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Kiosques digitaux : nécessaires mais insuffisants

21 juin, 2013 21 juin, 2013   21 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

Le souhait de limiter les coûts de production et de diffusion des journaux et magazines « physiques », l’essor des tablettes et la montée de la lecture numérique conduisent de plus en plus d’éditeurs de presse à s’intéresser aux kiosques digitaux. Mais l’offre actuelle est encore loin de répondre aux besoins.

Beaucoup d’éditeurs présents sur Internet proposent à leurs lecteurs d’acquérir sur leurs propres sites des versions Pdf de leurs publications, soit au numéro, soit en abonnement. La démarche est payante puisqu’elle élimine les coûts de production et de diffusion postale des supports physiques, tout en transformant certains acheteurs ponctuels en abonnés, c’est-à-dire en clients fidèles et générateurs de trésorerie.

Cette évolution est cependant plus à classer dans les pratiques de bonne gestion que dans la catégorie des innovations qui sont susceptibles de changer en profondeur les modes d’accès aux journaux et magazines.

En effet, ces offres numériques ne sont susceptibles de séduire que des lecteurs qui sont déjà clients des titres qui les proposent. Elles ne permettent pas de faire découvrir les publications à des non lecteurs potentiellement intéressés, comme le font ces véritables « médias d’offre » que sont les kiosques et points de vente physiques, mais aussi les mailings correctement ciblés, les offres groupées des différents « collecteurs » ou encore l’échantillonnage que permettent les différents circuits de mise en main et de vente par tiers.

Pour espérer séduire des prospects, via Internet, pour leurs éditions numériques, les éditeurs doivent passer par des opérateurs extérieurs tels que l’Apple Store, les acteurs issus de la diffusion physique comme Relay, ou des Pure Players tels que l’américain Zinio. Certes, certains de ces prestataires permettent aux éditeurs de toucher un nombre très important d’internautes ciblés qu’ils ne pourraient contacter directement. Mais ces prestataires suscitent plus de critiques que de compliments : impossibilité d’accéder aux données relatives à ses propres clients, frais techniques et de promotion jugés excessifs et, selon les cas, prix imposés par l’opérateur (Apple Store), vente des magazines obligatoirement en « bouquets » (ex : 10 magazines pour 10 € par mois), clauses d’exclusivité, etc.

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Qu’est ce que le Newsjacking et pourquoi il peut révolutionner votre approche des RP

21 juin, 2013 21 juin, 2013   21 juin, 2013 0 commentaire

Article proposé par Alexandre Roth du blog Devenez Médiatique dans lequel, il aide les entrepreneurs à médiatiser leur business et à gérer leur image dans les médias.

Si vous ne le connaissez pas sous ce nom, mais peut-être sous celui du détournement médiatique, le Newsjacking est un outil de communication répondant à un besoin de démarcation et d’instauration d’un statut d’expert.

Le but de la manœuvre ?

Gagner rapidement et concrètement en crédibilité et pourquoi pas s’imposer en tant que source informationnelle. Voilà qui semble pouvoir influencer positivement vos relations presse et paraît plutôt pertinent dans l’optique d’une médiatisation de votre business.

Mais alors en quoi consiste ce procédé si prometteur ?

Le Newsjacking, c’est en réalité une appropriation volontaire d’une information et son partage sur vos plateformes (site internet personnel, réseaux sociaux…) au titre de son exclusivité. En d’autres termes, vous vous imposez comme intermédiaire entre l’information intrinsèque et son public, faisant de cette dernière une « actualité » dont vous êtes à l’origine.

Vous le comprenez donc, plus l’information en question est pertinente (d’un point de vue de l’actualité globale ou des évolutions de votre marché), plus votre tendance à vous l’approprier et à la rediffuser renforce votre réputation, votre crédibilité, ce qui pousse le monde médiatique à s’intéresser à vous.

1.Le Newsjacking décrypté

L’un des buts avoués du Newsjacking, c’est bien évidemment de créer un effet de masse, une propagation du type boule de neige, vous permettant d’impacter le plus concrètement possible vos cibles privilégiées (concurrents, prospects, médias…). Le buzz ainsi crée permettra de démocratiser votre information auprès du plus grand nombre et d’améliorer votre visibilité.

Pour mettre en place un détournement médiatique important, il y a bien sûr des conditions et un  certain nombre d’opérations à effectuer. La première d’entre elles, c’est une évidente veille de différents médias. L’actualité peut se « cacher » n’importe où : sur votre secteur d’activité (innovations, nouvelles législations, évolution des stratégies commerciales de vos concurrents…), dans les médias locaux (journaux, notamment), dans les erreurs de communication de vos concurrents (lapsus gênant dans une publicité par exemple), dans les médias généralistes, dans les buzz sur la toile…

Une fois la provenance et la thématique de l’information à diffuser sélectionnées, l’élément le plus important reste votre réactivité. Vous devez réagir à chaud, avant que le sujet n’ait été étudié en profondeur. Quelques heures après votre décision, votre publication doit être prête.

Si votre Newsjacking peut prendre plusieurs formes (clip vidéo, billet sur un blog, communiqué de presse…) il revêt traditionnellement celle d’un article soigné, court, concis et précis, qui apporte un point de vue objectif sur un fait de société ou une actualité pertinente.

Le corps de votre production aura pour objectif de présenter ladite information, avant de la rattacher, progressivement, à votre propre activité. L’assimilation doit être assez forte pour qu’on puisse finir par penser que si vous n’êtes pas le « créateur de l’information », vous avez concouru à son apparition.

Attention, inutile d’en faire trop ou d’éclipser les acteurs de l’actualité mise à nue. Si des personnes doivent être citées, citez-les (cela pourrait favoriser votre référencement naturel si ces noms viennent à être recherchés massivement sur internet).

La conclusion de votre détournement sera la touche finale, celle qui scellera votre crédibilité aux yeux du grand public. Elle mettra en évidence la pertinence du lien entre l’actualité et votre activité, ce qui vous propulsera au rang d’expert, apte à partager sa propre vision de l’actualité.

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Les outils de publication web classiques sont-ils dépassés?

20 juin, 2013 20 juin, 2013   20 juin, 2013 0 commentaire

Réalisée par l'agence de communication digitale Novius: Les outils de publication web classiques sont-ils dépassés?

A la question : "les outils de publication web classiques sont-ils dépassés ?" Anthony Bleton a une réponse sans appel : OUI ! pourquoi ? Il suffit de prendre du recul et de se regarder travailler : lorsque l'on souhaite orchestrer sa communication digitale, on se retrouve vite avec 15 fenêtres ouvertes, des logiciels différents pour le site, la webapp, les médias sociaux... bref, on passe sa journée à faire des copier/coller entre toutes ces interfaces. On note une véritable fragmentation des outils de production qui n'ont pas suivi l'évolution du web qui est devenu "multi-écran" et social. Les consommateurs passent de leur smartphone à leur PC ou à leur tablette tout au long de la journée et attendent sur chaque support une expérience spécifique. Rien que ça ! Alors comment s'y retrouver d'un point de vue opérationnel ?

   

Marc Michiels : - Chargé de la ligne éditoriale, Interviews : Culture RP - Community Manager : @Culturerp  @Argusdelapresse - Artiste, Écrivain et Critique Littéraire : @lemotlachose @LaCauselit

       

Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter?

17 juin, 2013 17 juin, 2013   17 juin, 2013 0 commentaire

Etude : Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter ? par Olivier Cimelière, communicant 2.0

L’Institut de la Qualité de l’Expression vient de dévoiler début juin une étude sémantique inédite menée sur 25 marques issues de cinq secteurs d’activités différents. Objectif : passer au crible le registre conversationnel adopté par chacune d’entre elles sur Twitter et Facebook avec leurs consommateurs. Résultat : la relation existe mais reste encore un peu trop calibrée en dépit de très bonnes pratiques créatives. Morceaux choisis.

Quel que soit le secteur considéré, toutes les marques du corpus analysé par l’Institut de la Qualité de l’Expression ont établi une présence active sur Facebook et Twitter. En cela, elles s’inscrivent pleinement dans la tendance déjà soulignée par la dernière édition du rapport Technorati sur les médias sociaux et les marques : 91% disposent d’une page Facebook et 85% d’un compte Twitter. Excepté YouTube qui séduit également 73% des marques, les autres réseaux sociaux sont loin derrière ce duo incontournable dans les stratégies de CRM. C’est précisément ce poids prééminent de Facebook et Twitter qui a conduit les équipes de l’Institut à scruter d’un peu plus près la teneur des conversations de marques provenant du secteur bancaire, de l’automobile, de la cosmétique, du bricolage et du commerce en ligne.

Facebook et Twitter : le langage se dédouble

Premier constat résultant de l’étude : les marques déploient un double mode de langage sur Facebook. Elles alternent ainsi un répertoire basé sur l’injection et l’incitation avec un dialogue plus personnalisé, notamment lorsque des commentaires sont déposés par les internautes. Conséquence : on aboutit à une dichotomie des styles sur une même page. « L’un est purement promotionnel et dénué de formules de civilité. L’autre est plus personnalisé. Cela révèle l’enjeu de la nécessaire cohérence des messages des marques citées à moyen et long terme » pointe Jeanne Bordeau, présidente et fondatrice de l’Institut de la Qualité de l’Expression.

Pareil grand écart sémantique se retrouve sur Twitter. D’un côté, on trouve des comptes de marques focalisés sur le déclaratif et le promotionnel. Ces derniers multiplient les offres commerciales et les alertes autour des événements de la marque tout en renvoyant sur des contenus de blogs et de presse. Pour Jeanne Bordeau, cette langue fait preuve d’une certaine pauvreté linguistique qu’elle compare humoristiquement à « un tapis roulant continu ». A contrario, d’autres comptes s’efforcent de nouer une conversation avec la clientèle en répondant aux questions, en prodiguant des conseils et en tissant un authentique récit de marque.

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Grand Prix Stratégies de la publicité et des stratégies médias 2013

17 juin, 2013 17 juin, 2013   17 juin, 2013 0 commentaire

Culture RP a assisté mercredi soir  au Grand Prix Stratégies de la publicité et des stratégies médias 2013. La cérémonie a eu lieu au Cirque d’hiver Bouglione, trapézistes, clowns et dompteurs  ont été remplacés par les « pubars »  de la place de Paris. Le Grand Prix de la Stratégie de la publicité sous la présidence d'Olivier Altmann, coprésident de Publicis Conseil, récompense, chaque année, les meilleures campagnes de publicité grand public. Sa mission est d'encourager la créativité publicitaire et de participer à la découverte de nouveaux talents. Depuis 35 ans, cet événement a acquis une forte notoriété et les distinctions, attribuées par un jury de publicitaires, sont de véritables références pour les annonceurs et les agences.

C’est la campagne de Louis Vuitton par Ogilvy France,  consacrée à Muhammad Ali qui remporte cette année le grand prix de la publicité.  

 

Le jury a salué la forme particulièrement soignée et au fort impact de cette création, la préférant en finale à la websérie «Les Dumas» de Bouygues Telecom (agence DDB Paris)

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« La dictature des tuyaux »

14 juin, 2013 14 juin, 2013   14 juin, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

Les manières dont nous nous informons ont profondément changé avec Internet et, simultanément, l’image que nous avons des médias et des journalistes ne cesse de se dégrader. Tout cela nourrit une crise des médias traditionnels aux multiples causes. Pour Dominique Wolton, les responsables ne sont pas là où l’on croit.

Dans l’excellent numéro que la revue « Influencia » consacre aux médias, le sociologue Dominique Wolton s’en prend à « la dictature des tuyaux » qui, selon lui, est une des origines du désintérêt montant des lecteurs pour la presse.

Les effets de cette dictature sont bien connus et parfaitement décryptés dans la même revue par Denis Muzet qui, dès 2006, dénonçait la montée de la « mal info » qui gave le « média consommateur » d’informations brèves délivrées en continu, d’images aussi fortes que vides de sens, d’interactivités avec des gens qui n’ont rien à dire, de rumeurs non vérifiées et de bons sentiments déguisés en analyses.

Dominique Wolton fait avancer la réflexion en refusant de désigner Internet comme le seul coupable de cette montée de « l’infobésité ». Internet est un tuyau, et un tuyau ne saurait être tenu pour responsable de la façon dont on l’utilise.

Selon Wolton, la « dictature des tuyaux » a ceci d’étrange qu’elle a largement pour origine ceux qui en sont aujourd’hui les victimes : les patrons de presse et les journalistes qui se sont auto convaincus qu’Internet était une révolution inéluctable et évidemment bienfaitrice, un nouveau dieu auquel il fallait tout sacrifier, même s’il risquait de vous dévorer un jour ou l’autre.

Aux éditeurs, Dominique Wolton reproche d’avoir toujours trouvé beaucoup d’argent pour les machines (et donc les tuyaux de l’Internet), mais très peu pour augmenter le nombre et les compétences des journalistes. Il souligne que « les patrons de presse n’ont jamais dit qu’il fallait sauver le métier de journaliste ».

Aux journalistes, il reproche d’avoir accepté de se mettre au même niveau que des contributeurs qu’ils qualifient eux-mêmes de « journalistes citoyens », de rêver des audiences que génère « l’information service » en oubliant que leur métier n’est pas de transmettre mais d’enrichir, de remplacer le reportage de terrain par les moteurs de recherche, de délaisser l’analyse qui fidélise des dizaines de milliers de lecteurs au profit de tweets incessants destinés à quelques centaines d’individus …

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Ma journée d’attachée de presse junior : Solène Touly

14 juin, 2013 14 juin, 2013   14 juin, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Solène Touly,  attachée de presse junior

Comment abordez-vous la nécessité d’être en permanence connectée à l’actualité?

Ce lien avec l'actualité est au coeur de notre métier, mais pas seulement. Il s'agit d'une caractéristique de notre société ! Il est très facile aujourd'hui d'être constamment relié avec les sources d'informations. Pour moi, c'est une évidence d'avoir sous les yeux en quasi-permanence twitter, des sites d'infos en continu, les sites internet des grands médias etc. Le plus difficile, c'est en réalité de faire le tri dans ces flux d'infos et de hiérarchiser. Ce qui fait que paradoxalement, l'accès à l'info est plus facile mais également plus chronophage.

Veille, création de contenu, entretien du relationnel avec les journalistes, si vous deviez  résumer votre journée type d'attachée de presse, quelle serait-elle?

C'est presque un lieu commun de dire qu'il n'y a pas de journée type d'attachée de presse... Mais c'est pourtant vrai ! En revanche, j'ai besoin de rituels pour structurer mon temps. La journée commence toujours par une veille sur l'actualité (de mon secteur, mais pas seulement) et par une phase d'organisation : to do list, récap de la veille.. Et le soir se termine toujours avec un rangement de mon espace de travail, qui équivaut à ranger aussi dans ma tête ! Entre les deux, la plupart du temps je suis plus à l'aise en suivant un planning établi sur plusieurs mois, ce qui permet de garder une visibilité sur le moyen terme tout en gérant les urgences.

Quels  sont selon vous les bénéfices des médias 2.0 par rapport aux médias traditionnels?

A mon sens, médias traditionnels et 2.0 ne sont pas interchangeables. Ils se complètent mais ne se remplacent pas. C'est un équilibre, qui est certes encore à trouver pour l'instant, mais je ne crois pas du tout à la disparition des médias traditionnels. Les business models vont évoluer et trouver leur place. C'est pourquoi il est compliqué de répondre à cette question, car les bénéfices de l'un sur l'autre sont compensés par des faiblesses, des imperfections. Une chose est sûre : les médias vont continuer à se diversifier, la sous-veillance* va s'amplifier, et cela va rendre les métiers de la communication encore plus passionnants !

Un sondage européen effectué auprès de 2 000 étudiants en communication/marketing révèle que 70% croient que les Relations Presse et le Marketing de contenu "domineront" le monde de la communication. Qu'en pensez-vous?

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