Beef ! Le magazine !

5 mai, 2014 5 mai, 2014   5 mai, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Olivier Picon, directeur de la rédaction de BEEF! et éditeur au sein du Groupe CEOL Presse.

 

 

 

 

Le 27 mars le magazine Beef est sorti en kiosques. Pouvez-vous nous dire quel est le concept de ce magazine et sa ligne éditoriale?

BEEF! est un magazine de cuisine qui s'adresse aux hommes. L'idée est de mettre la gent masculine aux fourneaux en abordant la cuisine d'une manière différente, ce qui ne veut pas dire pour autant que BEEF! est interdit aux femmes, bien au contraire.

Compte tenu de la conjoncture, pensez-vous avoir pris un risque en lançant votre magazine papier et non au format web?

Une maquette très qualitative, une esthétique particulière portée à la photo, un contenu riche en lifestyle et en reportage positionnent BEEF! sur un segment haut de gamme masculin plus que cuisine… ce qui le rend très séduisant pour les lecteurs mais aussi  pour les annonceurs.

De plus le format du magazine est très atypique, tant par le concept, que par le contenu, et les premiers résultats confirment que le papier a toujours de très nombreux adeptes ! C'est un titre Lifestyle… BEEF! est aussi un magazine qui va être travaillé comme une marque à part entière, avec un club privé pour les lecteurs, des évènements réguliers, etc… Sur les réseaux sociaux, nous serons aussi très actifs pour construire une communauté BEEF! et constamment apporter aux lecteurs de quoi se rassasier autour de leur titre pour entretenir et renforcer l'engouement !

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La littérature de genre investit les réseaux sociaux

24 avril, 2014 24 avril, 2014   24 avril, 2014 0 commentaire

Attachée de presse depuis 2011 des éditions Milady, un label des éditions Bragelonne spécialisé dans la littérature de genre – de la romance à la fantasy en passant par la science-fiction –, Aurélia Szewczuk nous explique les spécificités des relations presse dans un genre littéraire qui mise beaucoup sur l’implication de ses lecteurs et qui souffre de nombreux a priori.

 

 

 

 

 

Milady Romance a participé au Salon du Livre pour la première fois en 2013 et a renouvelé l’expérience cette année. Quel bilan en tirez-vous ?

Il s’est avéré que c’était une opération tout à fait rentable pour Milady Romance. Ce succès a d’ailleurs été une grande surprise pour nous, à l’heure où de moins en moins d’éditeurs y participent, les emplacements étant devenus très chers. Cela nous a permis de créer davantage de liens avec nos lecteurs venus rencontrer nos auteurs. La plupart sont des femmes âgées de 22 à 35 ans, mais il y avait aussi des quadragénaires qui accompagnaient leurs ados, et même des seniors passionnées de romance historique. Cette dernière catégorie n’étant pas très présente sur les réseaux sociaux, je m’adresse désormais à la presse spécialisée pour mieux toucher ce public.

Il est donc fondamental pour vous de bien connaître votre lectorat.

Oui ! Quand je suis arrivée chez Milady, j’ai compris que les lectrices connaissaient mieux les genres que moi! Elles devancent les tendances en lisant les parutions étrangères en VO. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu les rencontrer et créer des liens. Nous avons organisé beaucoup de soirées dans les locaux de Bragelonne, afin d’entretenir un côté « famille ». Nous accueillons également des « Tea Time » cinq fois par an pour échanger autour de nos romans. J’ai senti que les lectrices voulaient s’impliquer davantage, et j’y étais très favorable. Un cercle vertueux s’est enclenché. Je dirais que nous n’avons pas un rapport « vertical » avec nos lecteurs, nous sommes dans l’échange permanent – dans le monde de l’édition, c’est très singulier. Nous leur avons déjà soumis des propositions de couvertures avant publication : nous avons recueilli plus de quarante réponses en un quart d’heure sur Facebook !

Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans votre stratégie ?

Ils sont tout à fait essentiels. C’est vraiment grâce aux blogueuses que notre stand au Salon du livre a si bien fonctionné, elles ont retweeté ou partagé sur Facebook toutes les informations sur le sujet. J’ai à ce jour près de 400 contacts dans la blogosphère, et la collection Milady Romance est présente sur Facebook, Twitter et Pinterest. Nous avons même fini par créer notre propre réseau, le Ladies Club.

Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Il s’agissait simplement au départ d’une page privée sur Facebook, qui nous permettait d’être plus proches de nos lectrices et d’accorder des privilèges aux plus fidèles. Très vite, nous avons reçu trois demandes d’ajout à la page par jour, et une sorte de microcosme s’est créé petit à petit. Les abonnées ont en effet développé des codes et fini par discuter très vivement, au point parfois de se quereller… Ce qui m’oblige à être plus community manager qu’attachée de presse ! C’est assez difficile à gérer.

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Les centres commerciaux nouvelle génération sont-ils des créateurs de liens ?

16 avril, 2014 16 avril, 2014   16 avril, 2014 0 commentaire

On les croyait en perte de vitesse devant le succès du commerce en ligne. Reconnus désormais comme lieu privilégié de contact avec la marque, les produits, mais aussi comme lieu de convivialité, les centres commerciaux « nouvelle génération » retrouvent un avenir grâce à de nouveaux concepts.

Démonstration

Devant la montée du e-commerce, on avait prédit leur déclin. Le concept de centre commercial paraissait presque «has been». On disait que les consommateurs avaient perdu le plaisir d’acheter. Qu’ils ne jureraient plus que par Internet. Panique à bord... Mais s’il y a eu un moment de flottement, les promoteurs de centres commerciaux ont vite compris qu’il fallait s’adapter et écouter les consommateurs. Et ceux-ci disaient haut et fort que rien ne remplace de pouvoir toucher, sentir, voir un produit. À condition qu’il soit présenté dans un écrin et que ce dernier offre une ambiance, des loisirs, de l’animation, mais surtout de la convivialité. «Il faut créer un environnement qui rend le shopping attractif. Trouver la bonne conjonction de loisirs et de commerces capable de créer une expérience qui satisfera le shopper et le fera revenir», explique Gilles Boissonnet, président du directoire d’Altarea Commerce.

La digitale attraction

Et pour attirer le chaland et le faire consommer, chacun rivalise d’ingéniosité. Allez dans un nouveau centre commercial aujourd’hui, vous ne pourrez pas échapper aux nouvelles technologies digitales. Au choix, et sans exhaustivité?:?sites Internet et mobiles, réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Pinterest...), bornes numériques, réseau Wi-Fi, carte de fidélité digitale... Les foncières ont vite appris à se servir d’Internet pour créer, maintenir, développer le contact avec leurs visiteurs, le contact entre les marques et les visiteurs et le contact entre les visiteurs eux-mêmes. «Un centre commercial doit investir tous les canaux s’il veut créer une vraie relation client», affirme Sean Curtis, Head of Business Marketing and Brand Partnerships chez Land Securities, qui ajoute :«dans le centre commercial Trinity Leeds en Grande-Bretagne, une nouvelle promotion est en ligne en quelques minutes sur tous les écrans à l’intérieur du centre, sur le site Internet, les applications, le site destiné aux mobiles, les e-mail... Pour les enseignes, c’est un vrai plus». Et pour le visiteur, ce sont autant d’opportunités à saisir...

Pourquoi cet engouement pour le digital «Derrière chaque point de contact digital, il y a une base de données. Pour la première fois en Grande-Bretagne, nous avons pu donner à nos visiteurs les informations qui les intéressent directement, qu’il s’agisse de commerces, de cinéma, de restauration et le contact s’en trouve amélioré», explique Sean Curtis. «Ma conviction est que les nouvelles technologies sont autant de moyens de toucher le client et ajoutent à l’attractivité. Pour nous, foncières, c’est également la capacité à mieux connaître le client final et optimiser le contact», remarque Gilles Boissonnet. Signe des temps: le digital était la thématique phare du dernier Mapic, le salon international de l’immobilier de commerce et de la distribution.

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Le Rhum, une épreuve mythique…

10 avril, 2014 10 avril, 2014   10 avril, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Pierre-Yves Lautrou, journaliste à L'Express depuis 1999, côté pile... et coureur au large côté face.

Après une première tentative en 2010, stoppée net par la collision avec un bateau de pêche, il porte à nouveau un projet de participation à la prochaine Route du Rhum, dont le départ est prévu le 2 novembre au départ de Saint-Malo.

Pour cette légendaire transat en solitaire, il est soutenu par son employeur et plusieurs partenaires, dont Trepia, une société de conseil en ingénierie informatique basée à Levallois-Perret.

Nous lui avons demandé de nous éclairer sur cette aventure extraordinaire tant du point de vue humain, que de la communication, des relations publiques et des partenariats que cela implique pour la réalisation de ce challenge.

Quelle est votre ligne éditoriale sur le blog Au Large de l'Express.fr que vous animez depuis 2005 ?

©Jean-Marie Liot

Je dois dire qu'après de longues années de blogging, j'ai un peu perdu le feu sacré pour produire régulièrement, mais la ligne éditoriale de mon blog était et reste encore toute l'info décalée sur la course au large. Les sites d'infos classiques couvrent l'actu quotidienne et je cherchais surtout à produire une info un peu différente, plus pointue, avec un regard et des analyses de passionné, des visites vidéos, des scoops, du vécu, beaucoup de choses qu'on ne trouvait pas ailleurs. Aujourd'hui, un site comme Voilesetvoiliers.com, par exemple, produit une info de grande qualité sur le sujet qui nous passionne.

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Datajournalisme : un nouveau terrain de jeu

4 avril, 2014 4 avril, 2014   4 avril, 2014 0 commentaire

Alors que s’est achevée à Nantes la 2ème édition du Hyblab, Estelle Prusker-Deneuville, Responsable de la spécialisation  Médias à l’école SciencesComAudencia Group revient en détails sur ce dispositif inédit d’expérimentation du datajournalisme.

 

Remise des prix pour 3 équipes.
 

Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est le projet Hyblab ?

Le projet Hyblab a comme objectif de former des étudiants mais aussi des journalistes professionnels à la pratique du datajournalisme.

Il s’agit d’un projet inter-écoles piloté par OuestMedialab, réunissant une centaine d’étudiants issus de 3 écoles - SciencesComAudencia Group, AGR l’école de l’image et Polytech -, associant ainsi de façon unique les 3 compétences clés nécessaires à la production en datajournalisme, à savoir : journalisme, design et programmation. Les médias locaux sont également associés au dispositif pédagogique en tant que pilotes des projets tout au long des 5 semaines de durée du Hyblab. Certains d’entre eux ont même suivi cette année une formation au datajournalisme en amont du lancement du projet. Cela fait partie des différents ajustements que nous avons pu faire par rapport à la première édition en 2013.

En quoi ce projet est-il innovant ?

Ce projet est innovant à plusieurs titres. Il explore tout d’abord une pratique journalistique relativement récente et encore peu présente dans les salles de rédaction. Nous avions par ailleurs peu de références en termes d’apprentissage et tout l’enjeu a été d’imaginer un dispositif qui réponde aux caractéristiques de ce nouveau métier (triple compétence notamment) tout en proposant un projet accessible à des débutants. C’est un projet d’autant plus innovant qu’il repose sur l’hybridation des compétences tout en associant étudiants et professionnels pour un meilleur partage des savoirs.

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Bescherelle ta mère!

20 mars, 2014 20 mars, 2014   20 mars, 2014 0 commentaire

Un justicier de l’orthographe frappe depuis deux semaines sur internet. Drôle et l'injure au bout du clavier, il crée le buzz et a piqué au vif la curiosité des éditions Hatier.

Le fondateur du compte Twitter @Bescherelle, à l’origine baptisé « Bescherelle ta mère », puis «Je corrige bordel », se donne un malin plaisir à traquer les fautes d’orthographe ou coquilles dans les tweets, en vue de les dénoncer par la suite. Une correction 2.0. qui s’accompagne de mots salés comme « putain » ou « enculé » pour les plus raffinés que l’on puisse citer. Néanmoins, malgré cet aspect injurieux, la formule plaît et les internautes en redemandent : si bien qu’après s’être attaqué aux tweets d’anonymes (et on imagine la quantité de travail à faire valoir en qualité de correcteur), ce justicier des réseaux sociaux n’a pas hésité à s’attaquer à des personnalités comme Nadine Morano, Kev Adams, Morandini et même des media comme TF1, le Nouvel Obs, Metro, RTL, pour ne citer qu’eux.

Aujourd’hui le compte @Bescherelle est suivi par pas moins de 14 900 followers et pourtant sa création est récente : trois semaines tout au plus.

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Le hashtag, nouveau levier de l’achat social en temps réel?

10 mars, 2014 10 mars, 2014   10 mars, 2014 0 commentaire

Avec ses campagnes #Actiontags, Chirpify intègre directement les hashtags dans les spots publicitaires. La Social TV modifie notre consommation de contenus audiovisuels, plus mobiles et plus interactifs. Pour les marques, ce nouveau levier d’engagement constitue un atout pour faire entrer les achats sociaux dans notre quotidien. Novateur...

Après le « je commente donc j’achète » et le « Giving Tuesday » 100% caritatif d’Eminem sur Twitter

Chirpify, la start-up spécialisée dans le processus d'achat sur les réseaux sociaux, renforce encore l’arsenal de la transaction sociale. Voilà désormais que le téléspectateur peut instantanément acheter le produit qu’il vient de voir dans un spot de pub, simplement en utilisant le hashtag affiché en bas de son écran. Lancée le 4 mars aux Etats-Unis, cette plate-forme inédite de conversation et d’achat online s’inscrit dans la continuité de la campagne #actionstags, qui fut opérationnelle de novembre 2013 à janvier 2014.

Concrètement, comment fonctionne cette nouvelle activation d’hashtag connectant les consommateurs avec leurs marques favorites ?

Comme dirait tata Yvette en évoquant la recette de son soufflé:

« oh, c’est très facile ». L’annonceur inclut dans sa pub le hashtag spécifique de sa campagne, le consommateur lui, utilise Facebook, Instagram et Twitter pour répondre en temps réel et interagir avec la marque.

Si par exemple vous venez de lancer un nouveau bonbon, vous créez le hashtag #veux #nouveaubonbon et l’intégrez dans votre film publicitaire. S’il veut recevoir un échantillon gratuit ou acheter le produit, le consommateur a juste à poster sur l’un des trois réseaux sociaux en reprenant le hashtag dédié. Chirpify lui envoie alors le sésame par la poste une fois les informations nécessaires collectées.

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9 enseignements pour doper vos relations presse.

7 mars, 2014 7 mars, 2014   7 mars, 2014 0 commentaire

A l'occasion de la publication d'un Livre Blanc: 9 enseignements pour doper vos relations presse, Culture RP a rencontré Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur d'1min30 et à l'initiative de ce projet.

Dans un article du Monde du 22 juillet 2013, vous dites que "La chaîne de la valeur de la communication et des médias explose de toutes parts", pouvez-vous nous développer cette idée ?

Auparavant, les choses étaient simples. Les médias constituaient une audience, les agences achetaient de l'espace dans les médias pour faire la promotion des produits de l'annonceur, l'annonceur payait la création et l'espace publicitaire, et les consommateurs consultaient le média, était sensibilisé par la publicité et dans le meilleur des cas achetaient le produit.

Aujourd'hui les rôles sont beaucoup moins précis: les consommateurs consultent les médias différemment, de façon délinéarisée. Ils zappent ou évitent les publicités, et font moins confiance aux messages des annonceurs. Les médias perdent de leur puissance, car ce qui faisait leur puissance - la rareté des moyens de diffusion (fréquence hertzienne, presse d'imprimerie, etc.) - a disparu avec Internet qui rend la diffusion quasi-gratuite. Les annonceurs deviennent leur propre média tel Red Bull qui a poussé cette approche à son paroxysme, et les agences doivent donc se réinventer. Ce que nous essayons de faire au sein d'1min30. Nous souhaitons nous positionner comme éditeur délégué des marques qui deviennent des médias.

Quelles différences faites-vous entre l'Inbound Marketing et le Marketing traditionnel ?

L'Inbound marketing fait partie du marketing. Son objectif est de créer de la demande pour un produit ou service et de susciter des ventes. Ce qui diffère c'est que cette approche prend en compte l'évolution des médias que nous vivons et la possibilité pour chaque entreprise de devenir son propre média en tirant partie d'Internet et de sa capacité de diffusion à coût quasi-nul. Les marques disposent ainsi d'un espace illimité pour se présenter et sortir d'un discours purement commercial en 30 secondes "je suis le meilleur" pour construire du contenu beaucoup plus orienté sur la problématique des clients, les sensibiliser, les divertir, les interpeler, etc.

Quel est selon vous l'impact du digital sur les RP ?

Il est multiple. Dans le livre blanc, je présente une infographie qui recense tous les changements induits par le digital sur les RPs. Mais au delà des outils et de la technique, il n'y a pas nécessairement de changement majeur. Il s'agit juste de bien intégrer les pratiques du digital dans ses RPs pour favoriser le référencement naturel entre autre et de bien adresser tous les nouveaux influenceurs : pure player online, blogueurs, etc.

Quelle est l'importance des RP dans le cadre d'une stratégie digitale ?

Les RPs ou les relations influenceurs sont essentielles. Elles permettent de relayer et de crédibiliser les contenus produits par une marque. Elles restent indispensables.

A qui s'adresse l'Inbound Marketing ?

L'Inbound marketing s'adresse à toutes les entreprises, marque, professionnel qui souhaitent devenir leur propre média et convertir leur audience en client. L'idée est de devenir plus indépendant des médias traditionnels, de produire ses propres contenus correspondant à sa propre ligne éditoriale pour fédérer une audience qui corresponde à sa cible.

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Le digital : créatif avant d’être technique

6 mars, 2014 6 mars, 2014   6 mars, 2014 0 commentaire

Le digital a l’effet d’une traînée de poudre. Y « designer » des territoires en prenant en compte le mouvement des frontières, voici le nouvel enjeu des marques. Le rapport Digital Creativity de l'agence W dessine les 3 grandes tendances du meilleur de cette expression créative, à travers 100 cas internationaux. Riche...

Le digital n’est pas seulement un média, un support, un canal, un outil, une technique. Il ne s’adresse pas non plus qu’à une catégorie de personnes ou ne concerne pas qu’une culture, une histoire, une période… Il est indéfinissable et pourtant c’est un territoire d’expression auquel s’essayent les marques toujours en quête de contact. Avec son premier rapport Digital Creativity, l'agence W s’intéresse à cette démarche publicitaire qui fait la part belle à la créativité. Une centaine de campagnes choisies parmi les 500 étudiées sur son blog en 2013 permettent de poser les questions relatives à l’idée digitale et aux mécaniques ou aux ressorts de ces idées.

Ce décryptage montre qu’on peut s’exprimer sur plein de niches (cibles et/ou produits). Qu’on peut y aller avec peu de moyens. Que le retour sur investissements est parfois incertain ou difficilement mesurable, à part les mentions ou le nombre de partages. Que ce canal peut être efficace quand le contenu est bien pensé pour parler d’une exclusivité, d’un nouveau produit, d’une action humanitaire, faire participer à un événement ou répondre à une crise. Qu’en étant créatif, on peut ne pas attirer les foules mais aussi les subjuguer, les étonner, les surprendre, les provoquer, les engager... Et enfin et surtout que la créativité digitale n’interdit rien : du pressing connecté dans une gare (Ariel), au concert joué par un orchestre où les violons ont des cheveux à la place de leurs cordes (Unilever)… les extravagances ne manquent pas. Cependant, elles mettent en exergue une nouveauté : la preuve est désormais faite par des comédiens consommateurs qui suscitent davantage d’attention ou d’implication et non plus par des comédiens scientifiques.

3 tendances et 18 sous tendances autour de la réalité, de l'utilité et de la culture

Et en effet insiste l’agence dans sa présentation : « Sur une chaise ou dans une couche. Au bar du coin ou dans un soutien-gorge. Dans un aéroport ou sur un pare-brise. Voici aujourd'hui où se trouve le meilleur de la créativité digitale. Partout. Au fil des années, le digital a étendu son territoire en se fondant dans le réel pour offrir un nouveau rapport au monde. Il modifie les usages, fait naître des attentes et crée même une culture ». Une lecture très large -étayée d’exemples justes, distrayants et internationaux- qui fait émerger 3 tendances pour 2014.

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