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Interview de Philippe Cattelat, Directeur de Sup de Pub.

10 février, 2015 10 février, 2015   10 février, 2015 0 commentaire

Dans le cadre d’un cycle consacré aux grandes écoles de communication, Culture RP a rencontré Philippe Cattelat, Directeur de Sup de Pub (Groupe Inseec) / @supdepub

 

Philippe Cattelat Directeur de Sup de Pub

 

Philippe Cattelat est le fondateur du magazine étudiant TRANSFAC et du groupe PRACTICE en 1988, ce groupe a été cédé à Vivendi Universal en 2001, il dirige SUP de PUB l’école de communication du groupe INSEEC depuis 2005.

SUP de PUB fondée en 1986 par Jacques Lendrevie, Bernard Brochand et Jacques Séguela est désormais une des école Française les plus importante dans les métiers de la communication, de la création et du digital. Elle compte plus de 400 intervenants annuels et 2200 étudiants répartis sur 5 campus en France et dans le monde. Le réseau des anciens élèves est riche de 6000 membres, certains d’entre eux dirigent de très grandes entreprises du secteur en France (Wunderman, TBWA France, Publicis Paris, BEING, Havas Média…)

 

1/ Depuis 26 ans, Sup de Pub propose à ses étudiants des diplômes spécialisés dans la sphère communication, racontez-nous comment vous avez fait évoluer votre offre de programmes dans un environnement en perpétuelle évolution.

Effectivement l’école a considérablement augmenté son offre de programme depuis une dizaine d’année en particulier dans le domaine du digital et de la création sous toutes ses formes. Historiquement l’école était centrée sur la problématique de la stratégie de marque et du marketing. Les premières filières créatives en conception rédaction et direction artistiques ont été créées à la fin des années 90. Les filières les plus modernes datent de la révolution des nouveaux médias en 2005 – 2006, cela fait bientôt dix ans que nous faisons du digital à SUP de PUB. Ces dernières filières, Digital Marketing, réseaux sociaux, Digital Design, Brand Content et Data Management ont enrichi l’offre de la 4éme et de la 5ème année de MBA que nous proposons avec l’INSEEC, la grande école de management du groupe. Nous avons également ouvert des programmes à Londres, au Canada(Québec), aux Etats-Unis (Chicago) et tout récemment à Genève. Plus de 200 étudiants étudient actuellement à l’étranger.

2/ Quelle est l’importance du digital dans les différents modules proposés et constatez-vous une appétence croissante des jeunes apprenants envers vos programmes très ancrés sur ce domaine ?

Les nouvelles filières ont pris de l’importance et représentent aujourd’hui plus de 60% des jeunes diplômés de l’école qui rentrent sur le marché mais bien évidemment les filières « digitales » ne représentent qu’une partie du contenu digital des programmes. Les NTIC ont profondément changé la manière de travailler et ont impacté tous les métiers de la communication, du marketing, des médias et de la publicité. Ce sont avant tout des outils qui nous permettent d’aller plus vite et plus loin généralement à moindre coût dans l’exercice des fonctions. Les jeunes ne sont pas obligatoirement au fait de cette évolution n’ayant pas connu un monde sans web. La génération des Digital Native sont bien entendu attirés par ces métiers qui paraissent plus attractifs que d’autres secteurs comme l’industrie, le bâtiment, la banque ou l’agriculture qui leur paraissent plus vieillots. Ils sont également surpris par la difficulté de l’insertion et l’exigence des entreprises dans ces nouvelles fonctions. Passer 5 heures par jour sur Facebook ne fait pas de vous un spécialiste du webmarketing. Nous avons des difficultés à leur faire choisir les filières les plus porteuses qui ont un contenu technique ou commercial important comme la Stratégie média ou le Data management.

3/ Comment voyez-vous évoluer le métier de la communication à court terme et quelle stratégie Sup de Pub compte mettre en place pour y répondre?

Les métiers évoluent mais ce sont surtout la manière de les exercer et les techniques mises en œuvre pour le faire qui changent rapidement. Je crois que le mix que nous avons mis en place fonctionne bien à condition que les jeunes diplômés ne considèrent pas que ce sont des métiers « faciles » ou moins exigeants que d’autres. Un tiers de travail, un tiers d’international, un tiers de technologie et un tiers de créativité, comme on dit cela fait un peu trop de tiers mais c’est ce mélange qui fonctionne bien. Nous allons vers des profils de « créative technologist » ayant en plus un bon sens du commercial, de la stratégie et de la relation client, cela fait pas mal de qualités qui doivent être réunies en une seule personne pour voir sa carrière décoller rapidement. Ce sont des profils complémentaires aux étudiants qui sortent des écoles de management du groupe, cela permet de favoriser l’entreprenariat à la sortie des différents programmes Bac +5 du groupe INSEEC au travers de projets incubés mélangeant les équipes. Nous ouvrons en Septembre nos locaux à San Francisco, qui seront en particulier dédiés à des « Bootcamp » spécialisés de 8 semaines centrés sur la création d’entreprise et le développement de projets digitaux.

 

 

 

Propos recueillis par Carole Mazurier,
Responsable Communication externe de l’Argus de la presse

 

 

 

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