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L’insolite: moteur d’innovation

27 juin, 2013 27 juin, 2013   27 juin, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Anne Brunet-Mbappe, Professeur-Chercheur à Novancia Business School Paris. et auteur de « L'insolite, moteur d'innovation » aux éditions Dunod, 2013.

Pouvez-vous donner quelques exemples de produits et de services insolites ?

Des sex toys pour les chiens, un service de rangeurs à domicile, la gym-poussette - des cours de gymnastique conçus spécialement pour les jeunes mamans accompagnées de leur bébé en poussette -, un hôtel offrant aux couples toutes les prestations nécessaires à l’organisation express de leur divorce, des portraits réalisés avec la cendre de défunts, des bijoux végétaux, un gîte agencé comme une cage pour y vivre à la manière d’un hamster ou encore du fumier vendu en coffret cadeau ! Et tous ces concepts ont trouvé leur clientèle.

Sur quoi repose l’insolite ?

Une innovation est qualifiable d’insolite quand elle est à la fois ressentie comme nouvelle, originale et étrange. Mais l’insolite reste une notion très relative. La construction d’un produit ou d’un service insolite s’accomplit, à l’insu même de son créateur, par l’association d’une base stratégique avec un contexte d’utilisation ou d’activité. J’ai relevé six stratégies productrices d’insolite : l’option de l’acteur, de la cible, du matériau, de l’absence, de l’expérientiel ou de la facilitation. Dès lors que l’association de la base stratégique et du contexte consiste en un rapprochement forcé parce qu’inattendu, l’insolite surgit. Quand la stratégie est celle de l’acteur, par exemple, l’acteur peut être un animal alors qu’on attendrait un homme. C’est le cas des soins de pédicurie assurés par des poissons (Rufa Fish). La notion d’association contrainte mais réussie est essentielle pour expliquer l’insolite.

Dans le casque de bicyclette pliable et le restaurant d’insectes : ni le casque de bicyclette ni le concept de pliage ne sont insolites en soi, ni le concept de restaurant ni les insectes ne sont insolites en soi. C’est la combinaison de l’un avec l’autre pour créer un produit ou un service nouveau qui donnent naissance à une innovation insolite.

En quoi l’insolite est-il important pour l’innovation ?

Le principe de construction des produits et services insolites est en réalité le même que celui de toute innovation. L’observation des produits et services insolites représente donc un véritable modèle pour concevoir des innovations originales. Des idées en apparence surprenantes seront aussi parfois réutilisées dans une innovation ultérieure moins décalée et plus largement acceptée.

Quelles entreprises se lancent dans l’insolite ?

La grande majorité des produits et services insolites proviennent de PME ou de TPE, très souvent de petites entreprises ayant une stratégie mono-produit. Il faut dire que la plupart des produits et services insolites sont hyperspécialisés et hyperciblés ; ce sont des niches de marché.

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Forum SYNAP 100% RP à Lille

26 juin, 2013 26 juin, 2013   26 juin, 2013 0 commentaire

 

RP 2.0 : quelles nouvelles frontières pour nos métiers ? Stratégies et « best practices »… où en est-on aujourd’hui ? Fort du succès de son forum #VIRAGE2012 à Paris le 28 juin dernier, le SYNAP a décidé de régionaliser son événement en choisissant pour 1ère étape Lille, le 20 juin.

Pour cette première édition lilloise, organisée en partenariat avec l’ISCOM Lille et le Club de la Presse Nord-Pas de Calais, près de 80 professionnels se sont mobilisés pour assister au débat nourri des interventions de Nicolas Jaunet (l’Argus de la presse / Culture RP), Frédérique Pusey (SYNAP), Ange Pozzo Di Borgo (NiceToMeetYou), Céline Tondi (Mot Compte Double), Peggy Collette (Conseil Régional Nord-Pas de Calais) et des représentants de l’agence bruxelloise Blue Chilli.

Parmi les thèmes abordés : la création de contenu à valeur ajoutée. Dans l’ADN des RP, cette capacité à générer une information de qualité et ciblée, place de manière croissante les spécialistes des medias « au cœur du réacteur » des stratégies de communication, au premier plan des stratégies d’influence. La question de la complémentarité entre RP et Community Manager a été largement abordée, soulignant la nécessaire complémentarité de ces 2 métiers. Le vocabulaire professionnel témoigne également de l’évolution 2.0 : on ne dit plus « relations presse » mais « relations medias ». Le mot « pige » est à bannir, à remplacer par « veille ».... Cette veille, qui va au delà des medias « traditionnels », englobe désormais les blogs, les influenceurs et les réseaux sociaux. « Nouvelles cibles, nouveaux publics, on parle désormais d’une approche conversationnelle, souligne Nicolas Jaunet. Ecouter les médias sociaux et surveiller ce qui se dit sur sa marque avant d’agir, un réflex à prendre pour tout entreprise soucieuse de son empreinte digitale et donc de son image. »

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A nouveaux médias, nouveaux métiers

24 juin, 2013 24 juin, 2013   24 juin, 2013 0 commentaire

Armonie Loves Music est une agence fondée par Armonie Bensoussan qui propose ses services dans la Communication Web et le eMarketing.

À nouveaux médias, nouveaux métiers, quelle est votre spécificité dans le monde du digital et les relations publics ?

Il est vrai que l'Internet a crée une révolution dans le secteur culturel et particulièrement celui de la musique. Aujourd'hui non seulement on ne consomme plus de la musique comme il y a 10 ans mais surtout on ne recherche et perçoit plus les informations comme il y a 10 ans. Le web est aujourd'hui un véritable média prescripteur. Il rentre donc au cœur de notre réflexion pour veiller à installer et diffuser au mieux les projets dont nous avons la responsabilité. Mon agence a pour objectif de créer un pont direct entre artistes et public au travers des médias web, permettant ainsi aux internautes de découvrir en temps réel l'actualité de nos artistes mais également de donner leurs avis, de partager avec les artistes, etc. Le petit plus apporté par mon agence c'est le travail sur-mesure : Je conçois des dispositifs spécifiques à 360 degrés en remettant au cœur de ma réflexion les notions d'e-Reputation et e-Marketing.

Comment s'opère votre lien privilégié avec les artistes ?

Mon agence est chargée de promotion web et community manager pour divers artistes, tous univers confondus. La plupart du temps ce sont les labels/producteurs/managers qui m'embauchent afin de gérer leurs projets. Cependant il arrive parfois que certains artistes indépendants me contactent (par bouche à oreille...) pour les aider dans leur stratégie orientée nouveaux médias alors qu'ils ne sont pas signés en maison de disques. C'est l'exemple de la talentueuse artiste Julia Cinna avec qui je collabore en ce moment. Que ce soit un label ou un artiste en direct qui nous contacte, le lien avec l'artiste reste le même : nous avons à coeur de porter le projet au mieux et de fournir aux artistes les clés essentielles liées aux médias digitaux qui serviront de manière optimale leurs projets. Ainsi au quotidien mon travail c'est d'écouter les attentes des artistes et les guider sur la voie du web. Mais pas que ! En effet, mon travail s'apparente sous une certaine facette au travaille d'une attachée de presse. J'organise donc souvent des journées promotionnelles au cours desquelles les artistes répondent aux questions des journalistes. Je suis bien entendu toujours présente à leurs côtés pour veiller à leur confort et surtout assurer la meilleure communication possible autour du projet concerné. Et puis il y a forcément l'humain qui entre en jeu, un élément important dans notre travail au quotidien. Je pense qu'il est essentiel d'apporter sourire et bonne humeur, ce sont des détails mais qui ont leur importance !

Que pensez-vous de cet article: "Peut-on enfin devenir une star de la musique sans maison de disques? -  Slate".

Article très intéressant puisqu'il souligne une vraie ambigüité relative à l'industrie du disque. Si le net et les médias sociaux ont donné aux artistes un droit de parole et supprimé toute barrière entre l'artiste et son public, il n'en demeure pas moins que sans moyens (financiers) il est difficile d'arriver à ses fins. En ce sens, l'article remarque à juste titre que si Internet a crée une véritable révolution celle-ci ne justifie en aucun cas la disparition des majors ou labels dont le soutien (notamment financier) reste important voire "indispensable". Le constat est clair : un artiste bénéficiant d'une fanbase acquise au fil des ans et d'une notoriété certaine (ex. Prince ou Radiohead) peut se permettre de "tout plaquer" afin de distribuer sa musique sur le net. En revanche pour un artiste "en développement" la problématique reste différente.

Nous sommes en plein dans la génération "DIY" aujourd'hui on peut tout faire soit même : enregistrer, produire, distribuer. Mais il n'en demeure pas moins que certains maillons de la chaîne restent peu voire inchangés et seul un label peut vraiment soutenir un projet sur le marché. En revanche, là où le digital apporte une valeur ajoutée aux artistes c'est en effet qu'il permet de se faire remarquer par ces mêmes maisons de disques dont les boîtes aux lettres/mails sont saturées de maquettes. Les exemples ne manquent pas : Sliimy en France, Lily Allen en Angleterre, Lana Del Rey aux US.

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Kiosques digitaux : nécessaires mais insuffisants

21 juin, 2013 21 juin, 2013   21 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

Le souhait de limiter les coûts de production et de diffusion des journaux et magazines « physiques », l’essor des tablettes et la montée de la lecture numérique conduisent de plus en plus d’éditeurs de presse à s’intéresser aux kiosques digitaux. Mais l’offre actuelle est encore loin de répondre aux besoins.

Beaucoup d’éditeurs présents sur Internet proposent à leurs lecteurs d’acquérir sur leurs propres sites des versions Pdf de leurs publications, soit au numéro, soit en abonnement. La démarche est payante puisqu’elle élimine les coûts de production et de diffusion postale des supports physiques, tout en transformant certains acheteurs ponctuels en abonnés, c’est-à-dire en clients fidèles et générateurs de trésorerie.

Cette évolution est cependant plus à classer dans les pratiques de bonne gestion que dans la catégorie des innovations qui sont susceptibles de changer en profondeur les modes d’accès aux journaux et magazines.

En effet, ces offres numériques ne sont susceptibles de séduire que des lecteurs qui sont déjà clients des titres qui les proposent. Elles ne permettent pas de faire découvrir les publications à des non lecteurs potentiellement intéressés, comme le font ces véritables « médias d’offre » que sont les kiosques et points de vente physiques, mais aussi les mailings correctement ciblés, les offres groupées des différents « collecteurs » ou encore l’échantillonnage que permettent les différents circuits de mise en main et de vente par tiers.

Pour espérer séduire des prospects, via Internet, pour leurs éditions numériques, les éditeurs doivent passer par des opérateurs extérieurs tels que l’Apple Store, les acteurs issus de la diffusion physique comme Relay, ou des Pure Players tels que l’américain Zinio. Certes, certains de ces prestataires permettent aux éditeurs de toucher un nombre très important d’internautes ciblés qu’ils ne pourraient contacter directement. Mais ces prestataires suscitent plus de critiques que de compliments : impossibilité d’accéder aux données relatives à ses propres clients, frais techniques et de promotion jugés excessifs et, selon les cas, prix imposés par l’opérateur (Apple Store), vente des magazines obligatoirement en « bouquets » (ex : 10 magazines pour 10 € par mois), clauses d’exclusivité, etc.

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Qu’est ce que le Newsjacking et pourquoi il peut révolutionner votre approche des RP

21 juin, 2013 21 juin, 2013   21 juin, 2013 0 commentaire

Article proposé par Alexandre Roth du blog Devenez Médiatique dans lequel, il aide les entrepreneurs à médiatiser leur business et à gérer leur image dans les médias.

Si vous ne le connaissez pas sous ce nom, mais peut-être sous celui du détournement médiatique, le Newsjacking est un outil de communication répondant à un besoin de démarcation et d’instauration d’un statut d’expert.

Le but de la manœuvre ?

Gagner rapidement et concrètement en crédibilité et pourquoi pas s’imposer en tant que source informationnelle. Voilà qui semble pouvoir influencer positivement vos relations presse et paraît plutôt pertinent dans l’optique d’une médiatisation de votre business.

Mais alors en quoi consiste ce procédé si prometteur ?

Le Newsjacking, c’est en réalité une appropriation volontaire d’une information et son partage sur vos plateformes (site internet personnel, réseaux sociaux…) au titre de son exclusivité. En d’autres termes, vous vous imposez comme intermédiaire entre l’information intrinsèque et son public, faisant de cette dernière une « actualité » dont vous êtes à l’origine.

Vous le comprenez donc, plus l’information en question est pertinente (d’un point de vue de l’actualité globale ou des évolutions de votre marché), plus votre tendance à vous l’approprier et à la rediffuser renforce votre réputation, votre crédibilité, ce qui pousse le monde médiatique à s’intéresser à vous.

1.Le Newsjacking décrypté

L’un des buts avoués du Newsjacking, c’est bien évidemment de créer un effet de masse, une propagation du type boule de neige, vous permettant d’impacter le plus concrètement possible vos cibles privilégiées (concurrents, prospects, médias…). Le buzz ainsi crée permettra de démocratiser votre information auprès du plus grand nombre et d’améliorer votre visibilité.

Pour mettre en place un détournement médiatique important, il y a bien sûr des conditions et un  certain nombre d’opérations à effectuer. La première d’entre elles, c’est une évidente veille de différents médias. L’actualité peut se « cacher » n’importe où : sur votre secteur d’activité (innovations, nouvelles législations, évolution des stratégies commerciales de vos concurrents…), dans les médias locaux (journaux, notamment), dans les erreurs de communication de vos concurrents (lapsus gênant dans une publicité par exemple), dans les médias généralistes, dans les buzz sur la toile…

Une fois la provenance et la thématique de l’information à diffuser sélectionnées, l’élément le plus important reste votre réactivité. Vous devez réagir à chaud, avant que le sujet n’ait été étudié en profondeur. Quelques heures après votre décision, votre publication doit être prête.

Si votre Newsjacking peut prendre plusieurs formes (clip vidéo, billet sur un blog, communiqué de presse…) il revêt traditionnellement celle d’un article soigné, court, concis et précis, qui apporte un point de vue objectif sur un fait de société ou une actualité pertinente.

Le corps de votre production aura pour objectif de présenter ladite information, avant de la rattacher, progressivement, à votre propre activité. L’assimilation doit être assez forte pour qu’on puisse finir par penser que si vous n’êtes pas le « créateur de l’information », vous avez concouru à son apparition.

Attention, inutile d’en faire trop ou d’éclipser les acteurs de l’actualité mise à nue. Si des personnes doivent être citées, citez-les (cela pourrait favoriser votre référencement naturel si ces noms viennent à être recherchés massivement sur internet).

La conclusion de votre détournement sera la touche finale, celle qui scellera votre crédibilité aux yeux du grand public. Elle mettra en évidence la pertinence du lien entre l’actualité et votre activité, ce qui vous propulsera au rang d’expert, apte à partager sa propre vision de l’actualité.

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Les outils de publication web classiques sont-ils dépassés?

20 juin, 2013 20 juin, 2013   20 juin, 2013 0 commentaire

Réalisée par l'agence de communication digitale Novius: Les outils de publication web classiques sont-ils dépassés?

A la question : "les outils de publication web classiques sont-ils dépassés ?" Anthony Bleton a une réponse sans appel : OUI ! pourquoi ? Il suffit de prendre du recul et de se regarder travailler : lorsque l'on souhaite orchestrer sa communication digitale, on se retrouve vite avec 15 fenêtres ouvertes, des logiciels différents pour le site, la webapp, les médias sociaux... bref, on passe sa journée à faire des copier/coller entre toutes ces interfaces. On note une véritable fragmentation des outils de production qui n'ont pas suivi l'évolution du web qui est devenu "multi-écran" et social. Les consommateurs passent de leur smartphone à leur PC ou à leur tablette tout au long de la journée et attendent sur chaque support une expérience spécifique. Rien que ça ! Alors comment s'y retrouver d'un point de vue opérationnel ?

   

Marc Michiels : - Chargé de la ligne éditoriale, Interviews : Culture RP - Community Manager : @Culturerp  @Argusdelapresse - Artiste, Écrivain et Critique Littéraire : @lemotlachose @LaCauselit

       

Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter?

17 juin, 2013 17 juin, 2013   17 juin, 2013 0 commentaire

Etude : Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter ? par Olivier Cimelière, communicant 2.0

L’Institut de la Qualité de l’Expression vient de dévoiler début juin une étude sémantique inédite menée sur 25 marques issues de cinq secteurs d’activités différents. Objectif : passer au crible le registre conversationnel adopté par chacune d’entre elles sur Twitter et Facebook avec leurs consommateurs. Résultat : la relation existe mais reste encore un peu trop calibrée en dépit de très bonnes pratiques créatives. Morceaux choisis.

Quel que soit le secteur considéré, toutes les marques du corpus analysé par l’Institut de la Qualité de l’Expression ont établi une présence active sur Facebook et Twitter. En cela, elles s’inscrivent pleinement dans la tendance déjà soulignée par la dernière édition du rapport Technorati sur les médias sociaux et les marques : 91% disposent d’une page Facebook et 85% d’un compte Twitter. Excepté YouTube qui séduit également 73% des marques, les autres réseaux sociaux sont loin derrière ce duo incontournable dans les stratégies de CRM. C’est précisément ce poids prééminent de Facebook et Twitter qui a conduit les équipes de l’Institut à scruter d’un peu plus près la teneur des conversations de marques provenant du secteur bancaire, de l’automobile, de la cosmétique, du bricolage et du commerce en ligne.

Facebook et Twitter : le langage se dédouble

Premier constat résultant de l’étude : les marques déploient un double mode de langage sur Facebook. Elles alternent ainsi un répertoire basé sur l’injection et l’incitation avec un dialogue plus personnalisé, notamment lorsque des commentaires sont déposés par les internautes. Conséquence : on aboutit à une dichotomie des styles sur une même page. « L’un est purement promotionnel et dénué de formules de civilité. L’autre est plus personnalisé. Cela révèle l’enjeu de la nécessaire cohérence des messages des marques citées à moyen et long terme » pointe Jeanne Bordeau, présidente et fondatrice de l’Institut de la Qualité de l’Expression.

Pareil grand écart sémantique se retrouve sur Twitter. D’un côté, on trouve des comptes de marques focalisés sur le déclaratif et le promotionnel. Ces derniers multiplient les offres commerciales et les alertes autour des événements de la marque tout en renvoyant sur des contenus de blogs et de presse. Pour Jeanne Bordeau, cette langue fait preuve d’une certaine pauvreté linguistique qu’elle compare humoristiquement à « un tapis roulant continu ». A contrario, d’autres comptes s’efforcent de nouer une conversation avec la clientèle en répondant aux questions, en prodiguant des conseils et en tissant un authentique récit de marque.

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