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La boîte à outils des Réseaux sociaux par Cyril Bladier

13 février, 2014 13 février, 2014   13 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Cyril Bladier, Digital Strategist et auteur de l'ouvrage « La boîte à outils des Réseaux sociaux, édition 2014 » aux Editions DUNOD et est l'auteur de nombreux articles pour le Huffington Post, Presse citron et le Journal du Net.

       

« La boîte à outils des Réseaux sociaux » est un ouvrage destiné avant tout à aider professionnels et entreprises dans leur approche de la communication sur les réseaux sociaux. Publié en février 2012, il ressort aujourd'hui. Sur le fond, qu'est-ce qui a changé dans ce livre?

Tout. Ce livre est bien plus qu'une mise à jour. C'est une refonte complète, que ce soit dans l'approche ou dans la structure. Les réseaux sociaux sont en mouvement perpétuel. Certains disparaissent, d'autres naissent (Instagram, Pinterest…), leurs fonctionnalités évoluent, les usages changent. Une simple mise à jour n'est donc pas possible. Il faut repenser complètement l'approche en prenant en compte toutes ces nouveautés. Pour être plus précis, au-delà des outils, j'ai consacré une part plus importante aux usages et aux tendances de fond comme le Picture Marketing par exemple.

     

Il y a 2 ans, j'ai constaté d'une part la place croissante prise par l'image dans les principaux réseaux sociaux (Facebook, Google+, LinkedIn…) et d'autre part l'émergence de réseaux sociaux reposant sur le partage d'images (Tumblr, Pinterest, Instagram…). J'ai appelé cette tendance le Picture Marketing, expression plusieurs fois reprise par la suite. L'idée derrière cette notion est bien de faire comprendre que, quelle que soit la plateforme, l'image est essentielle. Que ce soit pour créer son profil ou sa page ou que ce soit pour animer sa communauté et chercher de l'engagement, l'image est absolument essentielle.

Profil personnel ou page d'entreprise, on ne peut plus aborder aujourd'hui les réseaux sociaux dans un contexte professionnel sans avoir de réflexion préalable sur l'image et sa place. Depuis cette tendance s'est confirmée avec le succès de Pinterest ou Instagram et l'émergence de nouvelles plateformes comme Snapchat.

Le dossier le plus important est consacré au recrutement, que ce soit côté candidats ou recruteurs. Un autre dossier important est consacré au marketing. Autre nouveauté, un chapitre est consacré au retail.

L'une des caractéristiques de la collection est la présence de cas d'illustrations. Là encore, tous les cas ont changé. Des sociétés comme Lesieur, Google, LinkedIn, Microsoft, BNP ou Publicis ont partagé un certain nombre de conseils et de leurs retours d'expériences.

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Le Club des Community Managers de Lyon

6 février, 2014 6 février, 2014   6 février, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré  Alexandra Aslanides, rédactrice web/community manager et Présidente du Club des Community Managers de Lyon / @ClubCML / https://twitter.com/ClubCML

Le Club CML est désormais connu et se déploie dans la région de Lyon avec plus de 60 adhérents. Alexandra, pourquoi avoir crée le Club des Community managers de Lyon?

A l’origine de cette initiative, un besoin d’échanger avec d’autres personnes qui se posaient les mêmes questions que moi sur les stratégies propres au social media, leurs mises en œuvre, leur futur… et le besoin d’échanger IRL et pas toujours derrière un écran. J’ai toujours été demandeuse des retours d’expériences, et j’aime partager les miens aussi.

Cette philosophie a séduit petit à petit une soixantaine de personnes. Pour donner une reconnaissance à nos actions, nous sommes devenus une association : le Club des Community Managers de Lyon.

Ce club n’accueille pas 100% de CM, mais toutes les personnes des métiers du web qui ont une appétence pour la communication et le webmarketing, qui sont intéressés par cette nouvelle discipline et veulent contribuer à son développement. D’autant que le métier se répand et les besoins sont de plus en plus nombreux ; on va demander de plus en plus à certains métiers d’intégrer cette compétence.

En quoi consiste une journée type du Community Manager?

Elle peut largement différer selon que le CM soit en agence, chez l’annonceur ou en free lance. De plus, le CM met souvent en œuvre, dans son quotidien, d’autres compétences. Ce qui incombe à chacun cependant, c’est un travail de réflexion stratégique, de veille technologique, de veille concurrentielle, d’e-réputation, de production de contenus et de reporting de ses actions. Le Community manager est par essence toujours force de proposition et dans une logique de développement ; être au fait des nouveautés ne suffit pas il faut aller au devant des tendances et surtout des attentes de ses communautés pour pouvoir réaliser ses objectifs.

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L’Authorship de Google peut s’avérer une opération complexe

20 janvier, 2014 20 janvier, 2014   20 janvier, 2014 0 commentaire

Mettre en œuvre l’Authorship de Google peut s’avérer une opération complexe. Revenons sur une infographie en Français et traduite par Anthony Prive consultable ci-dessous.

Néanmoins, Google pourrait plus sélectif quant à l’attribution de l’Authorship afin de mettre en avant les Authorships les plus qualitatifs. La conséquence directe, serait selon Matt Cutts une baisse allant jusqu’à 15% de l’apparition de l’Authorship dans les SERPs.

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Pour 2014, un peu de prospective avec Alain Garnier

20 janvier, 2014 20 janvier, 2014   20 janvier, 2014 0 commentaire

Alain Garnier est co-fondateur d'ARISEM revendu à Thales, puis d'Evalimage. Il dirige Jamespot éditeur spécialisé dans les réseaux sociaux d'entreprise. En 2011, il publie son deuxième ouvrage co-écrit avec Guy Hervier, collection Hermès Lavoisier. En 2013, écrit le livre blanc le "Big Data et Réseaux Sociaux : mythes & réalités – la déclinaison pour les Réseaux Sociaux ». Il nous fait part dans cette interview de son expérience dans l'univers du Search.

Le réseau social d'entreprise est l'outil idéal pour partager des informations, interagir, collaborer et dynamiser l’activité d'une société au quotidien. Quelles sont, selon vous, les outils, les bonnes pratiques qui permettent d’accélérer les processus métiers ?

Les processus métiers sont multiples dans leurs formes, allant du plus structuré (des tâches répétitives), aux projets les plus collaboratifs & complexes. On a donc un spectre d'outils qui se divisent aujourd'hui en deux "camps" : d'un côté les processus métiers ramenés à des éléments structurés via les ERP, les CRM ou encore des Workflows. Ils assurent une certaine rigueur et une optimisation... mais font comme si le monde était carré... ce qu'il n'est pas! Un client n'est jamais le même. Sa demande non plus et ne se résume pas à un formulaire. De l'autre, les outils comme le RSE, non dirigés, qui permettent une création rapide, comme vous dites, d'interagir et de collaborer. Mais qui ne sont pas structurés autour du processus métier. Ces deux dimensions d'outils  concourent à améliorer et accélérer les process métiers. Mais ils ne se parlent pas assez. La nouvelle génération d'outils devra prendre en compte cette dualité et penser ces deux dimensions en une seule interface. Voilà l'objectif.

En 2011, Google a sorti une version entreprise de son offre de réseau social. Quels ont été les impacts pour le monde du RSE et précisément pour votre solution ?

J'avais écris à l'époque que c'était une bonne nouvelle pour le domaine. Et ce fut le cas. Encore plus, lors du rachat de Yammer par Microsoft d'ailleurs. Ces deux mastodontes ont polarisés le marché et sifflé non pas la fin de la récré comme certains l'avaient prévu, mais la fin de "le RSE est un outil pour jouer comme Facebook". Le marché du RSE a d'ailleurs bondi de +50% l'an dernier... malgré la crise. Maintenant, Google, pour revenir sur votre question, reste loin de ce marché. Son offre est, certes attrayante, mais fait la part belle à l'individu, pas à l'organisation. C'est le modèle de Google qui veut ça. Un utilisateur Google n'existe qu'une fois dans les outils Google. Là, où l'attente des RSE est de privatiser un espace pour la personne morale. Bref, Google a encore du chemin avant d'être un acteur dangereux. On peut dire que Google n'a pas encore provoqué d'impact dans le secteur. Il se bat déjà sur le mail... une technologie des années 80... contre Microsoft. Mais, bien sûr, il reste dangereux. Car il a, pour lui, le temps et les moyens.

La recherche d’informations en entreprise se complexifie, les volumes de données traitées par les organisations gonflent de façon significative et le traitement des données non structurées devient un enjeu " majeur. Pouvez-vous nous parler du concept de l'accès à l’information unifiée"?

Je reviens sur Google. Il a su nous proposer un accès à l'information unifiée. Pour le Web. 1.0 dira-t-on. Celui qui se lit et se parcourt. Maintenant, on est face à des applications plus complexes : les réseaux sociaux sont des systèmes d'interactions. Dès lors, fournir un accès unifié devient un problème d'une très grande complexité car il faut donner l'information en contexte, non pas de la sémantique de l'objet informationnel, mais de sa relation avec l'utilisateur. J'assiste à la même attente que celle que j'ai connu au début de l'indexation "plein texte". Les technologies murissent. Les capacités augmentent. Le basculement est proche pour une vision globale sur tous nos systèmes. Ce sera le futur Google (cela peut être lui même aussi).

Si aujourd'hui, il ne fait plus aucun doute que nous pouvons trouver n'importe quel document rapidement, pouvons-nous pour autant analyser son contenu du point de vue des sentiments, des relations entre des marques, des concurrents sans avoir à rechercher dans ses documents des entités non connues ?

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La créativité au service du luxe

20 décembre, 2013 20 décembre, 2013   20 décembre, 2013 0 commentaire

Au Cristal Festival, le jury "Luxe", qui réunit les présidents de l’ensemble des jurys, a récompensé Wüsthof, marque allemande de couteaux. Yves Hanania, fondateur de l’agence Lighthouse* et juré donne sa définition du luxe et remet en question les ingrédients d’une bonne campagne.

En attribuant, cette année, le prix à Wüsthof, marque allemande de couteaux, le jury témoigne de son désir de favoriser plus l’idée créative que la qualité d’exécution qui reste l’apanage des marques de luxe. Ce dernier comporte, en effet, trop de facettes pour en tirer une définition simple et l’enfermer dans une série de caricatures que l’on peut facilement rejeter. Les critères d’appréciation sont multiples. Si l’on parle d’efficacité dans les produits de grande consommation, on évoquera plus volontiers l’esthétisme, l’imaginaire, l’émotion ou l’aspiration pour le luxe.

Il est difficile de juger une campagne qui ressemble, même pour un jury averti, à toutes les autres campagnes. Encore plus difficile pour un consommateur de s’y retrouver. Cela n’est pas nouveau. Les campagnes dans la mode ou le parfum se limitent souvent à une même histoire autour d’un flacon, un produit sublimé, un homme (beau), une femme (merveilleuse), une humeur, une culture, une personnalité, parfois une attitude, un art de vivre (par exemple, à l’italienne) ou un style de vie (souvent luxueux).

Beaucoup se ressemblent...

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Interview de Michel Levy-Provençal, Fondateur et Président de TEDxParis

19 décembre, 2013 19 décembre, 2013   19 décembre, 2013 0 commentaire

Pouvez-vous nous expliquer ce que sont les conférences TEDx ?

Le programme TEDx est né en 2009 de la volonté de Chris Anderson qui a racheté les droits des célèbres conférences TED (Technologie, Entertainment et design) dont il était un grand admirateur, dans le but de les démocratiser.

Les conférences TEDx sont donc des événements indépendants, sous licence gratuite, qui donnent la parole à des « talkers » ayant un message fort à délivrer. Science, éducation, économie, philosophie, exploration… Les thème abordés par les intervenants lors de leurs talks sont variés mais ont toujours pour but, si ce n’est de changer le monde, de contribuer à l’améliorer.

5 ans après la création de cette licence gratuite, il existe aujourd’hui des milliers de conférence TEDx de différentes tailles dans le monde, de la plus importante à la plus modeste.

En quoi la conférence française est-elle différente de se grande sœur américaine ?

Comme dit précédemment, il existe une multitude de conférences TEDx indépendantes dans le monde et donc en France. Dans le cas de notre conférence, TEDxParis, le format est légèrement différent. Par rapport à la version américaine, nous avons tendance à privilégier des interventions un peu plus courtes : 12 à 15 minutes en moyenne contre 18 aux Etats-Unis. Une autre différence réside aussi peut-être dans la préparation de nos intervenants. Contrairement à nos amis américains qui s’entrainent dès le plus jeune âge avec notamment l’exercice du « show and tell » à l’école, nous autres français, sommes moins préparés aux présentations orales. C’est pourquoi j’ai patiemment mis au point, grâce à mes 5 années d’expérience de TEDxParis, une méthode de coaching pour travailler avec nos talkers aussi bien sur le fond et la structure de leur intervention que sur la forme et l’expression scénique.

Chez TEDxParis, nous sommes persuadés que tout le monde peut délivrer un excellent talk, à condition d’avoir un message fort à véhiculer et de s’être bien préparé. C’est en effet seulement au prix d’une bonne préparation que l’on peut prétendre à réussir une excellente intervention.

Cette méthode, reconnue, est d’ailleurs depuis peu disponible en librairie*

* « Révelez le speaker qui est en vous ! La méthode Brightness », Michel Lévy-Provençal, Pearson, 2013.

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Le Community Manager expliqué à mon boss, c’est pas gagné…

12 décembre, 2013 12 décembre, 2013   12 décembre, 2013 0 commentaire

Passionné par le Community Management et les nouveaux leviers du marketing, Laurent Bour fondateur du projet du Journal du Community Manager revient sur les nouveaux enjeux de la communication du web, devenue incontournable.

Pourquoi avoir voulu mettre en commun une vision plurielle sur le Community Management ?

Si j'ai opté pour cette vision plurielle, que j’appelle bien plus volontiers collaborative, c'est afin d'apporter des éléments de réponses rapportés à différentes expertises. Il n'est pas question ici  d'être le détenteur de "LA" bonne pratique du community management, mais d'un ou plusieurs des nombreux maillons composant un métier, métier qui est encore large dans son éventail de compétences. Dès lors, il me paraissait important d'apporter sa propre vison du métier, au travers de différents backgrounds. Quand on parle d'un point comme la gestion de crise par exemple, il faut remettre cette spécialité à l'échelle de la société pour laquelle on travaille. Dans les grandes structures, on parle d'un métier à part entière, même s’il reste rattaché au terme de community manager. Faire valoir une expertise en community management, doit à mon sens passer par une spécialisation.

Comment s'est constitué votre Team Force, sur quels critères ?

Au départ, il n'y avait pas vraiment de volonté à privilégier plus un profil qu'un autre, je recherchais avant tout la passion du métier pratiqué, et surtout la variété des compétences mises en avant. Ceci étant, le formulaire mis en place avait déjà pour but de tracer les contours. Demander naturellement des références rédactionnelles allait me dévoiler un style, une orientation et un niveau d'expertise. Quand les premiers rédacteurs ont répondu présent, j'ai eu la chance d’en connaître quelques uns personnellement, et pour les autres, au moins au travers de ce qu'ils écrivaient sur leurs blogs respectifs.

Pourquoi avoir créé un groupe Social Meetup afin de permettre aux rédacteurs du site et aux amis de participer à des tables rondes autour du digital ?

Le groupe Social Meetup a peut être été prématuré dans sa mise en place, mais je ne voulais pas perdre le fil de l'idée que j'en avais. Je l'ai donc créé en vue de futurs échanges autour du projet qui ne se limite pas à un blog, mais à un ensemble basé sur le collaboratif. Il y a une agence qui sera créée, des outils qui seront développés, et d’autres briques qui viendront se greffer. Le Meetup permettra alors de se réunir pour faire évoluer le projet, mais en même temps pour nous permettre de faire plus ample connaissance, et profiter de lâcher la pression rencontrée de temps en temps. Il n’aura pas pour seule vocation de rester uniquement dans l’échange professionnel.  A terme, il réunira une partie de notre lectorat pour consolider l’engagement, et échanger dans un but de partage. Le collaboratif sera aussi au cœur des rencontres afin de rendre participant le lecteur, qui est avant tout celui au travers duquel on peut exister dans la durée. Quelques idées seront mises en place le moment venu, mais je ne peux en dire plus.

Quelle serait pour vous la vision d’un Community Manager, à l’ère du social média ?

Voilà une question qui mérite que l'on s'y attarde. Actuellement, c'est un métier qui semble vouloir cadrer à ce terme francisé qui a été dévoilé récemment; gestionnaire ou animateur de communauté. Si on ne sort pas de ce cadre qui sonne encore un peu large, on perçoit tout de même où se situent ses limites. Cependant, dans la réalité il en est autrement, car les pratiques collatérales du community manager en dehors de l’animation, prennent aussi une part importante de son travail. C’est d’ailleurs au travers de ces pratiques que naissent des prédispositions ou des passions.

Ma vision du métier à l'ère du social media, et plus précisément de la communication digitale, montre un community manager avec au moins une spécialité, sans laquelle il pourra difficilement faire valoir une expertise. Cette spécialité pourra le cantonner à un rôle unique, mais dans lequel il serait un expert reconnu. Le métier pourra alors se redécouper en conservant sa racine, un peu comme le marketing. Il devra d’avantage s’attacher à la notion de rentabilité de l’entreprise et comprendre le ROI dans le digital. J’imagine une partie de son métier exercé en externe, pour entrer en contact avec sa communauté et mener des actions visant l’engagement.

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