Ma journée d’attachée de presse : Julie Drean

30 avril, 2013 30 avril, 2013   30 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Julie Drean, attachée de presse pour des budgets institutionnels sport, santé et politique en agence.

Comment abordez-vous la nécessité d'être en permanence connectée à l'actualité?

Mon travail c’est de maîtriser l’image de mes clients et de savoir tout ce qui se passe dans leurs univers en temps réel.

Il faut donc maitriser parfaitement le contexte pour pouvoir diffuser notre information, décider de réagir ou non, et c’est d’autant plus vrai si vous travaillez sur des sujets sensibles comme la politique, l’économie, la santé ou le sport.

Je me réveille et je me couche en regardant ce qui se passe sur twitter, je prends ma douche en écoutant la radio, je zappe sur les chaines info en me préparant, je lis les grands titres sur les sites des grands quotidiens nationaux dans le métro, et j’épluche la presse en arrivant au bureau.

La journée j’ai mon compte twitter ouvert sur mon écran, j’y jette un œil entre deux actions. Je me nourris, je twitte, je réponds, je commente, je partage, et j’envisage si l’un de mes clients peut réagir à l’actualité.

Je pense qu’on a plus ou moins besoin d’être en veille, selon les univers dans lesquels on évolue, mais il est certain que tout le monde a aujourd’hui accès au même niveau d’information, et c’est une véritable révolution pour notre secteur.

Quels  sont selon vous les bénéfices des médias 2.0 par rapport aux médias traditionnels?

Au-delà du gain de temps indéniable de l’accès à l’information instantanée, les médias 2.0 démocratisent l’accès à l’information.

L’expérience de lecture est totalement différente puisque le lecteur n’est plus passif. Premièrement il sélectionne l’information, et en choisit le ton ou l’angle journalistique. Ainsi, il consultera un site d’information conventionnel comme le figaro.fr ou un site comme minutebuzz.fr

Ensuite, ces nouveaux médias offrent au lecteur des informations complémentaires qui nourrissent le papier de fond et une expérience participative. Le lecteur peut commenter les articles, les enrichir, les partager, consulter des podcasts, catch-up ou autres liens connectés à l’article.

Pour nous communicants, c’est une source inépuisable de contenus et de nouveaux formats, qui offrent donc de nouvelles opportunités de prise de paroles : webTV, tribunes,…

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Le content marketing, ou l’art de se rendre utile

29 avril, 2013 29 avril, 2013   29 avril, 2013 0 commentaire

On parle de plus en plus de content marketing. Des études récentes se sont fait l’écho de sa montée en puissance dans les budgets des annonceurs, aux Etats-Unis d’abord, au Royaume-Uni ensuite, en France aujourd’hui. Nous avons interrogé Thierry Gillmann, président depuis 2010 de Lobi, un spécialiste du secteur.

   

 

Quelle est votre définition du content marketing ?

Le content marketing consiste à gérer dans la durée une relation entre une marque et ses publics, en proposant les contenus, utiles et non directement commerciaux, qui correspondent aux étapes progressives d’engagement vers l’offre.

     

Le content marketing fait partie des priorités des spécialistes du marketing selon l'étude Econsultancy. Pourquoi ?

Les entreprises, tout particulièrement les sociétés cotées en Bourse, se sont enfermées dans la prison du court terme. Jugés à leurs capacités à apporter des résultats commerciaux instantanés, les marketeurs se sont retrouvés à multiplier des actions de « marcoms », des « coups » dont les résultats sont jugés individuellement.

Ca n’a pas de sens, et les meilleurs d’entre eux en ont bien sûr conscience. Se concentrer exclusivement sur la phase ultime de l’engagement d’un consommateur, celle où il a déjà la main au portefeuille, c’est se condamner à revenir à la chasse et à la cueillette.

Or les marketeurs ne sont pas des Néandertaliens. Ce sont fondamentalement des cultivateurs, des éleveurs. A juste titre : les résultats en terme de récolte sont très supérieurs - et aussi bien plus réguliers et plus pérennes. D’où le succès croissant du content marketing.

Quel est votre retour d’expérience des trois ans que vous avez passés avec Lobi ?

Mes intuitions se sont clarifiées et organisées. Quand je dirigeais Singapour (une agence spécialisée dans les technologies de l’information cédée fin 2006, NDLR), nous publiions déjà des contenus non commerciaux à destination des différents publics cibles. Mais pour convaincre de leur utilité, je n’avais que la confiance dont m’honoraient nos clients !

Aujourd’hui, à travers des succès et des échecs, pour des acteurs de toutes tailles, de la PME à… IBM, B2B comme B2C, j’ai acquis une bien meilleure vision  des objectifs et des méthodes du content marketing, de son intégration dans les business models et, surtout, des éléments constitutifs de son R.O.I.

Quels sont les éléments structurants du content marketing on-line ?

L’élément clé, c’est l’utilité. L’idée fondatrice du content marketing n’est pas de demander « Qu’est-ce que je vous sers ? » mais bien plutôt : « comment puis-je vous être utile ? ».

La méthode, c’est d’amener la demande à l’offre au lieu de pousser l’offre vers la demande. Il s’agit bien de marketing. La génération et la captation de cette demande se fait via un processus relationnel. Il ne s’agit pas, sauf exception, de coucher tout de suite. Il s’agit de créer une relation durable.

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Content is king

26 avril, 2013 26 avril, 2013   26 avril, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil      

Lorsque Bill Gates affirmait que « Content is king », il pensait vraisemblablement plus Internet que papier. A tort, comme le démontre le Palmarès des meilleurs magazines de l’année qui illustre la force et la singularité d’un média en perpétuel renouvellement et désormais présent sur tous les supports.

Le prix du magazine de l’année qui va à « M le Magazine du Monde » est porteur de deux leçons. La première est qu’il faut savoir agir vite lorsque l’on a une vision et une conviction : il ne s’est écoulé que 3 mois entre la décision de lancer un magazine du week-end et son arrivée dans les kiosques. La seconde est qu’il ne faut pas avoir peur de l’écrit à l’heure des images et des tweets : les papiers de « M le Magazine du Monde » flirtent souvent avec les 25.000 signes !

Le fait que le prix de l’innovation couronne le mensuel « Néon » est une autre « matière à réflexion ». Etait-ce bien raisonnable pour un groupe spécialiste de la grande diffusion (Prisma Média) de lancer un magazine aux contenus très denses à destination des 25-30 ans ? La réponse semble bien être positive. Cette génération qui, contrairement à ce que l’on pense, lit beaucoup, mais gratuitement et sur écran, peut être séduite par un support payant s’il utilise tous les atouts du papier, et notamment la force de l’écriture et du visuel.

« Biba » obtient le prix « 10 années de succès » pour avoir fait progresser sa diffusion de 90% en une décennie. Comme leurs lectrices, les magazines féminins n’aiment pas trop afficher leur âge. La vérité est que « Biba » a 33 ans et plusieurs liftings réussis à son actif qui démontrent que les magazines figurent parmi les rares produits susceptibles (comme les chats) d’avoir plusieurs vies.

Que le prix de la meilleure marque magazine aille à « Elle » n’est pas une surprise. L’esprit et les valeurs de l’hebdo vivent au travers de dizaines d’éditions internationales, du quotidien Web de la mode « Daily Elle », de sites et d’applications, de prix littéraires et autres, de présences massives sur les réseaux sociaux, d’une fondation d’entreprise qui œuvre pour l’éducation et la promotion des femmes, etc. Question : une marque uniquement numérique pourrait-elle se déployer aussi largement sans perte de valeur, d’utilité et d’attachement ?

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1er trophées de la réputation Syntec RP

26 avril, 2013 26 avril, 2013   26 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP était hier, jeudi 25 avril 2013 au 1er Trophées de la Réputation organisée par le Syntec RP.

Ces Trophées de la Réputation reposent sur les résultats du Baromètre Publics-Réputation Viavoice-Syntec RP 2013.  Etude d’opinions réalisée en ligne, sur un quota de 1 003 personnes (multi-public de 18 ans et plus) du 18 au 25 février 2013.

Editée tous les 2 ans, cette étude a pour ambition d’analyser la réputation de 34 entreprises ancrées dans le marché français  selon des critères précis :

  • huit critères de l’image corporate : notoriété, confiance, qualité des prestations, responsabilité environnementale, responsabilité sociétale, responsabilité sociale, présence internationale et perspectives d’avenir.
  • six publics clés : grand public (consommateurs ou usagers), actionnaires individuels, salariés, jeunes 18-24 ans, militants des causes citoyennes et écologistes.

Thierry Wellhof, président du Syntec RP et Sandrine Auvray, administratrice du Syntec RP nous font l’honneur de présenter les différents prix  :   - Indice Général de réputation: 1er Google, 2ème Danone et 3ème Michelin. Les meilleures réputations sont acquises par des sociétés appartenant à des secteurs variés, et ayant des identités différentes. Lire la suite...

Comment devenir un pro du réseau ?

25 avril, 2013 25 avril, 2013   25 avril, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Jean-François Ruiz, fondateur de l’agence Poweron et auteur de « Réussir avec les réseaux sociaux ».     Après avoir écrit « Réussir avec les réseaux sociaux » ? Vous revenez avec une nouvelle direction, "comment devenir un pro du réseau", pourquoi ce constat?  

Je voulais aller plus loin dans la transmission de mes compétences sur le sujet. Le format du livre est intéressant, il donne des clés et des outils, mais il n'aura jamais le même impact qu'une présentation en vidéo avec des exemples et des exercices. Mon constat est que les technologies sont là aujourd'hui pour démultiplier l'apprentissage en réseau mais que nous sommes à un système archaïque quand il s'agit d'aborder la formation professionnelle. Des journées, trop longues, trop chargés, qui ne permettent pas d'actionner des résultats dans la durée.

Quelle est pour vous la définition d'un réseau?

Vaste question. Je dirai un ensemble d'entité interconnecté entre elles. Dans le contexte des relations interpersonnelles. Les réseaux sont les relations qu'entretiennent des personnes au sein de leurs ecosystèmes. Linkedin donne un très bel outils dans les linkedinlabs pour cartographier son réseau. Pratique pour y voir plus clair sur son réseau pro.

Quelles sont les bonnes raisons d'être un pro du réseautage?

J'en vois 8 que je détaille en vidéo ici : http://www.reseautage-pro.com/5-etapes-networking/

Pour résumer :

  1. Génére des opportunités business / carrière
  2. Décuple la génération de valeur
  3. Attire les bons partenaires
  4. Permet d'identifier les ressources clés
  5. Accélère le développement des projets
  6. Développe sa visibilité et réputation
  7. Augmente sa valeur sur le marché
  8. Améliore ses compétences

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Transparence dans les RP ? Mais depuis quand ?

23 avril, 2013 23 avril, 2013   23 avril, 2013 0 commentaire

Voilà un mot dans l’air du temps, la transparence. Un mot quasi inusité jusqu’à présent dans la société française et qui semblait réservé à nos confrères d’Outre-Atlantique. En apparence seulement.

On demande de plus en plus aux décideurs politiques la transparence sur leurs décisions, sur leur motivation, sur leur gestion, et pas uniquement sur des questions financières ou de lutte contre la corruption.  On demande aux entreprises, aux organisations, de rendre compte des conséquences de leurs activités sur tous les sujets pouvant avoir un impact sur la santé humaine, sur l'emploi, sur l'environnement, sur les riverains, etc.

Dans nos métiers, comment mettre en œuvre ce si complexe mécanisme de transparence et surtout que recouvre-t-il ?

Les derniers développements de l’affaire désormais célèbre du buzz Carambar ont démontré que donner une information non fiable et même mensongère, est une dérive que nous, professionnels, ne saurions cautionner. En l’espèce, il s’agissait tout bonnement d’un manquement à  l’article 3 du Code de Lisbonne qui stipule :

« Dans son comportement professionnel, le professionnel de relations publiques doit faire preuve d'honnêteté, de probité intellectuelle et de loyauté.

Il s'engage notamment à bannir tous commentaires et informations qui, à sa connaissance ou appréciation, sont mensongers ou trompeurs.

Dans cet esprit, il doit veiller à éviter l'usage, même accidentel, de pratiques ou de moyens incompatibles avec le présent Code ».

Honnêteté, probité, loyauté, information : les 4 facteurs de la transparence, support de la confiance

C’est … la base déontologique de nos métiers de RP

La transparence suppose  que nous mettions à jour les mécanismes qui sous-tendent les décisions prises par nos clients, les donneurs d’ordre, sur leurs motivations, éventuellement sur leur gestion.

C’est le cas sur pratiquement tous les sujets intéressant les entreprises et les organisations auprès desquelles nous sommes missionnés afin d’établir des messages qui seront donnés aux médias.

Diable ! Voilà qui remet en cause quelques-uns des messages que nous avons pu entendre ces derniers temps… et qui souligne  la déontologie de nos métiers, pourtant bien encadrée par trois textes : le code de Lisbonne (1978) déjà cité, le code d’Athènes (1965), et l’arrêté Peyrefitte (1964) qui régit toujours notre profession.

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Les avis des internautes bientôt valorisés-à juste titre-par une norme

22 avril, 2013 22 avril, 2013   22 avril, 2013 0 commentaire

Dans quelques semaines, une norme sur les avis des internautes devrait être publiée. En assainissant la toile des faux avis, cette norme vise à augmenter la confiance des internautes et à rendre les marques plus crédibles.

Culture RP a rencontré Olivier Gibert, relations presse du Groupe AFNOR, qui nous éclaire sur le sujet.

Quelle est l’origine de cette demande de norme ?

L’organisme à l’origine de la future norme sur la fiabilité des avis de consommateurs sur Internet est le site gestionnaire d’avis TestnTrust. On est alors en 2011, les médias relaient plusieurs plaintes de consommateurs concernant des avis fallacieux sur internet. TestnTrusta sollicité AFNOR pour rassembler toutes les parties prenantes du secteur autour de la table afin de partager et réunir des bonnes pratiques en la matière. C’est tout la force d’une norme volontaire : elle est réalisée par et pour les professionnels sous la houlette d’AFNOR Normalisation, qui  coordonne l’élaboration de documents de référence en France, dont des normes, à la demande d’acteurs économiques ou publics. C’est une mission reconnue d’intérêt général.

Est-ce une première en Europe ?

Aucun organisme de normalisation n’avait alors débuté de réflexion sur le sujet. AFNOR est donc le premier à rassembler tous ces acteurs pour ériger des règles du jeu communes. Cette situation n’étant pas exclusivement un problème français, AFNOR portera cette norme au niveau international si les professionnels français le souhaitent pour ainsi définir un texte de référence au niveau international, sous la houlette de l’ISO.

Comment la norme va-t-elle réussir à filtrer les vrais des faux avis ?

La norme sera mise à disposition et les sites qui souhaitent répondre à ses exigences seront libres de le faire. L’objectif ne s’agit pas ici de contrôler tout ce qui peut se dire sur Internet, ni même de prétendre fiabiliser 100% du contenu des commentaires, malgré tous les efforts et la vigilance des éditeurs. L’objectif de la future norme, à paraitre en juin, est de proposer les meilleures pratiques permettant de fiabiliser les méthodes de traitement, de collecte et de publication des avis de consommateurs en ligne. En apportant de la confiance dans le traitement des avis, le contenu de ces mêmes avis sera, par rebours, plus fiable.

La norme proposera des principes et des exigences déjà éprouvés par des sites et de bon sens. Par exemple, seule une personne physique, contactable et pouvant prouver son expérience d’achat ne pourra déposer un avis et bien sûr tout achat d’avis sera formellement interdit. Concernant la modération des avis, des bonnes pratiques sont délivrées notamment sur le rôle, les moyens, les délais et les principes de rejet. Pour finir, les sites suivant la norme devront afficher l’ensemble des avis par ordre chronologique, notifier des informations sur l’auteur et permettre à chaque  utilisateur de pouvoir répondre aux commentaires et de signaler un contenu illicite ou inapproprié.

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