Comprendre le phénomène “Agent de Blogueuse”

16 octobre, 2014 16 octobre, 2014   16 octobre, 2014 0 commentaire

Pauline Savary a publié un article en Juillet que nous souhaitons mettre en avant sur le blog Culture RP: Comprendre le phénomène "Agent de Blogueuse".

  Pauline Savary pour Culture RP  

Je me souviens encore du jour où l'univers des Relations Presse a accueilli la Blogosphère avec un mélange de crainte et d'enthousiasme. D'un côté, nous craignions que les blogueurs ne soient pas assez "pro" ou "experts" pour pouvoir réellement impacter positivement la communication des marques. De l'autre, nous reconnaissions le fort potentiel de ce nouveau vecteur de communication.

Tout reposait sur la manière dont nous communiquerions avec ces blogueurs et de leur capacité à rebondir avec efficacité et talent. Depuis, les blogueurs ne sont plus ces êtres associés au commun des mortels devant qui les marques et les RP pouvaient agiter une carotte. Aujourd'hui, le blogging est plus qu'une passion; c'est un second métier! Pour certains priviligiés, c'est même leur seul métier.

Les blogueurs ont compris très vite qu'en devenant un vecteur de communication efficace, réactif et flexible, ils seraient en mesure de proposer aux marques un service premium que les médias, soumis à la pression des annonceurs et à une ligne éditoriale, ne peuvent pas offrir à n'importe qui n'importe quand. En effet, rien de mieux pour les marques que de la visibilité online, là où la majorité des consommateurs vont chercher leurs informations et dont plus de 30% achètent, et un feedback marketing gratuit. Là, sous vos yeux, vous avez votre cible qui non seulement ne jure que par votre dernière robe en cuir pour cet hiver mais incite ses lectrices à suivre la tendance.

Quelle incentive! Une communication simplifiée, originale et "honnête" directement auprès des consommatrices.

Il n'est pas surprenant que les influents aient décidé de monétiser leur visibilité et d'intégrer de la publicité et des billets sponsorisés sur leur blog. Les encarts publicitaires habillent le blog et se fondent dans le template avec harmonie si celui-ci est de qualité. Les billets sponsorisés n'ont pas besoin de compromettre l'intégrité du blogueur si ce dernier met en avant des produits dans lesquels il croit réellement. Bien entendu, il est difficile de contrôler cela mais à notre niveau, nous - les RP - avons la même problématique lorsque nous prenons en charge un nouveau client. La première question que chacun de nous doit se poser est : est-ce que je crois en cette marque et son produit? Dès lors, notre enthousiasme transpira dans notre discours et cette collaboration se ressentira comme une évidence. Autrement, personne ne sera dupe.

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Mélanie Grospart, quelles sont pour vous les bonnes pratiques à l’heure du 2.0?

6 octobre, 2014 6 octobre, 2014   6 octobre, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Mélanie Grospart - Communication web et coaching réseaux sociaux.     Bandeau_Mélanie_Gropart     Mélanie quel a été votre parcours ? Issue de l’univers de la littérature et de la communication, j’ai débuté dans les relations presses en 2002, puis ai exercé dans la communication pour ensuite naturellement bifurquer dans le monde du web en 2006. J’ai passé un diplôme de développeur informatique avec l’Afpa en 2007, puis je fais mes premiers pas dans le monde de la communication internet en intégrant une première, puis une deuxième agence web, dans laquelle je passerai 5 ans. Depuis décembre 2013, j’accompagne les TPE/PME, les indépendants, les associations et les collectivités territoriales dans l’installation de leur présence web et le développement de leur visibilité sur le web. J’interviens notamment dans le cadre d’élaboration de stratégies de communication web, de création de site, d’optimisations SEO pour le référencement, de missions de community management, ainsi que dans le cadre de formations aux techniques et outils d’animation de blogs et réseaux sociaux, et d’interventions de sensibilisation à l’identité numérique auprès des enfants, adolescents et parents. Vous avez publié sur le blog de l'Agence Ventilo, un article intitulé "Les Relations Presse 2.0 : diffuser quoi, où et comment ?" Quelles sont pour vous les bonnes pratiques à l'heure du 2.0? Depuis 2002, les outils ont beaucoup évolués. Ils ne remplacent bien évidement pas les méthodes classiques, mais viennent s’y ajouter pour enrichir les possibilités d’actions de relations presse. Dans les relations presse classiques, on diffuse un même communiqué de presse sur une multitude de supports. Sur le web on ne peut pas faire ça, sous peine de voir son communiqué considéré comme « contenu dupliqué » par les moteurs de recherche. C’est là qu’est la première différence entre les 2 modes d’action. Il va donc s’agir d’attirer l’attention de l’internaute et de l’emmener à l’endroit où sera disponible le communiqué (l’espace presse du site par exemple). Seuls quelques éléments seront repris et diffusés, afin d’inciter l’internaute à, soit demander plus d’informations, soit se rendre là où les informations seront disponibles. Lire la suite...

Julien Lacheray Social media manager freelance

1 avril, 2014 1 avril, 2014   1 avril, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Julien Lacheray - Casual Community, une structure indépendante de communication digitale.

"le contenu demeure la source

de valeur principale des flux"

Pouvez-vous nous définir le périmètre d'intervention d'un Social media manager freelance?

Le social media manager freelance intervient au sein d’organisations pour gérer d’un point de vue stratégique l’utilisation des réseaux sociaux. Si on devait trouver une comparaison, ce serait le premier ministre du gouvernement dont les ministres seraient assimilés aux community managers. Le premier ministre tout comme le social media manager doit rendre des comptes au top management ou au président.  Le rôle du social manager est de trouver les meilleures opportunités pour une marque sur les réseaux sociaux, c’est à dire où aller, et ensuite définir une stratégie de contenus, quoi dire. Le social media manager doit ensuite analyser les performances et guider les community managers dans leur activité quotidienne. Il doit créer du lien entre les sujets et donner du sens à l’utilisation des réseaux sociaux dans l’organisation.

Quelle est la différence avec le rôle d'un Gestionnaire des médias sociaux (Community Manager)?

Le community manager est dans l’opérationnel, il s’occuper de rédiger, modérer, répondre… Toutes ses activités doivent respecter les recommandations et guides édictées par le social media manager. Alors, on ne va pas se mentir, les social managers sont généralement d’anciens community managers qui ont fait grandir leur communauté et justifié une augmentation de ressources pour les accompagner. Community manager et social media manager travaillent main dans la main, l’un de façon opérationnelle et quotidienne, l’autre de façon stratégique et analytique. Le rôle de social media manager est donc très adapté à l’activité de freelance car il ne nécessite pas d’être au quotidien au sein de l’entreprise et il peut prendre du recul dans son analyse des performances.

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Le Club des Community Managers de Lyon

6 février, 2014 6 février, 2014   6 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré  Alexandra Aslanides, rédactrice web/community manager et Présidente du Club des Community Managers de Lyon / @ClubCML / https://twitter.com/ClubCML

 

 

 

 

Le Club CML est désormais connu et se déploie dans la région de Lyon avec plus de 60 adhérents. Alexandra, pourquoi avoir crée le Club des Community managers de Lyon?

 

A l’origine de cette initiative, un besoin d’échanger avec d’autres personnes qui se posaient les mêmes questions que moi sur les stratégies propres au social media, leurs mises en œuvre, leur futur… et le besoin d’échanger IRL et pas toujours derrière un écran. J’ai toujours été demandeuse des retours d’expériences, et j’aime partager les miens aussi.

 

Cette philosophie a séduit petit à petit une soixantaine de personnes. Pour donner une reconnaissance à nos actions, nous sommes devenus une association : le Club des Community Managers de Lyon.

Ce club n’accueille pas 100% de CM, mais toutes les personnes des métiers du web qui ont une appétence pour la communication et le webmarketing, qui sont intéressés par cette nouvelle discipline et veulent contribuer à son développement. D’autant que le métier se répand et les besoins sont de plus en plus nombreux ; on va demander de plus en plus à certains métiers d’intégrer cette compétence.

En quoi consiste une journée type du Community Manager?

Elle peut largement différer selon que le CM soit en agence, chez l’annonceur ou en free lance. De plus, le CM met souvent en œuvre, dans son quotidien, d’autres compétences. Ce qui incombe à chacun cependant, c’est un travail de réflexion stratégique, de veille technologique, de veille concurrentielle, d’e-réputation, de production de contenus et de reporting de ses actions. Le Community manager est par essence toujours force de proposition et dans une logique de développement ; être au fait des nouveautés ne suffit pas il faut aller au devant des tendances et surtout des attentes de ses communautés pour pouvoir réaliser ses objectifs.

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Babbler : créateur de notoriété

3 février, 2014 3 février, 2014   3 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Sarah Azan et Hannah Oikine, fondatrices de Babbler.

Présentez-nous Babbler ?

Babbler est le premier bureau de presse doté de son propre réseau social de mise en relation direct marques-média. Notre objectif est de moderniser les relations presse en changeant les us et coutumes liés à ce secteur. Pour ce faire, nous avons crée une plateforme web permettant : -Aux journalistes : De télécharger 7j/7, 24h/24 tous les contenus au format presse de nos clients ( visuels HD, DP, Communiqués, Look Book etc..), de faire des recherches thématiques avancées via notre moteur de recherche interne, de suivre en direct l'actualité de nos marques - Aux marques: De mettre à disposition un réseau ciblé de médias l'ensemble de leurs contenus presse, de leur transmettre leurs actualités et de suivre en live l'activité des médias sur leur compte Babbler ainsi que les actions de leurs attachées de presse dédiées au quotidien. ( dans le cas de forfaits qui comprennent des services plus traditionnels.) Nous nous adressons aux marques en direct mais développons également un accès B2B qui permettra très prochainement aux agences de RP d'utiliser notre outil pour promouvoir leur clientèle. Nos offres sont transparentes et modulables. Derrière notre plateforme une équipe d'attachées de presse est à la disposition de nos clients pour mener à bien des stratégies de communication et de RP sur mesure quand ils en ont besoin Lire la suite...

Comment expliquer la mobilisation des Français au bijoutier de Nice sur les réseaux sociaux ?

16 septembre, 2013 16 septembre, 2013   16 septembre, 2013 0 commentaire

La mobilisation « populaire » à l'époque du révisionnisme digital. Par Florian SILNICKI, Expert en stratégie d'information et de communication de crise @floriansilnicki    

Nouveau cas d'école en matière de mobilisation digitale des Français. L'émotion suscitée par la mise en examen de Stephan Turk, le bijoutier niçois qui a tué mercredi un des braqueurs de son magasin semble pousser certains commentateurs dépassés à faire naître un mouvement de révisionnisme digital pour tenter d'expliquer l'ampleur de la mobilisation des Français sur les réseaux sociaux qu'ils n'arrivent pas à comprendre.

L'analyse du contenu conversationnel de la page révèle très objectivement que mis en lumière par les médias, ce fait divers est apparu comme une injustice sociale suffisamment flagrante aux yeux des Français pour qu'ils se mobilisent sur Facebook pour exprimer leur soutien à l'un de leurs compatriotes et faire pression sur la justice pour tenter d'influer sur le cours de sa décision.

Tenter d'expliquer la mobilisation digitale et sociale par l'achat de « Fake followers » ou nier la sincérité de leur engagement, c'est comme espérer masquer la fumée qui s'échappe d'un feu de cheminée en y jetant de l'huile. C'est surtout risquer d'attiser encore plus la colère des Français qui tentent de se faire entendre face à ce qu'ils considèrent comme une injustice.

Le questionnement qui naît de cette mobilisation est étonnant en ce qu'elle révèle la sous-estimation du pouvoir mobilisateur des réseaux sociaux sur un fait divers alors même que l'émotion et l'empathie sont exacerbées dans le monde virtuel.

L'expression du mécontentement des Français a évidemment subi une profonde mutation. Alors que tous les résultats indiquent qu'une mobilisation sociale de ce genre n'est possible que sous certaines conditions optimales, un mouvement révisionniste digital tend à remettre en question la véracité de l'engagement social des Français pour nier et minimiser cette mobilisation.

Comme pour ceux qui nient l'existence des chambres à gaz pendant le Second conflit mondial, ou ceux qui affirment que Lady Diana a été assassinée, confronter les arguments est très difficile parce que l'analyse des données livrées par Facebook est très compliquée. Surtout, tous ceux qui cherchent légitimement à analyser cette mobilisation sociale en temps réel sont confrontés au fait que Facebook ne livre pas l'intégralité de ses données en temps réel. C'est la même articulation intellectuelle qui a lieu ici puisqu'il s'agit plus de convictions personnelles appuyées par de supposées preuves invérifiables que d'un constat objectif et chiffré.

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Oriane Gérard, Community Manager indépendant

12 septembre, 2013 12 septembre, 2013   12 septembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Oriane Gérard, Community Manager indépendant

Qu'est-ce qui vous a orientée vers la profession de community manager et pourquoi choisir le côté indépendant plutôt que de travailler pour une marque en particulier?

Je suis venue par hasard au métier de CM puisqu'auparavant j'ai exercé les métiers de chargée de communication et de responsable SEO et médias sociaux. Lorsque j'ai réalisé le potentiel des médias sociaux, pour l'image d'une marque et sa relation avec ses clients, j'ai décidé de m'y intéresser de plus près et d'en faire mon métier. J'ai eu la chance d'être recrutée en tant que CM de l'agence web X-PRIME Groupe où j'ai beaucoup appris au contact des clients pour lesquels j'ai travaillés : Aéroports de Paris, Orange Business Services, GiFi, Sage France... Travailler en agence oblige à avoir de la méthodologie, de la rigueur, à switcher d'un client à l'autre avec réactivité et pertinence, à être toujours sur la brèche, au fait des évolutions du social media pour répondre au mieux aux attentes des clients et prospects. C'est très riche mais, à l'approche de mes 30 ans, j'ai eu envie de tenter l'aventure du freelance. J'ai la chance d'être identifiée comme une référente en social media à Toulouse où je vis et interviens déjà au sein d'écoles de communication (ESC, IAE, ISEG, ISCOM) : une bonne base pour me lancer ! Je conserve la richesse de travailler pour plusieurs clients aux domaines d'activité différents, ce qui, intellectuellement est très stimulant, tout en prenant le temps pour eux et en retrouvant une qualité de vie me permettant de mener à bien mes projets personnels.

Selon vous une marque de BtoB a-t-elle sa place sur les médias sociaux?

Totalement ! La cible est certes différente, le contenu aussi mais il y a énormément de contenus à valoriser. J'ai pu le constater avec Sage France : fiches produits, tutoriaux, évènements, tips, vidéos... Il y a énormément de choses à dire, à faire pour informer les communautés sur la marque et ses produits. C'est passionnant à travailler ! L'exemple de Salesforce le prouve : avec des messages ciblés selon les réseaux, une marque BtoB est légitime pour y être présente.

Quelles sont les bonnes pratiques ?

Le contenu, le contenu, le contenu : sans contenu, c'est compliqué de se positionner sur les médias sociaux. La marque peut disposer déjà de son propre contenu qu'il suffit juste ensuite d'adapter ; si elle en manque, il faut alors en créer : visuels, billets de blogs, infographies, vidéos, tuto... en gardant à l'esprit que nous avons des pros en face dont les attentes en termes de contenu sont différentes d'un consommateur lambda. Si on organise un concours sur Facebook par exemple, les goodies et lots seront différents de ceux d'une marque de grande consommation. Si je prends l'exemple de Sage France que je connais bien pour les avoir accompagnés durant un an et demi, ils ont un contenu très riche. Au CM de l'organiser, le traiter selon un angle pertinent, proposer des contenus complémentaires. Nous avions ainsi opté pour des lignes édito distinctes entre Facebook et Twitter. Sur Facebook, sont privilégiés les contenus visuels, annonces d'évènements, relais de tutoriaux hébergés sur slideshare ou youtube, relais de la vie d'entreprise, les salariés de Sage étant fortement investis dans des causes humanitaires... Sur Twitter, est privilégiée l'expertise de marque et le relais d'actualités sur ses domaines de compétence afin de tenir informés les followers du compte des derniers articles sur le Cloud, l'ERP, leur donner des tips en matière de RH... Autre exemple, pour un évènement : plutôt que juste l'annoncer et poster un album photo afin de le relayer, on peut imaginer des interviews vidéos des conférenciers, des prises de vue des ateliers, un relais sur slideshare des supports de présentation, des portraits des intervenants, des photos live, un livetweet d'une conférence, une infographie sur le sujet... Il faut penser global et interconnexion entre les espaces plutôt que de penser en silo et de façon indépendante. Les possibilités de communication pour une marque BtoB sur les médias sociaux sont larges, j'ai pris énormément de plaisir à travailler sur Sage France. Ensuite, comme pour du BtoC : quelle identité construire, comment impliquer la communauté dans l'évolution de sa marque, quel discours adopter, quels réseaux privilégier...

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Médias sociaux : 3 enseignements du rapport Technorati Media 2013

8 avril, 2013 8 avril, 2013   8 avril, 2013 0 commentaire

Médias sociaux : 3 enseignements du rapport Technorati Media 2013 par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Depuis plus de 10 ans, le rapport annuel de Technorati, moteur de recherche américain spécialisé sur les blogs et régie publicitaire, est épié avec fébrilité par les acteurs des médias sociaux. Initialement baptisé « State of the Blogosphere », il mue cette année en « Digital Influence Report » pour mieux refléter les mécanismes à l’œuvre dans l’univers du 2.0. La cuvée 2013 est à nouveau riche en enseignements pour les entreprises et les marques dans leurs stratégies d’influence numérique.

Le « Digital Influence Report » de Technorati est une compilation de 3 études menées par la société américaine auprès de consommateurs, d’influenceurs et de responsables marketing issus des agences et des annonceurs aux Etats-Unis. Bien qu’il soit centré uniquement sur ce pays, le rapport n’en est pas moins pertinent sur les tendances du moment et celles à venir tant les USA ont une longueur d’avance en matière d’usage et d’intégration des médias sociaux dans les stratégies de communication. Une pertinence qui repose en outre sur des réponses fournies par plus de 6000 influenceurs, 1200 consommateurs et 150 professionnels du marketing.

Enseignement n°1 : Les marques disent oui au social mais...

L’évidence saute aux yeux. Les médias sociaux ne sont plus regardés comme une « terra incognita » par les marques étudiées par Technorati. 91% d’entre elles sont présentes sur Facebook et son milliard d’abonnés. Twitter et YouTube talonnent ensuite la plateforme de Mark Zuckerberg avec respectivement 85% et 73% de marques actives. Ensuite, on note un léger décrochage pour les autres outils sociaux à disposition : 41% pour Pinterest, 33% pour Linkedin, 32% pour les blogs, 29% pour Instagram et 26% seulement pour Google +. Lequel s’échine pourtant fortement pour recruter des marques sur son réseau lancé en 2011.

Côté investissements dans le numérique, les budgets commencent quelque peu à devenir significatifs avec 30% d’annonceurs qui consacrent annuellement entre 1 et 10 millions de dollars et 22% entre 10 et 25 millions de dollars. En revanche, la barre des 100 millions n’est franchie que par 10% des annonceurs. Mais à regarder de plus près la ventilation des sommes dépensées, un paradoxe saute aux yeux. Les médias sociaux sont réduits à la portion congrue en ne captant que 10% des montants globaux alloués au digital. Le reste est majoritairement attribué au display (bannières et autres formats publicitaires), au référencement et la production vidéo. Des canaux où la dimension conversationnelle est moindre.

Cette frilosité à s’extirper des approches communicantes unilatérales souligne qu’il reste encore du chemin à parcourir pour que les marques s’impliquent davantage dans la conversation avec leur écosystème que dans la promotion intensive. Autre preuve que le social est encore sous-exploité : la prééminence de Facebook dans les dépenses sur les réseaux sociaux. A lui seul, le réseau accapare 57% des dépenses purement 2.0. Twitter et YouTube enregistrent 13% chacun et plus loin derrière encore, les blogs avec 6%. Autant dire que la marge de progrès demeure même si les annonceurs estiment que leurs dépenses dans ce secteur seront amenées à croître de 37% dans les années à venir.

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Buzz Carambar

27 mars, 2013 27 mars, 2013   27 mars, 2013 0 commentaire

Buzz Carambar : un joli coup marketing qui soulève des questions sur les métiers des RP    

Carambar a lancé une opération marketing qui a beaucoup fait couler d’encre ces derniers jours. En utilisant le levier des relations presse pour « créer le buzz », la marque a fait les gros titres de nombreux médias. Une opération marketing très réussie donc, qui soulève tout de même quelques questions sur les relations entre communicants et journalistes.

L’affaire du « Buzz Carambar » remonte au 21 mars dernier, alors qu’un communiqué de presse de la marque de confiseries est reçu et relayé par des centaines de rédactions. Le document explique que Carambar souhaite arrêter de mettre des blagues à l’intérieur de l’emballage de ses bonbons, pour les remplacer par des quizz éducatifs et autre conseils en grammaire et en conjugaison.

Le sujet est immédiatement repris par de très nombreux médias, bien souvent sur un ton sérieux. Rien d’étonnant à cela, puisque le communiqué ne donnait aucun « indice » quant à l’aspect humoristique de cette nouvelle. Une semaine après que l’information a circulé sur des dizaines (centaines ?) de supports, un deuxième communiqué est envoyé par Carambar, qui annonce que « C’était une blague ! ». Et les journaux de relayer cette nouvelle, presque par obligation, comme un erratum.

Un coup marketing réussi, qui devrait rester isolé

On ne peut pas nier que d’un point de vue marketing, l’opération est un  beau succès. Les plus grands quotidiens nationaux et les JT de 20 heures des plus grandes chaînes y sont allés de leur petit commentaire sur l’événement Carambar.

Du côté du public, les réactions ont été mitigées. Certains ont crié au génie, d’autres ont applaudi l’initiative sympathique, d’autres encore y sont restés insensibles… Mais il y a aussi une frange de la population qui s’est sentie trompée et a choisi de montrer les journalistes du doigt. Manque de discernement, crédulité voire bêtise, mais surtout mauvais travail de vérification de l’info : pour certains, la faute revient avant tout à ceux qui ont « gobé le mensonge ».

Du point de vue des communicants et des journalistes, le problème soulevé est celui de la vérification : comment s’assurer de l’honnêteté d’une marque lorsque celle-ci dévoile un « scoop », qui n’est par définition pas vérifiable ?

La réponse, vue par l’attachée presse que je suis, est somme toute assez simple : si les journalistes sont « tombés dans le panneau », c’est parce que depuis des années, les professionnels des RP s’attachent à entretenir un climat de confiance et de respect mutuel avec les journalistes. Parce que les relations presse sont un métier difficile qui nécessite un vrai savoir-faire, parce que dans « relations presse » il y a le mot « relations », et parce que tout bon attaché presse sait pertinemment qu’un journaliste n’est pas une marionnette qu’il faut manipuler pour faire relayer une information, aussi importante soit-elle.

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Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

19 février, 2013 19 février, 2013   19 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

Comment êtes-vous devenu Community Manager ?

Un peu par « hasard ». C’était il y a 4 ans, le métier de Community Manager commençait à être mieux connu des professionnels du secteur et était en plein expansion. J’étais en première année de Master ;  j’écrivais un mémoire sur l’utilisation des réseaux sociaux en marketing et j’ai décroché mon premier stage dans une agence web. Ensuite, j’ai continué un Master 2 en école de communication, et après deux stages dans ce domaine (en agence et chez l’annonceur) qui m’ont vraiment plu, c’est devenu mon métier.

Quelles sont les qualités que requièrent un bon CM ?

  • Etre curieux, il faut être en veille permanente, lire beaucoup de tout, s’intéresser à l’actualité, aux nouvelles technologies, aux dernières campagnes de communication.
  • Avoir un excellent relationnel : car il s’agit avant tout de gestion et de dialogue avec sa communauté, les relations doivent être pérennes.
  • Posséder une jolie plume : c’est avant tout de la communication écrite, il faut soigner ses accroches, ses tweets, ses statuts.... Un Community Manager qui ne maitrise pas la langue française décrédibilise la marque pour laquelle il est porte parole sur les médias sociaux.
  • Savoir s’adapter : il faut pouvoir s’approprier une marque, se faire accepter par la communauté et surtout être crédible sur le sujet sur lequel il communique, encore une fois, le Community Manager est la voix de l’entreprise sur les réseaux sociaux.
  • Être pédagogue : lorsqu’il est intégré à une agence RP (comme c’est mon cas aujourd’hui), l’activité de Community Manager reste encore peu connue pour les métiers classique de la communication, il est donc important de sensibiliser son entourage professionnel aux objectifs et résultats que l’on peut obtenir avec un bon community management.
  • Être réactif et proactif, toujours.

Quelle est votre journée type ?

Je n’ai pas vraiment de journée type, mais généralement cela commence par de la veille, ensuite, parfois en fonction de l’actualité, je tweete des infos qui me semblent pertinentes sur le compte Twitter de l’agence.

Ensuite je fais un point sur ma TO DO de la journée : rédaction du planning éditorial, bilan Facebook (le KPI, l’ennemi du Community Manager), animation des différentes pages Facebook/comptes Twitter des clients. Mise à jour du site de l’agence, selon les besoins. Organisation de jeux concours Facebook.

Lorsque l’agence est en compétition je suis en charge de développer la partie social media des recommandations stratégiques.

Je suis un peu un électron libre, c’est moi qui time mes journées selon les tâches que j’ai à réaliser et les deadlines qui me sont fixées.

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Interview de Jean-François Ruiz, auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux »

15 janvier, 2013 15 janvier, 2013   15 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean-François Ruiz, fondateur de l’agence PowerOn et auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux ».

 

 

Pourquoi avoir écrit "Réussir avec les réseaux sociaux" ?

 

Je voulais faire un guide de référence sur le sujet des réseaux sociaux. C'est pourquoi je me suis entouré de 15 personnes ayant des profils très différents pour challenger mes idées et créer le contenu le plus clair et efficace possible sur la question des réseaux sociaux. Plutôt que de donner des informations périssables, nous nous sommes plutôt intéressés à la démarche de réseautage de l'être humain dans le contexte des réseaux sociaux. Son contenu est toujours d'actualité (mis à part pour les chiffres présentés dans le panorama au début du livre).

 

 

Si c'était à refaire quel nouveau chapitre développeriez-vous suite à l’évènement Webdeux Connect 2012 de novembre dernier ?

J'approfondirais sûrement la partie réseautage dans un évènement. Au travers de l'organisation du Webdeux Connect 2012 j'ai encore amélioré mes connaissances/compétences sur les clés d'un networking réussi autour d'un évènement.

Je mettrais également à jour la conclusion de l'ouvrage ou j'inviterais les lecteurs à donner le livre à la première personne qui leur vient à l'esprit quand ils penseront à créer du capital social (terme explicité dans le livre).     Expliquez-nous le concept du Social Intelligence?

Pour moi le Social Intelligence, c'est la discipline qui consiste à extraire des réseaux sociaux des informations afin de prendre des décisions plus intelligentes. Par exemple, cela peut-être de regarder les contacts d'une personne sur les réseaux sociaux afin de savoir quelle est la meilleure manière de l'approcher via son propre réseau. Cela peut également être l'analyse sémantique des messages postés par ses fans / followers afin d'en connaitre plus précieusement les centres d'intérêts afin d'adapter sa ligne éditoriale en conséquence. Nous avons fait un atelier sur le sujet lors du Webdeux.Connect. Nous publierons l'enregistrement prochainement sur http://www.webdeux.info.

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