Hease Robotics, la start-up qui révolutionne le service client grâce à son robot Heasy par Max Vallet et Jade Le Maître

14 novembre, 2017 14 novembre, 2017   14 novembre, 2017 0 commentaire

Culture RP a rencontré Max Vallet et Jade Le Maître les fondateurs d’Hease Robotics, une start-up qui a fait naître Heasy un “robot kiosk” dédié à l’industrie de la distribution et aux services à la clientèle.

 

hease robotics

 

 

Vous avez tous les deux beaucoup d’expérience dans le monde de la robotique. Quelle a été la raison de ce projet et quel est l’ADN d’Hease Robotics ?

M.V : L’ADN c’est clairement l’usage. Quand Jade et moi nous sommes rencontrés, nous sommes tombés d’accord immédiatement : il faudra créer un usage concret.

JLM : Nous ne voulions pas inverser la problématique et faire comme beaucoup, c’est à dire imaginer et construire un super robot AVANT d’en définir le rôle. En robotique, le design sert l’usage. Et non pas l’inverse : on est une équipe de roboticiens au service d’un produit, avant tout !

MV : De par ma première société, j’ai rencontré des grands comptes. Ils nous ont confiés leurs besoins, dans quoi ils seraient prêts à investir, pourquoi les solutions en place ne leur plaisaient pas. C’est comme ça qu’a démarré la conception de HEASY : un robot avec un rôle de borne d’information.


Vous avez fait le choix de ne pas mettre de système vocal au vu de l’environnement bruyant et des grandes attentes des clients à ce sujet là. L’idée est donc d’aider, d’informer, de guide le public à l’instar d’une borne, mais de façon plus efficace, plus ludique et plus interactive. Il a été créé pour aider le personnel d’accueil. Expliquez-nous les fonctionnalités d’HEASY et ses particularités.

MV : HEASY est le 1er robot kiosque destiné aux environnements publics et leurs exigeants visiteurs : son utilisation est aussi simple qu’une borne, qui est en fait notre marché. Nous en avons eu assez de ces kiosques d’informations pas très jolies, difficiles d’accès et immobiles ! Avec HEASY, on peut faire tout ce qu’on pourrait faire avec une borne, comme du conseil, de la vente, mais aussi du guidage et des utilisations très ludiques type jeux ou consultations de médias. L’usage dépend de ce que l’on décide !

JLM : Au final, on observe que la mobilité ajoute des fonctionnalités inédites, comme l’accompagnement à un point précis par exemple ! Elle permet aussi à Heasy d’avoir un double rôle : au cinéma, on peut imaginer HEASY comme agent de vente à l’entrée, puis comme borne de satisfaction à la sortie de la séance. Et HEASY se serait déplacé tout seul pendant votre film, depuis l’entrée jusqu’à la sortie.

 

Heasy

 

HEASY est doté d’yeux qui montrent des sentiments tels que la joie et la tristesse. Le but est-il de faire ressembler au maximum le robot à l’humain ou est-il important de conserver une certaine distinction ? L’intérêt de ces aspects, est-il uniquement d’attirer le public vers le robot ?

JLM : HEASY n’a pas grand-chose d’un robot dit « humanoïde » . Ces fonctions émotionnelles sont là pour communiquer avec l’humain, pas pour l’imiter. L’écran est de type arcade, ce sont des LED : on ne peut pas confondre avec le regard d’un homme ou d’une femme. Le design du robot ne doit pas ressembler à l’homme, il doit se fondre avec son usage ! Chez Hease Robotics, on a travaillé dur pour faire de ce robot quelque chose d’attractif, mais tout a été pensé pour le rendre utile.


Suite au CES de Las Vegas, vous avez expérimenté HEASY en magasin de janvier à septembre. Quels sont les résultats ? Quelles ambitions avoir au vu de ceux-ci ? Quels types de clients visez-vous pour vos robots pour sa commercialisation en 2018 ?

MV : Les premiers résultats sont excellents. HEASY capte facilement 30 fois plus de personnes qu’une borne classique ! Nos premiers clients, Leclerc et Keolis par exemple, imaginent déjà des scénarios futurs pour utiliser tout le potentiel d’une borne mobile comme HEASY. Tout est à inventer dans ce domaine, et je pense que ces acteurs y voient une véritable façon d’innover. Nos ambitions vont de pair avec ces constats : nous sommes d’ores et déjà au maximum de notre capacité de production et avons hâte d’ouvrir les précommandes officielles d’HEASY, en février. À ce moment-là les robots seront destinés à tous les acteurs du retail, mais aussi aux gares, aéroports, bureaux en tant qu’agent d’accueil ou encore centre de loisirs comme des musées ou stades.

 

heasy2

 

Vous parlez d’HEASY comme une première étape. Quelle est la deuxième ? Quels seraient les prochains attributs de vos robots autres que l’accueil et l’aide à la vente ?

JLM : Pas vraiment en fait…

MV : Nous avons énormément à faire avec HEASY. Nous voulons l’imposer comme l’avenir de la borne, et devenir leader mondial de la borne mobile. L’ADN de la société est dans la relation client, mais beaucoup de challenges pourraient s’ouvrir dans les années à venir. Nous y songerons alors.

JLM : Et HEASY aura de nouveaux usages dans le futur. En lui ajoutant une imprimante portable, en imaginant un deuxième écran dans le dos, ou des modules d’interaction comme un lecteur de badges, on peut changer complètement son usage. C’est ce qu’on nous avons déjà commencé à faire en travaillant avec Worldline et à l’intégration de leur terminal de paiement VALINA.


L’Intelligence Artificielle est un domaine qui se développe énormément. La robotique est directement liée et utilise toutes les évolutions technologiques pour grandir. Pensez-vous développer des partenariats avec des marques qui ont des applications, comme Siri par exemple, afin de les installer sur un de vos robots ? Si oui, lesquelles ?

JLM : Le problème de l’IA est qu’il se dit énormément de choses pour au final peu d’applications déployables concrètement. Aujourd’hui nous cherchons des technologies éprouvées à implémenter dans le robot : de la reconnaissance vocale, de la reconnaissance faciale, des fonctions d’interactions sans fil, de communication… Des sociétés comme Apple, IBM ou Sigfox ont de très beaux exemples de technologies qui s’adapteraient très bien à la robotique.

 

 

Paul Damman, Assistant Marketing & Communication de l’Argus de la presse – @DammanPaul  @Argusdelapresse @CultureRP

 

 

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