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Big Data, le cordon ombilical entre marques et consommateurs

14 février, 2014 14 février, 2014   14 février, 2014 0 commentaire

Les données vont-elles devenir le trait d’union ultime entre une marque et sa cible ? Pour en arriver là il va falloir, avec patience, explorer le monde de la data qui lui, ne cesse de s’agrandir...

Big Data, Open Data, Smart Data... Les termes sont nombreux pour décrire la masse gigantesque de données aujourd’hui en circulation. Selon une étude d’IDC financée par le cabinet de conseil EMC, les données numériques créées dans le monde seraient passées de 1,2 zettaoctets en 2010 (1 zettaoctet représente 1021 octets) à 2,8 zettaoctets en 2012 pour atteindre... 40 zettaoctets en 2020. Et ces chiffres ne représentent qu’une vague estimation car selon certains professionnels, il est désormais impossible de quantifier les données mondiales.

Le plus gros reste encore à faire

Ce volume astronomique d’informations peut se présenter sous la forme de textes, d’images ou de statistiques liées à Internet. Ces données peuvent également être publiques (on parle alors d’Open Data), être liées à une position géographique (adresse IP ou positionnement par GPS) ou appartenir au domaine privé de la personne. Longtemps, les entreprises et les associations n’ont pas osé ou pas pu puiser dans cette mine incroyable d’informations pour entrer en contact avec leurs clients, leurs prospects ou leurs possibles adhérents mais l’évolution des technologies et des mentalités commence aujourd’hui à changer la donne, même si le plus gros du travail reste encore à faire...

L’ère de la «paleo-data»

Près de la moitié des responsables marketing jugent que leurs datas sont l’actif qu’ils utilisent le plus mal aujourd’hui et à peine 10% se servent systématiquement de ces données pour définir leurs stratégies commerciales, si l’on en croit une enquête de Teradata, le leader mondial des solutions analytiques. La plupart des sociétés n’ont toujours pas les outils pour tirer profit des informations qui sont à leur disposition. Un sondage effectué en mars 2013 par CMO Council    et SAS montre ainsi qu’à peine 15% des entreprises interrogées jugent posséder les capacités de stockage et le personnel qualifié pour analyser leurs datas. La grande majorité des employeurs (71%) estiment être encore loin du compte. Plus de la moitié des sociétés jugent pourtant que ces données leur ont déjà permis d’identifier de nouvelles opportunités de croissance (52%) et de plus facilement entrer en contact avec leurs clients (44%).

Le fantasme du Big Brother

Les «datas» englobent un spectre très large d’informations plus ou moins accessibles. «Ce terme recouvre énormément de choses et cela crée beaucoup de confusion dans l’esprit des gens, confirme Yan Claeyssen, fondateur et co-président d'ETO/ groupe Publicis, et vice-président de l'AACC Customer Marketing. Il y a tout d’abord les données individuelles qui peuvent être nominatives et personnelles mais ces dernières sont très peu utilisées, et quand elles le sont, l’entreprise doit obtenir au préalable l’accord de la personne intéressée. Il ne faut donc pas croire au fantasme du Big Brother. Il y a aussi les Open Data qui sont disponibles pour tous. On peut aujourd’hui connaître beaucoup de choses. Il est ainsi possible de savoir, grâce notamment à la géolocalisation ou aux adresses IP, le parcours d’un client en ville ou sur le net. Quand une personne surfe sur un site, utilise sa carte de fidélité dans un magasin ou circule dans les transports publics avec son passe Navigo, on est capable de le suivre. Avant, une société comme La Redoute envoyait son catalogue chez les particuliers et elle attendait de recevoir leurs commandes pour découvrir les produits les plus populaires. Aujourd’hui, ce vépéciste met ses références en ligne et il peut savoir en temps réel quel client est allé sur son site, qui a cliqué sur tel ou tel produit et combien de temps un consommateur a passé à lire une page particulière. Cette collecte de données, quand elle est bien exploitée, permet au distributeur d’offrir à chaque consommateur le produit qu’il souhaite au moment qui lui convient le mieux.»

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Communication moderne ? Communication RESPONSABLE !

11 février, 2014 11 février, 2014   11 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean Dagré, fondateur de Bilobay, et dirigeant également d’une agence de communication qui porte son nom.

Loin des grands débats sur la responsabilité environnementale, mais très impliquée sur ce sujet, se trouve une start-up fondamentalement innovante : Bilobay. Son leitmotiv ? Communiquer propre !

Elle propose aux communicants et aux agences une solution simple, en ligne, complète (du diagnostic à l’offre de solutions de compensation) que toute structure peut tester pour se convaincre de l’utilité du service. Pour être vraiment innovant en 2014 : communiquez propre !

Votre start-up propose aux communicants de tous horizons un service absolument inédit et innovant : comment est née l'idée et comment avez-vous donné vie au projet ?

L’idée est née d’un constat assez simple. Je dirige une agence de communication, agence Dagré, qui a toujours cherché à proposer à ses clients des solutions pour réduire l’impact des opérations menées sur l’environnement. Parmi d’autres solutions, les bilans carbones des campagnes de communication ont été jugés intéressants. En effet, cette démarche avait l’avantage de définir un référent, de déterminer les actions sur lesquelles agir pour réduire les émissions de CO2 et au-delà, de compenser ces émissions pour en plus de les réduire, devenir véritablement acteur dans la prise en charge des impacts.

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Didier Heiderich: Reflexes d’une communication de crise

10 février, 2014 10 février, 2014   10 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Didier Heiderich, directeur conseil Heiderich Consultants et président de l’Observatoire International des Crises.

   

   

Pour refondre la relation en situation de crise vous écrivez: "il est nécessaire d’abandonner le principe même de « communication de crise » et de passer à l’étape suivante : les Relations Publics en situation de crise".  Pourquoi?

Aujourd’hui nous sommes face à une nouvelle péréquation de la communication en situation de crise : les publics décryptent « la com », les apparitions médias et ne veulent plus être de simples récepteurs d’une communication prémâchée. S’ajoute aux publics légitimes en situation de crise une foule de commentateurs constituée d’experts plus ou moins éclairés qui viennent parasiter toute communication dès lors qu’elle est visible. Les relations publiques de crise sont plus discrètes, plus en phase avec les publics légitimes, moins sujettes à des commentaires. Dans notre métier de conseil, j’interviens sur une dizaine de crises à chaud par an et un constat s’impose : les attentes des personnes directement impactées par une crise dépasse le syncrétisme communicationnel « empathie / reconnaissance / action / rendez-vous ». Ce qui leur importe, c’est une prise en considération réelle de leur situation. De cette considération, de cette capacité à entrer en relation avec les personnes et les groupes sociaux impactés ou impactants dépendra la réussite de la communication de crise. Autrement dit, une prestation médiatique volera en éclat si les publics légitimes se considèrent lésés ou floués, et ils le feront bruyamment savoir. Ainsi, il faut savoir limiter les opérations de communication visibles par les publics inutiles, commentateurs de la communication de crise ou simples observateurs, pour se concentrer sur les publics impactés qui ont de légitimes attentes qu’il faut satisfaire. Il s’agit de retrouver un peu de sérieux, d’écarter l’insignifiant du champ communicationnel, de renouer avec les acteurs de la crise.

Vous avez écrit "Reflexes de communication de crise". Quelles sont les bonnes pratiques et les écueils à éviter pour une entreprise?

La première qualité exigée en communication de crise est la modestie, toute prétention se traduira par une stratégie superficielle et perdante réalisée à coup d’éléments de langage et autres opérations mécaniques. Comme le disait Aristote « l’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit ». Comprendre la nature de la crise et ses composantes, s’emparer du terrain sociologique, mettre en perspective la crise, la décrypter dans sa signification, déterminer avec précision les publics, les perceptions et la possibilité d’établir la relation sont indispensables dans toute communication de crise. La modestie, c’est aussi savoir que la communication de crise ne peut plus être confiée à un généraliste, qui se voudrait expert en communication, argumentation, mediatraining, relations publiques, gestion de crise, finalement expert en tout et en rien : elle demande de réunir des talents différenciés, des personnes complémentaires capables d’aborder l’incertitude d’une crise par des prismes différents. Ceci a un prix : celui de la professionnalisation de la profession et de l’abolition de l’expert en tout au profit du travail d’équipe.

Le deuxième point concerne la capacité à établir une planification des relations publiques de crise. Il ne faut pas confondre urgence à communiquer et précipitation. Aucun schéma n’est préétabli, chaque stimuli doit être hiérarchisé, chaque opération doit être considérée comme une contribution aux objectifs fixés à la communication de crise, savoir ce que l’on protège et ce que l’on est prêt à céder. Il ne faut jamais oublier que la communication de crise est une communication de combat.

Enfin, il y a un principe directeur à la communication de crise : la dignité. Restez digne signifie ne pas céder à toutes les pressions, respecter les publics, de ne pas faire de « coups de com », ne pas imaginer que quelques mots clés, éléments de langage, passages médias ou tweets constituent une stratégie. Règne ici une confusion issue de la plupart des commentateurs qui ne gèrent pas de situation de crise et n’aperçoivent que le sommet médiatique d’un iceberg bien plus profond, bien plus relationnel, bien plus en confrontation avec le réel que la composante médiatique de la crise.

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Myartmakers.com: Envie d’une œuvre d’art sur commande?

7 février, 2014 7 février, 2014   7 février, 2014 0 commentaire

Culture RP à rencontré Adrien Saix Dirigeant Fondateur de MyArtMakers.com

Pouvez-vous nous décrire le concept de MyArtMakers ?

MyArtMakers est le premier site internet dédié à l’art contemporain sur commande. Il ne s’agit pas d’une galerie virtuelle comme il en existe des dizaines sur la toile. MyArtMakers est une plateforme de mise en relation directe qui permet à des demandeurs (particuliers et entreprises) d’accéder aux multiples savoir-faire d’une communauté d’artistes professionnels (peintres, sculpteurs, illustrateurs, photographes, art designers…) pour la réalisation d’œuvres d’art sur commande. L’approche est très flexible est permet à tout demandeur de faire réaliser l’œuvre d’art qui lui correspond, et aux artistes de répondre à des demandes qualifiées. MyArtMakers remet au goût du jour un concept relativement ancien qui a donné naissance à de véritables chefs d’œuvres, comme la fresque du plafond de la chapelle Sixtine par Michel Ange en 1512 ou encore plus récemment la toile Guernica de Pablo Picasso en 1937.

Notre mission est de marier la conception de l'art du demandeur avec celle de l'artiste et de faire naître une collaboration vertueuse qui conduira à la réalisation d'une œuvre unique, authentique et personnelle.

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L’Observatoire des métiers de la Communication 2013

27 janvier, 2014 27 janvier, 2014   27 janvier, 2014 0 commentaire

La restitution des résultats de l'Observatoire des métiers de la communication 2013 a eu lieu récemment à l’Hôtel de Région de Bordeaux. Impulsé par l’APACOM en 2001 en partenariat avec le Conseil Régional d’Aquitaine, l’Observatoire est un baromètre de la profession illustrant la place active de nos métiers dans le tissu économique. Il a été réalisé en partenariat avec la société d’Etudes COHDA et le concours du CECA et 10h11.

Il avait pour objectif :

  • D’anticiper les évolutions et les tendances de la communication
  • D’évaluer son poids en Aquitaine
  • De valoriser l’image de la Région Aquitaine sur les métiers de la communication
  • D’amorcer la prospective des outils et des usages
COHDA a mené l’enquête. 286 personnes,dont 175 membres de l’APACOM ont répondu à un questionnaire en ligne entre le 18 novembre et le 16 décembre 2013. Les personnes interrogées étaient soient des annonceurs, soit des prestataires. Lire la suite...

E-réputation : un facteur décisif pour votre image de marque

24 janvier, 2014 24 janvier, 2014   24 janvier, 2014 0 commentaire

À l’ère du développement des réseaux sociaux, du partage immédiat de l’information à grande échelle et de la communication virtuelle, l’image de marque d’une personnalité (qu’elle soit physique ou morale) dépend largement de la façon dont son positionnement stratégique est perçu par l’ensemble des internautes.

Qu’on soit un professionnel ou un particulier s’érigeant en tant qu’acteur du monde virtuel, l’impact des opinions extérieures à notre sujet est décisif en matière de légitimité. Tant et si bien que l’E-réputation est devenue un paramètre primordial dans la pérennisation d’une certaine crédibilité sur un marché (ou niche) défini.

La tendance des recruteurs à scruter les contenus en ligne pouvant concerner les candidats à l’obtention d’un poste dans leurs entreprises tend même à élargir ce phénomène aux particuliers, qui eux aussi risquent aujourd’hui d’écorner leur stature à travers un manque de contrôle de leur image publique.

L’E-réputation est un domaine complexe, composé de paramètres et d’informations maîtrisés d’une part, et non maîtrisés d’autre part. Le tout influençant grandement notre image et notre fenêtre d’opportunités, il convient de se pencher sur les moyens à notre disposition pour effectivement rester en contrôle d’un positionnement qui peut déraper à tout moment.

Conserver un certain degré de pertinence et se présenter sous son meilleur jour ne sont plus chose facile, et c’est justement ce que nous allons aborder dans cette réflexion, qui pourrait bien faire changer vos habitudes et vos comportements en ligne.

Comment construit-on son E-réputation de manière personnelle ?

Si nous partons de l’hypothèse que vous pouvez, de manière personnelle, améliorer votre E-réputation et vous forger une image positive capable de convaincre des recruteurs ou de potentiels clients de votre aptitude à remplir le rôle que vous vous attribuez, nous lançons bien évidemment notre raisonnement sur les éléments maîtrisables du phénomène.

En effet, toutes vos sorties virtuelles, des commentaires laissés sur différents forums à la rédaction de vos profils sur les réseaux sociaux (personnels ou professionnels) en passant par la création d’un blog, concourent à la formation d’une image de marque générale de votre personnalité.

Il découle alors du bon sens de dire que vos partages et autres interventions doivent être soignés pour éviter de vous retrouver au milieu d’une tempête médiatique (personne ne veut affronter un lynchage populaire comme celui subi récemment par Justine Sacco pour son intervention jugée raciste sur Twitter).

Et ce ne sont pas les chiffres de certaines enquêtes officielles, prônant que plus de 77% des recruteurs lancent des requêtes sur les moteurs de recherche à partir des noms et prénoms de leurs candidats qui minimiseront cette nécessité.

Ce qu’il vous faut savoir, c’est que dans n’importe quel cas pouvant vous amener à entrer dans la lumière (promotion, développement d’un encart commençant à prendre de l’importance en ligne, voire même mariage, divorce ou simple suspicion de comportement déviant…), vous pourriez être amené à être scruté par vos congénères à la recherche de la moindre faille pour vous discréditer (ou le cas échant, s’assurer de la blancheur de votre aura).

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Faut-il assassiner le gender marketing ?

23 janvier, 2014 23 janvier, 2014   23 janvier, 2014 0 commentaire

Les excès du gender marketing enflamment les réseaux sociaux au quart de tour. Plus souvent décrié que prôné, le marketing sexué a mauvaise presse. Faith Poporn, papesse du marketing américain prédisait même sa fin. Pourquoi n’a-t-il toujours pas disparu ? Ne se réduit-t-il qu’à ses dérives sexistes ? Analyse de Womenology.fr / aufeminin.com.

Dimanche dernier, je préparais le cartable de ma fille. Je prends ses BN préférés dans le placard. Sur chaque sachet, une blague est insérée. Dont une qui n’est vraiment pas drôle : « Le rugby féminin existe…ça s’appelle les soldes ! ». En publiant la photo sur Twitter, relayée sur le blog et le compte Twitter de Sophie Gourion, c’est le début de l’embrasement. Les stéréotypes nous lassent, les stéréotypes nous fatiguent. Le gender marketing joue avec eux. Il créé souvent l’exaspération.

Comment définir le gender marketing ?

La définition du gender marketing est un exercice délicat. Vouloir le définir veut dire qu’on s’intéresse à lui. Et s’intéresser à lui - sans uniquement dénoncer ses dérives - voudrait dire qu’on l’approuve. Le sujet est polémique. Pourquoi ? Sur certains marchés, les marketers constatent des différences entre les hommes et les femmes. Différences d’usages, différences de comportements, différences d’attitudes… Partant de ces différences, les adeptes du gender marketing identifient des opportunités de segmentation par genre. Et c’est là que le bât blesse. Surfer sur les différences culturelles entre les hommes et les femmes peut accentuer les stéréotypes. Et figer les notions de masculinité et de féminité. Comment tolérer que le marketing soit capable de faire reculer la société ? Lorsque le gender marketing ébranle nos aspirations d’égalité entre les hommes et les femmes…comment ne pas se mettre en rogne ?

Sexiste et rétrograde, le gender marketing est capable du pire

Le gender marketing a donné naissance à de nombreux produits farfelus. Sophie Gourion, journaliste et blogueuse, a repéré pour Slate des cas particulièrement étonnants : brosse à dents pour elle, brosse à dents pour lui, stylo pour homme et femme…En 2010, Philips lançait le premier fer à repasser conçu pour les hommes. Car « Si l’homme ne repasse pas c’est que, d’après lui, il manipule aussi mal un fer à repasser que sa femme une perceuse. Une inégalité flagrante que Philips a donc décidé de combattre grâce au premier fer à repasser pour hommes ». Les stéréotypes n’ont pas de frontière car, au Maroc, la Société Générale, « fête les femmes, et leur offre une carte (bancaire) fraîche, printanière et fleurie "qui leur ressemble", et reflète leur personnalité. Avec la carte Pour elles un vent de fraîcheur printanier s'invite dans les portefeuilles féminins ». Sans commentaires. Le gender marketing se vide de tout son sens… quand il conçoit des produits ou des services différenciés…là où - spécifiquement - il n’existe aucune différence hommes/femmes.

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