Les enjeux d’une communication globale par Christophe Ginisty

11 mars, 2014 11 mars, 2014   11 mars, 2014 0 commentaire

Christophe Ginisty, influenceur online, professionnel de la communication et des relations publiques, et était, il y a peu, Président de l’International Public Relations Association - IPRA. Nous lui avons demandé de revenir sur quelques questions que soulèvent notre profession.

Un article récent du journalismes.info ayant pour titre "DNP propose un abonnement direct aux journalistes." tend à nous montrer que le métier du journalisme ne cesse de se transformer vers plus d'autonomie: la crise de la presse, la difficulté depuis de nombreuses années de trouver un model économique numérique viable. Quel sera selon vous le rôle de celui-ci dans le concert du flux informationnel face à la montée en puissance du big data? Je suis convaincu depuis des années que le vrai enjeu est celui du tempo et de la périodicité. Les journalistes ont perdu la bataille de l'immédiateté, de l'information chaude. Quand vous avez des millions de twittos ou d'internautes qui vous informent chaque seconde sur ce qui vient de se passer dans le monde ou dans votre quartier, vous n'avez plus besoin de journalistes pour vous apprendre une information. Par contre, vous avez toujours besoin d'eux pour la décrypter, prendre de la hauteur, partager une analyse. Aujourd'hui, l'AFP c'est Twitter (en caricaturant un peu, je l'admets). Il faut que les journalistes se déplacent, prennent leur distance par rapport à la dictature de l'urgence et reviennent à une pratique qualitative de leur profession. Quand on voit le succès de revues telles que la revue 21 qui font la part belle aux reportages qui vont au fond des choses, on se dit que les journalistes ont encore toute leur place dans notre monde. Il faut juste qu'il acceptent de lâcher prise sur l'information en temps réel qui n'apporte rien au public et qui est par ailleurs source de toutes les désinformations.

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Le moment est venu! Il faut que je parle! par Pascal Le Guern chroniqueur à France Info

10 décembre, 2013 10 décembre, 2013   10 décembre, 2013 0 commentaire

Culture RP à rencontré Pascal Le Guern, chroniqueur à France Info depuis 2000 où il suit l'activité des entreprises et les questions de consommation. Il est l'auteur de 12 ouvrages et à co-écrit avec Philippe Lecaplain (journaliste et présentateur à RFI) l'ouvrage "Communiquer avec les Médias" au ED Maxima...

 

 

Deuxième partie : La prise de parole.

 

Quels sont les fondamentaux d'une interview ?

Toute interview se prépare. Même si l'on est dans un secteur d'activité bien précis depuis plus de 20 ans et qu'on a écrit 3 livres sur son entreprise. On ne va pas à une interview comme on va faire ses courses au supermarché. Il est essentiel de se préparer. Comment ? En imaginant toutes les questions que peut vous poser le journaliste, en imaginant toutes les réponses que vous pourriez apporter, en déterminant un message clé que vous souhaitez absolument faire passer, et si possible en vous entraînant en vous mettant en condition. Lors d'une interview en direct, vous répondrez de façon courte, précise, claire, sans jargon, en étant simple sans être simpliste. Lors d'une interview enregistrée (pour un reportage par exemple), sachez que le journaliste ne prendra que quelques dizaine de secondes de ce que vous aurez dit. Dans cet extrait de vos propos, il faut qu'il y ait un morceau entier cohérent : avec un sujet, un verbe et un complément.

Quels en sont les pièges ?

Il n'y a pas proprement dit de piège dans une interview. Il n'y a que des mauvaises préparations. Si vous avez anticipé toutes les questions possibles que l'on peut vous poser, il y a peu de chances que vous restiez « sec » face à une question. Mais ne soyez pas surpris : même si vous avez préparé les 80 questions qu'on risque de vous poser, le journaliste aura toujours la 81ème question. Et notez qu’il aime passer souvent du coq à l’âne. Le vrai secret d’une interview réussie, c’est donc la pré-pa-ra-tion !

Faut-il s'entraîner au média training ?

Une interview n'est pas une discussion de café. Vous avez peut-être de très bonnes prédispositions pour être un bon interviewé (un « bon client » dans notre jargon), mais pas forcément. Au même titre que si on donne un violon à une personne et à une autre, elles n'auront pas forcément les mêmes prédispositions et ne progresseront pas toutes deux aussi vite. Une interview avec un journaliste est un exercice très précis qui répond à des règles. Il me semble donc essentiel de s'y préparer. Lors d'un média training, je donne un certain nombre de conseils théoriques appliqués. Et je fais de multiples mises en situations filmées avec des analyses à la clé. En quelques heures seulement, la progression des interviewés est spectaculaire. Ayant fait beaucoup de théâtre et de chant, je les coache tant au niveau des messages (le fond) que du paralangage (la forme). Et ce paralangage est très important dans la communication puisqu'un psychologue américain Albert Mehrabian explique que le verbal ne représenterait que 7 %, le vocal 38 % (intonation, débit, pose, etc.) et le visuel 55 % (posture, gestuelle, sourire, etc.) soit 93 % de paralangage.

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Savoir communiquer avec la presse par Pascal Le Guern

9 décembre, 2013 9 décembre, 2013   9 décembre, 2013 1 commentaire

Culture RP à rencontré Pascal Le Guern, chroniqueur à France Info depuis 2000 où il suit l'activité des entreprises et les questions de consommation. Il est l'auteur de 12 ouvrages et à co-écrit avec Philippe Lecaplain (journaliste et présentateur à RFI) l'ouvrage "Communiquer avec les Médias" au ED Maxima...

 

"Le journaliste est l'historien du présent" Albert Camus.

Première partie : Savoir communiquer avec la presse.

 

 

Vous avez voulu séparer votre livre en deux parties : "savoir communiquer avec la presse" et "la prise de parole". Pourquoi cette distinction ?

Avant de pouvoir répondre correctement à un journaliste, il faut maîtriser tous les arcanes de la prise de parole en public. Il faut savoir faire des gestes : pas les bras croisés, pas les mains derrière le dos (en position du fusillé), pas les mains cachant le sexe (en position feuille de vigne), pas les mains dans les poches (on n’est pas en train de se promener), pas les mains sur les hanches (en position de cow boy), bref il faut s'en servir pour argumenter les propos. Les mains et les bras sont comme le prolongement de la pensée. Mettez-les au-dessus de la ceinture : vous allez voir qu’elles vont « vivre » toutes seules ! Il faut aussi savoir regarder correctement un public en « balayant » du regard. Enfin, il faut utiliser sa voix correctement : le débit (ni trop rapide, ni trop lent), l’articulation, les ruptures de rythme dans les phrases en utilisant à bon escient les silences pour mettre en valeur certains propos, la scansion (c'est-à-dire appuyer un peu plus fort sur certains mots pour les mettre en valeur – c’est ce que font beaucoup trop certains journalistes dans leurs reportages !), la « fausse interactivité » (je pose une question et j'y réponds immédiatement : cf. Sarkozy). Lorsqu'on maîtrise toutes ces techniques, on peut alors répondre correctement à un journaliste. Sachant que là aussi, il existe des règles spécifiques liées à l'interview, d’où ces deux volets dans le livre.

Parlez nous des raisons de l'écriture de cet ouvrage.

J'entraîne depuis une quinzaine d'années des directeurs, présidents, hommes politiques… à parler en public ou à se faire interviewer en situation « classique » ou en situation de crise. Ce livre est un condensé de toutes ces expériences. Il est donc extrêmement pratique, nourri d'exemples très concrets et de vécu. Ici pas de théorie « fumeuse » mais des réponses précises aux questions que tout le monde peut se poser lorsqu'il est amené à parler.

Comment travaille un journaliste aujourd'hui à l'heure du 2.0 ? Et qu'en est-il pour un journaliste radio ?

Aujourd'hui les journalistes utilisent évidemment beaucoup Internet. Cela passe par les réseaux sociaux mais aussi Twitter par exemple pour être tenu au courant très vite, soit de l'actualité, soit d'événements liés à un domaine que l'on peut être amené à couvrir. Et bien entendu les journalistes, dans leurs différentes rédactions, alimentent également souvent par des images, du son ou de l'écrit, le site Internet du média premier pour lequel ils travaillent.

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Infobésité : quand l’information devient toxique

18 novembre, 2013 18 novembre, 2013   18 novembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Caroline Sauvajol-Rialland, maître de conférences à l’Université Catholique de Louvain et à Sciences Po Paris, chercheuse au LASCO (UCL) et directrice de SO COMMENT.

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots ce qu’est l’infobésité ?

Il s’agit d’une analogie entre l’information et l’obésité, la maladie reconnue par l’OMS. Le terme a été inventé en 1996 par David Shenk. L’infobésité signifie que la surcharge informationnelle dont nous sommes victimes pourrait avoir sur nous des effets aussi nocifs que la maladie de l’obésité en venant perturber nos processus cognitifs. L’obésité est une maladie dont le seuil déclenchement est objectif, défini par l’indice de la masse corporelle et le ratio poids/taille. C’est moins simple à qualifier au niveau de l’information puisque l’infobésité est subjective... Son ressenti dépend de nos facultés cognitives personnelles. Ainsi certaines personnes se sentent en surcharge à partir de quarante mails par jour quand d’autres peuvent supporter jusqu’à cent mails par jour... Il n’en demeure pas moins que 75% des cadres aujourd’hui disent souffrir d’infobésité. Le ressenti est collectif !

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La vidéo interactive, toujours un buzz?

12 novembre, 2013 12 novembre, 2013   12 novembre, 2013 0 commentaire

Les exemples de vidéos interactives ne manquent pas. Lancez-vous! Imaginez et créez une vidéo interactive.  Retrouvez l'article de François Hallut : il va vous éclairer sur ce qu'est une vidéo interactive par notamment des exemples, tout en pensant au  référencement nécessaire.

Plus d’1 million de visiteurs uniques sur YouTube, plus de 25 millions de vues sur la chaîne, et 7 500 tweets durant les 36 premières heures de la diffusion : c’est ce qu’a provoqué a hunter shoot a bear, une des premières vidéos interactives;  ςa fait rêver non?

Mais qu’est-ce qu’une vidéo interactive?

Une vidéo interactive est un vidéo dans laquelle l’internaute peut interagir. Le plus souvent, un choix est proposé au spectateur. Ce dernier peut ainsi décider de la suite de l’histoire. Les avantages de la vidéo interactive :

  • une possibilité supplémentaire
  • qui suscite la curiosité

Stéphane Perrot, directeur commercial chez Dufresne-Corrigan-Scarlett, souligne que les vidéos interactives « permettent de créer de la nouveauté auprès d’une cible très férue de nouvelles technologies. Plus globalement, elles font vivre une réelle expérience autour de la marque. » C’est un jeu. Comme un enfant, nous sommes curieux de voir ce qu’il va se passer, parce que nous faisons les choix et que la suite de l’histoire dépend de nous.

  • qui alimente le bouche à oreille
  • qui garde le lien plus longtemps

Voici qui est utile! Puisque le spectateur est actif, il restera plus longtemps devant votre vidéo. Son attention est plus longue, vous avez donc plus de temps pour parler de vos produits et vous avez plus de chances que le consommateur se rappelle de vous.

Le vidéo interactive fait-elle toujours le buzz?

Depuis son apparition, la vidéo interactive a fait l’objet d’un nombre de déclinaisons incalculable. Je reste pourtant persuadé qu’elle recèle encore autant de possibilités inutilisées. Les entreprises peuvent, par exemple, utiliser vos données Facebook afin de vous insérer complètement dans la vidéo. Evidemment, rien ne se fait sans votre accord mais, il faut veiller à ne pas aller trop loin. Voir qu’on se sert de vos photos personnelles dans un spot publicitaire, ça interpelle…

- Pour sa campagne Wine Legend, le vigneron chilien Casillero del Diablo a produit une vidéo qui se sert de vos données Facebook et les intègrent dans son scénario. D’aucuns trouveront ceci un peu trop intrusif. Il ne reste qu’au-delà de cette limite, souvent floue et toujours variable, l’innovation est à saluer. Le buzz est donc toujours possible. Ils ont même fait un trailer :

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Le dircom face au bad buzz et la crise : 10 attitudes gagnantes

24 octobre, 2013 24 octobre, 2013   24 octobre, 2013 0 commentaire

Le dircom face au bad buzz et la crise par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Avec la publication imminente de "Bad buzz, gérer une crise sur les médias sociaux" , un ouvrage signé par Anthony Babkine (digital strategist de l’agence Wellcom) et Mounira Hamdi (chef de projet médias sociaux), j’ai le plaisir de lever un (tout petit !) pan du voile de ce livre qui va constituer une authentique référence sur le phénomène du bad buzz et de la crise 2.0. Souvent invoquée mais rarement bien décortiquée, cet opus donne au lecteur une vision périscopique exhaustive de cette tendance née avec les réseaux sociaux. En attendant la chronique de ces pages, j’ai le plaisir de partager sur ce blog, 10 attitudes à adopter face au bad buzz. 10 attitudes qu’Anthony et Mounira m’avaient demandées de définir pour illustrer un chapitre du livre.

Source : http://www.leblogducommunicant2-0.com
     

Ces 10 astuces n’ont rien de révolutionnaire en soi. Déjà au temps de la communication de crise traditionnelle, elles avaient toute leur place même si bien souvent une grande majorité d’entre elles passait à la trappe dès que la crise frappait ! A l’heure de la connectivité permanente et de la viralité foudroyante, ces astuces deviennent éminemment cruciales pour éviter de se retrouver happé par un bad buzz dont on peut traîner les effets délétères pendant très longtemps, inaltérable mémoire du Web oblige ! J’espère que cet avant-goût vous donnera l’envie d’aller acheter de ce pas le livre d’Anthony et Mounira qui sort aux éditions Eyrolles.

1) Les réseaux sociaux, tu veilleras

Le précepte semble d’une évidence cristalline. Néanmoins, combien d’entreprises et de marques prennent vraiment la peine d’écouter les conversations digitales. Il faut souvent une urgence grave pour commencer à se préoccuper du gazouillis numérique. Trop tard pour espérer éradiquer la crise qui s’emballe à la vitesse d’un tweet. A défaut de vraiment vouloir investir les médias sociaux, il est conseillé d’adopter au moins une veille active. Elle permettra de repérer les signaux faibles d’une crise potentielle et de les traiter avant que la situation ne dégénère en emballement social et médiatique.

2) La réputation numérique, tu nourriras

L’époque où il suffisait d’invoquer un message chatoyant pour convaincre le plus grand nombre et protéger sa réputation, est totalement révolue. Aujourd’hui, celle-ci est de plus en plus nourrie des avis, des perceptions et des expériences que les autres racontent et partagent au sujet de votre enseigne et de vos produits. S’astreindre à un autisme numérique est à coup sûr ferment de crise future. Il est donc essentiel d’entrer dans la conversation, de participer à l’animation de votre réputation, de partager des preuves tangibles et des informations fiables. Plus tôt vous serez reconnu comme un acteur impliqué et légitime, moindres seront les soubresauts d’une crise pour votre réputation.

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Comment les journalistes peuvent-ils améliorer le référencement de leurs productions en ligne ?

2 octobre, 2013 2 octobre, 2013   2 octobre, 2013 0 commentaire

Si internet a ouvert des portes aux créateurs d’entreprises, blogueurs et autres sources informationnelles capables de diffuser de l’information et de créer de l’actualité justifiant un certain degré de valeur ajoutée et d’intérêt à être propagé à grande échelle, les médias ont eux aussi un rôle sur la toile : celui de regrouper prospects et évolutions des marchés concurrentiels exposés aux yeux de tous.

Depuis quelques années, on note d’ailleurs une nette augmentation du nombre de pure players (sites dédiés à l’information continue en ligne) et de plateforme lancées par de grandes rédactions afin d’agrandir leur panel de lecteurs.

Dans ce contexte, les articles et autres passages médiatiques faisant leur apparition sur le Web se multiplient, répondant au besoin d’une communication rapide, efficace et ciblée. De cette situation découle un constat : les journalistes eux aussi doivent faire face aux enjeux du référencement en ligne. La question qui nous intéresse ? Définir les moyens à leur portée pour effectivement s’assurer une diffusion à grande échelle de leurs contenus.

1. La légitimité du journaliste au secours de son référencement

En tant que professionnel de l’information, le journaliste évolue au cœur d’un système lui permettant très facilement d’obtenir des liens, des interviews et autres éléments permettant de justifier, de donner plus de crédibilité à son contenu.

Doté d’une certaine légitimité de par son rôle d’interprète de l’actualité, les portes s’ouvrent devant lui grâce à sa capacité à mettre en valeur les professionnels ou individualités qu’il cite dans ses productions.

Qui ne souhaite pas en effet voir un article relatant l’efficacité de sa société ou la fiabilité de sa gamme de produits ? Les médias ont toujours eu cette aura, ce pouvoir d’être considérés comme « porteurs d’une vérité », et ce même s’il leur arrive de manquer d’objectivité ou d’écrire des papiers de mauvaise qualité.

D’une manière quasi informelle, le journaliste a donc accès au cœur de l’information : il a un certain pouvoir d’investigation, lui permettant de contacter toutes les parties prenantes d’un débat, de recueillir des témoignages et de stimuler l’intérêt du public autour d’une histoire.

La première observation est donc que la fonction journalistique tend à influencer la crédulité des lecteurs, participant à la création de communautés en ligne autour du support en question, et ce, sans nécessairement que la rédaction dudit journal ait fait ses preuves par le passé.

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Avec le numérique, les Marques de Presse décuplent leur puissance

26 septembre, 2013 26 septembre, 2013   26 septembre, 2013 0 commentaire

Stéphane Bodier, Président de l'OJD, l'avait annoncé lors de la dernière Assemblée Générale de l'Organisation : « Le Numérique est et sera l'enjeu majeur et le défi auxquels devra répondre la Presse Française dans les mois et années à venir ».

 

La photographie « OJD » de l'évolution de la Presse Payante Grand Public en 2012/2013 (vs 2011/2012) en est une illustration spectaculaire. L'analyse des résultats des titres montre en effet que, malgré un infléchissement de la diffusion « papier », les marques de Presse décuplent, en fait leur puissance grâce à la remarquable vitalité de leurs supports numériques (sites, applications…). Si globalement, l'ensemble des titres enregistre un recul de leur diffusion France payée de 4.80%, sur la même période, la fréquentation de leurs supports numériques progresse fortement de plus de 30% (moyenne visiteurs quotidiens dé dupliqués).

Si globalement, l’ensemble des titres enregistre un recul de leur diffusion France payée de 4.80%, sur la même période, la fréquentation de leurs supports numériques progresse fortement de plus de 30% (visiteurs quotidiens dé-dupliqués moyenne/jour).

Une diffusion « papier » en léger repli : toutes les familles dans la même tendance. Sur les 12 mois analysés, la diffusion France payée de l’ensemble des titres a été de plus de 3,8 milliards d’exemplaires. Toutes les grandes familles affichent un recul de leur diffusion.

 

 

La Presse en Région présente la meilleure évolution de l’univers complet. Pour la Presse du 7ème jour, la Presse Hebdomadaire Régionale et la Presse Quotidienne Régionale, les évolutions constatées ne sont respectivement que de -0.6%, -3.4% et -3.6%. La Presse Quotidienne Nationale d’Information souffre de l’arrêt de la Tribune et de France Soir. A périmètre constant, elle enregistre un effritement de sa diffusion de 3,10%.

 

 

En Presse Magazine, la famille « Actualités » est la seule famille en hausse bénéficiant du lancement du Parisien/Aujourd’hui en France Magazine et de la belle performance de la nouvelle formule de Valeurs Actuelles (+ 6.10%).

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Droit d’auteur et relations presse : le CFC, un partenaire incontournable

16 septembre, 2013 16 septembre, 2013   16 septembre, 2013 0 commentaire

Le droit et la collecte de droits d’auteur de presse : un principe qui nous semble souvent très flou, même à nous, professionnels des RP, de la communication et du marketing. Et pour cause, trop peu d’informations circulent sur le sujet.

Conscient de cette injustice, Culture RP vole à votre secours et vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander, avec l’aide de notre spécialiste du jour : Najet Louadjed, chargée de la gestion des contrats au sein du CFC (Centre Français d’exploitation du droit de Copie).

Diplômée en Economie et Gestion, Najet Louadjed est entrée au CFC en 2001 au poste qu’elle occupe actuellement. Spécialiste des questions de collecte de droits d’auteur dans le secteur de la presse, Najet informe les clients et oriente les éditeurs sur leurs droits et devoirs en matière de rediffusion d’articles. Tour d’horizon sur son métier, les missions du CFC et les règles françaises en termes de rémunération des auteurs de presse.

Bonjour Najet, vous êtes chargée de la gestion des contrats pour les Entreprises et les Administrations au sein du CFC.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ?

Le CFC permet aux organisations françaises (entreprises, administrations, établissements d’enseignement, associations…) de copier et de diffuser en toute légalité des extraits de publications pour leurs besoins professionnels. Plus précisément, afin de leur permettre de travailler dans le respect du droit d’auteur, le CFC conclut, avec les utilisateurs, des contrats d’autorisation de reproduction qui définissent, pour chaque usage,  les conditions d’utilisation des publications,  le montant de la redevance due et les éléments à fournir au CFC pour que ce dernier puisse reverser aux auteurs et aux éditeurs les droits qui leur reviennent pour ces utilisations de leurs titres.

En quoi consiste votre travail exactement ? A quel(s) type(s) d’organisations s’adresse le CFC ?

Au sein du département Entreprises et Administrations, mon travail consiste à informer et orienter nos cocontractants dans la gestion courante de leur contrat qu’il soit numérique ou papier. Afin que les redevances perçues soient redistribuées aux ayants-droits, je les aide à déclarer au CFC les œuvres copiées dans le respect du droit d’auteur et de leur contrat d’autorisation.

Quels sont vos liens avec les éditeurs de presse ?  Avez-vous un statut légal ?

Le CFC est une société civile de perception et de répartition de droits de propriété littéraire     et artistique dont les éditeurs de presse - au même titre que les éditeurs de livres et que les     auteurs ou sociétés d’auteurs – sont ses associés. La société est administrée par un Comité dont les douze membres sont nommés de façon     paritaire par les trois collèges qui regroupent l’ensemble des trois catégories d’ayants-droit     associés. Enfin, la présidence du Comité est assurée par un représentant d'un Collège différent tous les     trois ans. Depuis 2011, le président du CFC est un éditeur de presse, Charles-Henri Dubail,     Président du Groupe Victoires Editions.

Par ailleurs, les éditeurs de presse se sont  tournés vers le CFC dès 2002 pour qu’il gère leurs droits en matière de copies numériques.  Ainsi, aujourd’hui, le CFC gère les droits de copie et de diffusion numériques de 8 500 titres de presse et sites internet français et étrangers.

Plus récemment, le CFC a mis à la disposition des éditeurs de presse, dans le cadre des droits numériques qu’ils lui ont confiés, le CFC Distre-Presse. Une plateforme de  distribution numérique de contenu presse qui d’une part, permet aux prestataires de services de réaliser plus facilement leurs panoramas en mettant à leur disposition les articles découpés dans des formats standardisés et, d’autre part, aux éditeurs d’accéder à leurs contenus sous format xml.

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