J’ai suivi le hastag #jesuischarlie

9 janvier, 2015 9 janvier, 2015   9 janvier, 2015 0 commentaire

A peine quelques heures après l’assassinat des journalistes et caricaturistes du journal Charlie Hebdo, le web est en émoi. Chacun, à sa manière, exprime sa solidarité et tente d’expliquer cette attaque froide et barbare. Tout au long de l’après-midi, les internautes ont tour à tour exprimé leur incompréhension et leur rejet de ce crime odieux. D’ailleurs, il n’y a pas de mots assez forts pour décrire ce que cette attaque inspire à tous ceux qui estiment le bien fondé, non seulement de pouvoir s’exprimer librement au sujet de l’actualité du monde mais aussi, excusez du peu, de pouvoir en rire. Oui, peu de mots existent pour décrire ce que l’on ressent à l’évocation de ce crime abject…Les premiers qui viennent à l’esprit sont forcément des sentiments : effroi, dégoût, incompréhension, tristesse, vide… Puis un autre arrive…sec et brutal. Pourquoi ? Un mot, un sentiment qui résonne encore aujourd’hui à l’heure où ce texte paraît en ligne… Comme si les balles ricochaient encore... Pourtant il faut bien traiter l’actualité et faire vivre la mémoire de Charlie. Mais là encore, rien ne vient... Les sites d’actu traitent bien du sujet… Pas le choix ! Que cela doit être dur de devoir faire abstraction de ce sentiment pour reporter les faits. Décidément, journaliste est bien souvent un métier difficile…Moi, je ne sais toujours pas quoi dire…Les Tweets défilent et toujours pas de mots…Les témoignages de solidarité et de condoléances s’empilent sur mon fil…Que dire…à part tout simplement retweeter pour que cette solidarité se propage. Les dessins de caricaturistes du monde entier sont relayés sur la toile tandis que les hommages et les infos s’enchaînent avec autant de frénésie. Jamais vu un truc pareil…Cette tragédie a un retentissement mondial ! Cabu, Charb, Wolinski, Tignous d’abord puis Ahmed et Frank et ensuite Frédéric, Philippe, Elsa, Bernard, Mustapha et Michel…Le web pleure et déplore la perte de ces personnes que l’on connaissait bien, pour certains, et pour d’autres, pas du tout…Mais on se retrouve en chacun d’eux, victimes d’une violence aveugle et inhumaine qui peut frapper n’importe qui, n’importe quand. Lire la suite...

Twitter fait évoluer le #journalisme #collaboratif

7 janvier, 2015 7 janvier, 2015   7 janvier, 2015 0 commentaire

En lançant Reported.ly, le chantre du Twiter-journalisme collaboratif, Andy Carvin ne crée pas seulement l’information native. Son média 100% Twitter constitue un projet important pour First Look Media, l’ambitieux groupe de Pierre Omidyar.   Reportedly   « Mes erreurs majeures se comptent sur les doigts d’une ou deux mains, qui ont été corrigées par mes followers parfois en quelques minutes ou secondes. Ils en savent beaucoup plus que moi et ont agi de manière collaborative. Il y a un système naturel d’équilibre des pouvoirs sur le Web. Ça n’est pas très différent d’une “breaking news" sur une chaîne d’info continue à la télévision. Au début l’information peut être incorrecte ou floue, et elle sera affinée et rectifiée en avançant. » La disgression est signée Andy Carvin dans Rue 89, elle date de juin 2012 et annonce alors le Twitter News Network (TNN) ou l’avènement du journaliste citoyen. Deux ans après sa leçon de Twitter-journalisme à la conférence 4M de Montpellier, l’ancien stratège en chef de la radio publique nord-américaine NPR - auto-défini comme un « DJ de l’info qui met en musique des morceaux de tous horizons » - invente un nouveau canal de production et de distribution de l’information : le journalisme native. Lancé le mois dernier, le média pionnier Reported.ly reporte l’actu en 140 signes comme Now This News le fait en vidéos de 6 ou 15 secondes. Une révolte communautaire ? Non, une révolution journalistique symbole d’une mutation qui redéfinit les codes d’une profession et abat les derniers remparts de l’élitisme.  

Twitter, plus seulement un booster de trafic

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JPA, un site qui veut vous faire aimer l’actualité

18 décembre, 2014 18 décembre, 2014   18 décembre, 2014 0 commentaire

Finaliste des derniers Golden Blogs Awards dans la catégorie « Actualité Web », le site Jaime Pas l'Actu savoure sa notoriété nouvelle au sein de la blogosphère française. Sébastien Sigaut, le fondateur du site, compte bien se servir de cette reconnaissance comme d’un tremplin vers la « sacro-sainte monétisation » de ce média réalisé par des jeunes professionnels de l’information. Un site dont le nom, contrairement aux apparences, est une véritable profession de foi pour ces journalistes fous d’actualité qui veulent transmettre leur passion au plus grand nombre avant -pourquoi pas- de pouvoir en vivre un jour…  

Sébastien Sigaut nous raconte l’aventure JPA.

  Jaime pas l_actu   Le nom de votre site est original. Alors, c’est vrai… vous n’aimez pas l’actu ? On adore l’actualité ! C’est vrai que le titre peut sembler paradoxal. On l’a appelé « J’aime pas l’actu » mais la réalité, c’est que nous n’aimons pas l’actualité que l’on nous propose en général sur le web. On essaye donc de faire quelque chose d’un peu différent et qui peut représenter une alternative à ce qui se fait sur la majorité des sites d’actualité. Pour être un peu plus précis, ce que l’on n’aime pas, c’est l’actualité de masse que l’on nous propose en permanence où tout se ressemble et où une seule actualité peut être reprise en boucle juste parce que cela fait le buzz. Je trouve cela dommage parce qu’ils sortent une info et qu’il n’y a pas réellement de valeur ajoutée apportée par le journal. On essaye de faire des choses qui nous impliquent, qui nous concernent et non pas de prendre l’actu telle qu’elle vient. Je vous rassure ! On aime l’actualité mais la vraie. Votre site web propose une déclinaison de l’actualité en fonction de 3 rythmes de lecture. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette organisation ? L’idée est que le site accompagne une personne dans sa journée de tous les jours, du lever au coucher. « J’aime Pas l’actu » se décline en trois parties. On a crée JPA Day pour développer l’actu que l’on ne comprend pas et qui a besoin d’une courte contextualisation. Souvent, on entend toute la journée et partout des faits d’actualité commentés sans être réellement expliqués. Pour vous donner un exemple, on a fait un JPA Day sur la mort de Christophe de Margerie car on a considéré que beaucoup de personnes ne savaient pas qui il était réellement ni quel impact sa mort a représenté pour Total. Sur plein de sujets de ce type là, on explique et l’idée est de faire un article informatif court avec un ton qui nous plaît pour  que chacun puisse comprendre l’actualité rapidement sans trop se prendre la tête. Ensuite, on a le JPA Mag qui est conçu pour la suite de la journée. En fait, on arrive à la fin de la journée ou alors le midi en pause et on n’a pas forcément envie de lire de l’actualité pure et là, on propose des sujets un peu différents, décalés qui nous permettent d’approfondir. Lire la suite...

Africa 24, la chaîne news panafricaine fête ses 5 ans !

16 décembre, 2014 16 décembre, 2014   16 décembre, 2014 0 commentaire

Lancée en 2009, Africa 24 avait pour but de concurrencer sur le continent africain les chaînes internationales d’information en continu telles que CNN, BBC World News, France 24 et Al-Jazeera. 5 ans après,  la chaîne a fait du chemin et se présente aujourd'hui comme la première chaîne mondiale d’information sur l’Afrique en mettant en avant son ancrage local ainsi que sa capacité à mieux parler de l’Afrique que ses prestigieuses concurrentes.   portrait-fondateur de France 24 Constant Nemale   Constant Nemale, son fondateur, a bien voulu répondre à nos questions afin que l’on en sache un peu plus sur cette autre chaîne d’information internationale francophone. Africa 24 fête cette année ses 5 ans d'existence. Pouvez-vous revenir sur les buts initiaux de la chaîne et sur le contexte de l'époque ? Africa 24 est née dans la seule optique de révolutionner la vision de l’Afrique par les africains mais aussi celle du monde sur l’Afrique.Il y a cinq ans, aucune chaîne ne couvrait l’actualité africaine 24H/24.   Seule la chaîne panafricaine 3A TELESUD essayait tant bien que mal d’offrir des informations régulières sur l’Afrique. Pour les chaînes internationales du type CNN, BBC ou France 24, seule une information stéréotypée sur l’Afrique pouvait avoir du sens. Donc on parlait des catastrophes en tout genre et les problèmes du continent étaient stigmatisés. Une information négative qui trouvait, en outre, son écho dans une certaine opinion publique. Africa 24   Et aujourd'hui comment se situe Africa 24 au sein du paysage audiovisuel du continent ? Tout le monde vous le dira, Africa 24 a révolutionné le regard sur l’Afrique. Et cela en se positionnant comme un média majeur et leader qui montre l’Afrique dans toutes ses dimensions. Nous mettons en avant de nombreux éléments comme ses réussites, ses échecs, sa diversité d’opinion tout en mettant l’accent sur son potentiel illimité en termes de créativité et de développement. De ce point de vue, c’est un succès. Un succès qui se traduit par des résultats d’audience qui font de notre chaîne de télévision, la Première chaîne d’information mondiale sur l’Afrique. C’est la chaîne la plus regardée dans son bassin linguistique alors que les études TNS SOFRES et SYNNOVATE réalisées en 2010 en font la première chaîne en langue française d’Afrique devant France 24 ou TV5. Lire la suite...

Le data journalisme pour les nuls…

5 décembre, 2014 5 décembre, 2014   5 décembre, 2014 0 commentaire

Nicolas Kayser-Bril est une des références internationales du data journalisme. Une pratique qui a fait de nombreux adeptes de par le monde, et qui a introduit, au sein de nombreuses rédactions, une nouvelle manière de faire du journalisme d’investigation. C’est d’ailleurs pour tous ceux qui voulaient s’initier à la pratique que Rue 89, du 6 au 31 octobre dernier, a organisé et hébergé le premier Mooc (Massive Open Online Course)- Cours en Ligne Ouvert et Massif (CLOM) en français- entièrement dédié à la pratique.   Le Mooc de Rue 89 " Comment devenir un bon Data journaliste " a eu lieu du 6 au 31 octobre dernier, vous avez été chargé de le concevoir et de le réaliser. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les différents objectifs de ce cours et ses modalités ?   Mooc Rue89   Le cours vise à donner aux participants les clés pour comprendre les enjeux du data journalisme, donner de nombreux exemples, des techniques, et permettre à ceux qui souhaitent d’aller plus loin avec des tutoriels. J'ai séparé le fond du cours, qui restera valide dans plusieurs années, de la technique la plus précise, car les outils que l'on utilise aujourd'hui auront évolué dans quelques mois, voire, auront été remplacés. Vous êtes le cofondateur de l'agence Journalism++. Parlez-nous un peu de la genèse de ce projet, de l'implantation de votre agence ainsi que de ses principales activités aujourd'hui ? Journalism++ est une agence de récit par les données (data-driven storytelling), que j'ai cofondée en 2011. Nos clients sont des médias, que ce soient des journaux, des chaînes de télévision, des institutions, des ONG ou des entreprises. Nous les aidons à trouver les histoires les plus intéressantes dans leurs données et à les mettre en scène. Avec Journalism++, nous développons Detective.io, un outil qui permet de travailler de manière simple dans des structures de données extrêmement complexes. Pour faire la promotion de l'outil, rien de tel que de montrer ce qu'il permet de faire en menant des enquêtes à forte visibilité auprès de notre cible comme The Migrant Files ou encore Belarus Networks, une enquête sur les liens de pouvoir en Biélorussie. Lire la suite...

Nous nous sommes lancés dans la chasse au Tirole…

24 novembre, 2014 24 novembre, 2014   24 novembre, 2014 0 commentaire

C’est le 13 octobre dernier que le Prix Nobel d’Economie a été attribué au français Jean Tirole. Une annonce qui, il y a un peu plus d’un mois, a braqué tous les projecteurs sur cet économiste français alors inconnu du grand public. Antoine Reverchon, journaliste au Monde, revient avec nous sur cet événement et nous raconte comment il l’a vécu.

Nobelprize

Quelle est votre fonction au Monde et quel a été votre parcours jusqu’à maintenant ?

Je suis journaliste au Monde depuis 1993. J’étais au Monde de l’Education puis au Monde Initiatives, un supplément consacré au marché de l’emploi qui a ensuite été absorbé par le Monde Economie- un autre supplément hebdomadaire- lui même remplacé il y a un an par un cahier économie quotidien dans lequel je m’occupe des pages tribune et des chroniques extérieures.

Dans quel état d’esprit étiez-vous lorsque vous avez appris que Jean Tirole avait reçu le Prix Nobel d’économie ?

Chaque année, le journal attend la rafale des Prix Nobel – de la Paix, de littérature, de physique, de chimie, de médecine… Et puis, il y a le Nobel d’économie qui - en fait- n’est pas un prix Nobel. Car il s’appelle en vérité le Prix de la Banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel. C’est un abus de langage que tout le monde a tendance à faire… mais qui facilite les choses. Le problème, c’est que comme le secret est toujours très bien gardé, nous n’avons pas pu anticiper et préparer quelque chose à l’avance. Concernant Jean Tirole, chaque année on s’attend à ce que ce soit lui puisqu’il est l’un des « Nobélisables », comme on dit, mais il se trouve qu’a chaque fois, ce n’était pas le cas et là, pour le coup, cela a été une surprise !

L’annonce a été faite à midi. Comment vous êtes-vous organisés au sein de la rédaction pour produire de l’information rapidement ?

On a fait un premier papier en reprenant immédiatement la dépêche sur le site web du Monde, en y ajoutant quelques éléments comme les Nobel des années précédentes, les (rares) français qui l’ont précédé, etc. Ça c’est le temps 1.. Ensuite on fait un temps 2 dans l’après-midi - toujours sur le web - en rajoutant des éléments sur Jean Tirole dans des papiers un peu plus longs :

Qui est ce ? Quelle est la nature de ses travaux ?

Concrètement, j’ai fait un papier d’appui sur l’Ecole d’Economie de Toulouse dont il est le l’un des fondateurs et l’animateur, un de mes collègues a fait un papier sur le contenu même de ses travaux pour les remettre dans la perspective des théories et des travaux d’autres économistes, en interrogeant certains de ses collègues. Lire la suite...

Les médias francophones en assises cette semaine à Dakar

17 novembre, 2014 17 novembre, 2014   17 novembre, 2014 0 commentaire

Du 19 au 23 novembre prochain, en marge du sommet des chefs d’états de la francophonie, se dérouleront à Dakar les 43 èmes assises de la presse francophone. Un événement organisé par l’Union de la Presse Francophone dont nous avons rencontré le secrétaire général international, Jean Kouchner. Nous avons évoqué avec lui le rôle de son organisation, mais aussi parlé de liberté de la presse, de l’influence des médias francophones et de la nécessaire aide au développement dont ont besoin ces mêmes médias, particulièrement en Afrique.

 

Union de la presse francophone

   

Mr Kouchner, vous êtes le secrétaire Général International de l'UPF. Pouvez-vous nous décrire votre rôle au sein de l'UPF et quel est l’objectif principal de votre organisation ?

Je suis secrétaire général international, ce qui veut dire que c’est moi qui coordonne et qui organise le fonctionnement de l’ensemble des activités de l’union de la presse francophone. Évidemment cela se fait sous l’autorité collective du bureau de l’organisation et de son président. L’objectif c’est de regrouper l’ensemble des journalistes et des médias de telle façon que nous réfléchissions ensemble aux problèmes qui se posent aux médias et aux journalistes francophones et que nous tentions d’y trouver des solutions par des échanges d’expériences.

 

Photo Jean Kouchner

Justement, quelles sont les principales thématiques qui guident votre réflexion ?

Évidemment,  il y a toutes les questions liées au développement de ces médias francophones et notamment des nouveaux médias et puis ce sont toutes les questions qui sont liées à la pratique journalistique et à la presse en général. Par exemple, le fait que la presse ne paraît pas toujours dans un environnement de liberté fait que nous attachons beaucoup d’importance aux questions de la liberté de la presse et à celle des journalistes.

Plus de 300 journalistes vont se réunir à Dakar cette semaine et débattre de la question « quels médias francophones demain » … Pouvez-vous justement nous en dire un peu plus sur les enjeux du développement des médias francophones de demain?

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1ère édition du #LABCOMWOMEN !

24 octobre, 2014 24 octobre, 2014   24 octobre, 2014 0 commentaire

Hier soir, s’est tenue à TF1 la remise des trophées de la 1ère édition du #Labcomwomen créée par la chaîne et LABCOM. Cette cérémonie, présentée par Magali Lunel, journaliste et présentatrice sur LCI, a récompensé les femmes les plus actives du digital.

  labcomwomen visuel  

Qu'elles soient dirigeantes, directrices communication ou encore journaliste, l'ambition de ces trophées est de distinguer des profils de femmes très présentes et actives sur le Web mais parfois moins visibles sur d'autres médias. Cette initiative est l'occasion de leur permettre de rayonner davantage et d'être mieux identifiées comme leaders d'opinion dans leur domaine.

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Digitalisation des Médias : facteurs, enjeux & conséquences pour les attachées de presse ?

17 octobre, 2014 17 octobre, 2014   17 octobre, 2014 0 commentaire

1.    Digitalisation des médias : faits, chiffres et pratiques.

  Avenir des RP  par Hannah Oiknine & Sarah Azan, fondatrices de Babbler image 1

1,9 devices utilisé en moyenne pour lire la presse digitale ! 82% des lecteurs équipés d’ordinateurs portables. 49% d’un smartphone avec accès internet. 7% sur Ipad.

   

En moyenne, un individu passe 37 minutes/jour à la lecture de la presse digitale, 22 minutes/ jour à la lecture la presse papier.

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