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Interview de Nathalie Rault, Responsable Communication du Digital Womens’s Forum

18 novembre, 2014 18 novembre, 2014   18 novembre, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Nathalie Rault, Responsable Communication du Digital Womens’s Forum. 

 

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Quel est votre parcours ?

Après l’obtention de mon titre de psychologue spécialisée en communication, j’ai terminé mon cursus universitaire en science politique à la Sorbonne. Un mélange qui peut sembler un peu indigeste de prime abord, mais qui s’avère être extrêmement complémentaire.

L’étude de l’humain a toujours été au centre de mes recherches et de mes intérêts, et participer au changement de la représentation sociale des femmes afin d’amener à une plus grande parité, a toujours fait partie de mes  » grands projets personnels « .On porte tous en soi des idées plus grandes que ce que l’on est, plus puissantes, et qu’il faut développer si l’on ne veut pas passer à côté de ce que nous sommes profondément.

Quelles sont les valeurs du Women’s Forum ?

Le Women’s Forum for the Economy and Society est une agence de Publicis qui organise des Forums à travers le monde, réunissant des femmes influentes pour débattre des questions politiques, sociales et business sous l’angle de l’empowerment féminin ; afin de réfléchir et de tenter d’apporter des solutions bien souvent en disruption, innovantes et engageantes autour de ces problématiques.
Je souhaite également apporter la voix de ma génération et des générations plus jeunes au sein de cet écosystème.

En cette période de marasme économique, nous avons toujours besoin d’un souffle nouveau, innovant, qui sort des sentiers battus et n’a pas peur de prendre des risques.

Vous êtes Responsable communication digitale, quelles sont vos missions ?

Ma mission est de développer au maximum notre présence et notre notoriété numérique ; et conséquemment, celles des femmes dans ce milieu.

Comment relayez-vous vos campagnes de communication sur le web ?

Internet est le média le plus puissant qui existe, quoique l’on puisse en dire. Le relai se fait donc partout sur la toile, et dépasse souvent notre contrôle. Les plateformes que j’utilise majoritairement restent le website et les réseaux sociaux. Je vous invite d’ailleurs à suivre le @womens_forum, nous sommes présents sur tous les réseaux sociaux ! J

Les médias numériques sont – comme le souligne leur nom – sociaux. La communication se fait donc majoritairement par relais, connexions et partages.

Néanmoins, chaque plateforme fonctionne différemment, possède son propre cœur de cible et nécessite un contenu spécifique. On se doit de sculpter la matière afin qu’elle corresponde au mieux à chaque réseau.

Quel(s) réseau(x) privilégiez-vous ?

Pour une utilisation professionnelle des réseaux sociaux, je privilégie Twitter, Linkedin et Google +. Facebook demeure un outil plutôt privé à mon sens, bien qu’il tende vers un business model qui intègre davantage le e-commerce et la publicité.

Quelle campagne de communication à laquelle vous avez pris part vous a le plus marqué, et celle dont vous êtes la plus fière?

La campagne de communication dont je suis la plus fière à ce jour, est celle que j’ai mise en place pour les 10 ans du Women’s Forum. Ayant beaucoup voyagé ces derniers mois, j’ai eu la chance incroyable de rencontrer des femmes à travers le monde entier. J’ai donc mis en place « She’s a Leader Project », qui comprend pour le moment deux volets.

Le premier est une série d’interviews vidéo de femmes à travers le monde ; ethnie, religion, géolocalisation, âge, métier, tout confondu. Ce fut une expérience fantastique, qui m’a apporté beaucoup de force et d’inspiration. C’est dans ces actions que prend sens le travail quotidien, cela donne envie d’aller toujours plus loin. La chaîne YouTube du Women’s Forum présente les interviews tournées en Asie, Amérique du Sud, Moyen-Orient, US, Afrique et Europe.

J’ai ensuite mis en place le « Women’s Forum Street Art Project WFSAP », après m’être rendue compte en tant qu’amatrice de Street Art, que je ne connaissais que très peu de femmes streetartist. Or ce n’est qu’une question de médiatisation ! Le monde en est rempli et j’ai souhaité le prouver. L’idée était de pouvoir faire se rejoindre le numérique et la vraie vie, j’ai donc pris contact avec des artistes à travers le monde entier afin de réaliser leur portrait, puis je leur ai proposé de réaliser une œuvre libre sur le thème « She’s a leader » ; représentant une femme dans leur pays qui les avait guidées dans leurs choix de vie. Je souhaitais également communiquer sur l’importance transculturelle du rôle modèle dans la réalisation d’une personne, notamment pour les filles, qui s’en trouvent souvent démunies.

Le Street Art est un art très revendicatif, et cette initiative a permis de mettre en avant des femmes qui se battent pour leurs droits à travers l’art de rue, parfois au péril de leur vie, notamment en Afghanistan.

Cette campagne mondiale a été réalisée en un mois, à l’aide de 16 artistes, représentant à elles seules 13 pays et 6 régions du monde. Les profils sont à découvrir sur le site du Women’s Forum : ici et les œuvres ici.Promouvoir les femmes dans l’art, notamment l’art contemporain et le street art, fait partie d’une démarche d’empowerment global et reste,en cela, un enjeu du Women’s Forum.
Restez connecté(e)s, Women’s Forum Street Art Project – « She’s a Leader » concocte un projet commun avec L’Institut Culturel de Google…

La première édition du Labcomwomen a eu lieu le 23 octobre dernier, que pensez-vous de cette initiative ? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire partie du jury?

Le numérique est un outil d’empowerment extraordinaire. Il nous offre des fenêtres de communication et d’information folles, qui nous permettent de croire que tout est réalisable.

Et cet espoir est important pour la génération dont je fais partie, la fameuse Génération Y. L’initiative LabComWomen, lancée par LabCom et TF1, me semble en être le reflet et c’est en cela qu’elle a toute sa place dans le paysage numérique actuel.

Il est vrai que les secteurs de la Tech et de l’Ingénierie ont longtemps souffert (et souffrent toujours) de stigmates tenaces, perpétuant cet éternel gap de représentativité entre les femmes et les hommes – gap qui creuse le sillon de l’inégalité. Il est alors très important de montrer aux jeunes femmes des modèles de réussite auxquels elles peuvent s’identifier, afin qu’elles puissent se dire elles aussi  » Tout m’est possible « .
Mais les initiatives qui suivent le chemin du Women’s forum for the Economy and Society, telles que le LabComWomen, mettant en lumière les femmes dans des domaines qui subissent les stéréotypes de genre, nous montrent que la mixité est en bonne voie.Je ne pouvais que soutenir ce projet, et faire partie du Jury a été une jolie aventure !

 

 

 

Propos recueillis par Camille Ohresser

 

 

 

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