La communication peut-elle faire taire les préjugés ?

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Etude après étude, la science conforte l’ancrage du racisme dans l’esprit de la majorité blanche aux Etats-Unis. Un nouveau rapport pointe du doigt, cette fois, la fausse perception de l’autre à l’évocation de son prénom.  Stéréotype, quand tu nous tiens…b.adler_influencia

« Il vaut mieux être homme de paradoxes que de préjugés« , disait Rousseau.

Malheureusement dans un Occident sclérosé par l’ethnocentrie et la peur, le piège de l’idée préconçue se referme sur une majorité de l’opinion publique. La dangerosité nauséeuse des débats sur l’immigration en Europe,
la petitesse intellectuelle d’une France incapable de hauteur face au bouc-émissaire facile,
l’infamie philosophique d’un ignorant milliardaire « moumouté » candidat à la présidence des États-Unis, toute cette répulsion, disons le familièrement, fait autant flipper qu’elle fiche le bourdon.

Chez l’Oncle Sam le préjugé pourrit les relations houleuses entre la minorité afro-américaine et la majorité blanche. Il ourdirait même une guerre civile, à coups de bavures policières.  La preuve avec une nouvelle étude réalisée par le département anthropologique de l’université UCLA  sur la résonance instinctive et raciste chez les blancs à l’évocation d’un prénom afro-américain.

Comme la France avec les prénoms à connotation maghrébine ou noire-africaine, les États-Unis n’ont pas résolu leurs problèmes de discrimination. Elle est culturelle.
Quand DeAndre appelle sa mairie pour aborder un problème, il sera moins écouté que Greg.
Et selon UCLA, aussi adorable et poli DeShawn soit-il, Mike sans même le connaître, le percevra comme violent et inéduqué sur la seule base de son prénom.

Les résultats d’une nouvelle étude nord-américaine sur la perception du noir par le blanc nous donnerait bien envie de remettre de la couleur dans ce nanar anachronique.

 Le noir est grand et violent, le blanc sympa et éduqué

Réalisée auprès de 1500 volontaires âgés de 18 à 70 ans et auto-définit politiquement comme de centre-gauche, l’étude scientifique publiée dans le journal « Evolution et comportement humain » prouve que le racisme touche aussi ceux que le préjugé devrait épargner. Une des méthodes utilisée par l’équipe des chercheurs en anthropologie de UCLA consistait à faire lire des vignettes aux participants.

Sur la moitié des stéréotypes de prénom afro-américain, comme Jamal, Darnell ou DeMar, sur l’autre des prénoms à consonance blanche comme Garrett ou Connor.
Il serait intéressant de faire la même étude chez nous en remplaçant Darnell par Mohammed.

Retrouvez l’intégralité de l’article  La communication peut-elle faire taire les préjugés ? par BENJAMIN ADLER ici

Benjamin Adler (@BenjaminAdlerLA)

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