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L’influence naît de la confiance, elle s’acquiert mais ne s’achète pas ! 

10 juin, 2019 10 juin, 2019   10 juin, 2019 0 commentaire

#ParoledeDircom

« L’influence naît de la confiance, elle s’acquiert mais ne s’achète pas ! » Nicolas Proust
Digital Marketing & Social Media Country Manager – OracleNicolas Proust
Digital Marketing & Social Media Country Manager – Oracle

Culture RP a rencontré Nicolas Proust, Digital Marketing & Social Media Country Manager chez Oracle. La société propose une solution complète et entièrement intégrée d’applications Cloud, de services de plateforme et de systèmes de production.

Culture RP a voulu en savoir plus sur sa vision des grandes évolutions et des enjeux des métiers du marketing et de la com’.


Nicolas Proust
Digital Marketing & Social Media Country Manager chez Oracle

Nicolas Proust, vous occupez depuis plus de 10 ans des fonctions marketing au sein d’Oracle France et depuis 4 ans le poste de Digital Marketing & Social Media Country Manager. Comment définissez-vous aujourd’hui votre périmètre d’activités, ses bonnes pratiques, ses contraintes, ses libertés et quelles sont les aptitudes évidentes de cette fonction aux multiples interactions ?

Nous proposons un très large éventail de services et adressons des cibles très variées. Nous couvrons les enjeux du « Data Management » au sens large du terme, mais aussi les divers métiers de l’entreprise tels que les ressources humaines, la finance, le marketing, ..

En charge de la Demand Generation et du Digital Marketing auprès de nos grands comptes pour les sujets Technologiques, je pilote également notre stratégie Social Media de manière transverse pour Oracle France.

Dans ce contexte d’organisation internationale et complexe, il est indispensable d’avoir une vue 360 de nos différents Go To Market pour définir et mettre en œuvre nos stratégies digitales et Media. Côté bonnes pratiques, trois points clés me semblent importants :

  • Capacité à collaborer étroitement et de manière efficiente avec l’ensemble des communicants de l’entreprise,
  • Être en permanence à l’écoute du marché et anticiper les futures tendances et évolutions des habitudes de consommation. Le B2C est souvent source d’innovation d’un point vue communication,
  • Entretenir une forte proximité avec nos équipes commerciales pour obtenir des feedbacks terrain concrets.

En bref, cette fonction aux multiples interactions nécessite de fortes capacités d’écoute, d’analyse et de collaboration. Et compte tenu de la complexité grandissante des différents métiers du marketing digital, il faut savoir s’entourer d’experts pointus sur les sujets complexes.

 

L’intégration de l’IA dans des outils tels que la DMP (Data Management Plateform), le Marketing Automation, le Marketing Data Scientists va petit à petit faciliter la vie des marketeurs. Selon vous à quels défis l’Influence Marketing devra-t-il prochainement faire face ?

On entend plutôt parler maintenant de Customer Data Platform. Même si les fonctionnalités restent quasiment les mêmes (collecte, agrégation, segmentation, exploitation), la DMP est souvent utilisée pour acquérir de nouveaux clients en display, alors que la CDP stocke généralement plus de données et permet de consolider une relation client déjà établie. L’IA infusée dans ce type de plateforme va principalement aider les Data Scientists et marketeurs à gagner du temps, notamment dans les phases de profiling et d’analyse du parcours.

L’axe Influence Marketing s’est énormément développé sous l’impulsion des changements d’algorithmes Social Media qui favorisaient les contenus utilisateurs plutôt qu’annonceurs. 
L’émergence d’influenceurs proposant des contenus co-créés avec les marques a eu son heure de gloire, mais le manque d’authenticité parfois flagrant des macro-influenceurs semble laisser place aux micro (voir nano) influenceurs qui génèrent de meilleurs taux d’engagements (et/ou de conversion en B2C) avec leurs communautés.

Oracle a récemment publié un guide « Autonomous Database pour les nuls ». Vous pouvez nous en dire plus ?

Il y a un fort engouement pour l’IA sur le marché depuis quelques trimestres. Entre la théorie, la pratique, l’éthique et les cas d’usages, il est parfois difficile de s’y retrouver. Ce livre blanc positionne clairement l’approche d’Oracle sur le sujet, et plus particulièrement autour du Data Management. Au-delà des enjeux évidents de « Data Security » liés aux erreurs humaines et aux attaques de Bots, ces solutions permettent aux « métiers de la Data » de se libérer de tâches à faible valeur ajoutée et ainsi de se concentrer sur des projets d’innovation.

Lancé il y a quelques mois, Autonomous DataBase apporte déjà énormément de valeur à nos clients et partenaires.

À l’automne dernier Oracle a lancé le blockchain SaaS. Frank Xiong, vice-président du développement Oracle des produits blockchain a déclaré que cette technologie sera utilisée par 50 à 60% des entreprises d’ici les 3 prochaines années. Pourquoi selon vous cette technologie va transformer radicalement nos professions, la relation client et le business d’une manière générale ?

Il y a encore deux ans, la BlockChain était sur toutes les lèvres dès que l’on parlait de Technologie d’Innovation. Certains secteurs comme la finance, la santé, s’y sont naturellement intéressés et ont lancé des initiatives autour de la sécurisation des données de paiement et de santé.

Aujourd’hui, les cas d’usages continuent à se développer, et notamment au sein des Directions Marketing qui intègrent petit à petit cette technologie pour améliorer l’expérience client. Voici concrètement quelques pistes de réflexion et cas d’usage potentiels que les « marketeux » pourraient explorer :

  • Gestion et optimisation des Droits d’auteurs et des créateurs de contenus : collecte et répartition des droits, les fake-news…
  • Digital & programmatic advertising : pour s’affranchir des plate-formes Ad-Exchange ?
  • Confidentialité des données :  pour (re)gagner la confiance des consommateurs,
  • Gestion des programmes de fidélisation en cross plate-forme,
  • Marketing d’influence : pour vérifier si les abonnés de l’influenceur sont de véritables personnes ou simplement des bots.

De manière générale, la blockchain va révolutionner progressivement les aspects contractuels et transactionnels. 

Aujourd’hui l’enjeu pour le « marketing est d’influencer les influenceurs ». La digitalisation de la force de vente, l’accompagnement des collaborateurs pour une approche orientée « Employee Advocacy » aura quel impact au quotidien pour le marketing ?

Même dans le B2B, le business reste une affaire de personnes. Les communications « H2H » (Human  to Human) sont essentielles pour nouer des relations de confiance, durables et propices à l’innovation et ainsi aboutir à des projets communs.

Les communications Corporate véhiculent généralement des messages trop marketing et aseptisés. L’Employee Advocacy apporte plus d’authenticité, d’émotions et génère par rebond des opportunités de business pour l’entreprise. Les trois points qui me paraissent clés pour ce type d’approche sont :

  • La définition claire des valeurs de l’entreprise et d’un cadre « éditorial » dans lequel les collaborateurs peuvent s’exprimer librement,
  • Un accompagnement personnalisé des collaborateurs qui souhaitent s’inscrire dans ce type de démarche – et d’ailleurs la démarche doit rester volontaire pour être efficace,
  • La mise en place d’une gouvernance régulière visant à partager la ligne éditoriale, les best practices, et mesurer les résultats obtenus.

Attention tout de même, l’Employee Advocacy ne consiste pas à transformer vos collaborateurs en femmes et hommes sandwichs ! Le marketing peut les accompagner en menant une curation qui leur fournira des contenus et de la veille qu’ils pourront partager, ce qui fera d’eux des experts sur le sujet.

Marc MichielsRédacteur en Chef.

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