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La déontologie en RP par Pauline Savary

5 mars, 2013 5 mars, 2013   5 mars, 2013 0 commentaire

La déontologie en RP par Pauline Savary

Pauline Savary pour Culture RP

Il y a l'éthique professionnelle des Consultants RP. Il s'agit d'un ensemble de valeurs morales que nous nous imposons pour travailler mieux. Il existe aussi un code - oserais-je dire "d'honneur"? - auquel nous devrions tous sans exception nous soustraire, mais je crains que cela ne soit trop tard.

Combien sommes-nous à nous plaindre que notre profession est mal rémunérée? Qu'il soit question de salaire ou d'honoraires? Nous passons un temps fou à défendre la valeur de notre travail. Lorsque ce ne sont pas les agences RP, ce sont les agences digitales qui se sentent sous-rémunérées. À croire que tout le monde cherche à nous piquer notre beurre! Mais que faire face à ces agences qui acceptent de travailler gratuitement? ou au résultat? (Bonjour le Moyen-Âge!) Ces agences qui font des RP "à la carte" (si telle chose existe...)? Ces agences qui font office de showroom et vendent cela pour une bouchée de pain (ou pas) et/ou à titre d'essai (???) en faisant croire que c'est aussi efficace qu'une vraie campagne de RP?

Où se trouve la déontologie dans ce genre de pratiques? Parce que des agences qui font cela, qui travaillent "au black" et autres anecdotes surprenantes, nous en entendons parler tous les jours et cela affecte l'ensemble de notre profession. Les prospects voudront toujours faire des économies et se laisseront abuser par ce genre de deals qui ne profitent que les agences en terme d'image et qui leur font perdre du temps et de la crédibilité à eux. À croire que la santé de la réputation des agences est plus importante que celle de leur business!

Une campagne de RP demande un travail de longue haleine. Ce ne sont pas 2 portes ouvertes par an qui remplaceront tout ce travail de familiarisation des journalistes, de relances et de suivi au cours de l'année. Tant que nous n'éloignerons pas les prospects de ce mode de pensée qui repose sur les apparences, les paillettes, et le toujours-moins-cher, nous n'arriverons jamais à relever la pente et faire valoir la valeur de notre travail.

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Interview de Bruno Bérard, Directeur Général Playmobil France

4 mars, 2013 4 mars, 2013   4 mars, 2013 0 commentaire

Stratégies de marques à fort affect 1

Interview de Bruno Bérard, Directeur Général Playmobil France   Sous l’impulsion du partenariat entre Kaos Consulting et l’Argus de la presse, le Club des Brands Managers est le think thank du branding. Depuis plus de 10 ans, il réunit chaque mois 30 à 70 membres actifs dans l’objectif de faire avancer les connaissances et les pratiques du branding management.   Lire la suite...

Journée mondiale sans Facebook : so what ?

1 mars, 2013 1 mars, 2013   1 mars, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil    

Après les journées sans tabac, sans voiture, sans viande, sans achat ou sans pantalon (si, si !), voici la première « Journée mondiale sans Facebook », destinée à nous faire « réfléchir à notre cyber dépendance ». Essayons …

Vaste programme que cette journée de pénitence et d’introspection bien dans l’air du temps, si l’on songe que Facebook compte actuellement 1,06 milliards d’utilisateurs (dont 26 millions en France) et que plus de 9 millions d’applications et sites sont intégrés à ce réseau social …

Si cet appel à l’abstinence fonctionnait à 100% sur la terre entière, pour cette seule journée du 28 février, ce sont 2,45 milliards de contenus qui ne seraient pas partagés, 2,7 milliards de « J’aime » qui ne seraient pas cliqués et 350 millions de photos qui ne seraient pas téléchargées.

Les obsédés de productivité sont vraisemblablement les inspirateurs masqués de cette journée sans Facebook. En effet, selon une étude Olféo, les connexions au travail des salariés français pour des raisons non professionnelles représentent 58% des 89 minutes quotidiennement passées sur Internet au bureau. Les chiffres de cette enquête sont parlants : ce sont 26 jours de travail par an et par salarié qui seraient consacré au surf à titre personnel, soit12,4% de productivité perdue. Même si l’on ne prête qu’aux riches, il ne faut pas pour autant accabler Facebook qui, toujours selon Olféo, est durement concurrencé sur le terrain des loisirs numériques au travail par la consultation des médias, le commerce en ligne, le visionnage de vidéos, les courriels et la gestion des comptes personnels …

Ceux qui lèvent un peu plus le nez du guidon se poseront d’autres questions sur les conséquences que pourraient avoir sur leur activité la disparition soudaine, comme par magie, des réseaux sociaux. Comment veiller sur sa réputation et repérer les « signaux faibles » ? Comment développer sa notoriété auprès du plus grand nombre ou de publics ciblés ? Comment créer de la proximité, susciter de l’interactivité, transformer des clients en ambassadeurs, voire en promoteurs ? Comment réaliser ou accompagner des évènements ? Comment constituer des bases de données ?

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Interview de Ronan Boussicaud, co-auteur avec Antoine Dupin de « La marque face aux bad buzz »

28 février, 2013 28 février, 2013   28 février, 2013 0 commentaire

Il y a 4 mois, sortait le livre “La marque face aux bad buzz” aux éditions Kawa - co-écrit entre Antoine Dupin et Ronan Boussicaud.

Culture RP a interviewé l'un des deux auteurs.

Quatre mois se sont écoulés depuis la sortie du livre, pouvez-vous en tirer un premier retour pour ce sujet ainsi que pour vous-même?

Et oui déjà quatre mois se sont écoulés, pourtant le souvenir des nuits réchauffées par l'ordinateur sur mes genoux ne me semble pas si éloigné. Le livre ne se vend visiblement pas trop mal puisqu'une réédition a été publiée il y a peu. Le plan promotionnel a pas mal fonctionné, et a permis au livre de se faire connaître hors des points de ventes physiques (FNAC et Cie) ou autres librairies grâce à des articles de blogueurs influents, et ce dans un domaine très précis. Nous avions également organisé un jeu concours avec Flavien Chantrel,

« aliaz » le @moderateur (que l'on remercie !).

 

Sur le plan plus personnel, j'avoue que ce livre me sert vraiment de carte de visite. Il me permet d'être véritablement légitime sur le domaine et d'intervenir sur la thématique de la gestion de crise lors de salons, de conférences et d'ateliers pratiques. Il me permet même de participer à des manifestations de qualité, à la Cantine Silicon Sentier il y a peu, et au Palais des Congrès de

Paris très prochainement. En bonus, il m'aide à faire connaître l'agence web Useweb au-delà de notre périmètre local. Je dois avouer que mon patron est content de mentionner à nos clients qu'un de ses salariés est « auteur »;) ! Pour ma part, après avoir eu une grande appétence à l'idée de rédiger un ouvrage, je dois bien confesser qu'étrangement, c'est comme-ci ce n'était pas vraiment moi qui l'avais écris (pourtant c'est le cas, je vous rassure :P).

 

Bref, un gain de visibilité et de crédibilité dans mon travail.

La grande force de votre ouvrage réside dans son approche novatrice au travers de concepts liés à la communication, mais également à la psychologie, pourriez-vous nous parler d'un cas qui vous a le plus intéressé?

C'était précisément l'idée de départ de notre démarche avec Antoine. Les buzz et bad buzz sont des succès populaires inhérents à des mécanismes psychologiques variés et complexes qui méritent d'être connus. Sur le web social, la conception, l'application et la gestion d'une campagne reposent essentiellement sur des problématiques sociales et cognitives (attentes à un moment T, rumeurs, réception d'un message, normalisation du partage, sociabilisation dans les échanges, mémoires collectives...). Le but de cet ouvrage résidait donc non seulement dans l'approche communicationnelle pour gérer une crise sur les médias sociaux, mais également dans l'analyse intrinsèque d'un bad buzz et la compréhension des thématiques fondamentales de la sociabilité du web pour savoir anticiper ces faux pas.

L'exemple type serait celui de Cuisinella, une marque qui revendique un aspect impertinent. En sortant une publicité sur le net très « borderline », les internautes ont massivement rejeté ce spot en hurlant au scandale. Il faut dire que mettre des gens vivants dans des cercueils, tout ça pour montrer qu'il n'est jamais trop tard pour profiter d'une promotion « made in » Cuisinella, il y a de quoi se poser des questions et matière à alimenter les blogs. Après explications de la PDG (là encore, Internet permet aux entreprises de communiquer en retour), on s’aperçoit qu'à force de vouloir trop plaire et de provoquer des émotions fortes, on peut finir par se mettre les gens à dos. À trop vouloir chercher à choquer pour générer du buzz, on en oubli parfois l'essentiel, l'appréciation du public.

Quand bien même, la bonne volonté ne transparaît pas toujours comme on le souhaite.

Il a bien d'autres exemples dans le livre, et de nouveaux depuis sa publication. Pour faire une session de rattrapage, je vous propose de jeter un œil à la présentation qui reprend les idées principales du livre;) !

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Valentine Petit attachée de presse musique, freelance à Londres

26 février, 2013 26 février, 2013   26 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Valentine Petit, attachée de presse « musique », freelance à Londres

Depuis votre expatriation à Londres il y a environ 2 ans avez-vous aujourd'hui une journée type ?

Tout l'intérêt de ce métier est là : il n'y a pas de journée-type. Je travaille avec parfois plusieurs mois d'avance sur la sortie d’un album ou d’un single pour mettre en place un plan de communication, la rédaction de communiqués et autres dossiers de présentation destinés à promouvoir le produit. Disons qu'une journée-type hors période de promotion où l’on enchaîne les interviews, consiste en la rédaction de dossiers de presse et communiqués, la relance des médias, la gestion des demandes de presse au quotidien et bien évidemment la communication via les réseaux sociaux. Mon premier geste le matin est de prendre connaissance des derniers messages postés par mes artistes, leurs fans, les médias et plus largement les différents intervenants du milieu du spectacle sur Twitter et Facebook, et d’y répondre ou relayer les informations. Je poste moi-même des news tous les jours avec des messages différents selon les cibles, cette activité « sociale »occupe une bonne partie de ma journée.

Selon vous que faut-il avoir comme qualités pour travailler dans ce domaine quand on vient de France? Et pourquoi là-bas?

C’est avant tout un métier de passion et conviction, qui requiert également des connaissances techniques en stratégie marketing et relations presse. Il est aussi utile de comprendre le fonctionnement des réseaux de production et distribution. C’est également un domaine où il faut faire preuve de beaucoup de rigueur dans le choix des messages et leur mode de distribution, le but étant de transmettre l'information et non pas de la faire. Les qualités personnelles nécessaires sont la disponibilité, le sens du relationnel et la détermination. Le fait d'être mélomane est un plus évidemment. Enfin je pense qu’il est plus facile de promouvoir des artistes auxquels on croit et que l’on aime, j’ai cette chance puisque j’ai choisi les artistes avec lesquels je travaille. La condition essentielle lorsqu’on vient de France est la maitrise de la langue anglaise, mais aussi une bonne connaissance du marché musical anglais et européen, et l’identification des médias les plus adaptés au type de musique que l’on cherche à promouvoir. Pourquoi le Royaume-Uni ? Parce que c’est le berceau du rock ! Londres est une ville qui vibre au rythme de la musique, c’est un carrefour culturel plein de métissages avec malgré tout un rayonnement international, et un marché beaucoup plus diversifié que le marché français.

Quelle est selon vous l’importance des relations presse dans le domaine de la musique dans une stratégie de communication ?

Les relations presse sont essentielles mais s’inscrivent dans une stratégie de communication globale et ne peuvent fonctionner sans un plan média réfléchi et structuré. Les RP lancent et soutiennent une campagne tandis que la créativité et l’interaction avec le public vont la relancer constamment, par le biais des réseaux sociaux notamment grâce aux campagnes de teasers sur Youtube, et aux messages relayés entre médias, fans et artistes sur Facebook ou encore Twitter.

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Charlotte Brouillard, ma journée de journaliste indépendante

25 février, 2013 25 février, 2013   25 février, 2013 0 commentaire

Ma journée type

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Et c’est tant mieux ! A la fois rédactrice indépendante et journaliste, salariée et pigiste, j’alterne les façons de travailler et d’organiser les journées. Tantôt écriture dans un café ou, privilège du travail indépendant, au fond du lit, tantôt recherches, collecte d’informations, lecture, tantôt en goguette : ballade, visites, expo… il faut bien trouver l’inspiration.... Le lundi au soleil est une chance que j’ai. Tous les lundis. Enfin quand il fait beau. Et puis il y a la vie au bureau, les collègues fantastiques, les heures de discussions animées autour de la machine à café, la cantine… Et les missions à accomplir : programmation de la page d’accueil, sélection de thématiques et d’articles, intégration de contenus, écriture, réécriture, recherche d’informations, de visuels. Quelques mails, un peu de retouche photo, parfois une newsletter, l’animation Facebook quotidienne, des projets à plus ou moins long terme, leur suivi et, ma passion, les réunions.

Comment le rôle de journaliste a-t-il évolué ces dernières années ?

Difficile à dire pour quelqu’un qui ne pratique le milieu que depuis 3 ans, sur Internet qui plus est. Je suppose que l’émergence des nouveaux moyens de communication, la vitesse de transmission et  la prégnance de l’information tendent à diriger le métier vers encore plus de réactivité. Si chacun est aujourd’hui libre de partager son point de vue et ses opinions avec le plus grand nombre, à travers les blogs notamment, mais aussi les tribunes ou même les commentaires, la mission du journaliste de sélection et de vérification de l’information et des sources n’en est que renforcée. Plus qu’un rapporteur, le journaliste est un prescripteur. Il propose, oriente, ouvre des portes et des pistes de réflexion. Outre ces prérogatives, le web journaliste est soumis à des contraintes techniques qui déterminent ses formats d’écriture. Ecrire web c’est être lu sur un écran mais c’est aussi avoir pour principal lecteur un certain moteur de recherche…mieux vaut maîtriser un peu son langage avant de s’y aventurer. Notions de référencement naturel, orthographe et syntaxe irréprochable (loin de moi l’idée d’insinuer que les journalistes print ne possèdent pas ces qualités !) sont indispensables ; rares sont les rédactions Internet dotées d’un secrétaire de rédaction.

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Toute la presse a besoin de mon marchand de journaux

22 février, 2013 22 février, 2013   22 février, 2013 0 commentaire

Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil

La fermeture de points de vente de presse, ce n’est pas un peu du monde d’Amélie Poulain qui s’en va, mais un enjeu de premier plan pour toute la presse et ses lecteurs.

Après - 5,10% en 2010 et - 5,4% en 2011, le nombre d’actes d’achat de presse chez les marchands de journaux a de nouveau reculé de 6,2% en 2012 selon Presstalis. L’année dernière, 128 actes d’achat étaient réalisés en moyenne chaque jour dans un point de vente, avec un « panier moyen » de 1,38 exemplaire pour un montant de 2,90 euros.

Ces tristes chiffres illustrent la spirale infernale de la vente au numéro.

Le faible montant du panier d’achat démontre l’importance du rôle des quotidiens et des hebdos de grande diffusion (presse TV, magazines peoples …) pour faire entrer régulièrement les consommateurs dans les points de vente et générer des achats d’impulsion complémentaires. Mais ces titres sont durement concurrencés par Internet et, dans le cas des quotidiens, de plus en plus souvent absents des points de vente pour cause de grèves à répétition. Les consommateurs de presse moins nombreux et moins réguliers dépensent moins, ce qui a des conséquences directes sur les revenus des marchands de journaux (130 euros en moyenne de chiffre d’affaire presse par jour, avec moins de 25% de marge !) et se traduit par des fermetures de points de vente. Sans kiosque ou magasin de presse à proximité de leurs lieux de passage habituels, les lecteurs potentiels se découragent. Et la boucle est bouclée.

Les éditeurs ne restent pas inertes en attendant que les Pouvoirs publics, distributeurs, dépositaires et diffuseurs trouvent des solutions. Mais leurs marges de manœuvre sont limitées.

Pour ne pas perdre le contact avec leurs lecteurs lorsque leurs journaux sont empêchés de paraître, les quotidiens les mettent gratuitement à disposition sur Internet, ce qui est louable mais peut donner de mauvaises habitudes.

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Twittus Politicus

21 février, 2013 21 février, 2013   21 février, 2013 0 commentaire

Culture RP a rencontré Antoine Dubuquoy, co-auteur avec Nico Prat, du livre Twittus Politicus, décryptage d’un média explosif.

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire ce livre?

Le livre est né d’une envie de comprendre l’engouement des politiques pour Twitter. Et de chercher à en expliquer l’impact réel sur le débat politique, mais aussi sur le mode d’expression des acteurs de la vie politique. Enfin, nous nous sommes interrogés, Nico Prat et moi, sur le décalage entre la notoriété acquise par le réseau social depuis l’affaire DSK, le fait qu’il soit constamment mentionné dans les médias traditionnels sans pour autant que le grand public ne s’en empare massivement. La percée de Twitter chez les ados a été constatée à la fin de l’été 2012, et aujourd’hui il ne compte qu’un peu plus de 5 millions d’utilisateurs en France, contre plus de 25 millions pour Facebook.

Selon vous, quelle est la force de Twitter par rapport aux autres médias sociaux?

La force de Twitter réside dans sa simplicité apparente, et surtout dans la contrainte des 140 caractères du tweet. C’est une école de la concision. Il faut pour avoir de l’impact avoir le sens de la formule et de la répartie. C’est un pur outil de conversation. Cela étant, j’insiste sur le mot “outil”. Twitter est d’un usage totalement polymorphe. Il se plie à toutes sortes de besoins. On peut s’en servir pour de la veille, de la conversation, de la diffusion d’informations. Il est utilisé aussi bien par des célébrités que des anonymes. On n’y sent pas la pression des marques ou de messages publicitaires car chaque utilisateur peut modeler sa TL (timeline) comme il l’entend.

Comment les médias traditionnels se positionnent-ils par rapport à Twitter ?

Il est intéressant d’analyser l’évolution de la perception de la nature de Twitter depuis 2 ans. Pendant les comparutions de DSK devant la justice américaine, des chaînes françaises demandent à leurs envoyés spéciaux de ne pas diffuser leurs informations sur Twitter en premier, pour des raisons contractuelles. Le CSA s’en émeut et recommande de ne citer ni Twitter ni Facebook puisque ce sont des marques commerciales, mais de dire “les réseaux sociaux”. Des usages se sont mis en place, d’abord spontanément comme le live tweet (LT) d’émissions de télévision (La Nouvelle Star, The Voice, L’Amour est dans le Pré, etc.), puis orchestrés par des agences. Aujourd’hui, les chaînes de télévision elles-mêmes ont intégré le LT dans le programme, avec diffusion des tweets à l’antenne. Les journalistes se sont appropriés Twitter et entrent en relation directe avec leurs publics. Twitter est devenu un média complémentaire, qui peut être utilisé soit en accompagnement d’un média classique soit à l’extrême en média de substitution pour accéder à de l’actualité chaude.

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