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C’est dans la presse!

5 novembre, 2012 5 novembre, 2012   5 novembre, 2012 0 commentaire

Culture RP a rencontré Yo-Jung CHEN. Ancien diplomate à la retraite, il a passé toute sa carrière comme chargé de presse dans différents postes diplomatiques français à Tokyo, Los Angeles , San Francisco, Singapour et à Pékin. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, 2011.

Le cas du Japon - Part 2

Cette structure de la presse n’est pas sans conséquence, même indirecte, dans l’accident nucléaire de Fukushima causé directement par le tsunami du 11 mars 2011 mais attribué par la commission d’enquête parlementaire à des fautes humaines. La première de ces fautes est la négligence de TEPCO, électricien exploitant la centrale condamnée, qui avait privilégié la rentabilité au détriment d’investissements dans la sûreté. La seconde faute revient au gouvernement qui avait, depuis 40 ans, mené une promotion aveugle de l’électronucléaire au mépris de toutes les mises en gardes, et dont l’agence de contrôle de la sûreté nucléaire était sous la tutelle d’un ministre chargé de la promotion de l’industrie nucléaire, en flagrant délit de conflit d’intérêt.

Normalement, c’est là que la presse devait jouer son rôle de contrôle. Ce n’est pas le cas à « Fukushima ». Selon un journaliste qui était au club de presse de TEPCO, ses confrères, qui étaient tous conscients des risques sécuritaires que posait la politique de TEPCO, n’avaient pas eu le courage de tirer l’alarme, craignant de casser « l’entente cordiale » entre le club et la direction de TEPCO laquelle, en plus, plaçait des pubs coûteuses dans les journaux. Privé ainsi de contrôle effectif du gouvernement et de la presse, TEPCO avait donc, jusqu’au jour de l’accident, carte blanche pour ignorer les appels, pourtant nombreux et pressants, au renforcement de la sûreté. Lire la suite...

J’aime / J’aime pas

2 novembre, 2012 2 novembre, 2012   2 novembre, 2012 0 commentaire

Pierre Zimmer, Conseil en communication et essayiste

Non seulement Facebook touche environ un septième de la population mondiale mais ce réseau social est révolutionnaire : il a modifié nos comportements. Nous sommes entrés dans l’ère de l’affectif. De simples relations, d’obscurs contacts voire des connexions hasardeuses sur ce réseau sont devenus soudain, par une étrange alchimie virtuelle, nos amis (friends). De plus, quand nous approuvons quelque manifestation écrite ou visuelle, qu’elle nous ait fait rire ou réagir, nous nous devons de l’aimer (J’aime). Or, nous sommes dans le domaine de l’assentiment, de l’approbation et non pas de l’amour ou de l’affection. La langue anglaise ou américaine permet la nuance : I like it est tout de même moins fort que I love it. Le français est plus pauvre. Mais, rien ne nous empêche de faire un commentaire pour susciter le débat, le cas échéant, ou d’apprécier au lieu d’aimer. Parfois, je ne suis pas tout à fait sûr de mes goûts mais je suis sûr de mes dégoûts. Cette sorte de chantage à l’affectif a quelque chose d’infantilisant. J’aime pas.

Dernier ouvrage paru : « Comment rater ses relations avec la presse » en collaboration avec Bernard Giroux, aux éditions de l’Archipel

RP & Web 2.0 : « La prise de conscience est avérée mais la pratique tâtonne encore » selon Jérôme Lascombe d’Hopscotch

30 octobre, 2012 30 octobre, 2012   30 octobre, 2012 0 commentaire

RP & Web 2.0 : «La prise de conscience est avérée mais la pratique tâtonne encore» selon Jérôme Lascombe d’Hopscotch par Olivier Cimelière, communicant 2.0

     

Lors de la 3ème édition du Hub Forum, j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec Jérôme Lascombe sur la thématique des relations publiques et de l’influence des entreprises et des marques à l’ère du 2.0. Un sujet sur lequel il a par ailleurs débattu au cours d’une table ronde rassemblant Emmanuel Bloch, directeur de la communication externe de Thales Communications & Security et Aurélien Sallé, digital manager d’Atout France.

Jérôme Lascombe est PDG d’Hopscotch, une agence de relations publiques qu’il a fondée en 2000 et qui figure parmi les agences leaders en France, avec un fort ancrage dans le web social et les stratégies digitales d’information et un développement à l’international très actif. L’expertise de Jérôme Lascombe est d’autant plus intéressante que l’homme endosse également en parallèle d’autres casquettes comme celles de business angel et d’entrepreneur du Web. C’est ainsi qu’il est associé fondateur de Human to Human, une agence de veille et de stratégie conversationnelle en ligne. Ces vies complémentaires de communicant numérique et businessman donnent un relief particulièrement intéressant à sa vision des relations publiques à l’heure du Web 2.0.

Comment définiriez-vous en quelques mots les RP 2.0 par rapport aux RP classiques ?

L’erreur à ne pas commettre serait de vouloir les opposer comme il s’agissait de rejouer l’éternelle querelle des Anciens et des Modernes. Les RP telles qu’elles ont été longtemps pratiquées, ne sont pas antinomiques des RP 2.0. Les deux cultivent les mêmes objectifs, à savoir la construction, la consolidation et l’évolution de l’image d’une entreprise ou d’une marque. Les deux contribuent à l’influence que celle-ci peut exercer à l’égard de ses différents publics et aux relations qu’elle entretient avec ceux-ci.

L’avènement du digital introduit en revanche des problématiques nouvelles. Pour nourrir la conversation sur la Toile, cela implique de produire des contenus pertinents et surtout accessibles par les audiences que l’on vise. A cet égard, le référencement est un levier clé pour escompter une visibilité efficace et ainsi engager le dialogue avec ses publics. Ensuite, il s’agit de nourrir un discours intelligible et intelligent si l’on veut obtenir en retour d’authentiques interactions comme la recommandation des internautes, le partage des contenus, la rédaction de commentaires.

En d’autres termes, la réputation d’une marque et d’une entreprise était auparavant plus une question d’achat d’espace pour être connu des publics ciblés. Aujourd’hui, cette dimension demeure mais elle s’est complexifiée avec une exigence de conviction de la part de ces mêmes publics.

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C’est dans la presse!

29 octobre, 2012 29 octobre, 2012   29 octobre, 2012 0 commentaire

Culture RP a rencontré Yo-Jung CHEN. Ancien diplomate à la retraite, il a passé toute sa carrière comme chargé de presse dans différents postes diplomatiques français à Tokyo, Los Angeles , San Francisco, Singapour et à Pékin. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, 2011.

Le cas du Japon - Part 1

Le Japon est une des démocraties les plus mûres en Asie. Un des piliers de cette démocratie, la presse japonaise est connue pour la qualité professionnelle de ses journalistes et le contrôle qu’elle exerce sur le pouvoir politique.

Or, cette presse est depuis longtemps marquée par un malaise systémique qui porte atteinte à son intégrité professionnelle, celui des « Kisha Club » (clubs de presse), sources d’une collusion systématique avec les institutions.

Au début de la modernisation du pays il y a deux siècles, les premiers quotidiens nippons en quête de la transparence face à un pouvoir encore novice à cette notion, se sont arrangés avec les principales institutions de l’Etat pour installer auprès de chacune d’elles un « Kisha Club » dont le bureau est fourni par l’institution. Réservé aux grands quotidiens et chaînes à l’exclusion des périodiques, des freelances et des journalistes étrangers, le club est garanti d’un accès exclusif aux informations émanant de l’institution tandis que cette dernière est assurée d’une couverture fidèle au contexte de ses communiqués. Aujourd’hui, ces clubs existent aussi dans les grandes entreprises et les collectivités locales et fonctionnent dans une parfaite entente (« collusion » pour les détracteurs) avec l’institution. Avec des communiqués et des points de presse réguliers, celle-ci communique en exclusivité au club. En échange, les membres du club sont priés de reproduire à peu près fidèlement les communiqués, de s’abstenir de faire cavalier seul avec un scoop embarrassant, et de ne pas se montrer trop curieux sur les dossiers gênants, au risque de se voir marginalisés par leurs pairs du club et écartés du cercle de confidence des dirigeants de l’institution. Ainsi, plus que la recherche de la vérité et le souci d’informer, la priorité est à l’harmonie au sein du club et à l’entente cordiale avec la direction de l’institution.

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Interview de Amine Moussaoui, Directeur adjoint de la communication et de la stratégie de marque de l’AFPA

23 octobre, 2012 23 octobre, 2012   23 octobre, 2012 0 commentaire

Culture RP est allé à la rencontre de Amine Moussaoui, Directeur adjoint de la communication et de la stratégie de marque de l’AFPA

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans une stratégie de communication ?

Les relations presse sont essentielles dans toute stratégie de communication digne de ce nom. Particulièrement dans un secteur comme celui de l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes). En effet on peut faire toutes les campagnes de publicité « on et off line » que l’on veut pour vanter les mérites de la formation professionnelle, rien ne remplacera jamais la parole d’une personne qui en a bénéficié.

C’est en cela que les relations presse pour l’AFPA sont un levier majeur. Toutes nos actions sont soutenues par un volet RP. Nous diffusons d’ailleurs en moyenne 4 à 5 communiqués de presse par mois tout au long de l’année. A titre personnel, comme il s’agit de mon cœur de métier, j’ai toujours le reflexe RP pour toutes nos actions.

Quelle est la spécificité de votre approche RP ?

La spécificité de notre approche est qu’elle est double, sous l’angle à la fois macro et micro du sujet. Les relations presse de l’AFPA abordent donc aussi bien le sujet de façon sociétale ou économique, que sous l’angle de « parcours de vie » ou de témoignage très personnel.

Nous publions régulièrement des données statistiques ou des études sur la reconversion professionnelle par exemple ou sur l’impact d’une formation dans une carrière pour alimenter les journalistes et les analystes du secteur. Et en même temps,  nous sommes souvent sollicités par les médias pour des exemples de parcours réussis de formation professionnelle, de changement de vie etc …

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Les RDV presse sont-ils terminés?

18 octobre, 2012 18 octobre, 2012   18 octobre, 2012 4 commentaire

Les RDV presse sont-ils terminés? par Pauline Savary

Pauline Savary pour Culture RP

Ce n'est pas la première fois que l'on observe la tendance en France. Les journalistes n'ont plus la flexibilité dans leur emploi du temps et la liberté de leurs mouvements pour se rendre à un RDV presse. Ils doivent à présent justifier de tous leurs déplacements. Je parle ici de ceux qui sont rattachés à une rédaction. Les freelances travaillent sans doute encore à leur manière. Toutefois, je les crois tout aussi occupés.

Il ne s'agit pas seulement des déjeuners presse ou des portes ouvertes. Le problème existe également avec les voyages de presse. À moins qu'un journaliste puisse assurer qu'il écrira un article en rapport direct avec le thème de ce voyage, il ne peut pas se déplacer; même (souvent) aux frais de la princesse.

Nous parvenons avec difficulté à maintenir des relations privilégiées avec eux. Nous nous déplaçons jusque dans les rédactions ou déjeunons à proximité de leur QG. Mais comment accroître notre carnet d'adresses et notre entourage professionnel s'il devient de plus en plus compliqué de rencontrer les gens en personne?

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Contenus et contenants sont dans un bateau…

11 octobre, 2012 11 octobre, 2012   11 octobre, 2012 1 commentaire

Emmanuel Bachellerie, Directeur Conseil – Babel et Administrateur Syntec Conseil en Relations Publics.

Notre métier change à la vitesse du son. C'est une certitude. Une prose dense et intelligente est, dans ce (nouveau) cadre, régulièrement partagée par les professionnels des RP sur le story telling ou le brand content pour et par les entreprises ou les institutions avec tout type de média off ou on line.

L'importance des contenus, hypocentre de la relation avec ses parties prenantes, ne sera donc pas le sujet de ces quelques lignes. En revanche, le contenu, quelle que soit sa forme, doit trouver son contenant. Qu'il soit, encore une fois, on ou off line. Laissons de côté médias on line pour nous (ré)intéresser à ceux, traditionnels. Le papier, la rédaction, les journalistes… vous vous souvenez ? Je me suis demandé, à la suite des récentes couvertures des news raffolant subitement du "Hollande bashing", quelle serait la perception des lecteurs après qu'ils aient lu, quelques mois auparavant, des articles longs comme les Champs Elysées beaucoup plus positifs voire élogieux sur un futur Président (enfin) normal. Lire la suite...