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Les enjeux du data-journalisme pour la Presse: Part I

17 octobre, 2013 17 octobre, 2013   17 octobre, 2013 0 commentaire

Par Estelle Prusker-Deneuville, Doctorante Université Panthéon-Assas,  Responsable des enseignements Media SciencesCom Audencia Group - le site de Sciencescom.

      La Presse écrite est en danger Depuis quelques années, la conjoncture du marché de la Presse écrite est mauvaise : recul des ventes et abonnements, baisse continue des audiences, effondrement des investissements publicitaires, … nombreux sont les groupes de Presse fragilisés.  Aux Etats-Unis, 3.775 postes de journalistes  ont ainsi été supprimés sur l’année 2011, soit 30% de plus qu’en 2010 (Source Blog Paper Cuts : http://newspaperlayoffs.com/). Parallèlement à cette conjoncture morose, les études prospectives annonçant la fin de la Presse papier se multiplient. Ainsi, selon le rapport du Center for the Digital Future de la USC Annenberg (Californie), la grande majorité des journaux américains cesseront d'être imprimés d'ici cinq ans (Rapport «Is America At a Digital Turning Point?» publié en janvier 2012 par Center for the Digital Future de la USC Annenberg (Californie) : «La plupart des journaux disparaîtront d'ici cinq ans », résume Jeffrey I. Cole, directeur du centre, dans un communiqué. « Nous croyons que les seuls journaux imprimés qui survivront se situeront aux extrémités du spectre, soit les plus grands et les plus petits.» http://www.digitalcenter.org/).  Le site Future Exploration a été plus loin en livrant une chronologie de l’extinction des journaux papier selon les pays. D’après leurs analyses, les Etats-Unis seraient les premiers concernés avec une disparition annoncée de la Presse papier dès 2017, la France devant subir le même sort en 2029 (Le site Future Exploration a édité à l’initiative de l’expert médias Ross Dawson une chronologie de l’extinction des journaux papier. Cette analyse tient compte à la fois de facteurs mondiaux (développement des TIC, nouveaux usages, …) mais aussi de critères propres au pays (spécificité des modes de distribution, du lectorat, ….) http://www.futureexploration.net/).  

La révolution des usages

A l’origine de ces bouleversements annoncés, une audience dont les comportements de consommation media ont profondément changé avec l’émergence d’Internet, des smartphones et plus récemment des tablettes (Selon l’institut GfK, il s’est vendu en 2011 plus de 18 millions de produits connectés (PC, portables, e-book, smartphones, tablettes, GPS, Consoles de jeux …) contre 13 millions en 2010). En permettant de rester connectés et donc informés à tout moment, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ont modifié les habitudes. L’important n’est plus de « posséder » l’information, d’en disposer physiquement comme le permet un magazine papier par exemple, mais d’y avoir accès à tout instant, quel que soit le lieu (Any time, Any where, Any How). Les circuits de l’information ont changé et Internet y tient désormais une part importante avec une information multiple, instantanée et gratuite. Les audiences se sont peu à peu détournées de la presse écrite classique, de façon assez radicale pour les plus jeunes ou en consommant moins assidument pour les autres (Baisse de la régularité de lecture des cadres notamment).

Parallèlement à ces bouleversements des modes de réception, les émetteurs se sont également multipliés, les médias traditionnels devant désormais faire face à une concurrence exacerbée sur le marché de l’information : agrégateurs de contenu, outils de curation, réseaux sociaux, social media magazine (e-magazine sur-mesure qui organise les informations d’une communauté en fonction des sources et sujets d’information préférés. Exemple : Flipboard, Google Current, Zite,…) , plateforme de partage, fournisseurs d’accès à Internet,… autant d’acteurs qui le plus souvent à défaut de produire, relayent l’information, captant ainsi une audience qui auparavant s’informait directement à la source, auprès des médias traditionnels. Le récepteur joue également un rôle actif dans cette nouvelle organisation du marché de l’information dans la mesure où il peut à la fois être producteur de nouvelles et tenir un blog par exemple mais aussi relayer et recommander l’information à travers les réseaux sociaux, les outils de curation (« Si tout le monde ne devient pas journaliste, chacun peut aujourd’hui être un passeur de nouvelles. » Eric SCHERER, A-t-on encore besoin des journalistes ? : manifeste pour un « journalisme augmenté » PUF - 2011).  L’institut Pew Research Center estimait ainsi en 2010 que « 37% des internautes américains avaient soit contribué à la création de nouvelles, soit commenté ou relayé la diffusion via les outils du Web 2.0 ».

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Le plan de communication: Définir et organiser votre stratégie de communication

16 octobre, 2013 16 octobre, 2013   16 octobre, 2013 0 commentaire

Le plan concrétise la stratégie de communication de l'entreprise. Il en indique les objectifs, définit les messages, sélectionne les cibles, délimite les moyens.

Dans le contexte contemporain de changement : mondialisation, accélération des échanges, phénomènes de crise, le plan de communication évolue. Cependant, il reste le pivot central de toute communication d'entreprise digne de ce nom.

Appuyé sur de nombreux exemples concrets et précis, cet ouvrage, le premier sur ce sujet pourtant capital, constitue un guide d'élaboration du plan de communication externe dans une perspective opérationnelle. Comment rédiger un plan de communication ? Comment le faire reconnaître dans l'entreprise, comment le piloter et le mettre en oeuvre ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses claires tirées d'une longue expérience en communication d'entreprise. Il s'adresse aux cadres des entreprises et des organisations ainsi qu'à l'ensemble des étudiants en communication.

Sommaire

Concevoir le plan de communication. Le plan de communication dans l'entreprise. Les préalables au plan de communication. Les différentes formes de communication. Réaliser le plan de communication. L'audit : première phase du plan de communication. Définir l'objectif. Messages, cibles et moyens. Piloter et suivre le plan. Les plans thématiques. Les plans par cible. Les plans par thème. Les plans liés à un projet ou à un événement. Le plan de com des associations. Le plan de com des organisations publiques

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Les cinq mythes sur les Influenceurs

15 octobre, 2013 15 octobre, 2013   15 octobre, 2013 0 commentaire

L’été dernier, INfluencia proposait la première RealWeb Emission de huit épisodes dédiée aux marques. Son titre ? Les Influenceurs. Un an plus tard, les mythes entourant les faiseurs de tendances ont la carapace solide.

La courtisanerie autour des opérations spéciales influenceurs n'a jamais été aussi forte. Mais sont-elles toutes efficaces et pertinentes ? C’est la question que s’est posée Salesforce Marketing Cloud en répertoriant les cinq principaux écueils qui se dressent sur le chemin de la réussite de ces programmes si prisés. Que faut-il bien cerner, analyser et comprendre, en amont comme en aval, pour façonner un Influenceur ? Réponse en cinq mythes avec Heather MacLean du blog de Salesforce Marketing Cloud et  avec INfluencia. Mythe n°1 : il n’existe qu’une seule définition de l’Influenceur Lire la suite...

Brand Culture, Développer le potentiel des marques

15 octobre, 2013 15 octobre, 2013   15 octobre, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Daniel Bô, Fondateur de QualiQuanti, il explore le potentiel créatif des études marketing et de la recherche.

Pouvez-vous nous donner votre définition du Brand Content ?

Le brand content désigne le fait qu’une marque crée ou édite du contenu. Celui-ci peut être informatif, culturel, pratique, ludique ou divertissant.

Le contenu de marque apporte de la valeur (service, information, divertissement) : il est intéressant en soi, indépendamment de l’achat du produit. Il se présente comme un don adressé à une personne, qui dépasse la fonction commerciale et vise une implication dans une expérience enrichissante.

Pourquoi être passé du brand content au brand culture ?

Le brand content est un moyen alors que la brand culture est une fin. Le fait de créer du contenu est un moyen utilisé par les marques pour développer des relations privilégiées avec les consommateurs, pour assurer leur visibilité sur le web, pour expliquer leur raison d’être. La brand culture, c’est le résultat : un univers culturel riche de sens.

En quoi le brand content est une étape vers la brand culture ?

Le brand content correspond à la prise de conscience que les marques peuvent devenir des médias en élargissant leur discours au-delà du message commercial.

Avec la brand culture, on élargit encore le regard sur la marque en s’intéressant à sa réalité multisensorielle faite d’objets, de techniques, de sons, d’implication physiologique en la considérant comme une réalité sociale partagée non exclusivement discursive. La brand culture oblige à penser la marque de façon holistique.

Selon Raphaël Lellouche, on a trop privilégié la parole, le verbe, les mots, comme étant le vecteur fondamental du sens. La représentation discursive que nous avons de la culture est un atavisme qui nous est resté de l’ère Gutenberg. Or, toute la culture contemporaine est conditionnée par les médias techniques, qui enregistrent du réel et pas seulement du symbolique. C’est fondamental parce que le sens ne passe plus uniquement par le véhicule de la parole ou de l’écriture mais se branche directement sur notre physiologie. Il a fallu une illusion fantastique pour qu’on croie que le sens passait exclusivement par la parole. Quelqu’un qui écoute de la musique avec un casque audio, ce n’est pas du discours, et pourtant, c’est déjà de la culture.

On ne comprend vraiment ce qu’est la nature culturelle de la marque que lorsqu’on a dépassé la notion de discours.

Comment voyez-vous la relation entre les marques et les artistes ?

Voici ce que dit Raphaël Lellouche dans la post-face et auquel je souscris totalement : « Aujourd’hui, on constate que les marques ont accédé au statut d’agent dans l’économie de la culture et cela même au niveau de la culture “élitaire”. C’est particulièrement prégnant dans le luxe, où les marques se font véritablement mécènes de plasticiens ou de musiciens contemporains.

Les marques sont légitimes dans cette fonction. D’abord le lien entre les artistes contemporains, les médias techniques et les marques n’est pas récent, contrairement à l’illusion rétrospective : l’art n’existerait pas sans les médias techniques, qui sont eux-mêmes portés par des marques. La musique, par exemple, est aujourd’hui un produit de l’industrie musicale, qui ne suppose pas seulement des instruments mais des studios où est produit le « sound », ce qui n’est pas tout à fait la même chose que le « son », elle suppose des médias, des investisseurs, etc. ; tandis que certains plasticiens comme Jeff Koons ou Takashi Murakami sont carrément devenus eux-mêmes l’équivalent de marques sur le marché de l’art.

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Télévision : « L’incubateur June, les filles débarquent dans le business ! »

14 octobre, 2013 14 octobre, 2013   14 octobre, 2013 0 commentaire

Pendant 4 mois à partir de janvier 2014, de jeunes créatrices vont vivre une aventure exceptionnelle au sein de « L’Incubateur June », un accélérateur d’entreprise 100% féminin. Elles sont accompagnées dans leur aventure par des mentors prestigieux – parmi lesquels Michel de Rovira et Augustin Paluel-Marmont (Michel & Augustin), Gabriella Cortese (Antik Batik). Un projet ambitieux imaginé par le producteur She is the Boss, en exclusivité pour June. Hadj Khelil (PDG de Bionoor et un des mentors de l’Incubateur), Camille Bignon (Directrice des programmes de June),  la journaliste et productrice Stéphanie Brillant (She is The Boss) et Véronique Garnodier (Charlotte), ont tout dévoilé à Culture RP.

Pouvez-vous nous présenter l’émission et son contexte ?

Stéphanie Brillant : Pendant 4 mois, de jeunes créatrices, accompagnées par des mentors, lancent un projet entrepreneurial : l’Incubateur leur facilite des rencontres, un réseau, on met des bureaux à leur disposition. Je me suis demandée comment créer une émission à la croisée de mes deux vies (ndlr : journaliste et productrice-entrepreneuse) qui permettrait de répondre positivement à des problématiques de société. En en parlant avec June, nous nous sommes aperçus que c’était également des valeurs qu’ils partageaient.

Comment le Groupe Lagardère a-t-il accueilli le projet d’émission ? Et comment l’Incubateur s’inscrit dans la ligne éditoriale de June ?

Camille Bignon,  Directrice des programmes de June : Nous souhaitions mettre en avant la « féminité gagnante » et porter le regard sur des jeunes femmes créatrices de valeurs. « L’Incubateur June » nous permet vraiment d’investir ce territoire.

Hadj Khelil : Le Groupe Lagardère, c’est aussi un ensemble d’entrepreneurs, donc ce projet ne pouvait que les enthousiasmer !

En quoi l’Incubateur peut toucher la cible de June ?

Hadj Khelil : L’entreprenariat féminin peut devenir une réponse à la crise économique que nous traversons. Mais ces entrepreneuses, parfois jeunes, ont souvent des appréhensions, des difficultés. L’émission essaie d’y répondre au mieux grâce notamment à l’expertise des mentors.

Stéphanie Brillant : On a tous en nous un potentiel d’entrepreneur et toutes les téléspectatrices se reconnaîtront dans ces jeunes créatrices. « L’Incubateur June », c’est montrer le courage, le talent et l’engagement de ces créatrices d’entreprises et inspirer d’autres femmes.

A propos de June : June forme avec MCM, l’offre Jeunes Adultes du Pôle TV de Lagardère Active. June s’adresse aux jeunes femmes de 15 à 34 ans et leur propose une grande variété de divertissements. Placée sous le signe du glamour et de l’humour, elle est plus que jamais la chaîne de toutes les jeunes femmes. Cette saison, June devient la chaîne la plus féminine du PAF avec 73 % de femmes dans sa structure d’audience.

Propos recueillis pas Solange PROTIN et Aurélie COLLARD-BOVY

     

Infographie : les internautes français face à l’email en 2013

11 octobre, 2013 11 octobre, 2013   11 octobre, 2013 0 commentaire

Comportement des internautes français face à l’email en 2013 :

Lancée par la Commission E-Marketing du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD), l'étude EMA - E-mail Marketing Attitude, menée pour la septième fois en France depuis 2006, questionne les internautes français sur leur attitude par rapport à l’e-mail. Réalisé en 2013 par Bisnode, l'étude est issue d'une volonté commune du SNCD, de Nextedia, d’Omnicom Media Group et Acxiom qui chaque année, à tour de rôle, réalisent l'étude EMA (E-mail Marketing Attitude) BtoC.

"Cette septième édition de l’étude EMA - E-mail Marketing Attitude- souligne l’importance de la communication personnelle online dans l’acte d’achat, notamment sur l'achat dans un magasin pratiqué par 20 % des internautes suite à la réception d'un e-mail.

Cette pratique « e-mail to store », impacte les modalités de mesure de la performance des campagnes d'e-mailing. L'e-mail est un canal maintenant banalisé et consulté en continue par 97% des internautes avec des modalités et appareils de lecture privilégiés qui varie suivant l'heure de consultation. Cette diversité des supports de consultation, notamment sur mobile et tablette utilisé par plus de 30 % des internautes, rend à terme quasi obligatoire les techniques d'adaptation des emails (email responsive ou adaptatif).

Enfin l'email est l'identifiant numérique incontournable pour fidéliser pour deux raisons :

  • « L'adresse e-mail est pérenne : plus de 75 % des internautes possèdent une adresse principale et 63 % la possède depuis plus de 5 ans
  • L'e-mail est à 46 % le canal de prédilection pour suivre l'actualité d'une marque, devant le site web (32%), le papier (10%) ; le mobile et les réseaux sociaux (8%) ces deux derniers étant en forte progression »

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Nouvelles formes et nouveaux enjeux de la diffusion presse

11 octobre, 2013 11 octobre, 2013   11 octobre, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

La diffusion de la presse adopte de nouvelles formes qui sont insuffisamment prises en compte alors qu’elles répondent en partie aux besoins des marques médias de multiplier les « points de contacts » avec les communautés auxquelles elles s’adressent.

La diffusion de la presse a longtemps fonctionné avec le modèle commercial des produits frais et périssables : on expose le journal ou le magazine sur un point de contact jugé judicieux pour toucher les clients recherchés, on appâte avec un peu de promotion si on en a les moyens, puis, comme un pêcheur à la ligne, on attend qu’un client passe, renifle et achète. Si le produit proposé n’est pas acheté avant sa DLC, on le détruit avant de le remplacer par un plus frais. Ce modèle est encore celui du « Canard Enchaîné », dont la diffusion baisse de façon très significative pour la première fois depuis bien longtemps. C’est aussi celui des « mooks », ces magazines de librairie aux allures et aux prix de livres qui surprennent par leur succès alors que, pas plus que l’hebdo satirique du mercredi, ils ne cherchent à aller au-delà du produit physique ou à compléter des ressources de diffusion par des recettes de publicité. Pour les autres, tout se complique, car les canaux et les modèles de diffusion évoluent en permanence. Ainsi, la diffusion au numéro peut toujours passer par un point de vente, mais ce n’est plus nécessairement un point de vente de presse ; elle peut toujours utiliser l’abonnement, mais celui-ci peut être à durée libre ; le numéro physique peut aussi prendre la forme d’une version numérique, vendue isolément ou en couplage avec le papier ; l’achat d’un unique article devient possible, etc. Mais c’est du côté de la gratuité que l’évolution est la plus profonde. Lire la suite...