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Véronique Duluc: la double casquette étudiante/ entrepreneuse.

15 décembre, 2014 15 décembre, 2014   15 décembre, 2014 0 commentaire

Culture RP est allé à la rencontre de Véronique Duluc, étudiante en master Web et Content Manager en Freelance pour l’agence SEO Powertrafic.  Elle est également créatrice du blog: The Checkpoint.

 

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Quel a été votre parcours?

J’ai un parcours assez tortueux, à vrai dire puisque je suis diplômé d’un bac Sciences et Technologies de la Gestion (actuel STMG) spécialité Gestion du Système d’Informations. Ce dernier m’a permis d’aborder la programmation web (Html/CSS, PhP, MySQL), l’économie, le droit, le management, la comptabilité, le marketing, la gestion etc.

Après le baccalauréat j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour m’investir dans des projets associatifs, artistiques et acquérir de l’expérience professionnelle. J’ai ensuite repris mes études en licence d’Histoire mention Patrimoine, à l’Université de Rouen et obtenue mon diplôme en 2013. En parallèle, j’ai poursuivis mon engagement associatif au sein de structures représentatives étudiantes, continuer de travailler et participer à la rédaction de plusieurs blogs.
En septembre 2013, j’ai intégré le Master Web Editorial de l’Université de Poitiers et en suis actuellement à ma seconde année. Dans le cadre de mon cursus universitaire, j’ai réalisé un stage dans le domaine du référencement web au sein de l’agence de webmarketing, Powertrafic, à Rouen.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le titre “Content Manager en Freelance”?

En français, le métier de Content Manager se traduit par différentes appellations dont celle de gestionnaire de contenus.
Pour faire simple, mon travail consiste à décider quel type de contenus sera publié sur les différents blogs de mes clients et leurs différents comptes sur les réseaux sociaux. Je veille au bon référencement naturel et social de ces derniers, à ce qu’il respecte la Charte Editoriale pré-établi et le plan de communication de chaque marque. J’anime les réseaux sociaux et m’occupe aussi de la rédaction de contenus.

Vous portez la double casquette étudiante et entrepreneuse, pouvez-vous nous décrire votre journée type?

Une journée type commence à 7h avec la planification de la journée, un petit tour par les réseaux sociaux, la lecture d’articles liés à mon domaine d’activité, la programmation de publication pour mon compte Twitter. 9H, les cours débute à l’université jusqu’à 12h et je consacre la pause méridienne à gérer mes dossiers clients. Reprise des cours à 14h jusqu’à 17h. Une fois la fin de ma journée à la fac, je me remets au travail en consacrant mon temps soit pour la rédaction du mémoire de fin d’étude, soit pour mes clients, soit pour la création d’un site web dans le cadre du master, soit pour mon blog. En général, la priorité allant à mes clients puis au master. Je fais cela jusqu’à 1 … 2 … 3 … 4h du matin.

A savoir, nous avons une à deux semaines par mois, sans cours que je peux consacrer à mes missions en freelance. Je bénéficierai prochainement du statut-étudiant entrepreneur qui me permettra de concilier plus facilement études et travail grâce à des aménagements pédagogiques.

Vous possédez un blog: The Checkpoint, qu’est-ce qui vous a poussé en premier lieu à vous lancer dans l’aventure du blogging ? Quels avantages en (re)tirez-vous?

J’ai créé mon premier blog en 2005 et depuis j’ai toujours rédigé des articles sur des thématiques différentes. Je n’ai donc jamais quitté la blogosphère depuis l’époque du lycée. J’ai par contre, fait évoluer ma manière d’écrire, ma vision du blogging et de la gestion d’une communauté de lecteur.

Pour The Checkpoint, l’objectif premier est sans aucun doute de gagner en notoriété autant que de partager.
Dans un second temps, c’est de pouvoir montrer mon expertise dans le domaine de la communication et du webmarketing, tout en abordant d’autres thématiques comme la culture, par exemple. En espérant ainsi pouvoir obtenir des contrats ou partenariats plus facilement.
Enfin, c’est d’échanger car c’est grâce à cela que l’on peut faire évoluer son avis, découvrir de nouvelles choses et évoluer. C’est un point fondamental pour moi depuis mon tout premier blog puisque j’ai rencontré de nombreuses personnes avec qui je suis toujours en contact.

Quelle relation avez-vous avec les réseaux sociaux?  Quels réseaux privilégiez vous?

Durant un temps assez long, j’étais addicte mais depuis que je travaille dans ce domaine, j’ai besoin de prendre un peu de recul de temps en temps pour faire une pause.

J’ai plusieurs comptes personnels : Facebook, Twitter, Ello.co, Google Plus, Pinterest, Instagram etc. que j’alimente tous les jours. Néanmoins, je privilégierai toujours Twitter et Pinterest au détriment des autres qui me sont moins utiles.
Je compte bien d’ici quelques jours être aussi présente sur LinkedIn et Viadeo qui sont des réseaux sociaux pros.

Comment voyez-vous à l’avenir l’évolution de la profession des journalistes, des Relations Publics et des blogueurs?

Désormais, l’internaute voit l’information comme un bien de consommation courante. Il veut tout savoir tout de suite et ça laisse parfois assez peu de temps aux journalistes pour faire un véritable travail de fond, vérifier leurs sources et rédiger des billets apportant une véritable plus-value. Alors certes le temps est parfois limité pour lire un article et il est parfois difficile de durer sur le web tant la concurrence est forte mais cela ne doit jamais être aux détriments de la qualité. Malheureusement, beaucoup de publications sont là uniquement pour faire du clic et non plus dans le seule but d’informer. Le buzz est parfois trop recherché … je pense que l’on va devoir chercher de nouveaux modèles mêlant les qualités de la presse écrite, l’instantanéité du web et l’utilisation des technologies modernes de l’information (vidéo, audio, dataviz et infographie).

Dans le cadre de leurs campagnes de communication, les marques et les entreprises sollicitent de plus en plus les blogueurs. Ces derniers sont devenus essentiels mais néanmoins, il est important de noter deux choses : à ce jour, il n’existe aucun standard au sein des agences/entreprises quant à leurs manières d’aborder les blogueurs. Il n’y a pas non plus de référentiel tarifaire qui permettrait de donner des bases communes à chacun, d’uniformiser les pratiques pour ensuite les améliorer.

De même de l’autre côté, nombre de blogueurs n’ont aucune idée de la manière de négocier un partenariat, en ce qui concerne la législation ni sur comment définir leur tarif.

 

 

 

Propos recueillis par Aurélie Leroy.

 

 

 

 

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