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Stéphane Bribard, Directeur de la Communication Externe de Presstalis

13 avril, 2015 13 avril, 2015   13 avril, 2015 0 commentaire

Culture RP a rencontré  Stéphane Bribard, Directeur de la Communication Externe de Presstalis.

 

Stéphane Bribard Prestalis 2015 Pour Culture RP

 

Presstalis a plus de 60 ans d’histoire, quels sont selon vous ses grands moments les plus forts, ses valeurs ?

Presstalis fête ce mois d’avril ses 68 ans d’existence et est toujours resté le pilier de la distribution de la presse en France, sans déroger au fondement et valeurs de la loi Bichet votée le 2 avril 1947 : liberté de diffusion, égalité d’accès et de traitement de tous les titres. Dans les moments difficiles traversés depuis plusieurs années, liés au bouleversement du modèle économique de la presse écrite, notre enjeu, ainsi que celui de nombreux acteurs de la filière, a été de démontrer qu’un système basé sur des principes démocratiques et collectifs pouvait garder un équilibre économique global. En quelques chiffres, Presstalis, distribue quelques 100 quotidiens français et étrangers et 3300 magazines français et étrangers, soit plus de 50000 parutions annuelles ! Nous représentons en métropole encore plus des trois quarts des ventes de presse nationale et internationale, pour une valeur de 1,425 milliards d’euros, soit 620 millions d’exemplaires vendus, par l’intermédiaire de 26000 points de vente servis tous les jours, toute l’année. Sans compter les 43 millions d’exemplaires vendus hors métropole pour une valeur de 147 millions d’euros !

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A l’occasion de la sortie le 2 avril dernier de l’album « 100 héros pour la liberté de la presse», vous réaffirmez l’engagement de Presstalis aux côtés des Reporters sans frontières pour la défense du droit de l’information dans le monde en étant partenaire de sa distribution. Pourquoi ce choix ? 

C’est un engagement naturel et pérenne. Il n’y pas de liberté de la presse sans liberté de diffusion. Et sans liberté de la presse, il n’y a pas de liberté tout court. C’est ce qui fonde depuis 20 ans l’accord des acteurs de la profession auprès de RSF pour que ces albums soient vendus sans que personne ne prenne de commission.
C’est ce qui fonde aussi notre soutien à la Maison des journalistes, lieu refuge pour des journalistes exilés obligés de fuir leur pays uniquement parce qu’ils osent faire leur métier : informer librement.

A l’occasion de la 26ème Semaine de la presse et des médias dans l’école® organisée par le CLEMI du 23 au 28 mars 2015, Presstalis a renouvelé sa participation et notamment ses expositions pour promouvoir la connaissance et la lecture de la presse écrite chez les jeunes. Quel en est le retour pour 2015  ?  

Clemi La liberté d'expression 26eme semaine

Nos actions vers le  milieu scolaire se tournent vers la pédagogie sur la liberté de la presse (par exemple avec « Renvoyé Spécial » qui permet des dizaines de  rencontres entre journalistes réfugiés à la MDJ avec des jeunes lycéens) et une meilleure connaissance de la presse quotidienne et magazine, de ses rouages, de son fonctionnement. Des expositions pédagogiques avec notamment un travail sur une sélection de Unes pour réfléchir sur la sélection et le traitement varie d’une même actualité, la place de la photo, etc… Cette année à la suite des attentats qui ont frappé Charlie Hebdo, nous avons conclu un partenariat avec Cartooning For Peace pour permettre une plus grande diffusion de leur exposition sur le dessin de presse et la liberté d’expression.

Et plus largement comment utilisez-vous les médias sociaux pour votre politique de communication externe ? 

Depuis 6 ans, j’anime une page Facebook depuis 6 ans et un compte twitter. L’objectif est d’abord d’atteindre les journalistes, les curieux de la presse, les profs. On y diffuse des informations corporate ou d’actualités de l’entreprise. Nous avons aussi assuré la présence quotidienne de titres investissant sur le réseau : nouveautés, nouvelles formules, promotions, événements particuliers. Le compte twitter est aussi très utile dans les moments nécessitant une forte réactivité : conflit, incident, interpellation, etc.

A l’occasion du 59ème congrès mondial annuel de Distripress l’an passé, Carine Nevejans, directeur commercial international de Presstalis, a été élue pour trois ans présidente de cette association pour la promotion de la diffusion internationale de la presse. Pouvez-vous nous donner des éléments pour mieux appréhender cette organisation ?

Distripress est la seule organisation internationale regroupant distributeurs et éditeurs. Des rencontres annuelles sont organisées, des partages d’expérience nécessaires dans cette période de crise mondiale de la presse écrite. Pour Presstalis, cette élection a été aussi une nouvelle fois la reconnaissance de la qualité du travail et des équipes de l’International, mais aussi la démonstration du rôle toujours primordial de la presse française autour de la planète et notamment pour la francophonie.

Le 2 juin 2014, Presstalis a lancé ZEENS, la première application « mobile to store » sur smartphone à destination des acheteurs de presse. Quelle est la valeur ajoutée de cette application pour la presse écrite ?

Application Zeens
Oui, en effet, Presstalis a lancé en juin 2014 l’application « mobile to store » et depuis le mois de mars une nouvelle formule est disponible.

Cette application « mobile to store » est le 1er pas franchi avec succès de Presstalis dans le monde digital. Nous sommes convaincus de la nécessité d’associer print et digital, et que nous sommes les mieux placés pour avancer sur cette complémentarité car nous sommes détenus à 100% par les éditeurs. Ils nous maîtrisent, ils valident nos stratégies, bref ils ont la main. Ce ne serait évidemment pas le cas avec des entreprises mondialisées…

Depuis, nous avons aussi lancé ZEENS publishing en novembre 2014, pour créer les versions digitales de nombreux titres, et le ZEENS Lab, lieu d’expérimentation et d’échange pour et avec la profession.

Cette complémentarité print / digital doit permettre aussi de trouver un modèle économique favorable pour le réseau physique de points de vente. Comme nous  leur avons expliqué en mars dernier au salon professionnel Expopresse, s’ils ne sont pas acteurs avec nous des ventes digitales, d’autres s’établiront sur ce marché en développement. Et ils n’auront plus alors la possibilité d’avoir une commission sur les ventes et sur ce qu’ils ont contribué à faire, c’est-à dire : rendre la presse écrite vivante et présente dans la vie quotidienne des français.

 

 

Entretien mené par Virginie DELODDE Key account Manager de l’Argus de la presse

 

 

 

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