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Interview de Michel Levy-Provençal, Fondateur et Président de TEDxParis

19 décembre, 2013 19 décembre, 2013   19 décembre, 2013 0 commentaire

Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les conférences TEDx ?

Le programme TEDx est né en 2009 de la volonté de Chris Anderson qui a racheté les droits des célèbres conférences TED (Technologie, Entertainment et design) dont il était un grand admirateur, dans le but de les démocratiser.

Les conférences TEDx sont donc des événements indépendants, sous licence gratuite, qui donnent la parole à des « talkers » ayant un message fort à délivrer. Science, éducation, économie, philosophie, exploration… Les thème abordés par les intervenants lors de leurs talks sont variés mais ont toujours pour but, si ce n’est de changer le monde, de contribuer à l’améliorer.

5 ans après la création de cette licence gratuite, il existe aujourd’hui des milliers de conférence TEDx de différentes tailles dans le monde, de la plus importante à la plus modeste.

En quoi la conférence française est-elle différente de se grande sœur américaine ?

Comme dit précédemment, il existe une multitude de conférences TEDx indépendantes dans le monde et donc en France. Dans le cas de notre conférence, TEDxParis, le format est légèrement différent. Par rapport à la version américaine, nous avons tendance à privilégier des interventions un peu plus courtes : 12 à 15 minutes en moyenne contre 18 aux Etats-Unis. Une autre différence réside aussi peut-être dans la préparation de nos intervenants. Contrairement à nos amis américains qui s’entrainent dès le plus jeune âge avec notamment l’exercice du « show and tell » à l’école, nous autres français, sommes moins préparés aux présentations orales. C’est pourquoi j’ai patiemment mis au point, grâce à mes 5 années d’expérience de TEDxParis, une méthode de coaching pour travailler avec nos talkers aussi bien sur le fond et la structure de leur intervention que sur la forme et l’expression scénique.

Chez TEDxParis, nous sommes persuadés que tout le monde peut délivrer un excellent talk, à condition d’avoir un message fort à véhiculer et de s’être bien préparé. C’est en effet seulement au prix d’une bonne préparation que l’on peut prétendre à réussir une excellente intervention.

Cette méthode, reconnue, est d’ailleurs depuis peu disponible en librairie*

* « Révelez le speaker qui est en vous ! La méthode Brightness », Michel Lévy-Provençal, Pearson, 2013.

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Le Community Manager expliqué à mon boss, c’est pas gagné…

12 décembre, 2013 12 décembre, 2013   12 décembre, 2013 0 commentaire

Passionné par le Community Management et les nouveaux leviers du marketing, Laurent Bour fondateur du projet du Journal du Community Manager revient sur les nouveaux enjeux de la communication du web, devenue incontournable.

Pourquoi avoir voulu mettre en commun une vision plurielle sur le Community Management ?

Si j'ai opté pour cette vision plurielle, que j’appelle bien plus volontiers collaborative, c'est afin d'apporter des éléments de réponses rapportés à différentes expertises. Il n'est pas question ici  d'être le détenteur de "LA" bonne pratique du community management, mais d'un ou plusieurs des nombreux maillons composant un métier, métier qui est encore large dans son éventail de compétences. Dès lors, il me paraissait important d'apporter sa propre vison du métier, au travers de différents backgrounds. Quand on parle d'un point comme la gestion de crise par exemple, il faut remettre cette spécialité à l'échelle de la société pour laquelle on travaille. Dans les grandes structures, on parle d'un métier à part entière, même s’il reste rattaché au terme de community manager. Faire valoir une expertise en community management, doit à mon sens passer par une spécialisation.

Comment s'est constitué votre Team Force, sur quels critères ?

Au départ, il n'y avait pas vraiment de volonté à privilégier plus un profil qu'un autre, je recherchais avant tout la passion du métier pratiqué, et surtout la variété des compétences mises en avant. Ceci étant, le formulaire mis en place avait déjà pour but de tracer les contours. Demander naturellement des références rédactionnelles allait me dévoiler un style, une orientation et un niveau d'expertise. Quand les premiers rédacteurs ont répondu présent, j'ai eu la chance d’en connaître quelques uns personnellement, et pour les autres, au moins au travers de ce qu'ils écrivaient sur leurs blogs respectifs.

Pourquoi avoir créé un groupe Social Meetup afin de permettre aux rédacteurs du site et aux amis de participer à des tables rondes autour du digital ?

Le groupe Social Meetup a peut être été prématuré dans sa mise en place, mais je ne voulais pas perdre le fil de l'idée que j'en avais. Je l'ai donc créé en vue de futurs échanges autour du projet qui ne se limite pas à un blog, mais à un ensemble basé sur le collaboratif. Il y a une agence qui sera créée, des outils qui seront développés, et d’autres briques qui viendront se greffer. Le Meetup permettra alors de se réunir pour faire évoluer le projet, mais en même temps pour nous permettre de faire plus ample connaissance, et profiter de lâcher la pression rencontrée de temps en temps. Il n’aura pas pour seule vocation de rester uniquement dans l’échange professionnel.  A terme, il réunira une partie de notre lectorat pour consolider l’engagement, et échanger dans un but de partage. Le collaboratif sera aussi au cœur des rencontres afin de rendre participant le lecteur, qui est avant tout celui au travers duquel on peut exister dans la durée. Quelques idées seront mises en place le moment venu, mais je ne peux en dire plus.

Quelle serait pour vous la vision d’un Community Manager, à l’ère du social média ?

Voilà une question qui mérite que l'on s'y attarde. Actuellement, c'est un métier qui semble vouloir cadrer à ce terme francisé qui a été dévoilé récemment; gestionnaire ou animateur de communauté. Si on ne sort pas de ce cadre qui sonne encore un peu large, on perçoit tout de même où se situent ses limites. Cependant, dans la réalité il en est autrement, car les pratiques collatérales du community manager en dehors de l’animation, prennent aussi une part importante de son travail. C’est d’ailleurs au travers de ces pratiques que naissent des prédispositions ou des passions.

Ma vision du métier à l'ère du social media, et plus précisément de la communication digitale, montre un community manager avec au moins une spécialité, sans laquelle il pourra difficilement faire valoir une expertise. Cette spécialité pourra le cantonner à un rôle unique, mais dans lequel il serait un expert reconnu. Le métier pourra alors se redécouper en conservant sa racine, un peu comme le marketing. Il devra d’avantage s’attacher à la notion de rentabilité de l’entreprise et comprendre le ROI dans le digital. J’imagine une partie de son métier exercé en externe, pour entrer en contact avec sa communauté et mener des actions visant l’engagement.

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Managers, parlez numérique… et boostez votre communication

6 décembre, 2013 6 décembre, 2013   6 décembre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Olivier Cimelière,  auteur de l’ouvrage « Managers, parlez numérique et boostez votre communication ! » Témoignage de Thierry Wellhoff, président de Wellcom et président de Syntec Conseil en Relations Publics - Préface de Françoise Gri, directrice générale du groupe Pierre &Vacances/Center Parcs - Postface de Nicolas Bordas, vice-président de TBWA Europe et président de BEING Worldwide aux éditions  Kawa.

Ce livre est-il un guide de bonnes pratiques pour les managers?

Mon intention n’était pas d’écrire un guide de tuyaux et astuces pour bien pratiquer les médias sociaux. Il existe déjà tellement de bons ouvrages sur le sujet que je n’ai estimé devoir en rajouter un !

En revanche, ce livre se veut un ouvrage de réflexion et de conviction pour aider les managers à prendre conscience de l’importance stratégique de la communication digitale et les nombreux défis qu’elle pose aux modèles communicants que les entreprises ont adoptés jusqu’à présent. A l’aide de cas d’étude tirés de l’actualité de ces 3 dernières années, je m’efforce de souligner combien les dirigeants doivent impulser un nouvel état d’esprit vis-à-vis de leur interne mais aussi de leurs différents publics.

La réputation ne se décrète plus, elle s’incarne concrètement par des actes, des engagements et une capacité à écouter et converser activement avec ses publics.

Que pouvez-vous nous dire sur la prise de parole 2.0 des dirigeants aujourd'hui?

Hormis quelques pionniers qui ont d’emblée saisi les opportunités qu’il y avait à être actif et impliqué sur les médias, une majorité de dirigeants demeure réticente. Ils objectent souvent le manque de temps, le peu d’appétence pour les nouvelles technologies de communication mais à mon sens, ce ne sont pas les vraies motivations qui les tiennent encore à l’écart.

Les médias sociaux désacralisent quelque peu l’aura du dirigeant. Dans le 2.0, on parle de pair à pair et ce n’est pas toujours évident pour un dirigeant d’appréhender et d’adopter cet état d’esprit. Même aux USA, berceau pourtant des réseaux sociaux, 68% des patrons des 500 entreprises composant le classement Forbes sont encore totalement absents.

Pourtant, il est conseillé de s’intéresser et de s’imprégner à cette tendance irréversible qui bouleverse en profondeur et durablement la façon dont leurs entreprises vont exercer leurs activités. Une prise de conscience semble d’ailleurs commencer à s’opérer. Le récent rapport Deloitte sur la gestion du risque dans la stratégie des entreprises montre qu’une majorité de patrons place désormais la réputation comme enjeu n°1 en termes de risques, et ceci parce qu’à leurs yeux, la poussée de l’expression publique sur les médias sociaux, modifie les rapports et les discours.

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Comment obtenir plus de followers sur Twitter

22 novembre, 2013 22 novembre, 2013   22 novembre, 2013 0 commentaire

Plusieurs astuces permettent d’obtenir un maximum de followers sur Twitter dans le but de captiver un plus large public, quasi nécessaire lorsqu’on souhaite faire la promotion d’un blog, d’un site ou d’outils, entre autres. Des notions basiques proposées et utilisées par le réseau social Twitter lui-même, permettent d’obtenir d’excellents résultats.

Si aux débuts des réseaux sociaux, des techniques comme le spamming permettaient de conquérir le maximum de followers, aujourd’hui, l’énorme concurrence rend l’entreprise plus difficile. En outre, Twitter a rendu beaucoup plus complexe l’acquisition de followers en interdisant les techniques de spam et en limitant le nombre de personnes que l’on peut suivre (à l’heure et en général).

Dans ce cas, pourquoi s'embêter à augmenter ses followers sur Twitter ?

Bien que Twitter n’ait pas une grande influence directe sur le référencement, il est un excellent outil pour la promotion d’un site puisqu’il permet de développer une interaction sociale (valorisation), pour la mesure de l’influence qu’on a sur la toile (un plus grand nombre de followers = une plus grande attractivité) et la possibilité de devenir influant au point d’être considéré comme un prescripteur de référence. Ci-dessous, un résumé de l'article 17 tactiques pour obtenir plus de Followers publié sur le blog de l'Agence CSV.

Astuce I : Tweeter au bon moment

Envoyer des tweets uniquement lorsque les followers sont en ligne, en vous servant de l’outil followerwonk de Twitter, chaque semaine, afin d’être actif au moment où les followers le sont.

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Eric Jouvenaux, Community Manager au Musée d’Orsay

7 novembre, 2013 7 novembre, 2013   7 novembre, 2013 0 commentaire

Cutlure RP a rencontré Eric Jouvenaux, community Manager et rédacteur web du Musée d’Orsay

   

   

Eric Jouvenaux, vous êtes Community Manager et rédacteur Web au Musée d'Orsay. Comment s'organise votre journée type?

J'aurais vraiment du mal à définir une journée type, tant les tâches peuvent être différentes selon les projets en cours, les priorités du moment ou les missions ponctuelles. Mais l'une des tâches incontournables est la relation directe avec le public. Nous recevons des mails via le site Internet, nous pouvons être questionnés, interpellés sur Facebook ou Twitter, et il est très important de répondre le plus rapidement possible à ces messages. C'est pourquoi ma journée sera de toute façon rythmée par la consultation régulière des réseaux sociaux, pour répondre si nécessaire donc, mais également pour ne pas manquer les infos qu'il serait intéressant de partager. Et, c'est une veille qui ne s'arrête jamais vraiment. Lorsque je consulte Twitter ou Facebook en dehors du travail, regarder également les comptes du musée est devenu un réflexe.

Pour le reste, le travail de rédaction - pour les pages du site ou les lettres d'infos principalement -  prend beaucoup de temps, en recherches et écriture ou adaptation. Il faut ensuite intégrer les textes et les mettre en page, les illustrer. Enfin, je travaille également sur la réalisation d'applications mobiles, je coordonne les projets que le musée mène avec le Google Art Institute, je peux participer à des tournages lorsqu'ils sont destinés au web… à moi ensuite d'arriver à structurer mes journées, à ne pas être trop dispersé.

Les collections du musée d'Orsay sont riches et pluridisciplinaires : peinture, sculpture, arts décoratifs, architecture et photographie. Quelles sont, selon vous, les attentes du public à l'air du 2.0 ?

Je pense que le public attend que les musées en général profitent des possibilités offertes par le développement du numérique pour permettre l'accès à leurs collections et aux informations qui y sont associées, d'autant plus quand ces collections sont aussi riches que celles du musée d'Orsay. C'était déjà notre ambition lorsqu'est sortie la version actuelle du site en 2007. On peut y consulter la totalité du catalogue des collections (sauf les dessins), connaître chaque jour l'état de l'accrochage dans les salles, avoir accès à de très nombreuses reproductions d'oeuvres, y compris d'artistes qui ne sont pas tombés dans le domaine public, ou encore lire près d'un millier de commentaires, chiffre appelé à augmenter progressivement…

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Du storytelling au storydoing

29 octobre, 2013 29 octobre, 2013   29 octobre, 2013 0 commentaire

Target, Starbucks, Disney, American Express, Apple, Jet Blue et IBM ont deux choses en commun : la meilleure performance sur leur marché et le storydoing. Une tribune de Jérémy Lopes.

Partant du constat que la machine à raconter des histoires ne suffit plus, l’agence co:collective a récemment lancé le projet « storydoing », une analyse du succès des marques qui « font les histoires » plus qu’elles ne les racontent.

Le storytelling continue et continuera d’exister, mais il devra désormais tendre vers une forme de « storytelling total » qui porte l’ensemble des actions de l’entreprise, guide la R&D et laisse les personnes extérieures à l’entreprise rentrer dans l’histoire.

L’ambition du projet est de prouver que les storytellers sont moins performants que les storydoers. Quand le storytelling est identifié comme un modèle linéaire reposant principalement sur des médias d’émissions (paid) qui véhiculent l’histoire, le storydoing, quant à lui, repose sur la capacité d’une entreprise à transformer une histoire en une ligne directrice suivie par l’ensemble de l’entité et ses consommateurs/fans. Chaque élément possédé par la marque (owned) et/ou chaque acteur, suivent ainsi une histoire commune en même temps qu’ils contribuent à l’alimenter. Un système vertueux propice à la génération de conversations et d’UGC (earned). Toujours pas convaincu ?

Sur 4 ans, les storydoers analysés ont connu (en moyenne) une progression de 10.4% de leur chiffre d’affaires contre 6.1% chez les storytellers, mais surtout une progression de leur valeur financière de 5.6% en période de crise lorsque leurs principaux concurrents perdaient 4.4%... La corrélation est contestable mais elle permet de définir deux grandes typologies d’acteurs et démontre le dynamisme de cette nouvelle génération de marques qui ont le talent de transformer leurs histoires en réalité marketing et économique sur chacun de leurs points de contact. La jeune histoire d’Uber et sa récente campagne #UberLove stories en sont la parfaite illustration.

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Le dircom face au bad buzz et la crise : 10 attitudes gagnantes

24 octobre, 2013 24 octobre, 2013   24 octobre, 2013 0 commentaire

Le dircom face au bad buzz et la crise par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Avec la publication imminente de "Bad buzz, gérer une crise sur les médias sociaux" , un ouvrage signé par Anthony Babkine (digital strategist de l’agence Wellcom) et Mounira Hamdi (chef de projet médias sociaux), j’ai le plaisir de lever un (tout petit !) pan du voile de ce livre qui va constituer une authentique référence sur le phénomène du bad buzz et de la crise 2.0. Souvent invoquée mais rarement bien décortiquée, cet opus donne au lecteur une vision périscopique exhaustive de cette tendance née avec les réseaux sociaux. En attendant la chronique de ces pages, j’ai le plaisir de partager sur ce blog, 10 attitudes à adopter face au bad buzz. 10 attitudes qu’Anthony et Mounira m’avaient demandées de définir pour illustrer un chapitre du livre.

Source : http://www.leblogducommunicant2-0.com
     

Ces 10 astuces n’ont rien de révolutionnaire en soi. Déjà au temps de la communication de crise traditionnelle, elles avaient toute leur place même si bien souvent une grande majorité d’entre elles passait à la trappe dès que la crise frappait ! A l’heure de la connectivité permanente et de la viralité foudroyante, ces astuces deviennent éminemment cruciales pour éviter de se retrouver happé par un bad buzz dont on peut traîner les effets délétères pendant très longtemps, inaltérable mémoire du Web oblige ! J’espère que cet avant-goût vous donnera l’envie d’aller acheter de ce pas le livre d’Anthony et Mounira qui sort aux éditions Eyrolles.

1) Les réseaux sociaux, tu veilleras

Le précepte semble d’une évidence cristalline. Néanmoins, combien d’entreprises et de marques prennent vraiment la peine d’écouter les conversations digitales. Il faut souvent une urgence grave pour commencer à se préoccuper du gazouillis numérique. Trop tard pour espérer éradiquer la crise qui s’emballe à la vitesse d’un tweet. A défaut de vraiment vouloir investir les médias sociaux, il est conseillé d’adopter au moins une veille active. Elle permettra de repérer les signaux faibles d’une crise potentielle et de les traiter avant que la situation ne dégénère en emballement social et médiatique.

2) La réputation numérique, tu nourriras

L’époque où il suffisait d’invoquer un message chatoyant pour convaincre le plus grand nombre et protéger sa réputation, est totalement révolue. Aujourd’hui, celle-ci est de plus en plus nourrie des avis, des perceptions et des expériences que les autres racontent et partagent au sujet de votre enseigne et de vos produits. S’astreindre à un autisme numérique est à coup sûr ferment de crise future. Il est donc essentiel d’entrer dans la conversation, de participer à l’animation de votre réputation, de partager des preuves tangibles et des informations fiables. Plus tôt vous serez reconnu comme un acteur impliqué et légitime, moindres seront les soubresauts d’une crise pour votre réputation.

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Louisa Amara, Community Manager au sein d’Orange…

21 octobre, 2013 21 octobre, 2013   21 octobre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Louisa Amara, une trentenaire qui cumule les mandats comme de nombreuses personnes de sa génération. RP et CM le jour, pigiste le soir

Quelles actions menez-vous en tant que Community Manager au sein d’Orange ?

Je dois animer le compte Twitter du service de presse Orange, @presseorange, suivi par des journalistes, blogueurs, salariés, clients, etc. Donc je relaie les actus du Groupe Orange, et elles sont nombreuses, puisqu’Orange est présent dans 32 pays, sans compter les filiales, Orange Business Services, etc. Cela passe aussi par le livetweet d’événements : petits déjeuners presse, conférences de presse, lancements, etc.  Mais je relaie aussi les actus du secteur des telecoms, high tech, réseaux sociaux, etc.  J’essaie aussi de me rendre disponible pour « initier » mes collègues aux joies de Twitter.

Twitter est un outil de communication indéniable aujourd’hui mais pour une entreprise, que tweeter, que retweeter ?

La première mission est de relayer les actus de l’entreprise mais il ne faut pas se limiter à ça, sinon ça donne l’impression d’être là uniquement pour vendre sa soupe. Donc tweeter, retweeter l’actu de son secteur, en étant assez large, peut intéresser plus de monde. Une petite pointe d’humour et de fantaisie est la bienvenue. On peut être corporate et humain.

A l'occasion de l'événement #virageNancy, il a été dit : "Ne dites plus "attaché(e) de presse" mais "Conseil en relation avec les médias"". L'attachée de presse d'aujourd'hui est-elle le Community Manager de demain ?

Pour les PME, ou pour un événement ponctuel, ça peut fonctionner, mais dans des structures plus importantes, c’est beaucoup trop compliqué. La charge de travail est trop importante pour mener de front les 2. Mais il est indispensable qu’un attaché de presse sache utiliser Twitter, pour sa veille, ses recherches etc. Il/elle n’est pas obligé d’être actif et de tweeter régulièrement, mais il doit savoir l’utiliser. Evidemment ce constat vaut aussi pour les journalistes. Un responsable de l’AFP a même dit il y a un an déjà que selon lui, pour un journaliste, ne pas être sur Twitter relève désormais de la faute professionnelle. Je modère ce propos en précisant qu’on n’est pas obligé d’être présent, avoir un compte actif, mais savoir l’utiliser au moins pour suivre l’actu.

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