une communication au poing

2 juillet, 2013 2 juillet, 2013   2 juillet, 2013 0 commentaire

Interview d'Alexis Lemonnier, community-manager auto-didacte et créateur de l'agence Boxsons

 

 

Se jeter sans filet dans le monde de la com', c'est le pari qu'a fait notre professionnel du jour : Alexis Lemonnier, créateur de Boxsons et community manager pour Paris Select Guide et prochainement pour BBNove.

Culture RP tire le portrait de ce trentenaire hyperactif.

Depuis qu'il a changé de voie pour passer de la veille médias chez l'Argus de la Presse,  à l'auto-entrepreunariat avec la création de son agence de communication « multicanal » en 2012, Alexis Lemonnier est bien dans ses baskets... qui lui sont indispensables pour courir à droite, à gauche ! Oui, car il fonctionne comme ça, Alexis : pour se faire un nom dans le milieu, il faut se montrer, serrer des mains, comprendre, apprendre, questionner, convaincre.

Sorti du Studio de l'école de France un diplôme de journalisme en poche, il gère la carrière de son chanteur de frère, Quentin, puis entre à l'Argus de la Presse en 2008 en tant que chargé de veille médias. Poste qu'il occupera jusqu'à l'été 2012, lorsqu'il décide de se consacrer pleinement à sa passion pour la communication culturelle, qu'il concrétisera avec la création de l'agence Boxsons à l'automne de la même année.

Cette agence étant à l'image de son créateur : anti-conformiste, audacieuse et ambitieuse, laissons-lui le soin de la présenter  comme il se doit:

 

AL: «Comme son nom l'indique, Boxsons, est une boîte un peu fourre-tout où l'on trouve de quoi faire sa com' de A à Z :  un beau bordel organisé, en somme, qui décèle le point fort de son client et le décline sous toutes ses formes. Proposer une palette de supports de communication est notre valeur ajoutée. Nos clients peuvent donc se retrouver dans n'importe qu'elle offre, et découvrir d'autres idées auxquelles ils n'auraient pas songé, à la base. Nous sommes une jeune agence, nous nous devons donc d'être exhaustifs dans notre gamme de services.»

"Bordel organisé", vous avez donc tout de même une stratégie ?

Nous fonctionnons beaucoup par réseau. Mon expérience de community-manager m'assure un carnet d'adresses plutôt bien fourni, le reste se fait par connaissances, beaucoup de rencontres, beaucoup de salons, de conférences, etc. Le facteur humain joue pour beaucoup dans la stratégie de développement de Boxsons, car c'est, à mon sens, l'élément essentiel pour pérenniser toute relation professionnelle dans la confiance et la sérénité. »

 

Avez-vous un client type ?

Au départ, nous nous sommes spécialisés dans la culture, et plus particulièrement la musique. Ainsi, nous faisons beaucoup de communication visuelle et sonore pour des artistes, en plus de leurs communiqués et dossiers de presse. Nous avons donc beaucoup misé sur le matériel haut de gamme dans la prise de vidéo et de son. C'est un peu ce qui fait notre richesse et notre crédibilité face aux artistes.

Aujourd'hui, cette crédibilité a payé et nous sommes de plus en plus sollicités par des professionnels de tout bord qui désirent dynamiser leur image. Notre matériel de pointe nous permet, notamment, de travailler sur l'identité sonore, paramètre indispensable pour certains clients, mais qui ne leur paraît pas forcément évident en premier lieu.

Lire la suite...

Anne Testuz, une professionnelle de la communication toujours à l’affût de l’air du temps

1 juillet, 2013 1 juillet, 2013   1 juillet, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Anne Testuz, fondatrice de l'agence Anne Testuz Communication.

Pourquoi avoir voulu créer votre agence ?

Cette envie maturait depuis un certain temps déjà… Une conjonction de plusieurs raisons, à la fois personnelles et professionnelles : avec mes 15 années d'expérience et d'expertise dans le domaine des RP & de la communication au sein de grandes entreprises, une aspiration de plus en plus forte à la liberté et à l’autonomie. Fuir aussi un mode de fonctionnement en service intégré qui m’étouffait. Et surtout une prise de conscience que le monde des RP subissait une « révolution pas si tranquille » que je voulais accompagner !

Quelles sont les 4 valeurs que vous souhaitez mettre en avant?

Notre valeur première est le «Sur-mesure» : les RP mutent…ce n’est plus un secret pour personne…Finie, révolue l’époque des mailings, des communiqués de presse sans âme et des journalistes relancés par des stagiaires ! Aujourd’hui nos publics sont multiples, les moyens de les atteindre se sont également démultipliés avec les réseaux sociaux – entre autres. Au sein de l’agence, nous nous attachons à communiquer «unique»: la communication doit donc être « sur-mesure », différenciée.  Nous nous attachons également à apporter des solutions ciblées et rapides aux communicants : le temps des grandes agences généralistes est révolu. « Efficacité & suivi » car aujourd’hui le ROI, ne soyons pas naïfs,  est la priorité N°1 des décideurs. Et enfin, « Confiance & Transparence » : la taille humaine de notre équipe (6 personnes), notre expérience, et la traçabilité de nos interventions sont un gage de tranquillité pour nos clients.

Comment communiquer vrai, humain, social et efficace en 2013?

Avec la sur-communication à outrance, la mondialisation et les réseaux sociaux, nous sommes rentrés dans un "marché de conversation" : une bonne agence de communication doit intégrer et comprendre ces nouveaux comportements : elle doit donc veiller, écouter, prendre la parole, inventer, engager, fidéliser et atteindre finement son objectif : On parle de "Brand Content" pour une marque, de "Personal Branding" pour une personne publique et plus de "Story Tellling" plutôt que de message publicitaire. Le public très saturé a besoin qu'on lui raconte une histoire et si possible la plus originale, humaine, motivante, fun et vraie possible. Et qui colle à sa vie, sa réalité, ses aspirations, le contexte économique, etc…

Le bon timing pour le bon message au bon public, comment faites-vous?

Diffuser un message intelligible dans les bons canaux aux bons publics cela se prépare en amont d'une campagne, d'une stratégie de communication. On réfléchit avec le client au bon timing selon l'actualité, l'agenda, les tendances pour trouver un meilleur écho. On cible le ou les publics visés et on adapte aux meilleurs canaux en fonction. Les réseaux sociaux ont un impact assez sensible et différent selon les tranches d'âges, les CSP, les saisons, l'actu ou les heures de diffusion par exemple.

Le métier de Relations Publics, Presse, Médias et Événementiel doit intégrer dans sa vision et sa démarche la compétence d’un Community Manager, selon vous pourquoi?

Dans ce nouveau  « marché de conversations »,  le métier de Community Manager s’avère non seulement indispensable mais primordial. Le Community manager est un chef d'orchestre, un « Master Of Ceremony » de l’action de communication. A l’épicentre de la communauté du Client, il diffuse l’information, lui donne sa saveur, la connote même (sérieuse, drôle, pédagogique, informative, etc…). Cette nouvelle compétence métier doit donc s'intégrer obligatoirement aujourd'hui au métier de Relations Publics et aux prérequis de la communication plus traditionnelle (Presse, TV, etc...).

Lire la suite...

Signes de piste

28 juin, 2013 28 juin, 2013   28 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

Le Comité prospective de l’association Communication & Entreprise a analysé les dizaines de livres et d’articles consacrés aux tendances lourdes et aux signaux faibles qu’il convient de prendre en compte pour imaginer de quoi demain pourrait être fait. Le fruit de ce travail est l’ouvrage « 11 idées clés pour l’avenir », indispensable compagnon de réflexion pour les vacances prochaines.

L’intérêt de cet ouvrage est qu’il n’est pas la tribune d’un futurologue péremptoire (cf « Matière à réflexion » # 173) mais s’affiche, dès la couverture, comme une modeste « synthèse » réalisée par des professionnels réunis par leur intérêt commun pour la communication et l’entreprise.

Ce regard particulier d’entrepreneurs et de communicants est stimulant pour les professionnels des médias. Il leur rappelle que toute évolution profonde est une rupture, même lorsqu’elle s’inscrit dans le temps long, et que toute rupture suscite des attentes d’explications, de « modes d’emploi » et de pistes nouvelles pour surfer sur la vague. Donc de médias nouveaux ou profondément renouvelés.

Premier exemple : la tendance « vieillissement de la population », qui n’est pas contestable. On en connaît les conséquences certaines sur les comptes de la Sécurité sociale et probables sur la recherche, par les entreprises, de main d’œuvre jeune dans les pays dits émergents. Mais qui a concrètement réfléchi aux conséquences sur son activité de la fin prochaine des valeurs du « jeunisme », aujourd’hui omniprésentes dans la communication ? Et quel éditeur s’est demandé si, à l’image de ces seniors anglais installés en Périgord ou dans le Lot et qui se sont dotés de leurs propres journaux et radios, il n’était pas temps de créer, dans les pays du Sud, des médias à destination des retraités européens qui seront de plus en plus nombreux à s’y installer pour mieux profiter de leurs retraites écornées par la crise ?

Deuxième exemple : la tendance dite « talentisme » qui fait du capital humain un bien aussi précieux que le capital financier et qui se traduit, entre autres conséquences, par la transformation d’un nombre croissant de cadres salariés en consultants indépendants. Même s’ils ne s’en rendent pas encore compte, tous les médias d’information professionnelle et tout le secteur de la formation seront, très bientôt, concernés par cette évolution et devraient déjà réfléchir au renouvellement de leurs offres.

Lire la suite...

Interview de François-Xavier Robert, responsable communication dans la maison d’édition DUNOD

25 juin, 2013 25 juin, 2013   25 juin, 2013 0 commentaire

François-Xavier Robert, responsable communication dans la maison d'édition DUNOD. Un "touche-à-tout": publicité, presse, réseaux sociaux, promotion en librairies, animations commerciales, marketing éditorial... Les missions sont variées et exigent de la réactivité, de la passion et de l'adaptabilité.

 

La maison d'édition DUNOD s'intéresse à de multiples cibles de professionnels et d’étudiants, comment s'organise la sélection des ouvrages publiés?

Etant donné la spécificité de nos ouvrages qui offrent des « savoirs », nous sélectionnons finalement très peu sur manuscrit. Cela arrive bien sûr qu’un auteur nous propose spontanément un ouvrage sur lequel il a travaillé. Mais nos livres sont principalement des ouvrages « de commande ». C’est à dire que l’éditeur va d’abord identifier un besoin, puis il va ensuite chercher l’expert pour écrire le livre. Nous avons de nombreuses collections très chartées selon les cibles concernées et les promesses éditoriales (ou bénéfices attendus de la lecture de nos livres). Enfin dernier cas, l’éditeur identifie des ouvrages de langue étrangère intéressants et qui apporteraient un plus à notre catalogue, et il en négocie la traduction. Donc trois cas : la sélection sur manuscrit (rare), la « commande » (le plus souvent), la traduction-adaptation (fréquent).

Pouvez-vous nous parler du rôle du marketing éditorial au sein de DUNOD?

Le marketing éditorial intervient en amont. C’est d’abord une veille importante à exercer sur les différentes disciplines que nous traitons : psychologie, management, gestion, sciences, photographie, informatique…etc. Il faut savoir ce qui se passe dans les différentes formations, dans les différents métiers concernés pour coller au maximum aux besoins des personnes « en situation de formation », qu’il s’agisse de formation initiale (en école ou à l’université) ou de formation continue, tout au long de la vie. Nous pouvons réaliser des études documentaires ou organiser des groupes quali par exemple pour mieux comprendre les besoins. Une fois les besoins identifiés, il faut bien sûr analyser l’offre existante, avoir une vision précise du marché et de la concurrence pour pouvoir se positionner. Enfin après ces analyses effectuées, il y a une phase de conception éditoriale : création d’une nouvelle collection…

Est-ce que le rôle des Relations Publiques est déterminant au sein de votre politique commerciale?

Les RP constituent un élément important dans la communication de DUNOD. En tant que leader sur plusieurs niches, nous avons une position à tenir et un service à apporter à nos auteurs. Etre publié par DUNOD, c’est pouvoir intégrer un catalogue prestigieux, mais c’est aussi « être visible ». Et les RP sont bien sûr un élément essentiel pour assurer cette mise en avant des auteurs. C’est en cela que c’est important pour la politique commerciale. Plus l’ouvrage a un public large et plus la visibilité RP de l’ouvrage sera nécessaire pour renforcer la présence du livre en librairie et permettre un écoulement rapide en magasins.

Lire la suite...

A nouveaux médias, nouveaux métiers

24 juin, 2013 24 juin, 2013   24 juin, 2013 0 commentaire

Armonie Loves Music est une agence fondée par Armonie Bensoussan qui propose ses services dans la Communication Web et le eMarketing.

À nouveaux médias, nouveaux métiers, quelle est votre spécificité dans le monde du digital et les relations publics ?

Il est vrai que l'Internet a crée une révolution dans le secteur culturel et particulièrement celui de la musique. Aujourd'hui non seulement on ne consomme plus de la musique comme il y a 10 ans mais surtout on ne recherche et perçoit plus les informations comme il y a 10 ans. Le web est aujourd'hui un véritable média prescripteur. Il rentre donc au cœur de notre réflexion pour veiller à installer et diffuser au mieux les projets dont nous avons la responsabilité. Mon agence a pour objectif de créer un pont direct entre artistes et public au travers des médias web, permettant ainsi aux internautes de découvrir en temps réel l'actualité de nos artistes mais également de donner leurs avis, de partager avec les artistes, etc. Le petit plus apporté par mon agence c'est le travail sur-mesure : Je conçois des dispositifs spécifiques à 360 degrés en remettant au cœur de ma réflexion les notions d'e-Reputation et e-Marketing.

Comment s'opère votre lien privilégié avec les artistes ?

Mon agence est chargée de promotion web et community manager pour divers artistes, tous univers confondus. La plupart du temps ce sont les labels/producteurs/managers qui m'embauchent afin de gérer leurs projets. Cependant il arrive parfois que certains artistes indépendants me contactent (par bouche à oreille...) pour les aider dans leur stratégie orientée nouveaux médias alors qu'ils ne sont pas signés en maison de disques. C'est l'exemple de la talentueuse artiste Julia Cinna avec qui je collabore en ce moment. Que ce soit un label ou un artiste en direct qui nous contacte, le lien avec l'artiste reste le même : nous avons à coeur de porter le projet au mieux et de fournir aux artistes les clés essentielles liées aux médias digitaux qui serviront de manière optimale leurs projets. Ainsi au quotidien mon travail c'est d'écouter les attentes des artistes et les guider sur la voie du web. Mais pas que ! En effet, mon travail s'apparente sous une certaine facette au travaille d'une attachée de presse. J'organise donc souvent des journées promotionnelles au cours desquelles les artistes répondent aux questions des journalistes. Je suis bien entendu toujours présente à leurs côtés pour veiller à leur confort et surtout assurer la meilleure communication possible autour du projet concerné. Et puis il y a forcément l'humain qui entre en jeu, un élément important dans notre travail au quotidien. Je pense qu'il est essentiel d'apporter sourire et bonne humeur, ce sont des détails mais qui ont leur importance !

Que pensez-vous de cet article: "Peut-on enfin devenir une star de la musique sans maison de disques? -  Slate".

Article très intéressant puisqu'il souligne une vraie ambigüité relative à l'industrie du disque. Si le net et les médias sociaux ont donné aux artistes un droit de parole et supprimé toute barrière entre l'artiste et son public, il n'en demeure pas moins que sans moyens (financiers) il est difficile d'arriver à ses fins. En ce sens, l'article remarque à juste titre que si Internet a crée une véritable révolution celle-ci ne justifie en aucun cas la disparition des majors ou labels dont le soutien (notamment financier) reste important voire "indispensable". Le constat est clair : un artiste bénéficiant d'une fanbase acquise au fil des ans et d'une notoriété certaine (ex. Prince ou Radiohead) peut se permettre de "tout plaquer" afin de distribuer sa musique sur le net. En revanche pour un artiste "en développement" la problématique reste différente.

Nous sommes en plein dans la génération "DIY" aujourd'hui on peut tout faire soit même : enregistrer, produire, distribuer. Mais il n'en demeure pas moins que certains maillons de la chaîne restent peu voire inchangés et seul un label peut vraiment soutenir un projet sur le marché. En revanche, là où le digital apporte une valeur ajoutée aux artistes c'est en effet qu'il permet de se faire remarquer par ces mêmes maisons de disques dont les boîtes aux lettres/mails sont saturées de maquettes. Les exemples ne manquent pas : Sliimy en France, Lily Allen en Angleterre, Lana Del Rey aux US.

Lire la suite...

Kiosques digitaux : nécessaires mais insuffisants

21 juin, 2013 21 juin, 2013   21 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

Le souhait de limiter les coûts de production et de diffusion des journaux et magazines « physiques », l’essor des tablettes et la montée de la lecture numérique conduisent de plus en plus d’éditeurs de presse à s’intéresser aux kiosques digitaux. Mais l’offre actuelle est encore loin de répondre aux besoins.

Beaucoup d’éditeurs présents sur Internet proposent à leurs lecteurs d’acquérir sur leurs propres sites des versions Pdf de leurs publications, soit au numéro, soit en abonnement. La démarche est payante puisqu’elle élimine les coûts de production et de diffusion postale des supports physiques, tout en transformant certains acheteurs ponctuels en abonnés, c’est-à-dire en clients fidèles et générateurs de trésorerie.

Cette évolution est cependant plus à classer dans les pratiques de bonne gestion que dans la catégorie des innovations qui sont susceptibles de changer en profondeur les modes d’accès aux journaux et magazines.

En effet, ces offres numériques ne sont susceptibles de séduire que des lecteurs qui sont déjà clients des titres qui les proposent. Elles ne permettent pas de faire découvrir les publications à des non lecteurs potentiellement intéressés, comme le font ces véritables « médias d’offre » que sont les kiosques et points de vente physiques, mais aussi les mailings correctement ciblés, les offres groupées des différents « collecteurs » ou encore l’échantillonnage que permettent les différents circuits de mise en main et de vente par tiers.

Pour espérer séduire des prospects, via Internet, pour leurs éditions numériques, les éditeurs doivent passer par des opérateurs extérieurs tels que l’Apple Store, les acteurs issus de la diffusion physique comme Relay, ou des Pure Players tels que l’américain Zinio. Certes, certains de ces prestataires permettent aux éditeurs de toucher un nombre très important d’internautes ciblés qu’ils ne pourraient contacter directement. Mais ces prestataires suscitent plus de critiques que de compliments : impossibilité d’accéder aux données relatives à ses propres clients, frais techniques et de promotion jugés excessifs et, selon les cas, prix imposés par l’opérateur (Apple Store), vente des magazines obligatoirement en « bouquets » (ex : 10 magazines pour 10 € par mois), clauses d’exclusivité, etc.

Lire la suite...

L’image 2.0 de vos évènements

18 juin, 2013 18 juin, 2013   18 juin, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré HEADOO, une start-up parisienne qui développe une plateforme qui prend le prétexte de la photo afin de parler d'un événement.  

Comment créer du contenu digital lors d'un évènement?

Aujourd’hui, les marques cherchent à créer un lien entre leurs évènements de marques off-line et les actions on-line. Il est intéressant pour les marques de donner du contenu mais pour créer un contenu ENGAGEANT, il faut créer du contenu pour les consommateurs.

Aujourd’hui, nous avons remarqué que la photo était le contenu qui génère le plus de like et de commentaires. Or, pour communiquer sur la présence d’un événement, la photo est un très bon moyen. La où la photo sera engageante c’est dans sa personnalisation. En effet, on ne va pas prendre en photo la marque mais bien les consommateurs lors de l’évènement.

L’idée de Headoo est de créer un contenu positif, un souvenir d’une expérience de marque. Durant l’événement, l'invité pris en photo se voit sur une tablette instantanément et choisit de s'envoyer la photo par mail. Il accède ainsi à un espace personnel et la partagé en un seul clic, sans login ni mot de passe sur ses propres pages (réseaux sociaux). Ainsi l'invité devient "consomm'acteur" et délivre le message à la place de la marque à tout son cercle d'amis et à son réseau. La photo est engageante dans ce cas, car l'invité s'exprime POUR la marque à travers sa propre image.

 

      Lire la suite...

« La dictature des tuyaux »

14 juin, 2013 14 juin, 2013   14 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

Les manières dont nous nous informons ont profondément changé avec Internet et, simultanément, l’image que nous avons des médias et des journalistes ne cesse de se dégrader. Tout cela nourrit une crise des médias traditionnels aux multiples causes. Pour Dominique Wolton, les responsables ne sont pas là où l’on croit.

Dans l’excellent numéro que la revue « Influencia » consacre aux médias, le sociologue Dominique Wolton s’en prend à « la dictature des tuyaux » qui, selon lui, est une des origines du désintérêt montant des lecteurs pour la presse.

Les effets de cette dictature sont bien connus et parfaitement décryptés dans la même revue par Denis Muzet qui, dès 2006, dénonçait la montée de la « mal info » qui gave le « média consommateur » d’informations brèves délivrées en continu, d’images aussi fortes que vides de sens, d’interactivités avec des gens qui n’ont rien à dire, de rumeurs non vérifiées et de bons sentiments déguisés en analyses.

Dominique Wolton fait avancer la réflexion en refusant de désigner Internet comme le seul coupable de cette montée de « l’infobésité ». Internet est un tuyau, et un tuyau ne saurait être tenu pour responsable de la façon dont on l’utilise.

Selon Wolton, la « dictature des tuyaux » a ceci d’étrange qu’elle a largement pour origine ceux qui en sont aujourd’hui les victimes : les patrons de presse et les journalistes qui se sont auto convaincus qu’Internet était une révolution inéluctable et évidemment bienfaitrice, un nouveau dieu auquel il fallait tout sacrifier, même s’il risquait de vous dévorer un jour ou l’autre.

Aux éditeurs, Dominique Wolton reproche d’avoir toujours trouvé beaucoup d’argent pour les machines (et donc les tuyaux de l’Internet), mais très peu pour augmenter le nombre et les compétences des journalistes. Il souligne que « les patrons de presse n’ont jamais dit qu’il fallait sauver le métier de journaliste ».

Aux journalistes, il reproche d’avoir accepté de se mettre au même niveau que des contributeurs qu’ils qualifient eux-mêmes de « journalistes citoyens », de rêver des audiences que génère « l’information service » en oubliant que leur métier n’est pas de transmettre mais d’enrichir, de remplacer le reportage de terrain par les moteurs de recherche, de délaisser l’analyse qui fidélise des dizaines de milliers de lecteurs au profit de tweets incessants destinés à quelques centaines d’individus …

Lire la suite...

Ma journée d’attachée de presse junior : Solène Touly

14 juin, 2013 14 juin, 2013   14 juin, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Solène Touly,  attachée de presse junior

Comment abordez-vous la nécessité d’être en permanence connectée à l’actualité?

Ce lien avec l'actualité est au coeur de notre métier, mais pas seulement. Il s'agit d'une caractéristique de notre société ! Il est très facile aujourd'hui d'être constamment relié avec les sources d'informations. Pour moi, c'est une évidence d'avoir sous les yeux en quasi-permanence twitter, des sites d'infos en continu, les sites internet des grands médias etc. Le plus difficile, c'est en réalité de faire le tri dans ces flux d'infos et de hiérarchiser. Ce qui fait que paradoxalement, l'accès à l'info est plus facile mais également plus chronophage.

Veille, création de contenu, entretien du relationnel avec les journalistes, si vous deviez  résumer votre journée type d'attachée de presse, quelle serait-elle?

C'est presque un lieu commun de dire qu'il n'y a pas de journée type d'attachée de presse... Mais c'est pourtant vrai ! En revanche, j'ai besoin de rituels pour structurer mon temps. La journée commence toujours par une veille sur l'actualité (de mon secteur, mais pas seulement) et par une phase d'organisation : to do list, récap de la veille.. Et le soir se termine toujours avec un rangement de mon espace de travail, qui équivaut à ranger aussi dans ma tête ! Entre les deux, la plupart du temps je suis plus à l'aise en suivant un planning établi sur plusieurs mois, ce qui permet de garder une visibilité sur le moyen terme tout en gérant les urgences.

Quels  sont selon vous les bénéfices des médias 2.0 par rapport aux médias traditionnels?

A mon sens, médias traditionnels et 2.0 ne sont pas interchangeables. Ils se complètent mais ne se remplacent pas. C'est un équilibre, qui est certes encore à trouver pour l'instant, mais je ne crois pas du tout à la disparition des médias traditionnels. Les business models vont évoluer et trouver leur place. C'est pourquoi il est compliqué de répondre à cette question, car les bénéfices de l'un sur l'autre sont compensés par des faiblesses, des imperfections. Une chose est sûre : les médias vont continuer à se diversifier, la sous-veillance* va s'amplifier, et cela va rendre les métiers de la communication encore plus passionnants !

Un sondage européen effectué auprès de 2 000 étudiants en communication/marketing révèle que 70% croient que les Relations Presse et le Marketing de contenu "domineront" le monde de la communication. Qu'en pensez-vous?

Lire la suite...