Pixis : la start-up qui utilise l’IA pour optimiser l’orientation scolaire

28 septembre, 2017 28 septembre, 2017   28 septembre, 2017 0 commentaire

Dans ce contexte de rentrée scolaire, Culture RP a rencontré Borna Scognamiglio, CEO et co-fondateur de Pixis, une start-up avec une équipe internationale qui a développé une plateforme de conseils en orientation, via des tests et des coachs, pour guider les jeunes à trouver leur voies, en alliant l’IA à l’humain.

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Pixis a l’originalité d’être une start-up italo-libano-française. Quels avantages tirez-vous de ce mélange de culture pour votre activité ? Quelle est l’identité de Pixis ?

La dimension internationale des co-fondateurs de Pixis est sûrement une importante richesse pour l’entreprise. Nous nous apportons mutuellement nos expériences et vivons au quotidien les différences culturelles. Nous pensons que la force de Pixis demeure justement dans l’ouverture d’esprit et la curiosité, des valeurs que nous partageons très fortement et que nous voulons transmettre aux jeunes que nous aidons.


La mission de votre start-up est de présenter les métiers d’avenir, ainsi que les voies pour y accéder, analyser la personnalité de l’intéressé afin de le mettre en contact avec un coach ou un professionnel du secteur en question. Pour cela vous avez mis en place un questionnaire spécifique à l’aide de spécialistes en éducation et sciences cognitives. Celui-ci répond-il à une logique d’algorithmes, ou il y a-t-il une analyse spécifique et personnalisée en fonction de l’étudiant en lui-même ? Il y a-t-il un dialogue pour approfondir certains aspects ?

Avec Pixis, nous avons conçu et développé une plateforme qui puisse accompagner de manière exhaustive les jeunes dans leur parcours d’orientation. Cela implique d’aider les jeunes à répondre à trois questions de base : Quels sont mes talents et compétences ? Quel métier correspond à mes valeur ? Quel diplôme ou formation correspond à mes aptitudes ?

Pour chacune de ces questions, nous apportons des informations de qualité et qualifiées, tout en guidant le jeune dans la découverte de soi et de toutes les opportunités que le monde lui offre.

Nos outils psychométriques ont été testés sur des centaines de jeunes et répondent à des critères scientifiques rigoureux qui permettent de saisir les traits de personnalité et les intelligences multiples d’une personne. Ces paramètres permettent de donner de premières pistes et suggestions au jeune.

Pour approfondir son parcours d’orientation, nous donnons la possibilité au jeune d’être suivi par un coach certifié qui apporte un regard d’expert extérieur et qui soutient le jeune dans sa démarche.

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Vous réussissez à allier l’Intelligence Artificielle avec l’humain, grâce au contact direct avec des professionnels ou des coachs. Contrairement au questionnaire très accessible, cette action a un coût assez conséquent pour l’étudiant, est-ce donc une pratique courante ? Qu’apporte l’humain que l’Intelligence Artificielle ne permet pas ? 

L’échange humain demeure fondamental lorsque l’on veut travailler en profondeur sur soi-même. Pour nous, le numérique est un moyen très puissant qui permet d’obtenir de premiers renseignements sur la personne et permet d’en dégager un profil très précis. Le coach intervient en aval de ce processus et devient une personne avec laquelle on peut échanger et interpréter les résultats des différents tests et parcours pédagogiques. Dans ce cadre et grâce à nos outils numériques propriétaires, nous pouvons offrir des prestations de coaching à des prix sensiblement inférieurs par rapport à la moyenne du marché, tout en démocratisant un service qui, aujourd’hui n’est accessible qu’à un nombre limité de personnes.


La transformation numérique et notamment Internet, permettent de se renseigner par soi-même. Pixis permet de garantir des informations authentiques, dans cet univers de données, plus ou moins correctes. Êtes-vous en relation avec d’autres acteurs plus « traditionnels » de l’éducation ? Comment est perçue votre société par la profession des conseillers d’orientation ?

Pixis collabore déjà et cherche à collaborer avec plusieurs parties prenantes du monde de l’éducation et de l’orientation. Plus particulièrement, pour une partie de nos activités, nous utilisons des données publiques fournies par le Ministère de l’Education Nationale et l’ONISEP. Les conseillers d’orientation sont des partenaires à part entière, car Pixis est un outil qui peut les aider dans leurs démarches quotidiennes avec les élèves de collèges et lycées.


Pour gérer ce contexte de Big Data, vous faites appel à l’Intelligence Artificielle, notamment pour détecter de nouvelles tendances. En plus de conseiller les étudiants pour leur orientation vous faites donc une veille sur les métiers d’avenir. Quels outils vous permettent cela ? Par quels moyens réussissez-vous à avoir cette vision futuriste ?

Pixis a un positionnement très précis : aider les jeunes à trouver leur voie et les sensibiliser aux métiers en lien avec les 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies. Dans ce cadre, en suivant une ligne éditoriale qui nous est propre, nous recueillons et classifions des centaines d’articles et contenus provenant de plus de 200 sites et médias en ligne. Nous avons développé une technologie interne qui nous permet de trier et associer chaque article à un objectif de développement durable et à un métier qui est affiché sur notre moteur de recherche.

Nous sommes convaincus que les jeunes aujourd’hui ont besoin d’un accès à une information de qualité et d’histoires inspirantes à partir desquelles ils peuvent trouver une activité (et donc un métier/rôle) qui les épanouisse et les réalise humainement et professionnellement.

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Quelles tendances observez-vous dans ces métiers d’avenir ? Ne pensez-vous pas avoir un impact sur la création elle-même de ces métiers en question, qui ne sont alors que projectifs ?

Notre veille consiste aujourd’hui dans l’élargissement des champs des possibles et de l’information sur des métiers (plus ou moins qualifiés) qui ont un impact positif sur la société et l’environnement.

Dans ce cadre, en considérant le chiffre très débattu (environ 60% des métiers du futur n’existent pas encore), notre rôle est d’indiquer aux jeunes une voie générale à suivre, qui est en lien avec les enjeux et les défis de la société du 21e siècle. Pour nous, les métiers d’avenir seront ceux qui auront contribué à créer une société plus juste, durable et inclusive. Cela ne concernera pas que les métiers à très forte composante technologique, mais aussi des fonctions et rôles ou la créativité, l’empathie et la collaboration sont des aspects difficilement remplaçables par des machines.


Du fait de la pluri-nationalité de votre entreprise, avez-vous des perspectives de développement à l’international ? Quels sont les projets de Pixis à court, moyen et/ou long terme ?

Etant membre de l’agence des Nations Unies Sustainable Development Solutions Network Youth (SDSN Youth), nous avons la vocation et l’ambition de rendre Pixis un outil utilisé par le plus grand nombre, dans plusieurs pays du monde. Aujourd’hui, notre priorité est de confirmer et accroître notre présence en France, tout en préparant le développement à l’international à partir de 2019.

 

 

Portrait

Borna

Borna Scognamiglio est le président et cofondateur de Pixis. Anciennement chercheur à l’Université Paris-Sorbonne, il est diplômé d’une double licence en management du patrimoine culturel, d’une maîtrise en histoire et possède des certificats en entrepreneuriat de l’ESCP Europe et en design thinking de l’École Centale Lyon. Il croit fermement à l’application de la méthodologie de la recherche scientifique dans la réalité de l’entreprise et estime que l’éducation est un moyen exceptionnel d’émancipation sociale. Il est le fondateur du réseau de chercheurs italiens en France et il est membre du conseil d’administration de la fondation Fond Ambiente Italiano – France.
Avec Pixis, il rêve de donner à chacun la chance de cultiver ses passions et ses talents. Etant membre du Réseau des solutions de développement durable des Nations Unies (SDSN Youth), il veut construire un outil capable de catalyser l’éducation pour tous, favoriser le développement personnel et aider les jeunes à imaginer et à agir pour un monde plus juste et durable.

 

 

Paul Damman, Assistant Marketing & Communication de l’Argus de la presse – @DammanPaul  @Argusdelapresse @CultureRP

 

 

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