ITW de Valérie Devillard, Directrice de l’Institut Français de Presse

19 mars, 2015 19 mars, 2015   19 mars, 2015 0 commentaire

Dans le cadre d’un cycle consacré aux grandes écoles de communication, Culture RP a rencontré Valérie Devillard, Directrice de l’Institut Français de Presse (IFP), Présidente du Département de Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2).

 

Mme Devillars IFP pour Culture RP

 

Premier centre universitaire à s’intéresser à l’univers des médias, l’IFP a, semble-t-il, toujours voulu être pionnier dans son domaine. Pouvez-vous nous raconter son histoire?

De la déclaration des droits de la presse à San Francisco en 1948 à la co-fondation en coopération avec l’Unesco de l’Association Internationale des Etudes et de Recherches sur l’Information et la communication (AIERI), l’Institut Français de Presse (IFP) a toujours été un acteur actif et militant de la communauté des médias et des journalistes.

Dès 1974, l’IFP crée un DEA en Sciences de l’information et de la communication puis un DESS en journalisme.

Les années 2000 verront à la fois la création d’un master professionnel en journalisme reconnu par le CNPEJ, cursus académique public reconnu pour seulement 13 écoles en France mais aussi la création du Centre d’analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias (CARISM), centre de réflexion qui envisage la communication et les médias à travers un éclairage pluridisciplinaire : droit, économie, géopolitique, histoire, sémiotique et sociologie. La synergie entre la formation et la recherche contribue à apporter aux étudiants une vision bien plus large du secteur de la communication.

 

Vos cursus s’adressent à de futurs journalistes ou professionnels de la communication, quelles sont vos spécificités par rapport à d’autres écoles?

L’IFP est aujourd’hui un Département de Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2) qui intègre dans sa structure une Ecole de Journalisme.

C’est une école très sélective qui actuellement est classée parmi les premières écoles de journalisme reconnues par la profession. Elle offre des enseignements académiques de haut niveau (sociologie, déontologie, économie, management des entreprises, etc.) en les complétant par une formation professionnelle. Afin que nos étudiants soient très bien armés professionnellement, un accent particulier est mis dans leur accompagnement à travers la création de filières qui offrent des nombreux débouchés à l’issue de leur parcours, notamment dans le domaine de la radio, télévision, éditorialisation et web, facilitant ainsi leur insertion professionnelle. Ces différentes filières ont suivi les évolutions des pratiques journalistiques innovantes et aujourd’hui l’accent est particulièrement porté sur les pratiques du journalisme 2.0. Autre spécificité de cette Ecole: étant une institution publique et universitaire, cette formation est également en lien avec un groupement d’intérêt scientifique spécialisé en sociologie du journalisme.

De fait, nous recourons à des enseignants professionnels de haut niveau pérennisés dans la structure de notre école en qualité de professeurs associés, qui grâce à leurs compétences et leur notoriété professionnelle accompagnent les étudiants tout au long de leur formation. En ce qui concerne nos autres formations, nous y accueillons des étudiants provenant de différents horizons, issus d’autres filières de formation, notamment en sciences humaines, sociales et parfois juridiques. Nous recrutons des étudiants qui ont déjà été sélectionnés dans leurs filières initiales et qui de fait sont davantage motivés pour intégrer le secteur de l’information et de la communication. Cette logique de recrutement nous permet ainsi de construire un programme de cours professionnalisants tout en conservant une forte tradition d’enseignement universitaire.

Vous avez noué des partenariats avec des universités étrangères pour la dernière année du master journalisme, en quoi cela apporte-t-il une valeur ajoutée à vos étudiants?

Les échanges internationaux sont au cœur de notre tradition universitaire, c’est ainsi que notre institution a développé dès son origine des formations dans des différents pays étrangers, notamment en Afrique, au Magreb et au Moyen-Orient. Ces partenariats constituent notre identité initiale. Ceux-ci nombreux offrent à nos étudiants l’opportunité de suivre des enseignements dans des universités étrangères et de pouvoir ainsi acquérir une expérience plus grande de la diversité culturelle dans le cadre de leur apprentissage.

A l’ère du tout numérique, nous voyons une évolution de l’exercice du métier de journaliste. Le tollé au sujet de la fausse mort de Martin Bouygues en est la preuve éclatante. Pensez-vous qu’il faille réglementer l’information sur les réseaux sociaux pour éviter les dérives?

Pour répondre à la question, non. Des instances de régulation existent déjà pour faire en sorte que la liberté de la presse s’exerce dans les meilleures conditions et de fait on a pu tout de suite dénoncer et agir pour remédier à cette dérive. Il existe ainsi des modes de régulation et des dispositifs juridiques qui permettent de remédier à ces différents dysfonctionnements.

 

 

 

Propos recueillis par Carole Mazurier,
Responsable Communication externe de l’Argus de la presse

 

 

 

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