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Interview d’Isabelle Canivet et Jean-Marc Hardy sur la « Stratégie de contenu en pratique »

11 mars, 2013 11 mars, 2013   11 mars, 2013 0 commentaire

Isabelle Canivet et Jean-Marc Hardy après avoir écrit sur les usages des mobinautes, livrent à Culture RP leur nouvel ouvrage « Stratégie de contenu en pratique ».

Pourquoi avoir écrit  « Stratégie de contenu en pratique » ?

La stratégie, c’est du concret : l’énergie qu’on mobilise, l’argent qu’on dépense, les échéances qu’on se donne, le trafic qu’on génère, la notoriété qu’on tisse, les messages qu’on diffuse, les produits qu’on vend et les services qu’on rend.

Nous avons voulu un livre pragmatique. Des outils. Pas de blabla.

Une collection de 30 techniques, connues ou moins connues, qui font partie de l’arsenal du chef de projet web. Nous avons conçu des fiches séparées pour permettre un accès direct à ce dont le lecteur a besoin (sans nécessairement lire le livre en entier).

Quelles sont les différentes phases d'un projet web ?

Le projet web est un projet comme un autre. Notre fil rouge reste donc très classique : audit, stratégie, conception, production et mesure de l’impact.

D’un côté, c’est vrai, le projet web nécessite une organisation rigoureuse pour avancer efficacement. Le site web mobilise l’entreprise et toutes ses composantes : marketing, communication, sales, IT, etc. Les projets web, c’est comme les grands travaux ferroviaires : ils aboutissent souvent 2 ans après l’annonce officielle de la fin du chantier.

Mais la segmentation du projet en une série de phases est un piège que plus d’un a relevé. Un site web ne se gère pas comme une brochure papier : une fois créé, les choses ne font que commencer. Regardez les « grands » (Amazon, Google, eBay, etc.) : que font-ils ? Une refonte tous les trois ans ? Absolument pas. Les maîtres du monde sont dans un processus d’amélioration continue.

La grosse majorité des entreprises disposent aujourd’hui d’un site web. En général, elles en sont déjà à la version 4 ou 5. Nous nous situons donc davantage dans un processus d’optimisation que dans un processus de construction « from scratch ». Sauf pour les sites événementiels, les sites de campagne, les sites produits, qui ont le désavantage et l’avantage à la fois, de démarrer d’une feuille blanche.

De nombreux outils que nous proposons s’inscrivent dans ce processus d’amélioration continue : différentes variantes d’audit, de test utilisateur ou d’analyse de performance viennent nourrir la stratégie d’amélioration du site web.

Notez que certaines tendances du Web sont très intéressantes, mais coûteuses pour l’entreprise. Citons, par exemple, le « responsive design », cette possibilité de concevoir des sites web flexibles, réactifs aux dimensions des écrans. Le « reponsive design » est puissant face à l’explosion de l’Internet mobile, mais un gros site web ne devient pas « responsive » en un tour de main.

Au chapitre de la conception, nous évoquons ces nombreux outils offerts à l’architecte d’information, qui permettent de créer des maquettes fonctionnelles avant de passer à la maquette graphique proprement dite. D’autres fiches de notre livre se consacrent à la production : comment choisir un CMS (outil de gestion de contenu), comment y configurer de bons gabarits éditoriaux, comment organiser une migration de contenu, et toutes ces choses qui relèvent du chantier web dans ses aspects les plus pragmatiques.

Enfin, nous poussons les entreprises à s’organiser et définir des flux de travail efficaces (workflow) : comment encadrer les demandes de production, quels circuits de validation mettre en place, quelles précautions prendre lors du recours à des fournisseurs externes, etc.

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Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

19 février, 2013 19 février, 2013   19 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Emeline Leca, Community Manager de l’Agence FLAG

Comment êtes-vous devenu Community Manager ?

Un peu par « hasard ». C’était il y a 4 ans, le métier de Community Manager commençait à être mieux connu des professionnels du secteur et était en plein expansion. J’étais en première année de Master ;  j’écrivais un mémoire sur l’utilisation des réseaux sociaux en marketing et j’ai décroché mon premier stage dans une agence web. Ensuite, j’ai continué un Master 2 en école de communication, et après deux stages dans ce domaine (en agence et chez l’annonceur) qui m’ont vraiment plu, c’est devenu mon métier.

Quelles sont les qualités que requièrent un bon CM ?

  • Etre curieux, il faut être en veille permanente, lire beaucoup de tout, s’intéresser à l’actualité, aux nouvelles technologies, aux dernières campagnes de communication.
  • Avoir un excellent relationnel : car il s’agit avant tout de gestion et de dialogue avec sa communauté, les relations doivent être pérennes.
  • Posséder une jolie plume : c’est avant tout de la communication écrite, il faut soigner ses accroches, ses tweets, ses statuts.... Un Community Manager qui ne maitrise pas la langue française décrédibilise la marque pour laquelle il est porte parole sur les médias sociaux.
  • Savoir s’adapter : il faut pouvoir s’approprier une marque, se faire accepter par la communauté et surtout être crédible sur le sujet sur lequel il communique, encore une fois, le Community Manager est la voix de l’entreprise sur les réseaux sociaux.
  • Être pédagogue : lorsqu’il est intégré à une agence RP (comme c’est mon cas aujourd’hui), l’activité de Community Manager reste encore peu connue pour les métiers classique de la communication, il est donc important de sensibiliser son entourage professionnel aux objectifs et résultats que l’on peut obtenir avec un bon community management.
  • Être réactif et proactif, toujours.

Quelle est votre journée type ?

Je n’ai pas vraiment de journée type, mais généralement cela commence par de la veille, ensuite, parfois en fonction de l’actualité, je tweete des infos qui me semblent pertinentes sur le compte Twitter de l’agence.

Ensuite je fais un point sur ma TO DO de la journée : rédaction du planning éditorial, bilan Facebook (le KPI, l’ennemi du Community Manager), animation des différentes pages Facebook/comptes Twitter des clients. Mise à jour du site de l’agence, selon les besoins. Organisation de jeux concours Facebook.

Lorsque l’agence est en compétition je suis en charge de développer la partie social media des recommandations stratégiques.

Je suis un peu un électron libre, c’est moi qui time mes journées selon les tâches que j’ai à réaliser et les deadlines qui me sont fixées.

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Internet et médias sociaux: les grands chiffres 2012-2013

28 janvier, 2013 28 janvier, 2013   28 janvier, 2013 0 commentaire

Réalisée par l'agence de communication digitale Novius:  Les grands chiffres internet et médias sociaux.

Retrouvez aussi tous les chiffres en format slideshare sur: http://bit.ly/VFp2DJ

     

Interview de Jean-François Ruiz, auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux »

15 janvier, 2013 15 janvier, 2013   15 janvier, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean-François Ruiz, fondateur de l’agence PowerOn et auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux ».

Pourquoi avoir écrit "Réussir avec les réseaux sociaux" ?

Je voulais faire un guide de référence sur le sujet des réseaux sociaux. C'est pourquoi je me suis entouré de 15 personnes ayant des profils très différents pour challenger mes idées et créer le contenu le plus clair et efficace possible sur la question des réseaux sociaux. Plutôt que de donner des informations périssables, nous nous sommes plutôt intéressés à la démarche de réseautage de l'être humain dans le contexte des réseaux sociaux. Son contenu est toujours d'actualité (mis à part pour les chiffres présentés dans le panorama au début du livre).

Si c'était à refaire quel nouveau chapitre développeriez-vous suite à l’évènement Webdeux Connect 2012 de novembre dernier ?

J'approfondirais sûrement la partie réseautage dans un évènement. Au travers de l'organisation du Webdeux Connect 2012 j'ai encore amélioré mes connaissances/compétences sur les clés d'un networking réussi autour d'un évènement.

Je mettrais également à jour la conclusion de l'ouvrage ou j'inviterais les lecteurs à donner le livre à la première personne qui leur vient à l'esprit quand ils penseront à créer du capital social (terme explicité dans le livre).     Expliquez-nous le concept du Social Intelligence?

Pour moi le Social Intelligence, c'est la discipline qui consiste à extraire des réseaux sociaux des informations afin de prendre des décisions plus intelligentes. Par exemple, cela peut-être de regarder les contacts d'une personne sur les réseaux sociaux afin de savoir quelle est la meilleure manière de l'approcher via son propre réseau. Cela peut également être l'analyse sémantique des messages postés par ses fans / followers afin d'en connaitre plus précieusement les centres d'intérêts afin d'adapter sa ligne éditoriale en conséquence. Nous avons fait un atelier sur le sujet lors du Webdeux.Connect. Nous publierons l'enregistrement prochainement sur http://www.webdeux.info.

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Etude ECCO: Quelles tendances pour les Relations Publics au niveau mondial ?

6 novembre, 2012 6 novembre, 2012   6 novembre, 2012 0 commentaire

Etude ECCO : Quelles tendances pour les Relations Publics au niveau mondial ? par Olivier Cimelière, communicant 2.0

Troisième réseau mondial d’agences de relations publics indépendantes, ECCO a dévoilé le 25 octobre à Paris, une intéressante étude sur les grandes tendances du marché des RP. A l’heure de l’explosion des réseaux sociaux, les RP s’inscrivent de nouveau à l’agenda des agences et des grandes entreprises. Résumé des faits saillants.

Pour opérer ce coup de sonde planétaire, le réseau ECCO s’est appuyé conjointement sur une étude qualitative menée auprès de 42 adhérents issus de 25 pays et sur deux rapports faisant autorité dans la profession : le « Holmes Report » édité par l’agence de consulting éponyme et l’ « ICCO World Report » réalisé par l’association professionnelle américaine International Communications Consultancy Organisation. Avec une question fondamentale : que représente exactement l’activité des relations publics au sein des différentes disciplines de la communication et quelles perspectives peut-on légitimement espérer pour les professionnels du secteur ?

Les RP sur le devant de la scène

Dans une période de crise où les budgets communication sont régulièrement taillés à la serpe, l’activité RP tire efficacement son épingle du jeu. Membre fondateur du réseau ECCO et président de l’agence Wellcom, Thierry Wellhoff s’en réjouit : « En valeur, le marché global des RP s’établit autour de 10 milliards de dollars en 2011 soit une hausse de 8% en moyenne et même 10% pour les agences indépendantes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette croissance n’est pas uniquement tiré par les pays à l’économie encore flamboyante mais aussi par des régions où le contexte économique est plus aléatoire ».

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RP & Web 2.0 : « La prise de conscience est avérée mais la pratique tâtonne encore » selon Jérôme Lascombe d’Hopscotch

30 octobre, 2012 30 octobre, 2012   30 octobre, 2012 0 commentaire

RP & Web 2.0 : «La prise de conscience est avérée mais la pratique tâtonne encore» selon Jérôme Lascombe d’Hopscotch par Olivier Cimelière, communicant 2.0

     

Lors de la 3ème édition du Hub Forum, j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec Jérôme Lascombe sur la thématique des relations publiques et de l’influence des entreprises et des marques à l’ère du 2.0. Un sujet sur lequel il a par ailleurs débattu au cours d’une table ronde rassemblant Emmanuel Bloch, directeur de la communication externe de Thales Communications & Security et Aurélien Sallé, digital manager d’Atout France.

Jérôme Lascombe est PDG d’Hopscotch, une agence de relations publiques qu’il a fondée en 2000 et qui figure parmi les agences leaders en France, avec un fort ancrage dans le web social et les stratégies digitales d’information et un développement à l’international très actif. L’expertise de Jérôme Lascombe est d’autant plus intéressante que l’homme endosse également en parallèle d’autres casquettes comme celles de business angel et d’entrepreneur du Web. C’est ainsi qu’il est associé fondateur de Human to Human, une agence de veille et de stratégie conversationnelle en ligne. Ces vies complémentaires de communicant numérique et businessman donnent un relief particulièrement intéressant à sa vision des relations publiques à l’heure du Web 2.0.

Comment définiriez-vous en quelques mots les RP 2.0 par rapport aux RP classiques ?

L’erreur à ne pas commettre serait de vouloir les opposer comme il s’agissait de rejouer l’éternelle querelle des Anciens et des Modernes. Les RP telles qu’elles ont été longtemps pratiquées, ne sont pas antinomiques des RP 2.0. Les deux cultivent les mêmes objectifs, à savoir la construction, la consolidation et l’évolution de l’image d’une entreprise ou d’une marque. Les deux contribuent à l’influence que celle-ci peut exercer à l’égard de ses différents publics et aux relations qu’elle entretient avec ceux-ci.

L’avènement du digital introduit en revanche des problématiques nouvelles. Pour nourrir la conversation sur la Toile, cela implique de produire des contenus pertinents et surtout accessibles par les audiences que l’on vise. A cet égard, le référencement est un levier clé pour escompter une visibilité efficace et ainsi engager le dialogue avec ses publics. Ensuite, il s’agit de nourrir un discours intelligible et intelligent si l’on veut obtenir en retour d’authentiques interactions comme la recommandation des internautes, le partage des contenus, la rédaction de commentaires.

En d’autres termes, la réputation d’une marque et d’une entreprise était auparavant plus une question d’achat d’espace pour être connu des publics ciblés. Aujourd’hui, cette dimension demeure mais elle s’est complexifiée avec une exigence de conviction de la part de ces mêmes publics.

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Le pouvoir des «lectures convergentes»

19 octobre, 2012 19 octobre, 2012   19 octobre, 2012 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

     

Les éditeurs de médias, mais aussi tous les autres émetteurs d’information que sont les collectivités locales, les entreprises et les organisations, se posent les mêmes questions : quels arbitrages font leurs cibles entre les différents supports qu’ils produisent ? Et quels sont les apports spécifiques de chaque support à la marque émettrice ?

On savait déjà par l’étude One (article du 8 octobre 2012) que 21 millions de Français consomment simultanément de l’information sur les supports imprimés et digitaux. La 2ème édition de l’étude « Print + Digital » réalisée par le Syndicat des Editeurs de Presse Magazine (SEPM) apporte des compléments d’information sur ce phénomène de lecture multi-supports (en jargon, « multi-reading »).

Le premier enseignement de cette étude est que les différents supports ne se substituent pas les uns aux autres, mais se complètent : la lecture de magazines imprimés concerne 50 millions de personnes (+1%) et la lecture de presse numérique 21 millions (+ 7% au global, mais + 4% seulement pour le web fixe face à + 26 % pour les mobiles et tablettes !).

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Les décisions stratégiques impliquent des stratégies de contenus

1 octobre, 2012 1 octobre, 2012   1 octobre, 2012 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

En cette fin d’année, les arbitrages budgétaires sont au cœur des préoccupations des directeurs de communication. Et la tentation est grande de privilégier les outils et techniques dont les effets sont les plus rapides et les plus facilement mesurables, aux dépens des « supports à contenus ». Bien à tort, car, pour préparer et accompagner des décisions stratégiques, ce sont bien les stratégies de contenus qui doivent être privilégiées.

« Tenir les objectifs » est le mot d’ordre commun aux entreprises confrontées à la baisse des ventes, aux organisations confrontées aux doutes de leurs adhérents et aux politiques qui ont les yeux fixés sur les échéances électorales. Si cette obsession est parfaitement légitime, elle a trop souvent pour conséquence la recherche de l’efficacité à tout prix. La conséquence est un usage disproportionné des promotions flamboyantes, des slogans tapageurs, des tsunamis d’E-mailings et des « petites phrases » concoctées pour susciter l’intérêt des médias. C’est oublier que les techniques de guérilla ne sont pas adaptées aux grandes batailles. Lorsqu’une entreprise est dans la nécessité de fermer un site ou de réorienter son activité, lorsqu’un élu doit communiquer sur son bilan et faire partager son projet, les techniques de publicité et de promotion classiques sont au mieux inefficaces, au pire contre productives car perçues comme des outils de manipulation. Pour affronter les grands défis avec quelques chances de succès, il faut expliquer pour convaincre, illustrer pour prouver, partager pour faire adhérer et mobiliser. Lire la suite...