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A la rencontre de Julien Rio Head of Marketing chez RingCentral

28 octobre, 2019 28 octobre, 2019   28 octobre, 2019 0 commentaire

#ParoledeMarkCom

Ce mois-ci Culture RP a choisi de donner la parole à Julien Rio, Head of Marketing de RingCentral et membre du CMIT.

« Les entreprises doivent proposer des moyens de contacts simples, privilégier les nouveaux canaux digitaux qui permettent un échange facile et instantané, et obtenir une vision 360° des relations avec chaque client pour convertir ces échanges en opportunité. » Julien Rio – Ring Central

Il nous explique sa vision et les enjeux de la fonction de responsable marketing au sein de cette société :

Je m’appelle Julien Rio et je suis Head of Marketing pour RingCentral Paris. Après un Master en Marketing et eCommerce à l’école Polytechnique de Hong Kong, j’ai travaillé sur des postes de marketing international et comme entrepreneur à travers plusieurs industries B2C et B2B : jouets, électroniques, hôtellerie, restauration, logistique des transports, évènementiel et, plus récemment, relation client digitale. Convaincu par l’essentialité du marketing de contenu et blogueur invétéré, j’écris régulièrement sur des sujets qui me tiennent à cœur.

Au sein de votre organisation, quels sont les enjeux et les objectifs prioritaires du service Mkg/Com ?

Le B2B est une discipline à part entière qui répond à des enjeux très différents de ceux que l’on peut retrouver dans le B2C.

Dans un domaine aussi exigeant et challengeant que celui de la Relation Client Digitale, l’objectif numéro 1 du service Marketing est l’éducation du marché et la visibilité ciblée. Être innovant, c’est bien, être connu pour cela, c’est mieux.

L’avantage majeur de la tech est d’avoir toujours quelque chose de nouveau à raconter, un nouveau concept à expliquer ou une nouvelle tendance à analyser : la création de contenu ne requiert pas d’être incroyablement créatif. Le problème qui en découle directement est de savoir apporter cibler les bonnes personnes au sein d’un marché restreint, d’être en mesure de comprendre leurs enjeux et d’apporter une solution cohérente à leurs besoins.

RingCentral Engage Digital (ex. Dimelo) est une solution qui a fait ses preuves depuis plus de 13 ans auprès des grands acteurs français, ce qui n’empêche pas de toujours devoir se réinventer en étant au plus près des besoins des entreprises.

Le B2B est une discipline à part entière qui répond à des enjeux très différents de ceux que l’on peut retrouver dans le B2C.

Dans un domaine aussi exigeant et challengeant que celui de la Relation Client Digitale, l’objectif numéro 1 du service Marketing est l’éducation du marché et la visibilité ciblée. Être innovant, c’est bien, être connu pour cela, c’est mieux.

L’avantage majeur de la tech est d’avoir toujours quelque chose de nouveau à raconter, un nouveau concept à expliquer ou une nouvelle tendance à analyser : la création de contenu ne requiert pas d’être incroyablement créatif. Le problème qui en découle directement est de savoir apporter cibler les bonnes personnes au sein d’un marché restreint, d’être en mesure de comprendre leurs enjeux et d’apporter une solution cohérente à leurs besoins.

RingCentral Engage Digital (ex. Dimelo) est une solution qui a fait ses preuves depuis plus de 13 ans auprès des grands acteurs français, ce qui n’empêche pas de toujours devoir se réinventer en étant au plus près des besoins des entreprises.

Si vous deviez citer LA grande évolution de votre métier ces 10 dernières années, quelle serait-elle ? Cette évolution vous semble-t-elle positive ?

La grande évolution de ce début de siècle est l’accélération continue du développement technologique.

La création de nouvelles technologies et l’adoption de ces dernières est plus rapide que jamais. Le fait que ces nouveautés soient désormais accessibles au marché global et non-plus à une population aisée renforce cette évolution et change profondément le rôle du marketeur.

Les 4P de la mercatique traditionnelle pouvaient encore suffire il y a quelques années, mais le marketeur de 2019 doit se remettre en question chaque matin, faire sa propre veille technologique et tester de nouvelles approches régulièrement pour rester compétitif dans un marché particulièrement concurrentiel.

C’est une évolution positive et nécessaire qui supprime tout élément de monotonie de notre quotidien mais qui impose un certain degré d’incertitude et d’apprentissage continu. Le rôle du marketeur évolue, il se base désormais sur la data, sur le tracking et le reporting ainsi que sur une certaine dose d’anglicisme.

Aujourd’hui plus que jamais le « Content Is King« . Quelle est la stratégie de contenu que vous avez développée ? 

Le constat est simple : l’internet permet certes à tout le monde de communiquer à moindre coût (ce que ne pouvaient pas faire les PME souffrant d’un faible budget marketing par le passé), mais cette surpopulation du net rend le message moins visible bien que plus accessible.

Je suis un fanatique du marketing de contenu, qui, à mon sens, est la seule stratégie marketing qui fonctionne à moindre coût, sur le long terme, et met toutes les entreprises sur un pied de (quasi) égalité.

Ceci dit, le contenu pour le contenu n’a aucun sens. Il s’agit de définir sa cible et son audience, de comprendre ses enjeux et ses besoins et d’écrire un contenu régulier et de qualité. Le contenu se doit d’être majoritairement non-promotionnel pour établir une légitimité et apporter une véritable valeur ajoutée à son lecteur : si en terminant un article votre lecteur n’a rien appris, l’impact est aux antipodes du résultat escompté.

Une fois le contenu défini et publié, encore faut-il le distribuer : c’est souvent là que les choses se compliquent.

Quelles est la place des relations presse dans votre stratégie d’influence ? Considérez-vous les journalistes comme des influenceurs ?

Les relations presse sont essentielles, aussi bien du point de vue influenceurs que du point de vue stratégie de contenu. La distribution de contenus étant essentielle, il faut savoir s’émanciper de ses canaux propriétaires (blog, newsletter, emailing, réseaux sociaux, etc…) pour atteindre de nouveaux prospects.

Les relations presse ont deux avantages non-négligeables : d’une part, les journalistes ont une cible prédéfinie permettant d’atteindre les bonnes personnes aisément et sans se tromper, étendant son réseau d’influence au-delà de son marché propre. D’autre part, les journalistes et leurs média donnent une légitimité additionnelle au contenu proposé. Il ne faut néanmoins pas confondre article journalistique ou tribune avec du contenu publi-rédactionnel payant, ayant un impact très différent.

Certains journalistes bénéficiant d’une réputation dans leur domaine peuvent même jouer le rôle d’influenceur ou de micro-influenceur sur des marchés restreints mais très ciblés. Cette approche s’inscrit cependant dans une stratégie de longue haleine nécessitant la création de liens forts et de confiance avec le journaliste.

Si vous aviez un message à faire passer aux Directeurs Marketing ou Communication, quel serait-il ?

Le rôle du marketeur aujourd’hui tient de la schizophrénie : il faut savoir tenir tête aux pressions internes et aux doutes et donner suffisamment de temps à sa stratégie pour qu’elle porte ses fruits (ou échoue) et ne pas changer de cap trop souvent. En même temps, il faut savoir dédier 20% de son temps à essayer des choses nouvelles pour enrichir sa stratégie globale et rester innovant dans son approche.

Marc MichielsRédacteur en Chef.

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