SUIVEZ-NOUS SUR

Nominations de Journalistes Presse-Web-Audio TV Mars 2013

15 mars, 2013 15 mars, 2013   15 mars, 2013 0 commentaire

Lire la suite...

Toute la presse a besoin de mon marchand de journaux

22 février, 2013 22 février, 2013   22 février, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

La fermeture de points de vente de presse, ce n’est pas un peu du monde d’Amélie Poulain qui s’en va, mais un enjeu de premier plan pour toute la presse et ses lecteurs.

Après - 5,10% en 2010 et - 5,4% en 2011, le nombre d’actes d’achat de presse chez les marchands de journaux a de nouveau reculé de 6,2% en 2012 selon Presstalis. L’année dernière, 128 actes d’achat étaient réalisés en moyenne chaque jour dans un point de vente, avec un « panier moyen » de 1,38 exemplaire pour un montant de 2,90 euros.

Ces tristes chiffres illustrent la spirale infernale de la vente au numéro.

Le faible montant du panier d’achat démontre l’importance du rôle des quotidiens et des hebdos de grande diffusion (presse TV, magazines peoples …) pour faire entrer régulièrement les consommateurs dans les points de vente et générer des achats d’impulsion complémentaires. Mais ces titres sont durement concurrencés par Internet et, dans le cas des quotidiens, de plus en plus souvent absents des points de vente pour cause de grèves à répétition. Les consommateurs de presse moins nombreux et moins réguliers dépensent moins, ce qui a des conséquences directes sur les revenus des marchands de journaux (130 euros en moyenne de chiffre d’affaire presse par jour, avec moins de 25% de marge !) et se traduit par des fermetures de points de vente. Sans kiosque ou magasin de presse à proximité de leurs lieux de passage habituels, les lecteurs potentiels se découragent. Et la boucle est bouclée.

Les éditeurs ne restent pas inertes en attendant que les Pouvoirs publics, distributeurs, dépositaires et diffuseurs trouvent des solutions. Mais leurs marges de manœuvre sont limitées.

Pour ne pas perdre le contact avec leurs lecteurs lorsque leurs journaux sont empêchés de paraître, les quotidiens les mettent gratuitement à disposition sur Internet, ce qui est louable mais peut donner de mauvaises habitudes.

Lire la suite...

Twittus Politicus

21 février, 2013 21 février, 2013   21 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Antoine Dubuquoy, co-auteur avec Nico Prat, du livre Twittus Politicus, décryptage d’un média explosif.

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire ce livre?

Le livre est né d’une envie de comprendre l’engouement des politiques pour Twitter. Et de chercher à en expliquer l’impact réel sur le débat politique, mais aussi sur le mode d’expression des acteurs de la vie politique. Enfin, nous nous sommes interrogés, Nico Prat et moi, sur le décalage entre la notoriété acquise par le réseau social depuis l’affaire DSK, le fait qu’il soit constamment mentionné dans les médias traditionnels sans pour autant que le grand public ne s’en empare massivement. La percée de Twitter chez les ados a été constatée à la fin de l’été 2012, et aujourd’hui il ne compte qu’un peu plus de 5 millions d’utilisateurs en France, contre plus de 25 millions pour Facebook.

Selon vous, quelle est la force de Twitter par rapport aux autres médias sociaux?

La force de Twitter réside dans sa simplicité apparente, et surtout dans la contrainte des 140 caractères du tweet. C’est une école de la concision. Il faut pour avoir de l’impact avoir le sens de la formule et de la répartie. C’est un pur outil de conversation. Cela étant, j’insiste sur le mot “outil”. Twitter est d’un usage totalement polymorphe. Il se plie à toutes sortes de besoins. On peut s’en servir pour de la veille, de la conversation, de la diffusion d’informations. Il est utilisé aussi bien par des célébrités que des anonymes. On n’y sent pas la pression des marques ou de messages publicitaires car chaque utilisateur peut modeler sa TL (timeline) comme il l’entend.

Comment les médias traditionnels se positionnent-ils par rapport à Twitter ?

Il est intéressant d’analyser l’évolution de la perception de la nature de Twitter depuis 2 ans. Pendant les comparutions de DSK devant la justice américaine, des chaînes françaises demandent à leurs envoyés spéciaux de ne pas diffuser leurs informations sur Twitter en premier, pour des raisons contractuelles. Le CSA s’en émeut et recommande de ne citer ni Twitter ni Facebook puisque ce sont des marques commerciales, mais de dire “les réseaux sociaux”. Des usages se sont mis en place, d’abord spontanément comme le live tweet (LT) d’émissions de télévision (La Nouvelle Star, The Voice, L’Amour est dans le Pré, etc.), puis orchestrés par des agences. Aujourd’hui, les chaînes de télévision elles-mêmes ont intégré le LT dans le programme, avec diffusion des tweets à l’antenne. Les journalistes se sont appropriés Twitter et entrent en relation directe avec leurs publics. Twitter est devenu un média complémentaire, qui peut être utilisé soit en accompagnement d’un média classique soit à l’extrême en média de substitution pour accéder à de l’actualité chaude.

Lire la suite...

Nominations de Journalistes Presse-Web-Audio TV Janvier 2013

15 février, 2013 15 février, 2013   15 février, 2013 0 commentaire

Lire la suite...

Des formations dédiées aux relations presse

11 février, 2013 11 février, 2013   11 février, 2013 0 commentaire

Evolution des moyens de communication et des relations avec les journalistes, instantanéité croissante… L’univers des relations presse bouge et les professionnels entendent se former pour suivre ces évolutions. Retour sur les grandes tendances.

En matière de formations aux relations presse, ce n’est pas tant le volume des demandes qui évolue que leur nature. « L’heure est à la professionnalisation, estime Fabrice Daverio, directeur adjoint au Cfpj. Certaines entreprises souhaitent mieux coordonner toute la chaine des relations presse entre les régions et le siège, par exemple. Il s’agit aussi d’apprendre à alimenter les médias en information de façon continue, que l’on ait besoin des journalistes ou non, et de jouer la carte de la proximité. » Selon le spécialiste, l’une des grosses nouveautés pour le métier consiste à accompagner des directeurs d’usines ou des patrons d’unités dans leur communication.

Pour Olivier Doussot, les deux grandes tendances sont portées par Internet et les réseaux sociaux. Il explique : « La relation d’urgence entre les journalistes et les attachés de presse a toujours existé, mais elle restait relative à la date ou à l’heure du bouclage de la publication. Sur le web, il n’y a plus de bouclage, et le besoin d’information est continu. Avec le web, les journalistes ont aussi multiplié leurs sources d’informations. Les attachés de presse doivent créer de la veille sur Twitter pour écouter les conversations, créer des fichiers qualifiés de journalistes actifs sur le réseau, etc. »

Court, clair et convainquant

En définitive, les professionnels des relations presse affichent toujours la même attente : comprendre au mieux le fonctionnement de la presse pour travailler avec elle. Ce à quoi vont s’attacher les principales formations dédiées. « Par exemple, dans certaines régions, la presse institutionnelle a un impact au moins aussi important que la presse quotidienne régionale, note Fabrice Daverio. Il faut le savoir. Beaucoup de chargés de relations presse ne sont pas à l’aise non plus avec le plurimédia et les changements que cela implique. » Sans oublier les classiques : un message court, clair et convainquant. Et Fabrice Daverio de rappeler que la forme et la façon de s’adresser aux journalistes reste très importante : « Même très bon sur le fond, si un attaché de presse parle à un journaliste comme un maître d’école, ça ne va pas fonctionner. Il faut parfois rappeler aussi  quelques règles de politesse ; tout passe par la sensibilité. » Lire la suite...

Remettre les compteurs à l’heure

1 février, 2013 1 février, 2013   1 février, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

Crise de la presse, multi-écrans, Internet … Comment réfléchir et décider d’une stratégie dans un paysage de plus en plus complexe et qui évolue très rapidement ? En revenant aux chiffres et en les mettant en perspective.

La presse écrite toujours en tête. Avec 9,15 milliards d’euros de CA en 2011, elle demeure le premier secteur des industries culturelles, devant la télévision. Mais son CA global a chuté de 16% depuis 2007 et est revenu au niveau de 1996. La crise de la presse est une réalité plus ancienne qu’on ne le croit.

Les contenus ont toujours une valeur pour les lecteurs. Entre 2007 et 2011, le CA diffusion de la presse française n’a diminué « que » de 7%. Ceci s’explique par des augmentations des prix de vente qui ont été globalement bien acceptées dans une période où l’information gratuite explosait, ce qui indique que la monétisation de contenus à vraie valeur ajoutée demeure pertinente. Du point de vue des canaux de diffusion, le CA de la vente au numéro chute de 16% en 5 ans alors que celui des abonnements progresse de 4%. Les éditeurs y gagnent en trésorerie et en fidélité tout en constituant de précieuses bases de données.

La crise est avant tout publicitaire. 26% des recettes ont été perdues entre 2007 et 2011 et la tendance s’accélère avec – 8% au premier semestre 2012 selon l’IREP. La publicité commerciale est moins touchée que les annonces (- 24% contre – 33%) qui migrent massivement vers Internet. Pour les éditeurs, les promesses de la publicité numérique se font attendre. Lors de la dernière édition de « La Presse au futur », Patrick Eveno estimait, qu’actuellement, l’audience numérique ne rapporte qu’environ 5% de l’audience papier et qu’on ne voyait toujours pas apparaître « d’effet de seuil ». Le nouvel intérêt pour la vente de contenus en ligne s’explique.

Lire la suite...

Les pratiques des communicants

29 janvier, 2013 29 janvier, 2013   29 janvier, 2013 0 commentaire

Le CFPJ a réalisé une enquête sur les pratiques des communicants.

Culture RP a interviewé Fabienne Lochardet, Responsable de la Communication du Groupe.

Pourquoi avez vous choisi de mener cette enquête ?

Tout d’abord, nous souhaitions étudier les pratiques des communicants en vue de créer au sein du CFPJ entreprises une évaluation professionnelle des compétences des communicants à l’écrit et à l’oral. Nous renouvellerons cette enquête chaque année afin de suivre les évolutions des pratiques. Ensuite, comme le CFPJ entreprises est le professionnel de la communication, cette enquête est un des outils utilisés par notre équipe pédagogique pour la création de notre offre de formation afin que celle-ci soit le reflet des pratiques d’aujourd’hui et réponde aux besoins actuels des communicants.

Quels sont les principaux outils de la communication écrite et pourquoi?

Les résultats nous démontrent que l’e-mail est en pôle position car 90 % des participants rédigent très souvent des e-mails. Le top 4 des types de documents rédigés très souvent est le suivant : l’e-mail : 90 %, la présentation type PowerPoint, 24 %, la synthèse et le compte-rendu ex-aequo : 11 % et le rapport : 10 %.

Le PowerPoint vient en deuxième position. Outil utilisé de façon régulière par le communicant pour accompagner ses présentations orales dans le cadre de son activité professionnelle.

Pour 46 % des répondants, un document écrit doit avant tout être adapté à son public. Si nous croisons ce résultat avec l'âge du communicant, nous retrouvons ce critère pour les 36-45 ans (40 %). En revanche pour la tranche d'âge supérieure, soit les 46-55 ans, un document écrit doit avant tout être écrit en bon français (47 %), tandis que pour les 25-35 ans, il doit être avant tout structuré (29 %), clair (26 %) et concis (24 %).

Lire la suite...

Sale temps pour le Web

25 janvier, 2013 25 janvier, 2013   25 janvier, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

La parution quasi simultanée de deux livres, un manifeste et pas mal d’articles allant dans le même sens nous font prendre conscience qu’Internet est au moins aussi souvent perçu comme une fatalité ou « un mal nécessaire » auquel il faut bien s’adapter que comme le chemin de roses qui va nous conduire vers un avenir nécessairement radieux.

Dans « L’emprise numérique, comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies » (Ed. L’échappée), Cédric Biagini nous révèle que les principaux dirigeants de Apple, eBay, Google, HP ou Yahoo ont confié leurs enfants à des écoles pratiquant la pédagogie Waldorf, basée sur l’utilisation du tableau noir, des livres, des crayons et des cahiers et qui exclue totalement tablettes et ordinateurs. Se faisant, ils donnent du crédit aux enseignants et experts pour qui les nouveaux outils numériques fragmentent l’attention, évacuent la recherche raisonnée d’informations, remplacent les faits et leur analyse par l’émotion du spectacle et appauvrissent le vocabulaire et l’orthographe sans lesquels il n’est guère possible de penser.

Dans un entretien donné au « Figaro » (5/01/2013), le philosophe Alain Finkielkraut va dans le même sens lorsqu’il déclare que « l’apprentissage est une incorporation, alors que le numérique est une mise à disposition (…) Loin d’être une solution, le numérique est un véritable problème. Il devrait venir après l’enseignement. S’il en tient lieu, il le dévaste, car il est une dispense d’apprentissage ».

Avec « Pris dans la toile. L’esprit au temps du web » (Gallimard/Le Débat), le philosophe et linguiste italien Raffele Simone considère également que le web et les différents supports numériques sont des « béquilles ». Il va plus loin en critiquant l’idéologie et les valeurs qu’il discerne au travers des postures des défenseurs d’Internet : la « démocratie numérique » qui ne serait qu’un « néo-néolibéralisme » ; les espoirs mis dans la technique et le progrès sans fin qui rappellent les idéologies du sens de l’histoire et leurs cortèges de malheurs ; les réseaux sociaux, « miroirs aux alouettes de la fraternité » ; l’accès inquisitorial à toutes les données personnelles ; l’acceptation de la disparition annoncée des marchands de journaux, disquaires, libraires, bibliothécaires qui conseillent et accompagnent, etc.

Lire la suite...