hui car les budgets de RP à l’année sont maintenant assez rares, et les charges sociales sont trop élevées pour n’accepter que des missions ponctuelles, pour exercer son métier en profession libérale, en créant une micro-entreprise ou avec le portage salarial.

Pour faire ses premières armes, je lui conseillerai de postuler pour un emploi en salarié dans une agence de RP ou dans le service communication d’une entreprise, en tant qu’assistant et de s’orienter vers des secteurs d’activité qui l’intéressent.

Enfin quels sont vos projets futurs?

Je vais encore continuer quelque temps à œuvrer bénévolement pour le SYNAP.

Entretien mené par Charlotte Robert

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