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Le Freelancing en France en 2019

4 novembre, 2019 4 novembre, 2019   4 novembre, 2019 0 commentaire

#ParoledInfluenceur

«  Quand vous êtes enfant on choisit pour vous, quand vous êtes adulte l’entreprise choisit pour vous et finalement le freelancing c’est la reprise en main de vos choix et de votre envie professionnelle. »

Fondée par Vincent Huguet (CEO) et Hugo Lassiège (CTO), Malt est la communauté leader en France des freelances du numérique. Depuis 2013, Malt accompagne la transformation du monde du travail en connectant plus de 140 000 freelances des métiers du numérique à 15 000 entreprises clientes, dont 75% du CAC 40. La troisième édition de l’étude “le freelancing en France” publiée début juin et la deuxième édition du baromètre « freelancing dans les entreprises du CAC40 » de Malt publié début septembre permettent de mieux comprendre cet écosystème émergent dans notre société et comment ces professionnels intègrent et anticipent la notion de notoriété, d’expertise et d’agilité des entreprises sous le prisme du marketing d’influence !

Quel est votre parcours ? étiez-vous vous-même un freelance ?

Je suis diplômé de l’EDHEC. En 1998, j’ai créé une première entreprise Dromadaire.com puis j’ai travaillé durant 7 ans au Mexique au sein de la direction de la stratégie et du marketing de France Telecom et Telmex. J’ai ensuite créé, toujours au Mexique, une plateforme e-commerce de livraison de fleurs, « Algoespecial ». Je n’ai pas été moi-même freelance mais j’ai développé plusieurs sites e-commerces et ai été confronté à la difficulté de trouver des freelances. Ma rencontre avec Hugo Lassiège, à l’époque développeur freelance a été déterminante et a donné naissance à Malt.

Comment expliquez-vous cette évolution en 10 ans du modèle freelancing ?

La société évolue, les modes de travail et leur perception changent et c’est tout naturellement le modèle du freelancing qui s’impose. Le salariat ne fait plus forcément rêver les gens et c’est une vision avec beaucoup plus de liberté, d’autonomie et de créativité qui séduit les travailleurs. Les freelances sont présents depuis longtemps sur le marché du travail mais ils peinaient à être reconnus tant la profession était marginalisée. Depuis plusieurs années on observe un inversement de tendances avec des grands comptes (entreprises du CAC40 comme BNP Paribas ou encore Orange) qui y ont de plus en plus recours. Les freelances comprennent mieux leur écosystème et bénéficient de plateformes spécialisées leur permettant de se regrouper, d’être accompagnés etc…

Reprenez le contrôle de votre stratégie médias !

Pendant longtemps le freelancing était surtout appliqué à la partie presse ou créative, comment expliquez-vous que ce modèle se généralise à l’ensemble des métiers digitaux ?

On a observé une rapide innovation côté technologie qui a obligé les écoles à mettre en place de nouvelles formations très convoitées par les entreprises. Les étudiants se sont retrouvés recrutés par les entreprises avant même la fin de leur diplôme. Dans cette optique, être libre et pouvoir offrir ses compétences à plusieurs entreprises en même temps paraissaient plus intéressant et plus pertinent. De même, les outils numériques tels que Slack et autres n’ont fait qu’améliorer le passage des experts au statut de freelances.
Aujourd’hui l’ensemble des métiers digitaux peut s’exercer de chez soi ! 96% des freelances tech sont freelances par choix.

Malt offre une relation simplifiée entre l’entreprise et les profils de freelanceurs. Pourquoi et comment Malt est devenue en 6 ans la plateforme leader sur le marché du freelancing numérique ?

En mettant l’humain au coeur de la plateforme avec :
  • Un modèle ouvert et transparent,
  • Pas d’annonces en ligne et pas d’enchère (qui poussent les prix des freelances vers le bas),
  • La réputation des freelances sur la plateforme s’appuie sur les avis des clients,
  • Approche locale : nous favorisons la rencontre et encourageons les clients à travailler avec des freelances près d’eux géographiquement.
En répondant aux points de douleurs fréquents clients – freelances :
  • Paiement en 48h du freelance grâce au compte séquestre (5 jours pour les grands comptes),
  • Vérification en ligne des documents du freelance,
  • Contractualisation en ligne,
  • Accompagnement commercial et aide au sourcing.

Malt propose t-elle un essai gratuit aux entreprises ? 

L’accès au moteur de recherche et la prise de contact avec les freelances est gratuit après inscription. Des frais peuvent s’appliquer pour les grands comptes qui ont des besoins d’accompagnement spécifiques (aide au sourcing par ex).

Comment recherchez-vous vos freelances ?

Les freelances s’inscrivent d’eux-mêmes sur Malt. On en recense aujourd’hui plus de 140 000. Nous co-organisons également avec des collectifs de freelances des évènements, soirées de networking. Et dans notre métier c’est encore beaucoup le bouche-à-oreille qui fonctionne.

Les freelances sont 50% à déclarer mieux gagner leur vie que lorsqu’ils étaient en entreprise (79% des freelances du numérique). Néanmoins l’argent ne vient qu’en dernière position (33%) comme motivation pour le statut de freelance. Pourquoi selon vous ?

Freelance c’est un mode de vie et une nouvelle façon de travailler. On voit tous les témoignages des salariés dans les différents corps de métier et ils ne sont guère positifs ! Pression, transport, individualisme… 89% des freelances ont déjà été salariés, on peut estimer qu’ils parlent en connaissance de cause et que la qualité de vie a rapidement ou pas été une nécessité. Parfois au cours de nos discussions on voit ressortir une métaphore sur le cheminement de la vie “quand vous êtes enfant on choisit pour vous, quand vous êtes adulte l’entreprise choisit pour vous et finalement le freelancing c’est la reprise en main de vos choix et de votre envie professionnelle”.

Comment les équipes internes et externes d’une même entreprise interagissent et coopèrent-elles ensemble de manière fluide et agile ? Avez-vous un regard sur cette partie ?

La réponse n’est pas unique, ça dépend de chaque entreprise. Certaines entreprises mettent en place des process d’onboarding pour intégrer pleinement les freelances. Les outils numériques comme slack permettent également de faciliter le travail en remote. Il appartient à chacun de faire un effort pour comprendre les contraintes de l’autre, c’est tout l’enjeu d’un monde du travail en pleine transformation. Accepter que chacun travaille différemment, selon un rythme et une fréquence propre à lui. Chez Malt, les freelances sont incités à dire clairement aux clients quel sera leur fréquence de présence dans l’entreprise, combien de jours par semaine en remote etc….

Avez-vous une cartographie rapide à donner sur le marché du freelancing à l’international ?

Au niveau européen, le marché du freelancing est celui qui croît le plus rapidement avec un total de 11 millions de freelanceurs en 2018. Ils sont 77% à avoir choisi d’être freelanceurs. Aujourd’hui, la communauté freelances représente 7% de la main d’œuvre soit une augmentation de 45% en 10 ans, un preuve de plus que le phénomène prend de l’ampleur et qu’il est important pour eux d’être mieux pris en compte par les pouvoirs publics. Les principaux secteurs prisés sont : Marketing / Communication (30,9%) – IT (26,9%) et Arts / spectacles & Loisirs (18%)

Quels sont vos prochains axes de développement ?

Nous travaillons à rendre notre offre de service et accompagnements aux grands groupes plus forte et plus personnalisée. En parallèle, nous nous développons également à l’international pour faire rayonner la marque Malt. Nous sommes déjà présents en Espagne et nous venons d’ouvrir l’Allemagne. Les pays-Bas et le Benelux sont parmi nos prochaines ouvertures. Marc MichielsRédacteur en Chef.

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