Interview D’Annie Abela-Lichtner, fondatrice du site My Digital Week

19 juin, 2017 19 juin, 2017   19 juin, 2017 0 commentaire

Culture RP a rencontré  Annie Abela-Lichtner, fondatrice de My Digital Week, le premier site qui fédère les événements de l’économie numérique dans les principaux secteurs : e-Commerce, Digital Marketing, Mobile, IT, e-Santé, Fintech, e-RH, Smartcity, Internet des Objets, Innovations, e-Education, e-Tourisme, Startups, Médias etc.

photo Annie cultureRP

 

Vous avez suivi une formation de biologiste, quelles sont les raisons  de cette réorientation vers le monde du digital ? Quels sont les défis qui vous y ont poussés ?

Enthousiaste de nature, je me suis toujours donné les moyens de changer de métier quand celui- ci ne m’amusait plus. Les études de biologie étaient passionnantes mais je me suis aperçue très vite que le travail en laboratoire, ne correspondait pas à ma personnalité. Dans les années 80, la micro-informatique faisait son apparition, c’était pour moi, un beau terrain de jeux à défricher. J’ai suivi un cursus original dédié aux femmes, qui n’existe plus à l’heure actuelle. Et c’est bien dommage ! L’idée était de donner à une poignée de femmes, les clés pour réussir dans l’informatique et le management.
A l’issue de cette formation, j’ai travaillé au sein du groupe Bull comme assistante chef de produit pour le lancement du Micral, le premier micro-ordinateur français ! Puis, comme chef de produit PAO, PageMaker, l’ancêtre d’Indesign d’Adobe. Je donnais des conférences à la presse spécialisée, lors de lancement de nouvelles versions. Quelques années après j’ai pu intégrer une rédaction, en faisant mes preuves sur des articles qu’aucun journaliste ne souhaitait faire. C’était un challenge, mais je voulais à tout prix devenir journaliste. Cette passion ne m’a pas quittée, bien au contraire, cela fait plus de 20 ans que cela dure.

My Digital Week est un site qui aide entreprises et organisateurs dans leur quotidien. Quel est le challenge pour votre activité et en tant que précurseur de ce concept, comment parvenez à conserver votre statut de leader ?

Mon challenge est simple : je ne dois pas passer à côté d’un évènement, quel que soit sa taille. Au quotidien cela implique de s’abonner à plusieurs dizaines de news letter, des centaines d’alertes, des heures de veille sur les réseaux sociaux… Une veille que je faisais en tant que journaliste, je l’ai simplement renforcée pour le site.

Votre rôle est en quelque sorte d’être un intermédiaire entre les organisateurs et les entreprises. Quelles relations entretenez-vous avec vos interlocuteurs ?  Sur quels critères privilégiez-vous vos partenariats ?

Mon luxe est de travailler avec les gens que j’apprécie professionnellement et humainement. J’aime travailler sur la durée et fidéliser mes clients. Si le site existe depuis un an, les partenariats avec les organisateurs ont fait leur preuve sur presque 15 ans …  Je croise les doigts pour que cela dure encore longtemps.

Vous soulignez qu’en 2015 il y a eu près de 800 événements organisés en France. Comment expliquez-vous cette multiplication d’événements et notamment lors de ces dernières années ?

Nous assistons à une overdose d’évènements ! Les thématiques à la mode génèrent leur propre vague d’événements nouveaux comme dans les objets connectés ou la transformation numérique qui s’ajoutent aux événements existants. Et tous n’ont pas la même qualité que ce soit au niveau organisation, contenu, … De plus, avec la révolution numérique, le digital impacte toutes les fonctions de l’entreprise : finance, marketing, ventes, ressources humaines, production… Les métiers se transforment, et plus que jamais l’humain a besoin de repères, d’où cette multiplication d’événements depuis plusieurs années. Les retours d’expériences, les success stories, mais aussi les débats ou encore les ateliers ont encore du succès, si la qualité des intervenants est au rendez-vous. Je crois beaucoup aux événements de taille moyenne très verticaux alors que les grands salons ont tendance à s’essoufler.

Event

 

Les réseaux sociaux sont un relais vital pour votre communication et votre image. Est-ce pour autant le seul moyen de communication que vous utilisez pour mettre en avant l’ensemble de vos informations ?

Content is king ! Si mydigitalweek est très centré sur l’événementiel, les analyses, les tribunes d’experts ou les interviews font partie de ma stratégie de communication. J’utilise beaucoup Linkedin et Twitter pour annoncer les derniers posts sur le site. Et je reste très classique pour relayer l’information, avec deux news letter par semaine. Elles permettent aux abonnés d’organiser leur semaine en s’inscrivant aux évènements.

Selon-vous le rôle d’un Community Manager est-il primordial pour porter votre engagement sur ces canaux de diffusion ?

Absolument. Et j’avoue avoir du mal à sous-traiter cette partie-là. L’engagement de votre communauté est lié à votre personnalité. Ce que vous twittez est ce que vous êtes ou censée le représenter ! 

Enfin, avez-vous un projet spécifique de développement pour le deuxième semestre 2017 pour anticiper d’éventuels besoins ?

Nous venons de mettre en place l’abonnement Premium qui permet à tout un chacun d’obtenir des réductions, voir la gratuité sur des évènements payants mais aussi l’accès à des contenus exclusifs.
Pour la fin de l’année, nous allons proposer aux participants et aux prestataires de donner leur avis sur l’événement. Le poids des avis d’internautes ne cesse de croître. En donnant leurs avis sur Internet, ils influencent l’e-reputation des organisateurs et je l’espère élever la qualité du contenu. De même, pour les prestataires, qui sont face à un vrai casse-tête pour choisir les salons sur lesquels ils doivent investir ou pas. Si on veut bouger les lignes, il faut sortir de sa zone de confort et cette nouvelle fonctionnalité ne va pas laisser les organisateurs de marbre. Je me prépare à recevoir leurs réactions.

 

Annie

 

 ” Mon luxe est de travailler avec les gens que j’aime. Je n’ai pas l’impression de travailler mais de partager “.  Annie   Abela-Lichtner

 

 

 

Paul Damman, Assistant Marketing & Communication de l’Argus de la presse – @Argusdelapresse @CultureRP

 

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