Savoir communiquer avec la presse par Pascal Le Guern

9 décembre, 2013 9 décembre, 2013   9 décembre, 2013 1 commentaire

Culture RP à rencontré Pascal Le Guern, chroniqueur à France Info depuis 2000 où il suit l'activité des entreprises et les questions de consommation. Il est l'auteur de 12 ouvrages et à co-écrit avec Philippe Lecaplain (journaliste et présentateur à RFI) l'ouvrage "Communiquer avec les Médias" au ED Maxima...

 

"Le journaliste est l'historien du présent" Albert Camus.

Première partie : Savoir communiquer avec la presse.

 

 

Vous avez voulu séparer votre livre en deux parties : "savoir communiquer avec la presse" et "la prise de parole". Pourquoi cette distinction ?

Avant de pouvoir répondre correctement à un journaliste, il faut maîtriser tous les arcanes de la prise de parole en public. Il faut savoir faire des gestes : pas les bras croisés, pas les mains derrière le dos (en position du fusillé), pas les mains cachant le sexe (en position feuille de vigne), pas les mains dans les poches (on n’est pas en train de se promener), pas les mains sur les hanches (en position de cow boy), bref il faut s'en servir pour argumenter les propos. Les mains et les bras sont comme le prolongement de la pensée. Mettez-les au-dessus de la ceinture : vous allez voir qu’elles vont « vivre » toutes seules ! Il faut aussi savoir regarder correctement un public en « balayant » du regard. Enfin, il faut utiliser sa voix correctement : le débit (ni trop rapide, ni trop lent), l’articulation, les ruptures de rythme dans les phrases en utilisant à bon escient les silences pour mettre en valeur certains propos, la scansion (c'est-à-dire appuyer un peu plus fort sur certains mots pour les mettre en valeur – c’est ce que font beaucoup trop certains journalistes dans leurs reportages !), la « fausse interactivité » (je pose une question et j'y réponds immédiatement : cf. Sarkozy). Lorsqu'on maîtrise toutes ces techniques, on peut alors répondre correctement à un journaliste. Sachant que là aussi, il existe des règles spécifiques liées à l'interview, d’où ces deux volets dans le livre.

Parlez nous des raisons de l'écriture de cet ouvrage.

J'entraîne depuis une quinzaine d'années des directeurs, présidents, hommes politiques… à parler en public ou à se faire interviewer en situation « classique » ou en situation de crise. Ce livre est un condensé de toutes ces expériences. Il est donc extrêmement pratique, nourri d'exemples très concrets et de vécu. Ici pas de théorie « fumeuse » mais des réponses précises aux questions que tout le monde peut se poser lorsqu'il est amené à parler.

Comment travaille un journaliste aujourd'hui à l'heure du 2.0 ? Et qu'en est-il pour un journaliste radio ?

Aujourd'hui les journalistes utilisent évidemment beaucoup Internet. Cela passe par les réseaux sociaux mais aussi Twitter par exemple pour être tenu au courant très vite, soit de l'actualité, soit d'événements liés à un domaine que l'on peut être amené à couvrir. Et bien entendu les journalistes, dans leurs différentes rédactions, alimentent également souvent par des images, du son ou de l'écrit, le site Internet du média premier pour lequel ils travaillent.

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Infobésité : quand l’information devient toxique

18 novembre, 2013 18 novembre, 2013   18 novembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Caroline Sauvajol-Rialland, maître de conférences à l’Université Catholique de Louvain et à Sciences Po Paris, chercheuse au LASCO (UCL) et directrice de SO COMMENT.

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots ce qu’est l’infobésité ?

Il s’agit d’une analogie entre l’information et l’obésité, la maladie reconnue par l’OMS. Le terme a été inventé en 1996 par David Shenk. L’infobésité signifie que la surcharge informationnelle dont nous sommes victimes pourrait avoir sur nous des effets aussi nocifs que la maladie de l’obésité en venant perturber nos processus cognitifs. L’obésité est une maladie dont le seuil déclenchement est objectif, défini par l’indice de la masse corporelle et le ratio poids/taille. C’est moins simple à qualifier au niveau de l’information puisque l’infobésité est subjective... Son ressenti dépend de nos facultés cognitives personnelles. Ainsi certaines personnes se sentent en surcharge à partir de quarante mails par jour quand d’autres peuvent supporter jusqu’à cent mails par jour... Il n’en demeure pas moins que 75% des cadres aujourd’hui disent souffrir d’infobésité. Le ressenti est collectif !

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La vidéo interactive, toujours un buzz?

12 novembre, 2013 12 novembre, 2013   12 novembre, 2013 0 commentaire

Les exemples de vidéos interactives ne manquent pas. Lancez-vous! Imaginez et créez une vidéo interactive.  Retrouvez l'article de François Hallut : il va vous éclairer sur ce qu'est une vidéo interactive par notamment des exemples, tout en pensant au  référencement nécessaire.

Plus d’1 million de visiteurs uniques sur YouTube, plus de 25 millions de vues sur la chaîne, et 7 500 tweets durant les 36 premières heures de la diffusion : c’est ce qu’a provoqué a hunter shoot a bear, une des premières vidéos interactives;  ςa fait rêver non?

Mais qu’est-ce qu’une vidéo interactive?

Une vidéo interactive est un vidéo dans laquelle l’internaute peut interagir. Le plus souvent, un choix est proposé au spectateur. Ce dernier peut ainsi décider de la suite de l’histoire. Les avantages de la vidéo interactive :

  • une possibilité supplémentaire
  • qui suscite la curiosité

Stéphane Perrot, directeur commercial chez Dufresne-Corrigan-Scarlett, souligne que les vidéos interactives « permettent de créer de la nouveauté auprès d’une cible très férue de nouvelles technologies. Plus globalement, elles font vivre une réelle expérience autour de la marque. » C’est un jeu. Comme un enfant, nous sommes curieux de voir ce qu’il va se passer, parce que nous faisons les choix et que la suite de l’histoire dépend de nous.

  • qui alimente le bouche à oreille
  • qui garde le lien plus longtemps

Voici qui est utile! Puisque le spectateur est actif, il restera plus longtemps devant votre vidéo. Son attention est plus longue, vous avez donc plus de temps pour parler de vos produits et vous avez plus de chances que le consommateur se rappelle de vous.

Le vidéo interactive fait-elle toujours le buzz?

Depuis son apparition, la vidéo interactive a fait l’objet d’un nombre de déclinaisons incalculable. Je reste pourtant persuadé qu’elle recèle encore autant de possibilités inutilisées. Les entreprises peuvent, par exemple, utiliser vos données Facebook afin de vous insérer complètement dans la vidéo. Evidemment, rien ne se fait sans votre accord mais, il faut veiller à ne pas aller trop loin. Voir qu’on se sert de vos photos personnelles dans un spot publicitaire, ça interpelle…

- Pour sa campagne Wine Legend, le vigneron chilien Casillero del Diablo a produit une vidéo qui se sert de vos données Facebook et les intègrent dans son scénario. D’aucuns trouveront ceci un peu trop intrusif. Il ne reste qu’au-delà de cette limite, souvent floue et toujours variable, l’innovation est à saluer. Le buzz est donc toujours possible. Ils ont même fait un trailer :

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Le dircom face au bad buzz et la crise : 10 attitudes gagnantes

24 octobre, 2013 24 octobre, 2013   24 octobre, 2013 0 commentaire

Le dircom face au bad buzz et la crise par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Avec la publication imminente de "Bad buzz, gérer une crise sur les médias sociaux" , un ouvrage signé par Anthony Babkine (digital strategist de l’agence Wellcom) et Mounira Hamdi (chef de projet médias sociaux), j’ai le plaisir de lever un (tout petit !) pan du voile de ce livre qui va constituer une authentique référence sur le phénomène du bad buzz et de la crise 2.0. Souvent invoquée mais rarement bien décortiquée, cet opus donne au lecteur une vision périscopique exhaustive de cette tendance née avec les réseaux sociaux. En attendant la chronique de ces pages, j’ai le plaisir de partager sur ce blog, 10 attitudes à adopter face au bad buzz. 10 attitudes qu’Anthony et Mounira m’avaient demandées de définir pour illustrer un chapitre du livre.

Source : http://www.leblogducommunicant2-0.com
     

Ces 10 astuces n’ont rien de révolutionnaire en soi. Déjà au temps de la communication de crise traditionnelle, elles avaient toute leur place même si bien souvent une grande majorité d’entre elles passait à la trappe dès que la crise frappait ! A l’heure de la connectivité permanente et de la viralité foudroyante, ces astuces deviennent éminemment cruciales pour éviter de se retrouver happé par un bad buzz dont on peut traîner les effets délétères pendant très longtemps, inaltérable mémoire du Web oblige ! J’espère que cet avant-goût vous donnera l’envie d’aller acheter de ce pas le livre d’Anthony et Mounira qui sort aux éditions Eyrolles.

1) Les réseaux sociaux, tu veilleras

Le précepte semble d’une évidence cristalline. Néanmoins, combien d’entreprises et de marques prennent vraiment la peine d’écouter les conversations digitales. Il faut souvent une urgence grave pour commencer à se préoccuper du gazouillis numérique. Trop tard pour espérer éradiquer la crise qui s’emballe à la vitesse d’un tweet. A défaut de vraiment vouloir investir les médias sociaux, il est conseillé d’adopter au moins une veille active. Elle permettra de repérer les signaux faibles d’une crise potentielle et de les traiter avant que la situation ne dégénère en emballement social et médiatique.

2) La réputation numérique, tu nourriras

L’époque où il suffisait d’invoquer un message chatoyant pour convaincre le plus grand nombre et protéger sa réputation, est totalement révolue. Aujourd’hui, celle-ci est de plus en plus nourrie des avis, des perceptions et des expériences que les autres racontent et partagent au sujet de votre enseigne et de vos produits. S’astreindre à un autisme numérique est à coup sûr ferment de crise future. Il est donc essentiel d’entrer dans la conversation, de participer à l’animation de votre réputation, de partager des preuves tangibles et des informations fiables. Plus tôt vous serez reconnu comme un acteur impliqué et légitime, moindres seront les soubresauts d’une crise pour votre réputation.

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Comment les journalistes peuvent-ils améliorer le référencement de leurs productions en ligne ?

2 octobre, 2013 2 octobre, 2013   2 octobre, 2013 0 commentaire

Si internet a ouvert des portes aux créateurs d’entreprises, blogueurs et autres sources informationnelles capables de diffuser de l’information et de créer de l’actualité justifiant un certain degré de valeur ajoutée et d’intérêt à être propagé à grande échelle, les médias ont eux aussi un rôle sur la toile : celui de regrouper prospects et évolutions des marchés concurrentiels exposés aux yeux de tous.

Depuis quelques années, on note d’ailleurs une nette augmentation du nombre de pure players (sites dédiés à l’information continue en ligne) et de plateforme lancées par de grandes rédactions afin d’agrandir leur panel de lecteurs.

Dans ce contexte, les articles et autres passages médiatiques faisant leur apparition sur le Web se multiplient, répondant au besoin d’une communication rapide, efficace et ciblée. De cette situation découle un constat : les journalistes eux aussi doivent faire face aux enjeux du référencement en ligne. La question qui nous intéresse ? Définir les moyens à leur portée pour effectivement s’assurer une diffusion à grande échelle de leurs contenus.

1. La légitimité du journaliste au secours de son référencement

En tant que professionnel de l’information, le journaliste évolue au cœur d’un système lui permettant très facilement d’obtenir des liens, des interviews et autres éléments permettant de justifier, de donner plus de crédibilité à son contenu.

Doté d’une certaine légitimité de par son rôle d’interprète de l’actualité, les portes s’ouvrent devant lui grâce à sa capacité à mettre en valeur les professionnels ou individualités qu’il cite dans ses productions.

Qui ne souhaite pas en effet voir un article relatant l’efficacité de sa société ou la fiabilité de sa gamme de produits ? Les médias ont toujours eu cette aura, ce pouvoir d’être considérés comme « porteurs d’une vérité », et ce même s’il leur arrive de manquer d’objectivité ou d’écrire des papiers de mauvaise qualité.

D’une manière quasi informelle, le journaliste a donc accès au cœur de l’information : il a un certain pouvoir d’investigation, lui permettant de contacter toutes les parties prenantes d’un débat, de recueillir des témoignages et de stimuler l’intérêt du public autour d’une histoire.

La première observation est donc que la fonction journalistique tend à influencer la crédulité des lecteurs, participant à la création de communautés en ligne autour du support en question, et ce, sans nécessairement que la rédaction dudit journal ait fait ses preuves par le passé.

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Avec le numérique, les Marques de Presse décuplent leur puissance

26 septembre, 2013 26 septembre, 2013   26 septembre, 2013 0 commentaire

Stéphane Bodier, Président de l'OJD, l'avait annoncé lors de la dernière Assemblée Générale de l'Organisation : « Le Numérique est et sera l'enjeu majeur et le défi auxquels devra répondre la Presse Française dans les mois et années à venir ».

 

La photographie « OJD » de l'évolution de la Presse Payante Grand Public en 2012/2013 (vs 2011/2012) en est une illustration spectaculaire. L'analyse des résultats des titres montre en effet que, malgré un infléchissement de la diffusion « papier », les marques de Presse décuplent, en fait leur puissance grâce à la remarquable vitalité de leurs supports numériques (sites, applications…). Si globalement, l'ensemble des titres enregistre un recul de leur diffusion France payée de 4.80%, sur la même période, la fréquentation de leurs supports numériques progresse fortement de plus de 30% (moyenne visiteurs quotidiens dé dupliqués).

Si globalement, l’ensemble des titres enregistre un recul de leur diffusion France payée de 4.80%, sur la même période, la fréquentation de leurs supports numériques progresse fortement de plus de 30% (visiteurs quotidiens dé-dupliqués moyenne/jour).

Une diffusion « papier » en léger repli : toutes les familles dans la même tendance. Sur les 12 mois analysés, la diffusion France payée de l’ensemble des titres a été de plus de 3,8 milliards d’exemplaires. Toutes les grandes familles affichent un recul de leur diffusion.

 

 

La Presse en Région présente la meilleure évolution de l’univers complet. Pour la Presse du 7ème jour, la Presse Hebdomadaire Régionale et la Presse Quotidienne Régionale, les évolutions constatées ne sont respectivement que de -0.6%, -3.4% et -3.6%. La Presse Quotidienne Nationale d’Information souffre de l’arrêt de la Tribune et de France Soir. A périmètre constant, elle enregistre un effritement de sa diffusion de 3,10%.

 

 

En Presse Magazine, la famille « Actualités » est la seule famille en hausse bénéficiant du lancement du Parisien/Aujourd’hui en France Magazine et de la belle performance de la nouvelle formule de Valeurs Actuelles (+ 6.10%).

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Droit d’auteur et relations presse : le CFC, un partenaire incontournable

16 septembre, 2013 16 septembre, 2013   16 septembre, 2013 0 commentaire

Le droit et la collecte de droits d’auteur de presse : un principe qui nous semble souvent très flou, même à nous, professionnels des RP, de la communication et du marketing. Et pour cause, trop peu d’informations circulent sur le sujet.

Conscient de cette injustice, Culture RP vole à votre secours et vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander, avec l’aide de notre spécialiste du jour : Najet Louadjed, chargée de la gestion des contrats au sein du CFC (Centre Français d’exploitation du droit de Copie).

Diplômée en Economie et Gestion, Najet Louadjed est entrée au CFC en 2001 au poste qu’elle occupe actuellement. Spécialiste des questions de collecte de droits d’auteur dans le secteur de la presse, Najet informe les clients et oriente les éditeurs sur leurs droits et devoirs en matière de rediffusion d’articles. Tour d’horizon sur son métier, les missions du CFC et les règles françaises en termes de rémunération des auteurs de presse.

Bonjour Najet, vous êtes chargée de la gestion des contrats pour les Entreprises et les Administrations au sein du CFC.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ?

Le CFC permet aux organisations françaises (entreprises, administrations, établissements d’enseignement, associations…) de copier et de diffuser en toute légalité des extraits de publications pour leurs besoins professionnels. Plus précisément, afin de leur permettre de travailler dans le respect du droit d’auteur, le CFC conclut, avec les utilisateurs, des contrats d’autorisation de reproduction qui définissent, pour chaque usage,  les conditions d’utilisation des publications,  le montant de la redevance due et les éléments à fournir au CFC pour que ce dernier puisse reverser aux auteurs et aux éditeurs les droits qui leur reviennent pour ces utilisations de leurs titres.

En quoi consiste votre travail exactement ? A quel(s) type(s) d’organisations s’adresse le CFC ?

Au sein du département Entreprises et Administrations, mon travail consiste à informer et orienter nos cocontractants dans la gestion courante de leur contrat qu’il soit numérique ou papier. Afin que les redevances perçues soient redistribuées aux ayants-droits, je les aide à déclarer au CFC les œuvres copiées dans le respect du droit d’auteur et de leur contrat d’autorisation.

Quels sont vos liens avec les éditeurs de presse ?  Avez-vous un statut légal ?

Le CFC est une société civile de perception et de répartition de droits de propriété littéraire     et artistique dont les éditeurs de presse - au même titre que les éditeurs de livres et que les     auteurs ou sociétés d’auteurs – sont ses associés. La société est administrée par un Comité dont les douze membres sont nommés de façon     paritaire par les trois collèges qui regroupent l’ensemble des trois catégories d’ayants-droit     associés. Enfin, la présidence du Comité est assurée par un représentant d'un Collège différent tous les     trois ans. Depuis 2011, le président du CFC est un éditeur de presse, Charles-Henri Dubail,     Président du Groupe Victoires Editions.

Par ailleurs, les éditeurs de presse se sont  tournés vers le CFC dès 2002 pour qu’il gère leurs droits en matière de copies numériques.  Ainsi, aujourd’hui, le CFC gère les droits de copie et de diffusion numériques de 8 500 titres de presse et sites internet français et étrangers.

Plus récemment, le CFC a mis à la disposition des éditeurs de presse, dans le cadre des droits numériques qu’ils lui ont confiés, le CFC Distre-Presse. Une plateforme de  distribution numérique de contenu presse qui d’une part, permet aux prestataires de services de réaliser plus facilement leurs panoramas en mettant à leur disposition les articles découpés dans des formats standardisés et, d’autre part, aux éditeurs d’accéder à leurs contenus sous format xml.

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Troc de presse

3 septembre, 2013 3 septembre, 2013   3 septembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Julien Fuentes, fondateur de Troc de presse

Pouvez-vous nous expliquer le principe de Troc de presse ?

 

Troc de Presse est né d’un constat très simple. Comme environ 35 millions de français, vous lisez chaque jour au moins un journal ou un magazine (source : Audipresse/OJD 2013)… et une fois lus, vous les jetez !

Il vous arrive parfois de donner une seconde vie à vos magazines en les donnant ou en les échangeant avec vos proches… mais pourquoi ne pas le faire avec votre réseau de proximité, c’est-à-dire vos voisins (ou vos collègues de bureau) ? C’est désormais possible grâce à www.trocdepresse.com, le 1er site entièrement gratuit qui propose le recyclage intelligent de vos lectures presse, en les échangeant avec votre entourage immédiat, via les boîtes aux lettres de votre lieu d’habitation (ou le CE de votre entreprise).

En s’inscrivant à Troc de Presse, les internautes participent au mouvement grandissant de l’économie collaborative, privilégient l’usage plutôt que la possession, et prônent ainsi une consommation de bon sens.

Troc de Presse est une initiative qui se préoccupe des quelques 4 milliards d’exemplaires de titres de presse imprimés et vendus chaque année, et dont la destinée était jusqu’à présent l’inéluctable destruction.

Au delà l’aspect écologique de la démarche, Troc de Presse esquisse un kiosque de partage dans votre immeuble ou votre entreprise, et permet de (re)tisser du lien avec ses voisins (entraide, rencontres…) et d’optimiser son budget « journaux ».

Au final, on échange plus, on créé du lien, on recy¬cle davantage et de fait, on consomme différemment.

Comment vous est venu cette idée?

Comme beaucoup de français, je lis beaucoup la presse papier, et j’ai tendance à accumuler les magazines chez moi, en me disant que je les relirai plus tard. Tôt ou tard, je finis tout de même par les jeter, par manque de place. J’ai constaté à maintes reprises que mes voisins en faisaient autant, et pour être honnête, tout ce gâchis de papier et d’argent me donnait mal au cœur. L’idée toute simple d’échanger avec ses voisins est née comme cela.

Quel est votre parcours?

J’ai étudié l’architecture et le design à Paris, puis j’ai travaillé pendant près de 8 ans dans des agences d’architectures parisiennes.

Au moment ou j’ai décidé de me lancer en indépendant, il y a quelques mois, m’est venue l’idée de Troc de Presse, que j’ai tout de suite décidé de développer, car il s’agit d’un concept auquel je crois beaucoup !

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Interview de Maurice Botbol, président du Spiil

26 juillet, 2013 26 juillet, 2013   26 juillet, 2013 0 commentaire

Interview de Maurice Botbol, président du Spiil et directeur de la rédaction d’Indigo Publications pour Culture RP

Plan en faveur de la presse : le Spiil dénonce des maux et réclame des actes

Le 10 juillet dernier, la Ministre de la Communication et de la Culture, Aurélie Filipetti, a présenté le plan de réformes du gouvernement en faveur de la presse.

Suite à cette annonce, le SPIIL (Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en ligne) a publié sur son site un communiqué critiquant certains aspects du projet.

Culture RP a demandé son avis à son président, Maurice Botbol, également directeur de la rédaction d’Indigo Publications.

Lors de la présentation de son plan en faveur de la presse le 10 juillet dernier, Aurélie Filipetti a annoncé l’alignement du taux de TVA de la presse en ligne sur celui de la presse imprimée, c’est-à-dire à 2.10% au lieu de 19.6% actuellement, ce après validation par la Commission Européenne. Quelle est votre position sur le sujet ?

Aurélie Filipetti a commencé son annonce par une introduction sur la solidarité entre les différentes familles de presse : la presse « citoyenne » IPG (presse d’Information Politique et Générale) et presse « récréative » : de loisirs et de divertissement. Nous partageons avec elle cette notion de solidarité entre tous les types de presse mais déplorons le fait que la presse numérique n’entre pas dans la logique du gouvernement. La contradiction que nous soulevons réside dans la volonté du gouvernement d’attendre la validation de la Commission Européenne pour réduire le taux de TVA de la presse en ligne en l’alignant sur celui de la presse imprimée. Nous considérons que cette logique est absurde et ségrégationniste vis-à-vis de la presse numérique car elle nie le fait que les contenus et le public de la presse en ligne et de la presse imprimée non spécialisée sont très souvent les mêmes, notamment dans le cas des offres packagées. De plus, il n’y a pas de certitude que cette réduction prenne effet puisque la décision finale reste entre les mains des instances européennes. Et que celle-ci est reportée d’année en année. Dans cette attente, nous subissons un taux de TVA qui nous handicape financièrement et creuse un peu plus les inégalités entre la presse imprimée et la presse numérique. Au lieu d’une mesure de solidarité, il s’agit donc à mes yeux, plutôt d’une mesure discriminatoire envers la presse numérique. Notre position est la suivante : nous estimons être en droit de demander une application du taux de TVA à 2.10% à la presse en ligne au nom du principe de  « neutralité fiscale » qui a permis que le taux de TVA du livre numérique soit aligné sur celui du livre papier le 1er janvier 2012. D’ailleurs, plusieurs de nos membres (à l’image de Dijonscope et Arrêt sur Image) ont d’ores et déjà décidé d’appliquer effectivement  une taxe à 2.10%.

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