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Pour 2014, un peu de prospective avec Alain Garnier

20 janvier, 2014 20 janvier, 2014   20 janvier, 2014 0 commentaire

Alain Garnier est co-fondateur d'ARISEM revendu à Thales, puis d'Evalimage. Il dirige Jamespot éditeur spécialisé dans les réseaux sociaux d'entreprise. En 2011, il publie son deuxième ouvrage co-écrit avec Guy Hervier, collection Hermès Lavoisier. En 2013, écrit le livre blanc le "Big Data et Réseaux Sociaux : mythes & réalités – la déclinaison pour les Réseaux Sociaux ». Il nous fait part dans cette interview de son expérience dans l'univers du Search.

Le réseau social d'entreprise est l'outil idéal pour partager des informations, interagir, collaborer et dynamiser l’activité d'une société au quotidien. Quelles sont, selon vous, les outils, les bonnes pratiques qui permettent d’accélérer les processus métiers ?

Les processus métiers sont multiples dans leurs formes, allant du plus structuré (des tâches répétitives), aux projets les plus collaboratifs & complexes. On a donc un spectre d'outils qui se divisent aujourd'hui en deux "camps" : d'un côté les processus métiers ramenés à des éléments structurés via les ERP, les CRM ou encore des Workflows. Ils assurent une certaine rigueur et une optimisation... mais font comme si le monde était carré... ce qu'il n'est pas! Un client n'est jamais le même. Sa demande non plus et ne se résume pas à un formulaire. De l'autre, les outils comme le RSE, non dirigés, qui permettent une création rapide, comme vous dites, d'interagir et de collaborer. Mais qui ne sont pas structurés autour du processus métier. Ces deux dimensions d'outils  concourent à améliorer et accélérer les process métiers. Mais ils ne se parlent pas assez. La nouvelle génération d'outils devra prendre en compte cette dualité et penser ces deux dimensions en une seule interface. Voilà l'objectif.

En 2011, Google a sorti une version entreprise de son offre de réseau social. Quels ont été les impacts pour le monde du RSE et précisément pour votre solution ?

J'avais écris à l'époque que c'était une bonne nouvelle pour le domaine. Et ce fut le cas. Encore plus, lors du rachat de Yammer par Microsoft d'ailleurs. Ces deux mastodontes ont polarisés le marché et sifflé non pas la fin de la récré comme certains l'avaient prévu, mais la fin de "le RSE est un outil pour jouer comme Facebook". Le marché du RSE a d'ailleurs bondi de +50% l'an dernier... malgré la crise. Maintenant, Google, pour revenir sur votre question, reste loin de ce marché. Son offre est, certes attrayante, mais fait la part belle à l'individu, pas à l'organisation. C'est le modèle de Google qui veut ça. Un utilisateur Google n'existe qu'une fois dans les outils Google. Là, où l'attente des RSE est de privatiser un espace pour la personne morale. Bref, Google a encore du chemin avant d'être un acteur dangereux. On peut dire que Google n'a pas encore provoqué d'impact dans le secteur. Il se bat déjà sur le mail... une technologie des années 80... contre Microsoft. Mais, bien sûr, il reste dangereux. Car il a, pour lui, le temps et les moyens.

La recherche d’informations en entreprise se complexifie, les volumes de données traitées par les organisations gonflent de façon significative et le traitement des données non structurées devient un enjeu " majeur. Pouvez-vous nous parler du concept de l'accès à l’information unifiée"?

Je reviens sur Google. Il a su nous proposer un accès à l'information unifiée. Pour le Web. 1.0 dira-t-on. Celui qui se lit et se parcourt. Maintenant, on est face à des applications plus complexes : les réseaux sociaux sont des systèmes d'interactions. Dès lors, fournir un accès unifié devient un problème d'une très grande complexité car il faut donner l'information en contexte, non pas de la sémantique de l'objet informationnel, mais de sa relation avec l'utilisateur. J'assiste à la même attente que celle que j'ai connu au début de l'indexation "plein texte". Les technologies murissent. Les capacités augmentent. Le basculement est proche pour une vision globale sur tous nos systèmes. Ce sera le futur Google (cela peut être lui même aussi).

Si aujourd'hui, il ne fait plus aucun doute que nous pouvons trouver n'importe quel document rapidement, pouvons-nous pour autant analyser son contenu du point de vue des sentiments, des relations entre des marques, des concurrents sans avoir à rechercher dans ses documents des entités non connues ?

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Native Stories

17 janvier, 2014 17 janvier, 2014   17 janvier, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré  Sylvain Page, co-directeur d’HopscotchNext.

Pouvez-vous nous expliquer en 5 points le concept des « Native Stories »?

-    Une offre intégrée de native advertising, du conseil à la mesure de performance des campagnes natives, en passant par la production de contenus multi-formats et la gestion de dispositifs pluri-media, -    Des campagnes à fort « service informatif rendu » pour les lecteurs (non intrusif, qualitatif et partageable), -    Des contenus personnalisés pour chaque média, en phase avec leurs besoins et leur ligne éditoriale vs des contenus standardisés pour tous les supports, -    Des campagnes temps réel, réactives et capables de rebondir sur l’actualité, -    Des contenus de marque clairement identifiés et un mode de collaboration avec les médias respectueux de l’éthique journalistique.

Comment la technologie et les nouvelles interfaces (tablettes, smartphones, TV connectée...) peuvent-elles répondre aux besoins des marques?

La technologie et les nouvelles interfaces répondent avant tout aux besoins des utilisateurs, toujours plus nombreux et aux usages de plus en plus riches. Pour rester connectées à leurs publics, il est essentiel pour les marques de proposer des contenus, des services et des modes relationnels qui intègrent ces usages et les supports qui les accompagnent. Les nouveaux devices offrent à ce titre des formats et des fonctionnalités novateurs pour raconter différemment les histoires.

Le « Native Advertising » valorise et développe une réelle affinité entre la marque et les médias. Quels "positionnements" doivent prendre les journalistes pour que les annonceurs acceptent et respectent les valeurs éditoriales de chaque support?

L’affinité entre les marques et les médias a toujours existé, c’est même le principe de base du système publicitaire. Le Native Advertising ouvre des voies de collaboration nouvelles, mais ce n’est pas aux journalistes de se « positionner ». C’est aux annonceurs et aux agences de travailler dans le respect des médias et de l’éthique journalistique. C’est aussi pour cela que les professionnels des RP sont, selon nous,  les mieux placés pour développer des campagnes natives conciliant intelligemment l’intérêt des annonceurs, celui des audiences et celui des médias, et des journalistes en particulier.

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Le Data aujourd’hui?

16 janvier, 2014 16 janvier, 2014   16 janvier, 2014 0 commentaire

Tribune par Charlotte HOANG-BITAR, fondatrice et dirigeante de DATAGENCY.

Il existe aujourd’hui un phénomène de mode autour de la data, comment l’expliquez-vous ?

La data est aujourd’hui préemptée par le marketing et l’intelligence économique à la fois comme un accès à la connaissance de données chiffrées de masse et comme la nécessité de les rendre visuellement intelligibles. Mais ces phénomènes d’accès et d’analyse des données résultent en réalité de l’incroyable démultiplication des sources de trackings utilisateurs rendue possible par les médias digitaux. D’un point de vue de communication, ce sont les organes de presse qui ont été précurseurs en démontrant que le data design pouvait être un outil puissant d’information.

Vous avez monté une agence de DataCommunication, expliquez-nous ce positionnement

Mon expérience professionnelle de consultante en communication pendant près de 15 ans assortie d’une expérience pivot de data-journalisme sont à la source de ce positionnement. L’addition de ces expertises m’a permis de réaliser plusieurs constats.D’abord, celui que les entreprises regorgent de trésors aujourd’hui inexploités : leurs data. Et ces data peuvent, si elles sont utilisées à bon escient, donner des informations cruciales sur son identité, ses choix stratégiques et son développement. Quantité de services des entreprises ont des placards remplis de data non exploitées : les RH, le marketing, la comptabilité, des services et opérations, la direction générale, etc.

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Les couleurs ont-elles un genre?

15 janvier, 2014 15 janvier, 2014   15 janvier, 2014 0 commentaire

Bleu, blanc, rouge… ou… bleu et rose ? La société française est parsemée de codes coloriels faisant partie de notre héritage culturel. Ces codes - souvent porteurs de stéréotypes - sont-ils des repères pour les individus ? Comment les faire évoluer ? Liberté, égalité, stéréotypes. Analyse de Womenology.fr / aufeminin.com.

D’après le CNRS, « la couleur est, par elle-même, un langage permettant de communiquer. Ce langage implique nombre de conventions d’ordre psychologique, symbolique ou religieux. Il varie de lieu en lieu et d’âge en âge. ». Souvent reliées à un événement intime, notre relation avec les couleurs est à la fois individuelle et collective. Si le deuil est irrémédiablement associé au noir dans nos sociétés occidentales, en Inde, c’est le blanc qui est choisi pour accompagner des funérailles. Nous respectons alors des codes coloriels qui définissent notre identité sociale. Notre ancrage à une communauté. Et ses traditions.

Les codes coloriels sont présents. Partout. Trop souvent

Bleu pour les garçons, rose pour les filles. Les couleurs sont dangereuses quand elles sont porteuses de stéréotypes. Astrid Leray, du cabinet Trezego, a épluché dix catalogues de jouets parus pour Noël 2013. Conclusion : 50% des filles sont habillées en rose ou violet. Les marques s’adaptent-elles aux désirs des parents ? ou les parents n’ont-ils pas d’autres choix face à une offre de produits fortement genrée ? Notre rapport aux stéréotypes est là aussi paradoxal. Si nous les condamnons ouvertement, nous avons tendance à les intérioriser. Et à les perpétuer. D’après Priscille Touraille, Docteur en anthropologie sociale : « Les études sur la socialisation de genre ont (montré) que l’outil de la couleur sert d’abord aux adultes, surtout en dehors du cadre familial à connaître le sexe des enfants dans le but de faire passer les « bons messages » quant à leurs qualités féminines et masculines escomptées. »

Le bleu incarne le consensus

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Une communication client stratégique au Centre Beaugrenelle

14 janvier, 2014 14 janvier, 2014   14 janvier, 2014 0 commentaire

Culture RP a rencontré Pierre Fischer, Directeur Associé chez NOVACOM ASSOCIE afin qu'il nous explique la stratégie de communication utilisateur client à Beaugrenelle.

La principale innovation de Com’In réside dans le Portail Commerçants, véritable plateforme collaborative pour une communication directe et temps réel, du centre et des enseignes vers les visiteurs. Qu'est-ce que cela change pour les consommateurs dans sa dimension relation client (actions e-marketing, coupons promo, création et la diffusion des contenus digitaux...)?

Le portail Commerçants offre aux enseignes présentes dans un centre commercial, un canal partagé pour la diffusion de leurs offres commerciales.

Ce canal partagé permet de communiquer :

  • sur la zone de chalandise,
  • de façon coordonnée c'est à dire sous l'égide du centre commercial (Beaugrenelle dans le cas présent),
  • tout en intégrant les caractéristiques spécifiques du point de vente.

Ce dispositif permet aux enseignes de localiser la relation client et de faire du e-marketing local.

En effet, le client est incité à se rendre à se rendre «dans le magasin qui se trouve dans ce centre commercial». La relation entre le client et le commerçant devient plus concrète et plus proche. Et cette relation s'inscrit dans une expérience shopping fluide et unifiée grâce à la coordination de la communication des différentes enseignes du centre commercial.

La collecte des données de parcours des visites permettent de mieux comprendre les facteurs qui déclenchent l’achat et d’expérimenter de nouveaux services. Quelles sont les applications dédiés et les limites de l'utilisation de ses données?

La question de la collecte des données ne se pose pas en termes d'application dédiée. Le visiteur du centre, grâce à l'application mobile, dispose d'un assistant shopping. Nous avons eu la volonté de ne pas être intrusif en veillant à permettre au visiteur de choisir à tout moment par qui il veut être notifié. C'est encore lui qui choisit d'être ou ne pas être géo-localisé lorsqu'il est à l'intérieur du centre commercial. En choisissant d'être localisé, le visiteur nous autorise à collecter les données liées à son parcours de visite, données que nous nous engageons à n'utiliser que de manière anonymisée.

Les enseignes, quand à elles, disposent d'un retour statistiques sur la performance des actions qu'elles ont proposées au visiteur : combien d'offres mises en favori, d'offres consultées, combien de coupons utilisés, combien d'inscriptions aux ventes privées ... Il s'agit de données statistiques, les données visiteurs restant, là aussi, totalement anonymes.

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François Hollande / Julie Gayet : 3 options de communication pour sa conf de presse

14 janvier, 2014 14 janvier, 2014   14 janvier, 2014 0 commentaire

Par Olivier Cimelière Communicant / spin doctor.

Avec le scoop du magazine Closer sur une supposée liaison entre l’actrice Julie Gayet et le président de la République François Hollande, les frasques sentimentales des gouvernants français sont désormais soumises à un inhabituel regain de "transparence". Si les prédécesseurs de l’actuel hôte de l’Élysée ont tous eu une vie intime digne du théâtre de boulevard, jamais aucun d’entre eux ne s’est retrouvé à devoir se justifier (ou pas) publiquement.

Dans la perspective de la conférence présidentielle de mardi 14 janvier, quelles options s’offrent à François Hollande pour éviter que ce sujet n’occulte des thèmes autrement plus cruciaux ?

Option n°1 : La "no comment attitude"

C’est jusqu’à présent la ligne communicante plus ou moins adoptée par l’Élysée. François Hollande s’est contenté de faire savoir qu’il réclamait le droit au respect de sa vie privée au même titre que n’importe lequel de ses concitoyens. En revanche, il n’apporté aucun commentaire sur les photos prises à la volée par l’hebdomadaire "people" Closer.

Il peut tout à fait poursuivre dans ce registre et choisir d’éluder toute question qui serait posée lors de la conférence de mardi prochain et ultérieurement. L’intérêt de cette approche permet de maintenir cette histoire dans la sphère du privé invoqué rapidement par François Hollande et de tenter d’en faire un épiphénomène. Si dans d’autres pays, notamment anglo-saxons, cette stratégie serait suicidaire, elle peut en revanche encore s’appliquer en France où la tolérance de l’opinion publique à l’égard des incartades supposées ou avérées est globalement flexible (hormis sans doute chez les extrémistes de la fidélité conjugale à tout prix !). Même si un verrou a sauté, la Une du Journal du Dimanche montre que 77% des Français sont favorables au respect de la vie privée du Président.

Option n°2 : La version "Avec Julie, c’est du sérieux !"

Il n’y a pas si longtemps, un autre président de la République en exercice avait savamment orchestré l’officialisation de sa pimpante liaison avec une chanteuse-mannequin renommée. Lors d’une conférence de presse en janvier 2008, Nicolas Sarkozy avait déclaré tout fier que sa relation avec Carla Bruni "était du sérieux !" après que des photos du couple aient été prises lors d’une visite au parc Disneyland de Paris.

À l’époque, le n°1 de la République avait justifié cette confirmation publique par le souhait de rompre avec l’hypocrisie qui avait notamment entouré la double vie maritale de François Mitterrand et sa fille longtemps cachée, Mazarine. La seule différence avec la situation actuelle de François Hollande, est que le président était officiellement séparé de Cécilia !

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