Signaux faibles : comment peuvent-ils être utiles à l’entreprise ?

12 octobre, 2015 12 octobre, 2015   12 octobre, 2015 0 commentaire

Les termes « signaux faibles » connaissent un certain regain d’intérêt depuis quelques années, en témoigne la fréquence de recherche de ces mots sur Google. Peu populaire, voire inexistante avant 2007, la recherche « weak signals » fait depuis l’objet d’une activité retrouvée. Ce retour en grâce ne doit pourtant rien au hasard : Conséquence plus que coïncidence, les termes « weak signals » sont souvent associés à des situations de crise économique. D’où une question en filigrane : Pouvait-on prévoir ces évènements ? Lire la suite...

Les mille facettes de l’influence…

5 juin, 2015 5 juin, 2015   5 juin, 2015 0 commentaire

Bruno Racouchot, Directeur de Comes Communication et de Communication & Influence a interviewé Ludovic François et Romain Zerbib (docteurs en sciences de gestion et respectivement professeur affilié à HEC Paris et professeur au groupe IGS). Dans l’entretien ils expliquent notamment que :

Si l’influence n’est pas toujours intentionnelle, les processus d’influence sont eux, en revanche, souvent instrumentalisés.

D’où leur approche des stratégies d’influence comme une allocation de ressources informationnelles et une mobilisation de vecteurs visant à orienter les attitudes et les comportements d’individus ou de publics en agissant sur leurs perceptions.   Influentia Influentia (1) constitue un gros travail de réflexion sur le concept d'influence, qui rassemble de nombreuses et prestigieuses contributions. Quel était le but poursuivi? Nous avons souhaité présenter une approche globale de l'influence, en disséquant les mécanismes qui en douceur et souvent subrepticement, vont interagir et aboutir à modifier une réflexion et surtout un comportement. Et ce aussi bien sur le plan économique (comment convaincre une cible d'acheter un produit) que politique (de quelle façon faire évoluer un électorat dans son vote) ou militaire (de quelle manière "vendre" une guerre à un public ou dégrader l'image de l'adversaire). Pour décliner la palette complète de toutes les formes que peut prendre l'influence dans les activités humaines, nous sommes ainsi allés à la rencontre de très nombreux praticiens et théoriciens, français et étrangers, notamment de grandes figures d'outre-Atlantique qui ont donné corps au concept de soft power. Lire la suite...

Evolution des terrains d’enjeux…

27 mai, 2015 27 mai, 2015   27 mai, 2015 0 commentaire

Dans le cadre de l'évolution constante de nos métiers et pour faire face aux attentes grandissantes de nos lecteurs en matière d'information, Culture RP ouvre un nouvel espace dédié au market intelligence. Pour ce faire nous avons rencontré Théo Péroz, diplômé d'HEC Montréal et d'Intelligence Économique. Il a créé et développe le Pôle Market Intelligence de l'Argus de la presse. Théo Peroz pour Culture RP   Plus de 20 ans après sa création, les contours de l’Intelligence Economique font encore débat au sein de la communauté professionnelle. En témoigne une initiative appelant chacun à donner sa définition au format twitter : « L’intelligence économique en 140 caractères, c’est quoi pour vous ? ». La définition donnée par Henri Martre, père fondateur de l’Intelligence Economique, reste la plus partagée :

"Ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution de l’information utile aux acteurs économiques, obtenue légalement, dans les meilleures conditions de délais et de coûts."

Mais la difficulté d’une définition consensuelle provient d’abord d’un mélange des genres, l’Intelligence Economique étant à la fois une politique et une pratique. A cet effet, le praticien et chercheur Francis Beau distingue la politique publique de ses prolongements privés (Intelligence Economique et Renseignemnent d’entreprise). Lire la suite...

L’Intelligence Economique au Service de l’Innovation par Christian Coutenceau

25 avril, 2014 25 avril, 2014   25 avril, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Christian Coutenceau (@MADIEinnovation), Président du groupe « Technologies avancées » de HEC Alumni, membre de l’Académie d’intelligence économique. Il est partner au sein du groupe Grandir (conseil en stratégie et innovation) et a, entre autres, occupé les fonctions de Directeur de l’Organisation et Directeur Supply chain dans l’industrie du luxe (groupes Richemont et LVMH), créé et développé une entreprise de services B2B.

   

Il a dirigé et co-écrit les ouvrages "L'intelligence économique au service de l'innovation", Ed Eyrolles en 2014, et le "Guide pratique de l'intelligence économique", Ed Eyrolles 2009.

   

Que signifie pour vous, créer les conditions d’un management coopératif?

Le pré-requis est de donner du sens :

- donner les réponses à "pour qui et pour quoi je travaille - dans quel but?

Les collaborateurs doivent pouvoir se repérer et comprendre leur contribution : Créer les conditions d’un management coopératif, c’est mettre en oeuvre un management fondé sur l’animation, le partage des idées, la transmission des connaissances.

   

C’est savoir demander à ses salariés de répondre, en partie, aux questions stratégiques. C’est par exemple, plutôt que de faire travailler des groupes projets réduits sur les nouvelles offres, permettre aux salariés de s’exprimer sur leurs ressentis, leurs retours clients, leur connaissance du marché, et profiter de cette démarche pour construire de nouvelles offres. C’est aussi permettre aux managers d’échanger régulièrement sur leurs pratiques, afin de permettre à toute l’entreprise de se mettre en mouvement vers l’innovation. Pour coopérer, il faut dans tous les cas réinvestir le champ des émotions au sein de l’entreprise et être en capacité d’échanger sur les ressentis de chacun et savoir observer ce qui se passe au sein et à l’extérieur de l’entreprise, pour en tirer les meilleures hypothèses.

L'objectif est de décentraliser l'action et la décision dans un cadre précis et dans lequel les personnes peuvent avoir autorité.

Pouvez-vous nous éclairer sur les grandes lignes de la méthode MADIE (méthode d’aide à la décision par l’intelligence économique)?

La méthode MADIE (mention spéciale au prix de l'intelligence économique 2008) est une méthode d'aide à la décision qui permet de relier les pilotages stratégiques et opérationnels.

Elle s’appuie sur des concepts simples qui servent à fixer un référentiel commun dans l’entreprise :

  • informations décisives : c’est un ensemble d’informations convergentes et concomitantes qui représentent une opportunité ou une menace critique au regard de la stratégie de l’entreprise.
  • directive initiale du dirigeant : elle est la formulation de l’intuition, de l’idée, de l’intention d’agir compte tenu de l’information décisive qui aura été recoupée avec des sources sûres.
  • conditions impératives de succès : elles sont les impératifs pour atteindre l’état final recherché.
  • centre de gravité : il définit ce qui fait la force de l’entreprise. Ce peut-être un mode de gouvernance,  un homme clé dans l’organisation.
  • vulnérabilités critiques : ce sont les faiblesses de l’organisation par lesquelles le centre de gravité peut être atteint.
  • parties prenantes (ou stakeholders) : ce sont les acteurs amis, ennemis ou neutres qui peuvent oeuvrer dans le cadre de la directive initiale du dirigeant.
Lire la suite...

Page 3 sur 3123