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Les relances téléphoniques : pour ou contre ?!

26 février, 2015 26 février, 2015   26 février, 2015 0 commentaire

Julien ELOY,  Directeur Associé de l’agence Wepa.

 

Voici un débat qui existe depuis que le monde est monde. Enfin… depuis que le premier attaché de presse décrocha son téléphone pour contacter des journalistes à qui il avait adressé un communiqué, une invitation.

 

 

Julien-Eloy-photo

 

Sont-elles nécessaires ou à bannir des pratiques de notre cher métier de conseiller en relations médias ? Si la question apparaît de prime abord un peu simpliste, à l’heure des grandes réflexions sur les stratégies de digitalisation des marques, la réponse n’est pas pour autant unanime au sein de la profession. Chacun y va de son avis : « Non, surtout pas de relances ! Un communiqué bien écrit, clair dans ses messages, adressé à la bonne cible de journalistes, ne nécessite en aucun cas des relances » disent certains. « Oui, il est indiscutable que les relances améliorent les retombées d’un communiqué. Elles permettent de mettre l’accent sur une actualité, un message en cohérence avec la ligne éditoriale du média ciblé ».

Ou encore, pour d’autres :

« Oui dans certains cas, non dans d’autres…
Les journalistes sont harcelés ! ».

Un peu simpliste, disions-nous. On voit bien qu’à travers ces trois exemples, la question des relances téléphoniques n’est toujours pas tranchée. Il est clair que dans notre ère du « tout communication » les journalistes, eux, s’exaspèrent du nombre croissant d’appels entrants en provenance des agences. La pratique de relances téléphoniques est alors vécue comme un véritable fléau qui, in fine, nuit à toute une profession. Alors, les relances téléphoniques : pour ou contre ?

Finalement, à y regarder de plus près, cette question en appelle beaucoup d’autres : si relances, dans quels cas sont-elles nécessaires ? A quel moment ? Quel est le bon timing en fonction de la périodicité du média à qui l’on s’adresse ? Est-ce utile de relancer la totalité d’un fichier ?

Par qui doivent-elles être faites :

le stagiaire, qui malgré tous ses efforts ne peut en quelques semaines connaître l’ensemble des journalistes et mettre en pratique, du premier coup, le secret d’une relance efficace ? Le chef de projet, qui lui a la culture du client et maîtrise le sujet ? Le directeur d’agence, qui lui sera écouté car il entretient depuis des années des relations privilégiées avec bon nombre de journalistes ? En tout état de cause, il n’existe pas une réponse binaire à la question de savoir s’il faut oui ou non faire des relances téléphoniques. Dans certains cas, elles sont utiles. Dans d’autres, non. Mais il serait peut-être plus opportun de se demander quelle pratique nous, conseillers en relations médias, préconisons pour être efficace et redorer, demain, l’image de notre profession.

 

Le Synap organise sur le thème très débattu et toujours actuel des relances téléphoniques un afterwork “Café Synap”:

atelier convivial d’échanges et de partages des pratiques professionnelles des relations médias, le mardi 10 mars, à 18h30, au Zango Les Halles – 15 rue du Cygne 75001 Paris (Métro ligne 4, station Etienne Marcel. RER Lignes A, B ou D, station Les Halles). Participation : 10€ (1 consommation + tapas).

 

 

 

 

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