No Impact Week, la 3ème édition

9 mai, 2017 9 mai, 2017   9 mai, 2017 0 commentaire

L’écrivain et blogueur américain Colin Beavan surnommé No Impact Man a expérimenté avec sa famille un mode de vie en réduisant son impact écologique pendant une année à New-York.

Cette initiative a inspiré Thomas Parouty, fondateur de l’agence Mieux, qui a organisé deux années consécutives au sein de son entreprise engagée, une semaine dédiée à la réduction de l’empreinte carbone en proposant des actions à ses collaborateurs. Semaine d’actions et de sensibilisations au développement durable, baptisée « No Impact Week ».

Culture RP a rencontré Thomas Parouty pour qu’il nous dévoile les enjeux de cet événement qui se déroulera pendant la semaine du 29 mai au 03 juin 2017.

 

« Notre alimentation, notre rapport aux ressources,
notre usage de l’énergie,
notre façon de nous déplacer,
le bien-être de chacun sont autant d’aspects
sur lesquels il est possible d’agir
facilement en entreprise. »


Thomas avant de rentrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous définir l’ADN de Mieux, l’agence des marques de demain, et nous donner quelques clés de votre parcours qui pourraient nous permettre de mieux comprendre votre démarche d’aujourd’hui envers le Développement Durable auprès des entreprises ?

Le_Balcon_Thomas PAROUTY Shooting Corporate + Apéro pour l-évenement No Impact Week

Mon métier de conseil m’a toujours incité à aider les entreprises à comprendre et anticiper le monde de demain. Dès 1998, j’ai accompagné des marques dans l’aventure du Digital. En parallèle, j’étais engagé dans diverses associations, notamment pour la promotion de l’entreprenariat vert. Quand j’ai créé l’agence MIEUX, en 2009, j’ai voulu répondre à une demande des entreprises qui voulaient se positionner vers un monde plus connecté et responsable. MIEUX, c’est 3 choses : créer de la préférence de marque, progresser chaque jour et aussi participer à un « monde plus souhaitable », à une économie prête face aux enjeux du Digital et du Développement Durable. Et le digital est le premier levier pour répondre à ses 3 objectifs.

La « No Impact Week » s’adresse aux entreprises et associations, petites et grandes, qui veulent participer à un monde plus responsable, en travaillant autrement, dans le respect des hommes et de la planète. Elle se propose d’agir sur différents volets en prenant conscience de chaque enjeu et d’accomplir chaque jour des actions positives. Quels sont les valeurs et objectifs des actions : « AGIR POUR LA PLANÈTE / AGIR POUR L’ENTREPRISE / AGIR POUR L’HOMME, DEMAIN » ?

  • L’objectif de la NO IMPACT WEEK est de sensibiliser et mobiliser les salariés. Trop de collaborateurs font attention à leur domicile (fermeture du robinet, tri des déchets, déplacement doux, choix du bio…) mais oublient leur bel engagement en passant la porte de l’entreprise où ils ne payent rien. Les entreprises polluent beaucoup trop… alors que les salariés peuvent se motiver facilement.
  • L’idée est donc de jouer, d’apprendre, de comprendre ce que le monde de demain pourrait être, si on adoptait un nouveau comportement… et de s’en rapprocher un peu plus vite. Nous apportons du contenu sur de nombreux enjeux DD, gratuitement, pour accélérer cette prise en main par les entreprises et la prise de conscience.

6 jours pour changer l’entreprise, quelles sont les grandes lignes directrices de cette semaine d’implication au quotidien ?

 

 

En 6 jours, la NO IMPACT WEEK fait un tour de sujets majeurs pour l’entreprise. Lundi : agriculture et alimentation. Mardi : ville, ressources. Mercredi : mobilité, outils de travail. Jeudi : Economie circulaire. Vendredi : Qualité de vie au travail. Samedi : ramassage des déchets en bord de seine et pique-nique bio local pour partager nos retours d’expérience.

Tous les jours, on propose du contenu : les enjeux, un quizz de 20 questions, 5 petits pas / changements de comportement, 5 films ou livres, des portraits inspirants et chaque soir une conférence-apéro avec 3 intervenants experts et/ou disruptifs sur la terrasse de notre péniche à Boulogne (où l’agence est installée).

Ensuite, chaque entreprise l’adapte à sa culture, sa taille, son métier, ses valeurs, en co-construisant la semaine avec des salariés.

Consommer des produits locaux et de saison, choisir des fournisseurs de proximité, faire des achats réfléchis, économiser les ressources, réduire ses déchets, sont autant d’actions visant à réduire son empreinte écologique et ainsi à lutter contre le réchauffement climatique. Quels sont selon vous les leviers, les questions à se poser, à expérimenter, les bonnes pratiques, les innovations du moment qu’il faut avoir en tête pour aborder sa vie en étant plus responsable de ses actions, de ses déchets, des économies relative à ses déplacements, à une qualité de vie au travail plus harmonieuse ?

Le niveau des entreprises sur le Développement Durable est logiquement très hétérogène, comme l’est l’engagement des citoyens.

C’est donc en jouant, en partageant et en expérimentant de nouvelles façons de faire, de vivre, de manger… qu’on découvre de « nouveaux plaisirs ».

L’an dernier, un salarié de MIEUX mangeait très souvent des boites de pâtes, pour son déjeuner. C’est en découvrant et en aimant de nouvelles recettes qu’il a changé. Aujourd’hui, il va dans des restos bio, pour se restaurer et il se sent en meilleure santé.

Un autre salarié a compris que le tri et le recyclage permettaient de fabriquer les trottinettes de ses enfants grâce aux canettes en alu qu’il jetait dans la poubelle jaune.

Idem sur la Qualité de vie au travail, que nous avons volontairement dans le Développement Durable en entreprise, un mode de management « Entreprise libérée » fait découvrir de nouvelles sources d’efficacité.

J’ai une vision du Développement Durable foncièrement optimiste. La peur du changement climatique ne marche pas.

Quel est le modèle économique, partenariats engagés pour la réussite de « No Impact Week » ?

Comme on veut que le monde bouge, la NO IMPACT WEEK est gratuite. Donc le modèle économique est … fragile. Mais on est là pour avancer. On verra plus tard. Surement que la NO IMPACT WEEK deviendra une association dans quelques années, avec des revenus sur le conseil aux entreprises. Son succès repose sur de nombreux partenariats, avec des réseaux comme Entrepreneurs d’avenir, le MoovJee, le CJD qui relaient l’info auprès de leurs membres, avec des acteurs de la RSE, des espaces de coworking… Les entreprises qui la mettent en place en parlent à leurs amis, clients, fournisseurs car c’est une belle opération de communication pour l’entreprise qui s’engage… Cela participe à un élan général et l’effet « boule de neige optimiste » fonctionne très bien. Avec très peu de communication, une cinquantaine d’entreprises (dont des grands groupes français) nous ont rejoints.

Avez-vous mis en place une communication responsable et comment souhaitez-vous que les différents acteurs, experts, journalistes, Influenceurs relaient votre événement sur l’ensemble des supports de communication que permet le digital, aujourd’hui ?

Pour une fois qu’une agence propose une opération gratuite 😉 et une opération tellement inspirante, mobilisatrice et positive, que ce serait dommage de ne pas tenter de devenir un peu plus vertueux. Les journalistes parlent de plus en plus souvent des actions positives. La NO IMPACT WEEK en est une. Dans une période compliquée pour la France et le monde, agir autrement permettra peut-être de construire un monde meilleur.

 

Merci à Myriam Migevant, Consultante Commerciale Agences à L’Argus de la presse pour cette rencontre 🙂

 

 

Marc Michiels,
Chargé de la ligne éditoriale, CM : @Culturerp @Argusdelapresse,  ArtisteÉcrivain.

 

 

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