RP et digital qui a besoin de qui?

2 septembre, 2013 2 septembre, 2013   2 septembre, 2013 0 commentaire

RP et digital sont souvent abordés sous l’angle: “le digital change la donne, il faut que les RPs s’adaptent au digital et fassent leur métier différemment.” Ce n’est pas faux, nous avons d’ailleurs publié sur notre blog une infographie présentant le travail d’une agence RP 2.0 prenant en compte les évolutions du métier.

   

Néanmoins, le postulat contraire est vrai aussi, et “le digital pour exister a besoin de RPs.” En effet, derrière le digital, derrière les sites Internet et les réseaux sociaux, il y a des individus, des citoyens, des consommateurs, des influenceurs, des journalistes aussi! Et tous ces êtres humains sont férus de relations, et il ne faut pas l’oublier! Ainsi, si il est plus facile aujourd’hui d’initier une relation sur les réseaux sociaux, la rencontre IRL (In Real Life) reste nécessaire pour construire cette relation et établir la confiance. L’empreinte mémoriel d’un individu sera toujours plus forte si les échanges sociaux sont complétés par un coup de téléphone ou une rencontre physique.

Cette notion est très importante au sein de notre agence, c'est pourquoi nous avons souhaité la mettre en avant. En effet, 1 min30, issue du digital, n’avait pas vocation initialement à proposer ce type de service. Inspirées par la méthodologie d’Inbound Marketing pronée par la société américaine Hubspot, les relations presse n’avaient à priori pas leur place...

En effet, l’Inbound Marketing tel que le promeut Hubspot se présente sous la forme d’un entonnoir en 3 étapes réunissant les compétences suivante:

  1. Générer du trafic par la création de contenu, le référencement et les réseaux sociaux.
  2. Convertir le trafic en prospects identifié par la mise en place de call-to-action (appel à l’action) tel que la proposition de télécharger des livres blancs, ou autre contenu premium.
  3. Convertir les prospects en client en leur envoyant des newsletters régulières ou en mettant en place des programmes de leads nurturing (culture des contacts) permettant d’accompagner les clients dans leur parcours de décision.
     

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Comes : quand la réflexion accompagne l’action

18 juillet, 2013 18 juillet, 2013   18 juillet, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Bruno Racouchot, Directeur de la Lettre Communication & Influence et directeur de la société Comes communication    

   

« L’avenir est souvent fait des idées "folles" ou "absurdes" d’aujourd’hui. L’intelligence ne consiste pas à savoir, mais à comprendre » S. MARCHAND, La ruée vers l’intelligence, Paris, Fayard, 2012.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et votre ambition de mettre en avant des stratégies et des vecteurs de communication d'influence auprès des organisations publiques et privées au sein de Comes communication?

L'idée de combiner les outils du hard et du soft power s'est imposée à moi lors d'une opération extérieure particulièrement meurtrière en octobre 1983, alors que je servais comme officier parachutiste à Beyrouth dans le cadre de Force multinationale de sécurité (voir ici). Vous avez beau avoir à votre disposition d'énormes ressources de hard power, si vous ne maîtrisez pas l'image, la perception et les vecteurs du soft power, vous perdez la guerre communicationnelle et informationnelle, donc la guerre tout court. C'est ce qui s'est alors passé. J'ai ensuite évolué de la guerre à la guerre économique. A cette expérience de combat de terrain s'est en effet ajouté un DEA de Relations internationales et Défense de Paris-Sorbonne, un passage par le journalisme à Valeurs actuelles, puis un séjour au Parlement européen qui m'a permis de constater à quel point nous étions en retard par rapport aux puissances anglo-saxonnes ou aux émergents en matière d'influence et de soft power.

Ce constat établi, avec ma directrice associée Sophie Vieillard - DEA d'économie européenne, qui avait été administrateur au Parlement européen - nous avons décidé de créer Comes communication en 1999. Nous étions donc très en pointe car peu de gens s'intéressaient alors à l'influence. Mon ami Alain Juillet - qui deviendra par la suite le Haut responsable à l'intelligence économique auprès du Premier ministre - nous a soutenus d'emblée, comme le feront plus tard le préfet Pautrat, Christian Harbulot, Eric Delbecque, Claude Revel et bien d'autres figures de l'intelligence économique. Pourquoi ce nom de Comes ? Parce qu'en latin, « comes » signifie le compagnon de voyage, l'escorte. D'où l'importance de travailler sur le long terme et sur un mode très pragmatique. Notre volonté était d'aller bien au-delà du conseil, et de fournir concrètement clé en main, aux structures publiques ou privées, des vecteurs d'influence récurrents, solides, bien sourcés, leur permettant de sortir de leur seul savoir-faire technique pour rayonner en direction de leur écosystème, tout particulièrement en direction des opinion makers et autres relais d'opinion. Aujourd'hui installée à Paris, Toronto (Canada), São Paulo (Brésil) et très prochainement à Rabat (Maroc), la société Comes développe une méthode de communication d'influence reposant sur la valorisation des identités. Elle travaille en outre en étroite collaboration avec des spécialistes nord et sud-américains de la planification stratégique, du management et du branding. Notre positionnement influence se situe donc à la confluence de l'intelligence économique (competitive intelligence pour être plus précis) et de la communication sur le monde du high end branding qu'affectionnent tout particulièrement les stratèges d'outre-Atlantique.

Quelle serait votre définition de l'E-réputation et du rôle des e-influenceurs dans cette communication globale?

Vous posez ici la question de la technique, alors que l'influence, étymologiquement (il faut insister sur les racines néoplatoniciennes de la Renaissance du terme influence), est un flux. Qu'il se répande via le Net comme c'est le cas le plus souvent est en l'occurrence secondaire. C'est poser là la question des moyens. Bien sûr, la e-réputation est capitale et les e-influenceurs constituent des rouages essentiels de la communication d'influence sur le web. Mais au-delà du factuel et du technique, souvenons-nous que l'influence, avant tout, c'est un contenu, non un contenant. Accompagnant et confortant la stratégie (sans stratégie, pas d'influence), l'influence est d'abord une logique à l'œuvre et une pensée en action, qui se déploient au travers de vecteurs divers, intégrant des messages récurrents à forte valeur ajoutée. Comme le dit Alain Juillet, l'influence, c'est amener sans coercition, celui que l'on veut influencer à changer son paradigme de pensée, à modifier ses fondamentaux, à faire évoluer sa perception des réalités, en usant aussi bien de la raison que de la séduction – parfois des deux – pour atteindre l'effet final recherché.

Cette communication d'influence est bien spécifique. Elle n'a pas pour but de vanter les mérites de tel ou tel produit ou service. L'influence requiert de la subtilité. L'objectif n'est pas de saturer la cible par des messages directs, mais plutôt d'interpeller, de manière transverse et indirecte, ses sens et sa raison, de façon à ce que, librement, par le seul jeu des idées et des représentations, la cible en vienne à faire évoluer son jugement. L'influence n'a donc rien à voir avec la manipulation ou la désinformation. Il n'y a pas coercition, mais redistribution d'une donne informationnelle. L'influence implique donc que l'on sorte du strict cadre d'une communication centrée sur le savoir-faire technique du client, pour user en revanche des ressources d'autres champs cognitifs, en particulier ceux des sciences humaines. Pratiquer l'influence à l'égard des cibles visées exige donc de parfaitement appréhender la nature des mécanismes psychologiques et cognitifs à l'œuvre, sans oublier l'articulation des rouages de nos sociétés, des cultures et des environnements.

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La valeur ajoutée de l’agence WEPA !

16 juillet, 2013 16 juillet, 2013   16 juillet, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Julien ELOY, Directeur Associé de l’agence WEPA

 

 

 

Présentez nous votre agence ?

WEPA est une agence de conseil en management de l’information que j’ai créé le 17 janvier dernier, avec mon associée Kaoutar KEITA. Le positionnement de l’agence repose sur le constat que nous vivons dans un monde de surconsommation où nous sommes en permanence sollicités en information. Cela pose pour les organisations trois problématiques majeures : la première, la nécessité pour elles d’exister et de faire entendre leur voix dans cette masse d’informations, la deuxième, de s’approprier les nouveaux canaux de communication, tels que les réseaux sociaux, et la troisième, de véhiculer des messages cohérents. Maîtriser son image et sa réputation. L’ambition de WEPA est de devenir l’agence leader sur les secteurs du transport et de la logistique. Sa promesse : offrir à ces organisations une vision multi-canal et multi-supports de leur communication.

 

L’offre de services de l’agence repose sur un pilier fondateur, le métier des relations presse, mais propose également du conseil en stratégie de communication, de l’événementiel et des réseaux sociaux.  En six mois d’activité, WEPA compte déjà six clients actifs tous reconnus comme tant des leaders dans la sphère logistique.

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9 nouvelles façons de toucher les lecteurs

12 juillet, 2013 12 juillet, 2013   12 juillet, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

Pendant les vacances, on retrouve le temps et le plaisir de lire des journaux, des magazines et des livres, imprimés et de plus en plus en format numérique. Voici 9 nouvelles façons d’accéder à la lecture qui sont autant d’exemples à méditer pour la rentrée.

Relay séduit la « génération Y ». Que faire en attendant son train ou son avion, sinon fureter dans un Relay ? L’enseigne teste actuellement un nouveau concept doté d’un « bar numérique » où les technophiles vont trouver des liseuses, des magazines en version digitale, du Wi-Fi 3G et des points de rechargement pour les outils nomades.

Air France passe à l’iPad. Finies les bousculades autour des présentoirs à journaux et magazines avant d’embarquer. Du moins pour les voyageurs abonnés et équipés d’iPad qui peuvent désormais télécharger gratuitement une sélection de magazines dès 24 heures avant leur vol et jusqu’à l’heure du départ, pour les consulter avant, pendant et après leur vol.

Les guides de voyages numériques financés par la pub, c’est parti ! Bien sûr, vous pouviez déjà lire Zola gratuitement en version numérique, mais l’évasion littéraire ne remplace pas toujours l’évasion tout court. Cocorico ! Grâce à l’entreprise française Epub&pub, vous pouvez désormais découvrir Milan avec Léonard de Vinci en téléchargeant gratuitement la version financée par la publicité d’un e-guide de voyage, par ailleurs disponible en version payante et sans pub sur Amazon et AppleStore.

La presse tente le « Drive » avec Cora. Eviter les bouchons de caddies après ceux de l’autoroute est un rêve fou qui devient réalité pour les vacanciers qui séjournent à proximité de grandes surfaces proposant de prendre livraison de commandes faites par Internet. Cet été, Presstalis et MLP se sont associés à 3 magasins Cora pour ouvrir à la presse le catalogue en ligne de l’enseigne.

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Le Story telling est mort, vive l’Emotional Writing

11 juillet, 2013 11 juillet, 2013   11 juillet, 2013 0 commentaire

Les marques vont devenir des « êtres » sensibles à manier avec précaution où chacun va s’orienter en fonction des affinités qu’il ressent mais surtout leur façon de s’investir dans le quotidien et la « real life ».

On le voit dans tous les secteurs en satellites de la communication : publicité, relations presse, événementiel, marketing, CRM, tout est entrain de se segmenter, en faisant table rase d’un mode de communication hérité d’un passé proche de la réclame des années 20…

Après avoir suivi les technologies, sautés de supports en supports en adaptant des messages dans un seul sens, force est de constater, que pour les marques avec la maturité des réseaux sociaux certaines se prennent des volées de bois verts de la part d’internautes, de consommateurs, qui ont désormais l’outil ad hoc, pour s’exprimer, apporter leur vision qu’ils côtoient chaque jour dans les linéaires, les points de ventes, le commerce en ligne.

Il n’est plus question d’ignorer cette puissance sur le terrain qui plus est, est désormais capable de fédérer et d’influencer positivement ou négativement, un produit, un service, qu’il s’agisse d’une communication en décalage de la cible, ou d’un retour client  insatisfait…

Le Story Telling a considérablement fait bouger les choses en plaçant l’humain en tête des dispositifs…

A noter pour l’anecdote le Story Telling était présent en France dans les années soixante dix sous l’impulsion de Pierre Lemonier de l’agence  de publicité « Impact »,  précurseur du Story Telling (qui ne s’appelait pas ainsi,) on lui doit notamment les célébrissimes annonces presse pour le « Creusot », où comment vous vendre un faitout de plusieurs kilos tout en vous racontant une histoire…

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La presse territoriale ne sait pas parler d’elle

9 juillet, 2013 9 juillet, 2013   9 juillet, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

Parce qu’ils sont éparpillés sur tout le territoire, les médias des collectivités locales font peu parler d’eux, que ce soit individuellement ou en tant que famille de presse distincte des médias d’information traditionnels comme des médias d’entreprises. Dommage, car ils gagnent à être connus.

Lors de la 15ème cérémonie de remise des Prix de la presse territoriale organisée par la dynamique association Cap’Com, un des intervenants, Pierre Geistel, s’est autorisé à disperser un peu de poil à gratter verbal en procédant à une analyse des fiches de candidature remplies par les responsables des 126 publications candidates.

Le mot magique « moderne » apparaît 57 fois, suivi par « inciter à lire » et « simplicité », à égalité avec 52 présences dans les fiches analysées, puis par « lien social » et « logique de proximité » (37 fois chacun) ou encore « dynamique » (29 citations). Pour ce qui concerne l’illustration et la forme, 78 des 126 candidats affirment « faire la part belle aux visuels » et publier « des images fortes qui parlent », 17 revendiquant des maquettes « sobres » et/ou « épurées ».

De deux choses l’une : soit les responsables de communication des collectivités locales sont des adeptes de l’eau tiède et leurs magazines sont à l’image des présentations qu’ils en font ; soit ils sont bien meilleurs journalistes que communicants et desservent leur travail en utilisant un vocabulaire qui ne décrit ni n’évoque plus rien à force d’avoir été mis à toutes les sauces du conformisme et de la bien pensance.

L’analyse des publications primées (chacun son tour et, après tout, c’est notre métier !) démontre que c’est la seconde hypothèse qui est la bonne. Les médias territoriaux sont en effet très performants, car ils parviennent à concilier les contraires.

Ils doivent informer de la façon la plus pratique et factuelle qui soit ET communiquer, c’est-à-dire illustrer et tenter de faire partager les positions d’une majorité politique. Ils sont dans l’obligation de concerner le plus grand nombre ET d’être utiles aux jeunes comme aux seniors, aux célibataires aussi bien qu’aux familles, aux sportifs autant qu’aux passionnés de culture. Ils doivent vulgariser sans déformer ET permettre d’approfondir l’information sans être abscons. Etc.

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une communication au poing

2 juillet, 2013 2 juillet, 2013   2 juillet, 2013 0 commentaire

Interview d'Alexis Lemonnier, community-manager auto-didacte et créateur de l'agence Boxsons

 

 

Se jeter sans filet dans le monde de la com', c'est le pari qu'a fait notre professionnel du jour : Alexis Lemonnier, créateur de Boxsons et community manager pour Paris Select Guide et prochainement pour BBNove.

Culture RP tire le portrait de ce trentenaire hyperactif.

Depuis qu'il a changé de voie pour passer de la veille médias chez l'Argus de la Presse,  à l'auto-entrepreunariat avec la création de son agence de communication « multicanal » en 2012, Alexis Lemonnier est bien dans ses baskets... qui lui sont indispensables pour courir à droite, à gauche ! Oui, car il fonctionne comme ça, Alexis : pour se faire un nom dans le milieu, il faut se montrer, serrer des mains, comprendre, apprendre, questionner, convaincre.

Sorti du Studio de l'école de France un diplôme de journalisme en poche, il gère la carrière de son chanteur de frère, Quentin, puis entre à l'Argus de la Presse en 2008 en tant que chargé de veille médias. Poste qu'il occupera jusqu'à l'été 2012, lorsqu'il décide de se consacrer pleinement à sa passion pour la communication culturelle, qu'il concrétisera avec la création de l'agence Boxsons à l'automne de la même année.

Cette agence étant à l'image de son créateur : anti-conformiste, audacieuse et ambitieuse, laissons-lui le soin de la présenter  comme il se doit:

 

AL: «Comme son nom l'indique, Boxsons, est une boîte un peu fourre-tout où l'on trouve de quoi faire sa com' de A à Z :  un beau bordel organisé, en somme, qui décèle le point fort de son client et le décline sous toutes ses formes. Proposer une palette de supports de communication est notre valeur ajoutée. Nos clients peuvent donc se retrouver dans n'importe qu'elle offre, et découvrir d'autres idées auxquelles ils n'auraient pas songé, à la base. Nous sommes une jeune agence, nous nous devons donc d'être exhaustifs dans notre gamme de services.»

"Bordel organisé", vous avez donc tout de même une stratégie ?

Nous fonctionnons beaucoup par réseau. Mon expérience de community-manager m'assure un carnet d'adresses plutôt bien fourni, le reste se fait par connaissances, beaucoup de rencontres, beaucoup de salons, de conférences, etc. Le facteur humain joue pour beaucoup dans la stratégie de développement de Boxsons, car c'est, à mon sens, l'élément essentiel pour pérenniser toute relation professionnelle dans la confiance et la sérénité. »

 

Avez-vous un client type ?

Au départ, nous nous sommes spécialisés dans la culture, et plus particulièrement la musique. Ainsi, nous faisons beaucoup de communication visuelle et sonore pour des artistes, en plus de leurs communiqués et dossiers de presse. Nous avons donc beaucoup misé sur le matériel haut de gamme dans la prise de vidéo et de son. C'est un peu ce qui fait notre richesse et notre crédibilité face aux artistes.

Aujourd'hui, cette crédibilité a payé et nous sommes de plus en plus sollicités par des professionnels de tout bord qui désirent dynamiser leur image. Notre matériel de pointe nous permet, notamment, de travailler sur l'identité sonore, paramètre indispensable pour certains clients, mais qui ne leur paraît pas forcément évident en premier lieu.

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Anne Testuz, une professionnelle de la communication toujours à l’affût de l’air du temps

1 juillet, 2013 1 juillet, 2013   1 juillet, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Anne Testuz, fondatrice de l'agence Anne Testuz Communication.

Pourquoi avoir voulu créer votre agence ?

Cette envie maturait depuis un certain temps déjà… Une conjonction de plusieurs raisons, à la fois personnelles et professionnelles : avec mes 15 années d'expérience et d'expertise dans le domaine des RP & de la communication au sein de grandes entreprises, une aspiration de plus en plus forte à la liberté et à l’autonomie. Fuir aussi un mode de fonctionnement en service intégré qui m’étouffait. Et surtout une prise de conscience que le monde des RP subissait une « révolution pas si tranquille » que je voulais accompagner !

Quelles sont les 4 valeurs que vous souhaitez mettre en avant?

Notre valeur première est le «Sur-mesure» : les RP mutent…ce n’est plus un secret pour personne…Finie, révolue l’époque des mailings, des communiqués de presse sans âme et des journalistes relancés par des stagiaires ! Aujourd’hui nos publics sont multiples, les moyens de les atteindre se sont également démultipliés avec les réseaux sociaux – entre autres. Au sein de l’agence, nous nous attachons à communiquer «unique»: la communication doit donc être « sur-mesure », différenciée.  Nous nous attachons également à apporter des solutions ciblées et rapides aux communicants : le temps des grandes agences généralistes est révolu. « Efficacité & suivi » car aujourd’hui le ROI, ne soyons pas naïfs,  est la priorité N°1 des décideurs. Et enfin, « Confiance & Transparence » : la taille humaine de notre équipe (6 personnes), notre expérience, et la traçabilité de nos interventions sont un gage de tranquillité pour nos clients.

Comment communiquer vrai, humain, social et efficace en 2013?

Avec la sur-communication à outrance, la mondialisation et les réseaux sociaux, nous sommes rentrés dans un "marché de conversation" : une bonne agence de communication doit intégrer et comprendre ces nouveaux comportements : elle doit donc veiller, écouter, prendre la parole, inventer, engager, fidéliser et atteindre finement son objectif : On parle de "Brand Content" pour une marque, de "Personal Branding" pour une personne publique et plus de "Story Tellling" plutôt que de message publicitaire. Le public très saturé a besoin qu'on lui raconte une histoire et si possible la plus originale, humaine, motivante, fun et vraie possible. Et qui colle à sa vie, sa réalité, ses aspirations, le contexte économique, etc…

Le bon timing pour le bon message au bon public, comment faites-vous?

Diffuser un message intelligible dans les bons canaux aux bons publics cela se prépare en amont d'une campagne, d'une stratégie de communication. On réfléchit avec le client au bon timing selon l'actualité, l'agenda, les tendances pour trouver un meilleur écho. On cible le ou les publics visés et on adapte aux meilleurs canaux en fonction. Les réseaux sociaux ont un impact assez sensible et différent selon les tranches d'âges, les CSP, les saisons, l'actu ou les heures de diffusion par exemple.

Le métier de Relations Publics, Presse, Médias et Événementiel doit intégrer dans sa vision et sa démarche la compétence d’un Community Manager, selon vous pourquoi?

Dans ce nouveau  « marché de conversations »,  le métier de Community Manager s’avère non seulement indispensable mais primordial. Le Community manager est un chef d'orchestre, un « Master Of Ceremony » de l’action de communication. A l’épicentre de la communauté du Client, il diffuse l’information, lui donne sa saveur, la connote même (sérieuse, drôle, pédagogique, informative, etc…). Cette nouvelle compétence métier doit donc s'intégrer obligatoirement aujourd'hui au métier de Relations Publics et aux prérequis de la communication plus traditionnelle (Presse, TV, etc...).

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Signes de piste

28 juin, 2013 28 juin, 2013   28 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

Le Comité prospective de l’association Communication & Entreprise a analysé les dizaines de livres et d’articles consacrés aux tendances lourdes et aux signaux faibles qu’il convient de prendre en compte pour imaginer de quoi demain pourrait être fait. Le fruit de ce travail est l’ouvrage « 11 idées clés pour l’avenir », indispensable compagnon de réflexion pour les vacances prochaines.

L’intérêt de cet ouvrage est qu’il n’est pas la tribune d’un futurologue péremptoire (cf « Matière à réflexion » # 173) mais s’affiche, dès la couverture, comme une modeste « synthèse » réalisée par des professionnels réunis par leur intérêt commun pour la communication et l’entreprise.

Ce regard particulier d’entrepreneurs et de communicants est stimulant pour les professionnels des médias. Il leur rappelle que toute évolution profonde est une rupture, même lorsqu’elle s’inscrit dans le temps long, et que toute rupture suscite des attentes d’explications, de « modes d’emploi » et de pistes nouvelles pour surfer sur la vague. Donc de médias nouveaux ou profondément renouvelés.

Premier exemple : la tendance « vieillissement de la population », qui n’est pas contestable. On en connaît les conséquences certaines sur les comptes de la Sécurité sociale et probables sur la recherche, par les entreprises, de main d’œuvre jeune dans les pays dits émergents. Mais qui a concrètement réfléchi aux conséquences sur son activité de la fin prochaine des valeurs du « jeunisme », aujourd’hui omniprésentes dans la communication ? Et quel éditeur s’est demandé si, à l’image de ces seniors anglais installés en Périgord ou dans le Lot et qui se sont dotés de leurs propres journaux et radios, il n’était pas temps de créer, dans les pays du Sud, des médias à destination des retraités européens qui seront de plus en plus nombreux à s’y installer pour mieux profiter de leurs retraites écornées par la crise ?

Deuxième exemple : la tendance dite « talentisme » qui fait du capital humain un bien aussi précieux que le capital financier et qui se traduit, entre autres conséquences, par la transformation d’un nombre croissant de cadres salariés en consultants indépendants. Même s’ils ne s’en rendent pas encore compte, tous les médias d’information professionnelle et tout le secteur de la formation seront, très bientôt, concernés par cette évolution et devraient déjà réfléchir au renouvellement de leurs offres.

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