Nos Young Lions PR sont bien décidés à défendre la French Touch lors du festival international de créativité à Cannes

8 juin, 2017 8 juin, 2017   8 juin, 2017 0 commentaire

« Notre enjeu est tout à la fois de préparer la team française à remporter un titre aux Young Cannes Lions pour la première fois, mais également à travers eux, de former une nouvelle génération de young PR français aux référents internationaux. Leur apporter une vision confiante, ambitieuse, globale, omnicanale des PR tels qu’ils se pratiquent dans les pays d’influence anglo-saxonne. Le challenge de toute l’industrie des PR est de valoriser ses métiers, la qualité et la place de son conseil à la table des décideurs et dans leurs stratégies de communication. » Isabelle WolfPrésidente du jury « Meilleurs Espoirs Français Relations Publics » Fondatrice Agence Kingcom – Membre de Syntec Conseil en Relations Publics.

 

Ségolène Redon et Félix Vo ont bénéficié pendant 4 mois d’un programme de coaching sur-mesure, animé par des experts et membres du jury avec pour fil conducteur un debrief de la reco gagnante et une mise en perspective selon la grille de critères de sélection du jury Young Lions PR. Les lauréats ont été accompagnés et se sont perfectionnés sur l’analyse d’études de cas, les best practices et réflexes à acquérir, les différentes stratégies de moyens avec la méthode de réflexion du paid, owned, earned à penser Big Idea dans une perspective internationale… Ils se sont également préparés au Pitch elevator, à répondre à des briefs fictifs, à présenter des smart slides…

 

Culture RP a rencontré Ségolène Redon et Félix Vo d’@HavasParis pour connaître leurs ressentis à la suite de ces sessions.

YOUNG LION PR Ségolène Redon et Félix Vo

Quelles étaient vos attentes de ces sessions et pour quels retours d’expériences ?

Nous souhaitions avoir un debrief franc et constructif de notre présentation lors de la compétition France, identifier nos forces et faiblesses afin de travailler les points qui restaient à perfectionner. Et curieux d’apprendre d’autres façons de faire pour se nourrir et ouvrir nos esprits à toutes les idées et méthodes.
On a été très « touché » par le sur-mesure des coachings reçus et du temps de préparation que cela a du demandé. On a été impressionné par le niveau d’expertise et de professionnalisme des représentants de la filière et de leur accompagnement.

Le rôle de binôme permet le plus souvent une remise en question et une proposition créative plus élargie et structurée. Comment avez-vous abordé cette force d’un duo, cette double identité liée à vos parcours respectif ?

On a une particularité : notre duo est binational et biculturel. Ségolène est française et a commencé sa carrière dans le milieu associatif avant de se spécialiser dans la communication institutionnelle. Tandis que Félix est américain et est passé du marketing à l’anglo-saxonne à l’administration française.
Le jury a très vite mis en avant la richesse de cette diversité que nous n’avons pas au début visualisé ni appréhendé. Mais les coachings et le temps passé ensemble nous ont permis d’en faire une force et une singularité qui peut marquer les esprits à Cannes.
Le fait d’assumer nos deux identités, les mettre en scène et arriver à un vrai dialogue nous a permis de faire de nos différences une complémentarité. Nous sommes arrivés à devenir de faux jumeaux en quelque sorte !

Quelle est votre perception aujourd’hui du métier des RP dans une perspective d’enjeux à international ?

En France, on a encore tendance à appréhender les RP par les relais d’opinions alors que dans le contexte international les PR demandent de décloisonner la communication pour utiliser tous les canaux au profit d’une idée, d’un message et qui mobilise l’ensemble des parties prenantes.

Un de nos points communs à tous les deux est que nous partageons cette vision intégrée du métier et c’est cette dernière qui nous a donné envie d’avoir ce parcours en communication.

Quand il s’agit de gagner, de convaincre un public, des experts, il faut de l’engagement, de la créativité, de l’authenticité et de la connivence. Dites-nous comment allez-vous vous préparer pour défendre les couleurs des PR made in France ?

Nous regardons beaucoup de case studies pour nous inspirer, nous veillons les dernières tendances, nous parlons avec les meilleurs experts de notre filière professionnelle et surtout, pas de secret, nous nous entrainons sur des briefs fictifs ! Cela nous permet d’affiner notre manière de travailler ensemble et de perfectionner notre performance en duo… français certes, mais très international.
Nous sommes persuadés que les PR made in France sont sociales, modernes, créatives et ouvertes sur le monde et que l’on souhaite incarner lors de la compétition tant par nos idées que par notre team.

« La dimension “RPable” d’une idée créative se mesurera toujours plus par sa capacité à générer un intérêt médiatique et social positif et signifiant. » Écrivait Eric Maillard, Directeur Général d’Ogilvy Public relations. Qu’en pensez-vous ?

Comment ne pas être d’accord avec Eric Maillard !! Pour nous, une bonne idée doit puiser sa force dans la préoccupation ou dans l’intérêt des cibles à qui s’adresse l’idée créative. Enlever cette dimension c’est enlever la pertinence, le bon sens de l’idée créative alors que c’est son fondement et sa force.

Les publics sont aujourd’hui multiples, connectés et peuvent même devenir des médias à part entière. Les entreprises et les organisations ne sont plus ainsi les propriétaires exclusives des informations qui circulent sur elles. Les PR constituent un « earned media » dont les clients mesurent de mieux en mieux la création de valeur. Quelles sont selon vous les tendances et les actions à mettre en œuvre pour optimiser ces créations de valeurs et développer la créativité comme axe directeur de ces actions ?

Aujourd’hui, les citoyens sont très actifs avant tout parce qu’ils veulent agir. Nous sommes en face de citoyens engagés et responsables qui ne consomment plus juste pour consommer.

Les campagnes PR doivent intégrer des mécaniques de conversation, d’interaction, de partage et de participation qui permettent aux citoyens de s’approprier le message et de devenir des créateurs de contenus.

Cela s’appelle le « User Generated Content » : c’est une tendance qui nous parle et nous souhaitons la mettre en avant dans notre réponse à l’épreuve de Cannes afin d’amplifier l’ampleur et la portée d’une « big idea ».

Cela suppose de privilégier les canaux qui permettent aux cibles de s’approprier le message et de le partager avec leurs mots ou leurs gestes et en fonction de leurs préoccupations.

 

 

 

Marc Michiels,
Chargé de la ligne éditoriale, CM : @Culturerp @Argusdelapresse,  ArtisteÉcrivain.

 

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