L’Agence Connecto, entre conviction, pertinence et inspiration

1 octobre, 2013 1 octobre, 2013   1 octobre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Saïd Aïssaoui est Directeur Général de l’Agence Connecto    

En quelques mots comment définiriez-vous les valeurs de Connecto ?

Dans un monde saturé d’informations et de messages dispersés, Connecto se pose tous les jours la question du contenu pertinent pour nos clients, celui qui va le faire émerger du brouhaha. Il est indispensable de travailler en parallèle le contenu et le véhicule, le message et le messager, pour toutes les parties prenantes de l’entreprise. Ce qui compte aujourd’hui, c’est le contenu, la qualité de la production, qu’elle soit pensée, écrite ou visuelle.

Que pensez-vous de la phrase d'Henry Ford (1863-1947): « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes. » ?

Henry Ford était un entrepreneur visionnaire qui savait lire l’entreprise au-delà du bilan. Dans son approche, l’entreprise est une aventure, donc la dimension humaine est fondamentale. Et dans le monde connecté qui est le nôtre, la réputation est un actif qui pèse de plus en plus lourd pour l’entreprise. On pourrait ajouter cette citation d’un autre visionnaire, lui aussi doté d’un solide sens de la formule : Warren Buffet : "Il faut 20 ans pour bâtir une réputation et cinq minutes pour l'anéantir. Si vous y pensez, vous agirez différemment."

Comment réagir face au bad buzz, quelles sont les principes clés ?

Tout dépend du contexte, mais le premier principe est de prendre position rapidement dans l’espace public, et de ne pas laisser se développer des bruits ou des rumeurs. La nature a horreur du vide. Si vous ne parlez pas, d’autres le feront à votre place, quitte à dire n’importe quoi. Dès lors, la première décision à prendre est de définir un axe de communication, c’est un choix stratégique essentiel où il n’y a pas de droit à l’erreur. Aujourd’hui on a les outils pour faire face et une palette de moyens qui peuvent se combiner très efficacement. Par exemple, ce n’est pas parce que le buzz naît sur les réseaux sociaux qu’il faut s’interdire les médias traditionnels et vice versa.  Parfois, le mieux est de ne rien faire pour ne pas alimenter de vaines polémiques, de faire le dos rond jusqu’à ce que la tornade s’éloigne. Mais ce qui est sûr, c’est que l’opinion déteste les mystères. La transparence,  c’est très efficace.

Peut-on réellement tout prévoir, tout anticiper et comment distinguer les vraies bonnes idées des fausses ?

Tout prévoir est impossible et ne sert à rien. La seule vraie option consiste à mettre en place un plan de gestion de crise opérationnel avec des procédures claires pour l’équipe de management, des collaborateurs formés et entrainés. Nous déployons de plus en plus ce genre de dispositifs auprès de nos clients, car le ROI est immédiat. Pour un budget limité, cela leur garantit une meilleure efficacité opérationnelle quand la crise survient et donc plus  de sérénité au quotidien.

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l’Art des RP par Adeline Cubères

30 septembre, 2013 30 septembre, 2013   30 septembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Adeline Cubères, consultante freelance en Art  

Adeline Cubères, vous avez obtenu une licence en communication et gestion de projets culturels à l'école Efficom. Est-ce à dire que très tôt vous aviez une idée précise quand à votre orientation professionnelle et pourquoi ce choix  ?

J'ai été attirée très tôt par les métiers de la communication. Le savoir faire du "faire-savoir" était une vocation pour moi. Le choix du secteur artistique était également évident puisque j'ai suivi des cours d'histoire de l'art pendant 3 ans, révélant une passion pour les arts sous toutes leurs formes. Je suis ravie de l'enseignement que j'ai suivi à Efficom, ainsi qu'en DUT information-communication, à la fois théorique et pratique, ce diplôme donne d'excellentes clés pour être un communicant aguerri.

Face à l’intérêt croissant des médias pour l’Art, quelle est selon vous l'importance des relations presse pour une galerie, un artiste, une maison d'édition, une Fondation dans une stratégie de communication ?

Les relations presse peuvent accroître la notoriété d'un lieu artistique et culturel, tisser un réseaux de fidèles journalistes qui accompagneront une galerie, un artiste, etc. dans la construction de sa visibilité dans les médias. Par ailleurs, face au coût élevé de l'achat d'espace publicitaire dans la presse, les RP sont une alternative efficace.

Comment se traduit dans les faits les actions cohérentes, en direction des professionnels de l’information et leurs publics  ?

Il faut impérativement avoir un outil très fiable : le fichier presse. Puis il faut rédiger (suivant la problématique et la stratégie de communication) un communiqué de presse et/ou un dossier de presse, diffuser de manière ciblée et relancer évidemment les journalistes. C'est une tâche délicate, qui demande beaucoup de persévérance sans être intrusive, un art véritable !

Selon vous, quelles sont les bonnes pratiques qu'il faut adopter pour être en relation avec les journalistes de la presse écrite, web, radio et TV ?

La première est d'apporter impérativement une information cohérente et claire adaptée aux journalistes à qui l'on s'adresse. Diffuser en masse un communiqué de presse à une liste de journalistes n'a rien à voir avec une compétence en communication... En revanche, il faut cibler, trouver une accroche qui séduira le journaliste et qui leur apportera avec précisions et simplicité les informations clés. Il faut connaître les médias, être curieux et être doté d'un savoir-être favorable à l'échange, aux relations.

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C’est quoi ton métier ?

27 septembre, 2013 27 septembre, 2013   27 septembre, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil  

Longtemps, à la question « C’est quoi ton métier ? », les auteurs de ce billet ont répondu « Docteur des journaux », ce qui n’était déjà pas si simple. Avec le numérique, tout se complique encore un peu plus, d’où l’intérêt de se pencher sur le « Dico des métiers de demain », œuvre collective, évolutive et stimulante des prospectivistes réunis au sein du collectif Les Propulseurs.

Selon le Département américain du travail, 65% des écoliers d’aujourd’hui pratiqueront des métiers qui n’ont même pas encore été inventés. Voici une sélection de ceux qui, selon Les Propulseurs, sont en train d’émerger ou ont de bonnes chances d’exister un jour et concernent les professionnels de l’information et de la communication. Applicoacheur : conseil aidant dans le choix et les usages des applications mobiles. Bibliothérapeute : thérapeute utilisant la lecture de livres pour soigner les problèmes psychologiques et autres maux de société. Clapotisateur : créateur de solutions permettant de transformer la cacophonie informationnelle créée par le numérique en un clapotis acceptable. Collaboracteur : responsable de la consommation et de la production collaboratives dans les entreprises. Dataviseur : spécialiste de la création de valeur à partir des données numériques de l’entreprise. Dronaliste : journaliste qui utilise des drones pour effectuer ses reportages. Légisboteur : spécialiste du droit des robots. Lunabulleur : spécialiste des usages des lunettes en réalité augmentée. Nomophobeur : praticien spécialisé dans le traitement de la peur d’être séparé de son Smartphone ou de tout outil connecté. Lire la suite...

La communication culturelle par Olivier Gaulon

24 septembre, 2013 24 septembre, 2013   24 septembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Olivier Gaulon, attaché de presse « art et culture » freelance

Spécialiste des relations presse dans le monde des arts depuis de nombreuses années, pouvez-nous nous donner les bonnes pratiques qui sont pour vous déterminantes dans la communication d’événements artistiques en France ?

La communication culturelle ne fait pas appel aux mêmes ressources que celles des grandes marques car le plan média est souvent maigre. Les relations presse sont bien souvent le seul moyen de procurer une visibilité à l’événement dans les médias. Le nerf de la guerre étant la relance, l’attaché de presse se doit de connaître les titres auxquels il s’adresse et ce que les journalistes y écrivent. A défaut de tous les connaître,avant de les appeler, il faut déjà les lire.

Une bonne campagne de presse, a fortiori dans le domaine de l’art, doit aussi privilégier l’iconographie : si les images numériques HD ont succédé aux diapositives, des visuels de qualité en adéquation avec la ligne éditoriale aident toujours à décrocher un papier. Le challenge est de sortir du lot face à la multitude qui caractérise l’offre culturelle, évidemment non proportionnelle à la place qui lui est allouée dans la presse.

Vous arrive-t-il de lier des partenariats avec d'autres agences de relations publiques pour mener vos actions et pourquoi ?

Depuis mes débuts en 2001, je collabore avec l’agence Alambret Communication, aujourd’hui dirigée par Anne-Sophie Giraud, qui me confie régulièrement des missions. Si l’agence me sollicite pour mon réseau en art contemporain, je fais aussi appel à elle quand il s’agit de décrocher un budget comme le premier Festival de l’histoire de l’art au château de Fontainebleau, car je ne peux pas répondre seul à de tels appels d’offre. Notre relation est professionnelle autant qu’amicale, ce qui est rare dans notre milieu.

Tilt, Philips PM5544, 2013, acrylique et peinture aérosol sur toile, 150 x 150 cm Tilt, Bleu Pétrole, 2012, acrylique et peinture aérosol sur toile, 200 x 200 cm Tilt, Fiat 250, 2013, technique mixte sur voiture, 132 x 290 x 37 cm © Benjamin Roudet Courtesy Galerie Wallworks, Paris.
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Le Conseil RP, un stratège de la notoriété

23 septembre, 2013 23 septembre, 2013   23 septembre, 2013 0 commentaire

Culture RP à rencontré Delphine Julie, Conseil en Relations Médias, Fondatrice de l’agence Relations-Presse.net        

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J’ai une double formation : langues et communication (maîtrise d’anglais et major de promotion de lEFAP). Ce double cursus m’a appris le goût et la rigueur des mots, d’une part, la créativité et la réflexion stratégique d’autre part. Ce sont les facteurs déterminants de mon parcours professionnel. J’ai commencé au sein d’une marque de chaussures pour enfants, avec la conception de campagnes presse : nouvelles saisons, collections thématiques (neige, sport). Il fallait élaborer des argumentaires presse, aller dans les rédactions, sélectionner des shoppings… Cette première expérience a été très enrichissante et formatrice !

Ensuite, j’ai travaillé en agence pendant 5 ans. En agence, on a une vision plus globale de la communication et de la gestion de la relation de clients aux profils et aux besoins différents selon les secteurs : e-commerce, finance ou encore causes humanitaires. En 2005, j’ai décidé de créer ma structure de conseil. Aujourd’hui, je travaille avec 3 consultantes seniors et mon agence compte une cinquantaine de références dans les domaines de la finance et de l’assurance, des RH, des nouvelles technologies, de l’éducation, de la culture et de l’édition. Aujourd’hui, notre réflexion stratégique intègre des actions qui vont au-delà des relations avec les médias : organisation d’événements, gestion de partenariats, opérations sur les réseaux sociaux…

Quelles sont les valeurs que vous souhaitez mettre en avant dans votre agence ?

J’ai pour habitude de dire à mes clients que les Relations Médias, nécessitent, comme toute relation, du temps et une confiance réciproque entre le client, son conseil, ses interlocuteurs. Mes valeurs sont donc la qualité de la relation et du conseil pour accompagner le client mais aussi lui faire prendre conscience des besoins et des contraintes des journalistes. Le travail en confiance libère la créativité pour être force de proposition et permet d’anticiper les attentes de chaque partie. C’est grâce à cette conviction que j’ai des clients fidèles depuis plusieurs années : le Festival du Mot depuis 4 ans; le Festival du Mot depuis 4 ans ; Scoléo, InterEditions et DUNOD depuis 3 ans.

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Les Maires sont les meilleurs !

20 septembre, 2013 20 septembre, 2013   20 septembre, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil  

Le 3ème « Baromètre Epiceum/Harris de la Communication Locale » démontre l’intérêt croissant que portent nos concitoyens à l’information de proximité qui les concerne directement, mais aussi que les médias locaux et régionaux ne parviennent pas à répondre aussi correctement à ces attentes qu’il serait nécessaire.

Première surprise de ce Baromètre, le média privilégié par 84% des Français pour s’informer sur la vie locale, départementale ou régionale est celui qu’édite la collectivité correspondante, ce bulletin ou magazine que nous trouvons dans nos boîtes aux lettres et dont l’éditorialiste est le plus souvent un élu. A force d’être à l’écoute de leurs concitoyens, nos élus et leurs équipes sont devenus de très bons journalistes !

Deuxième surprise : non seulement le « média » le plus souvent utilisé en second rang n’en est pas un, mais il est aussi vieux que l’humanité, puisqu’il s’agit « des échanges avec les habitants » (80%), lesquels sont suivis par l’affichage (72%), le plus ancien des médias traditionnels. En matière d’information locale comme ailleurs, les nouveaux médias n’ont pas tué les anciens.

Troisième surprise : les médias professionnels de proximité enregistrent des scores plutôt décevants : 68% d’utilisation des chaînes de télévision régionales et locales pour s’informer sur ce qui se passe là où l’on vit, 52% pour les radios régionales et locales, 50% seulement pour la presse quotidienne régionale.

Quatrième surprise : les évolutions depuis 2011 ne sont pas toujours celles que l’on imaginait. Certes, l’utilisation des sites Internet des collectivités progressent de 18 points en deux ans et sont désormais utilisés pour l’info locale par 62% des habitants, mais l’affichage progresse tout autant, la PQR stagne et les médias audiovisuels locaux chutent fortement (- 16 points pour les télévisions locales et régionales, - 9 points pour les radios de proximité), alors même qu’ils ont souvent été présentés comme les remplaçants naturels de l’imprimé.

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Abercrombie & Fitch : derrière les muscles des valeurs !

19 septembre, 2013 19 septembre, 2013   19 septembre, 2013 0 commentaire

Abandonner une communication stigmatisante pour justifier une sélection légitime par Florian SILNICKI, Consultant en stratégie d'information, gestion de la réputation et communication de crise - @floriansilnicki

   

florian silnicki pour Culture RP

     

La croissance du secteur du luxe se poursuit loin de la crise. Se décrivant comme une marque de « Casual Luxury », c'est Abercrombie & Fitch qui, aujourd'hui, défraie la chronique.

Pourtant, la boutique Abercrombie & Fitch des Champs-Élysées ne désemplit pas. Le coup de pub', bien involontaire, assuré par le défenseur des droits, Dominique Baudis, à l'enseigne américaine pourrait bien accélérer cette tendance sectorielle !

Le problème ? La maison Abercrombie & Fitch est soupçonnée de discrimination à l'embauche en France. Un soupçon  renforcé par une condamnation antérieure (50 millions de dollars!) pour un motif identique outre-Atlantique.

 

La réputation, c'est de plus en plus le vrai capital des entreprises au XXIe siècle. Si Henry Ford affirmait que « deux choses importantes n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise, sa réputation et ses hommes », ce sont aujourd'hui à la fois ses hommes et sa réputation qu'Abercrombie & Fitch voit mise en cause.

Si, disons le sans détour, rien ne permet de justifier une discrimination professionnelle uniquement  basée sur des critères physiques comment ne pas aussi assumer franchement le fait que rien ne devrait interdire un employeur de choisir le personnel de son choix, répondant en cela aux besoins réels de son entreprise.

Le problème est que lorsque le critère déterminant d'embauche est un critère d'image ... un critère de look, d'attitude, et ... de physique, ça coince !

Abercrombie & Fitch a pourtant construit sa stratégie sur une certaine image, marqueté son offre sur le corps et la fête, le sport et la beauté et personne ne peut lui en faire le procès ... ce choix induisant avant tout la création de milliers d'emplois et de milliards d'euros de chiffre d'affaires.

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« Native advertising » : les journalistes ont leur mot à dire !

11 septembre, 2013 11 septembre, 2013   11 septembre, 2013 0 commentaire

"Arnaud Camus, Fondateur et Directeur de l'agence conseil Marque et Valeurs, révèle les valeurs des marques grâce à une méthodologie éprouvée.

Il nous éclaire aujourd'hui sur le concept de "Native advertising".
 

Face à l’émergence du numérique, à la baisse des ventes au numéro et des recettes publicitaires, la presse évolue très vite. Les éditeurs doivent faire preuve d’imagination et d’innovations pour pérenniser leur activité.

Différentes possibilités sont déjà offertes aux éditeurs comme le brand content, le sponsoring, le parrainage, le publi-reportage, … Mais nous assistons depuis quelques mois au développement d’un nouveau moyen de communication permettant aux marques-annonceur de prendre la parole, sous différentes formes, au sein des rédactions : le « Native advertising ».

Ce nouveau business model, conçu pour les médias digitaux mais adaptable aussi au print, est en train de se développer. Venu des Etats-Unis, le « Native advertising » propose soit des contenus rédactionnels pertinents et contextualisés, soit une insertion  publicité fondue dans la maquette destinés à tous les lecteurs des sites internet ou de la presse écrite ; ils sont réalisés par les marques et validés ensuite par les rédactions.

Aux Etats-Unis, le très sérieux média économique Forbes développe ce nouveau concept publicitaire et assure que la frontière entre les deux mondes est respectée : les articles promotionnels apparaissent dans un encart intitulé « Brandvoice », le lecteur avisé fera aisément la différence. Les autres, en revanche, passeront de l’article à la publicité sans a priori. La caution de la rédaction est recherchée par les annonceurs.

 

Cette nouvelle communication fait fureur aux Etats-Unis et se monnaie à prix d'or. Pour avoir le droit d'écrire dans la rubrique « Brandvoice », les entreprises comme Microsoft, Cartier, SAP, IBM, etc. sont ainsi prêtes à payer jusqu'à 75.000 dollars par mois. Conséquence : les revenus de la publicité digitale explosent. Ils ont bondi de 20% sur un an. Le « Washington Post » a suivi cette tendance en lançant « Brandconnect ».

Les médias français se lancent aussi dans ces nouvelles opérations de « Native advertising ». Par exemple, la nouvelle lettre d’informations TimeToSignOff a pour but de publier des « newsletters e-mails » financées par la publicité et ciblant des publics très spécifiques et homogènes.

Ou encore Melty, portail média des 12-30 ans, qui se fonde sur un business model reposant sur la publicité, pratique le "Native advertising" en proposant à son audience des contenus faits maison pour le compte d’annonceurs en adéquation avec les valeurs de leur marque. Melty prévoit un chiffre d’affaires, en année pleine, de 4 à 5 millions d’euros.

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La flamme de Christiane Taubira : le médiatraining, cet élément qui change tout

10 septembre, 2013 10 septembre, 2013   10 septembre, 2013 0 commentaire

Par Florian SILNICKI, Expert en stratégie d'information et de communication de crise - @floriansilnicki

Selon les opinions, sa communication est considérée comme brillante, professionnelle, ou démagogique, voire parfaitement populiste et dangereuse. Allons au-delà de ces jugements superficiellement tranchés et trop rapides pour se risquer à une analyse rigoureuse de la communication déployée pour sa première émission en "prime time" en tant que ministre de la Justice.

A l'occasion du dernier numéro de l'émission politique présentée par David Pujadas, Des paroles et des actes, diffusée le jeudi 5 septembre sur France 2, nous retiendrons surtout l'excellence de la forme de la prestation de l'invitée de la soirée, la Garde des Sceaux.

Christiane Taubira a une nouvelle fois fait preuve de ses qualités exceptionnelles d'oratrice. Ses prises de parole présentent tous les ingrédients d'un médiatraining intense et millimétré. Décryptage de la communication d'une icône de gauche massivement rejetée à droite.

Christiane Taubira sait que l'interview est un jeu d'équilibre entre les deux parties. Sa prestation répond à un certain nombre de règles et de principes clés qu'il est intéressant d'identifier. La Ministre n'a jamais dérogé aux règles à suivre pour que son discours soit bien perçu et compris de tous.

Voici les 6 règles d'or de l'interview suivies par la Garde des Sceaux pour faire face à un journaliste qu'elle sait plus curieux et informé que la moyenne, ayant une appétence particulière pour décrypter et faire comprendre l'actualité mais qui n'est pas un spécialiste des sujets judiciaires qu'il va traiter.  Elle sait qu'il est animé par la volonté de confronter des points de vue mais reste libre dans le traitement qu'il en fait mais surtout elle mesure dès le départ qu'il est dans une recherche permanente de la nouveauté, du scoop.

Règle numéro 1: Le discours doit être simple car compréhensible par le plus grand nombre.

L'auditeur n'est pas un spécialiste et est souvent multitâche. Il vous écoute en rédigeant un texto, un mail, en repassant ou en dinant. Il faut donc lui «prémâcher» l'information. La ministre a donc cherché à minimiser autant que possible son jargon judiciaire : l'usage de termes techniques a été limité au maximum et les acronymes ont souvent développé ou explicité directement ou par des illustrations.

L'un des objectifs de la communication de la Ministre est de ne pas rompre la solidarité gouvernementale afin de ne pas porter de responsabilité particulière dans l'opposition désormais publique avec le Ministère de l'intérieur. Il faut avant tout ne surtout pas raviver cette opposition par ce passage télévisé. La Ministre savait qu'elle serait interrogée sur cet affrontement par presse interposée avec le Ministre. Elle utilisera alors la formule « ça fait plusieurs semaines qu'on joue un match sans joueur. On ne joue pas un match, nous sommes ministres ! »... et c'est bien joué !

Tout d'abord, le discours a porté un message-clé. Il n'a jamais été terni par l'envie naturelle de la Ministre d'en dire trop afin d'éviter la contre-productivité.  Son discours est donc allé à l'essentiel et s'est structuré autour d'un message principal simple et marqueté.

Son discours a été étayé par des exemples bien choisis. Pour être compris de tous, elle n'a pas fait de grandes phrases, et a préféré des phrases incisives et courtes, clairement préparées à l'avance. L'intérêt ? Ne pas faire sortir la Ministre de son message principal.

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